CHAPITRE XXIII
Opérations militaires sur la ligne des PyrétiéeSt
— Bataille d'Orthez. — Occupation de Bordeaux par les Anglais. — Combats d'Aire y de Vic-Bigorre et de Tarbes. — Retraite du duc de Dalmatie sur Toulouse. — Prise des garnisons de Lérida^ Mequinenza et Monzon. — Concentration de V armée d'Aragon sous Figuères.
— Ferdinand VII est rendu aux Espagnols.
( Consultez pour les marches, la carte des ponts et chaussées de l'Empire français ; et pour les positions , la carte des Pyrénées de Roussel et les feuilles de Cassini, n® 1 39 1 i4o; 104» io5> 106, 107, fo8; 749 7^^3^ ^^ 39.)
vjiE n'est pas seulement au nord et à Test que les frontières de TEmpire se trouvaient entamées & la fin de 181 3. Lord Wellington qui dirigeait les opérations militaires des Alliés sur la ligne des Pyrénées , pressait le duc de Dalmatie avec 72 mille Anglais, Espagnols ou Portugais vers Bayonne , tandis que trois de ses lieutenans à la tête de 48 mille Espagnols, Anglais, Sardes et Siciliens, faisaient tous leurs efforts pour rejeter de la Gatalogqe sur Perpignan , les derniers bataillons de l'armée d'Aragon.
•CHAPITRE XXIH. !^6q
. Lord Wellington renforcé des réserves de Ga- J^^^^|^°*^^* lice et d' Andalousie, occupait depuis la îni-dé-.^"^^™"*^cembrç, une ligne dont la gauche. s'appuyait à Bidart ^ route de Saint- Jean-de-Luz à Baypnne , et, dont la droite rc^fusée à Villefratiquei, setermir nait à Urcuray sur celle de Sajnt Jean-Pied':4e- Port. Son quartierrg^néral était à Saint-Jean-de- Luz , mais la maj^eure partie de sa cavalerie cau-^ tonnait, faute de fourrages, sur les bords de^ TEbre. , ,
. Le, duc de Dalmatie ayant vu s^ décider la, ' question de la 'force dans les combats du 9 ai^ i3 décembre i6i3, se félicit£(it quç la rigueprr de la saison suspendit la marche de SQi;! adversaire , et lui donnât le temps d'achever l'ins^ truction des recrues qu'ij venait de^ recevoir^ Son armée , forte .eucorerde 60 mille combattans , (voyez le Tableau n° XXII J occupait depuis la mi-décembre les positions suivantes. Le comte Reille tenait le camp retranché i en ayant de Bayonne avec la droite ; le centre Sjous le comte dErlou, cantonnait sur la rivedroite de l'Adour, eutre Bayonne et Port-de-Lanne , gardant lesiles de Broc et deBerens; lelieutenaUt-généralClausel bordait avec l'aile gauche la. rive droite de la Bidouze , depuis son confluent jusqu'à Saint* Palais; les deux divisions de cavalerie en couvraient la gauche.
Le général Harispe rappelé trop tard de l'ar-
âyO CAMPACNB DE t8l4 f
mte d* Aragon pom* orgarnser la levée des Ba^ qae9,aU milieu desquels il est né, se formait avec deux cohortes de gardes nationale» et quelques autres détachemèns de troupes de ligne , une petite dirîsîon à Saînt-Jean-Pîed-de^Port.
La pkce de Bayonne située au confluent de la IHive et de l'Âdour , à 6 mille mètres de Tembouchure de ces deux rivières dans la mer , avec ùnpoiM: commode et sûr , où afSttent les richesses de leurs bassins, étant désormais la seule et unique barrière à opposer aux Alliés sur la route directe d*Espagne à Bordeaux , se trouvait dans un état satisfeisant de défense. Lionne s*étaît pas seulement borné a améliorer le corps dé place , maïs par Textension habîlem«it combinée de ses ouvrages extérieurs , Ton avait rendu la contrevallation sinon impossible , du moins très^îfficile sur la rive gjauche de l'Adour , au moyen de Fînondation des bas^fonds de Saint-Léon , et par kl création Jûn système d'ouvrages , liant les Sommités des ravins qui déchirent la paHie sopé« rieure du terraih en avant de Mousseroles,
A l'appui de la ligne , sur la rive droite du gave de Pau , on avait retranché Hastingues et construit des têtC5 de pont sur la Bidouze à Guiche , à Bîdache et à Came. Un nombre considérable de redoutes battaient la riye gauche de l'Adour, et particulièrement l'Ile d'Holhariague où rennemî s'étuit déjà établi; Too avait