CHAPITRE XXlir
ces, sî Tattaque aTâit eu lieu de suite 4an$ là vallée d' Ajherre ; mais le mauvais temps coxiira* ria la marche des Alliés ; puis ils perdirent le 4 et le 5 en reconnaissances , et lorsqu'enfin' le 6 , à 3 heures après midi, ils se décidèrent à agir , ils choisirent le point le moins favorable. Les divisions Cole et Picton , soutenjues par la brigade Buchan et la cavalerie du général Fane, attaquèrent la tête de la division Darricau. Celleci , suivant ses instructions, se retira sur la3as^ tide de Clérence , et la colonne anglaise trop £d- ^ ble poUr oser passer la Joyeuse sous les yeux' dq; centre de la ligne française , se contenta de rester £Ue écEonc en présence la nuit et la journée du lendemain. *^®"-?^*"***"* Loi'd Wellington jugeant son opération man^ée^ retourna à Saint-Jean-de-Luz.
Le général Glausel voyant Fennemi agir mol* lement sur son front, s'affermit dans "sa position , et nettoya ses derrières infestés jusqu'à Came et Guiche', de partis qui disparurent ' aussitôt. Alors la division Taupin s'étendit du pont de Bardos à la Bastide , la gauche de ta divisiou Darricau releva sur le 'plateau d'AyherreJa brigadej Dauture ,< qui eut ordre , ainsi que la brigade' Paris , de se porter sut Helletie pour entrer exk} communicatipn av^c le général Harispe; spus le^ ordres duquel elles passèrent. La rigueur de la saison empêcha les AlHés. de contrarier ces mou* vemens : l*hiver était rude «t pluvieux ; la Nive ,
fi^4 CAMF!AG^'£ DE l8l4 9
l'Adoiir^réd Gaves lét tous'l^ torreùs débordéâ ioondaieat lea terres basses , les chemihs de tra«^ T«?^se , ea sorte ic{ùe les opéraiioas militaires ^t^ient vraiment impraticables*
Le ikiois de janvier acheva de s'écouler sans Wtres ëVénémeas que des chicanés de postes sur U JojTËuse et le G^mbouri , où le 2^ de hussards^ les id® et 21® de chasseurs frahdais se rendirent redoutables aiii 7^ dé hussards , 3^ et i3® de dragobs anglais.
Opérations . Le fiéuéral Harispe , dati^ la vallée d'Ossez ^
dans la Tallée . C7 , m ^ ^
d'Ot«(». prit une sorte de supériorité sur le général e^pa^ gaok MitkSk : il loi surpi^t le S uu Iburî^fige , ehëssd le 10 ses pbstes ée^ ei^Virolis de Matàya , puis d« Saint-EtieQne-de'^^gorry » et le confina eufia dans la vallée de Bastan.
Mais si le mois de janvier se pas^a ^us événemm$ militaires de ({uelcpie importance^ la loormure des affîiire^ sur les froutièrês de l'^st et du ziKirâ , amena dans la balance des fe^ceâ un changement qui talut palier Tarinée anglaise plus qu'une vicioine ; car tandis que lotd Wellington . se Voyait renfoircé de 6 nulle hoiliiâes de pied, de 1^4^^ chevaux an^ivés récenUnëtlt d'AngletMre^> dt de sa grosà^cavalèriê testée d'abord sur l'Ëbre^ le duc de DakaatitËf reçut ordbé d'éH^oy ei^ à la grande armdie à diviisioùs dlti&Dtérie ^ 6 ré^ g|imeiis de dragdns, et ptràs dé i Ihille hbihmês ^'étilQ ^our rtei^té» }e»i cdrpè de là garde;
CttÂPITRÊ XXIIÎ. 275
iDtt qUî