CHAPITRE XXn
fhuboùrg Sàint-Just , lorsque le général Digeon, ch^Tge de instruit que son infanterie et son artillerie man*t*™n«i»M-
, , , taille à la gau*
quaient également rie munitions, ordonna deux cbe. charges : Tune de deux escadi^ons du 1 3® de cmrassiers tombe à droite sur une batterie de 6 pièces, dont elle sabre les canonniers, et ramène les ayant - trains ; 1 autre de 3 compagnies du 12® de hussards , taille en pièces le régiment dé Hiller sur la route de Clermont , «nlève son colonel, et fait3Go prisonniers. Ce coup de vigueul^ rrête les colonnes «lutrichiennes , et sur ce point , omme devant le faubourg de Yaize , le feu cesse la nuit.
Entre la Saône et le Rhône , le comte Hardegs F""« ^«f-
*^^ que entre la
'osant ^attaquer franchement le général Bardetsaône et u
Khône.
stéàMiribel , perdit toute la jouiTiée en vaines monstrations contre lui , et le prince de Courgqui s'était avancé de Neufville sur Calvire, ramené battant par le colonel Gaj, Le prince si maltraité, V croyant avoir affaire à dénoues levées , fit charger les hussards de Kiener ; mais ils furent repoussés par le 79® avec , lomb qui caractérise l'infanterie aguerrie; et cette partie du champ de bataille Tennemine ;iia pas un centimètre de terrain.
Lorsque les troupes eurent établi leurs biuacs , le duc de Castiglione rentra dans Lyon , convoqua un conseil composé du sénateur haptal, du préfet comte de Bôndy, du commis-
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$atre général de police et du corp^ mnûicipal. Le maire interpellé de déclarer èî Im habitant de Lyon étaient déterminés à se défendre, répomiit qn'il y avait impossibilité majenre ^ attendu ^e rarBu»netit àe la garde nationale ne consistait qn'eti mille matttrais fusils ; que 1^ ville n'avait pas pour quatre jours de vivres , et qu'il serait iihpc^saible de la ravitailler tant que Tennemi serait maître des routes de terre et d'eàu* A ce^ « motifs le conseil municipal ajouta qu'une défense prolongée seulement d'un jour livrerait Lyont aux horreurs d'une ville prise d'assaut , sans qu'il en résultât aucun avantage pour l'armée ; ni^ai^ qu'au contraire, le pillage et la dévastation de ies manufactures causeraient une toine dont la France entière aurait à géndr loâg-^temps , même après la paixrarm^efran- ^c Maréchal prenant ces motifs et ces fûén% |««e évacue ^^ eousidératiou , résolut alors dé |[>attre erir te^ traite sur Flsère , afin d'être en mesuré de rallier le corps du général Marchand , ou de s'^opposeï^ à la jonction du prince Philippe avec lord Wel« lington. En conséquence , à minuit , l'ariillerie $ les ambulances et les bagages traversèrent k ville en silence , et ftireùt suivis , de deux à quatre heures , par l'armée doût là division Bardet forma l'arrière -garde.
Dans la nuit, quelques eeûtaines de husdardi de Hesse • Hombourg passèrent le Rhône à la
CHAMTllE t%ÂÏ. afi^
tiage , et rodèrent aux environ» de MeûÂec^y tand oser paraître sur k roule de Yieniie.
Ainsi la seconde^ vilk de raAeiettne Fràdte tomba au pouvoir des Alliés^ par suite d'ume h$r taille aussi mal soutenue qu^engagëe. Les rapports autrichiens , presque toujours mônsoogers , assurent quV)n y trouva â a pièeès de canoâ , â,5oo fiisiis et des taunitions. Us portent aussi leur perte à 72 oâlciers et :2,8o3 sous^offîciet«s et scddais tués, blessés, prisonniers ou égalés dat|s * les journées du 19 et du âo. Celle des Fraâ$at4, daùs le combat du 18^ fot de 53o hDttiiûeS,jlt de 4^6 le surlendetioiain ; en tout ^4^ hors de conibat.
La retraite sur Valence ne fat nullement ich quiétée, et l'armée y arriva le 2^4
Pendant c^ue tout ces combats se Hvràîetit entre les deux armées , le comte Bubnli avec> 8 mille hommes , attendait patiemment dans Genève que les succès de son général en ^béf le délivrassent de la présence importune du général Marchand , resté seul sur l'Arv^ avi^ 4,800 combattans. Du 6 au â3 , il ne fit aucun mouvement : seulement, lorsqu'au la le feld* niaréchal-lioiuenant WimpfTen eut pns poss>e»sion de Saint ^ Claude , il cantonna là division KJebelsberg à l'renex , pour observer les débouchés da Jura , ^ contenir le^ habitans «ios contrées environnantes^
TcnutiT« Le eéaéral Klebelsbers informé que le général
manquee but ^ , , ^ . *- ^
VEciose. Bardât n'avait laissé que 1 00 hommes dans le fort de l'Ecluse , supposa qu'il suffirait de se montrer pour le prendre ; mais à son approche , le tocsin appela la population virile sur les hauteurs qui dominent le fort. Obligé d'établir ses batteries sur des points peu favorables , il le canonna en vain toute une journée ; et lorsqu après avoir épuisé toutes ses munitions il se retira , 3 mille paysans armés de toutes pièces le reconduisirent jusqu'au-delà de Pérou, et lui tuèrent ou prirent une centaine d'hommes.
Le comte Marchand couvert sur son Ûsanc droit par le Rhône, dont deux bataillons occa^ paient les ponts à Bellegarde et à Seyssel , espérait d après le peu d'activité de son adversaire, se renforcer devant Genève de la division Vedel venant des départemens transalpins, quand le ^3 mars , le préfet de l'Isère lui manda l'évacua»* tion de Lyon par le Maréchal.
Le g^néria Ccttc nouvcUe accablante le décida- à battre
Marchand bat , ^^
«nretraitenur en retraite vers^Grenoble. Le fort de l'Ecluse fut évacué , le pont de Seyssel brûlé , et les troupes qui les gardaient dirigées en toute hâte par des chemins de traverse sur Moirans , en même temps que :à bataillons allèrent prei;idre poste à Pont- Beauvoisin. Le reste de la division se mit en marche le 23 sur deux colonnes. La première, conduite par le général Serrant, prit la route
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d'Anûecy ; Tautre sous le comte Marchand, celle àe RumiUj.
Le comte Bubna ne perdit pas de temps à rétablir les ponts de TArve, et à . mettre «à la poursuite des Français la division Klebelsberg. Le général Serrant harcelé trop vivement par le général Zeichmeister , fit volte-face près d'Alby , rentra pêle-mêle avec les Autrichiens à An-^.^lJc**"^* necy, les culbuta dans le torrent au pont de Broigny , et les ramena l'épée dans les reins jusqu'à celui de la Caille , après leur avoir pris 3oo hommes.
Parvenu à Chambéry, le comte Marchand continua ensuite paisiblement sa retraite sur /
risère, et vint reprendre la position qu'il avait Occupée dans les premiers jours de janvier entre . Moutmélian et les Echelles.
La possession de Lyon par les Alliée leur assurant désormais celle de Genève et- du Mont^ Blanc, les rendait maîtres aussi de deux portes de ritalie , et les délivrait de toute inquiétude sur leur base d'opération. Déjà le duc de CastigUone commençait à craindre que TEmperêur ne succombât dans la lutte où il était en* gagé; mais quelle fut sa douleur, lorsque le 22 , en arrivant à Valence , il reçut du ministre de la guerre, la nouvelle de Toccupation de Bordeaux par les Anglais , et Tordre de diriger en poste sur Libourne 6 mille hommes des
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îa mille qui venaiettt d -arriver de Gatât6jgne ! Dès -lors il crut tout perdu; et daus Teffusion de ^ou pÀtrioli$me , il éerivit au prince Eugène pour lui donner côntiaissance deâ l^evers qu^éprouvait son père adoptif , et le conjurer au notn de sou pays , foule et conqui$ à demi par* les armëes de toutes les Puissances de TEurope , de repasser au plutôt les Alpes , et de venir on France, sinon vaincre, du moins partager l'entrainement des soldats prêts à répandre la dernière goutte de leur sang pour le Souverain auquel se rattachait, dans leur pensée, Iç sort de la patrie< Mais par un effet du trouble <!hli Tavaient jeté des événemens aussi désastreux , au moment où il exprimait des sentimett^ A honorables , loin de concentrer les 16 mille hommes qui lui restaient entre Grenoble él Valence , le Maréchal lés échelonna de cette dernière place au Pont- St-Ësprit , a£n de pouvoir au besoin passer sur la rive droite du Rhône , et s'opposer plus effica^ cément à la jonction du prince Philippe avec lord Wellington.
Heureusement son adversaire, au lieu de le suivre vivement , s'amusa à pousser de Lyon des détacbemens à Roanne , k Feurs, à St.;* Etienne et à Bourgoing , avant de marcher sur Yaleoce , et ne porta encore au aS que de» 6vant-garde$ à St-ValKer.
Quoi qu^il ea soit, et indépendamment des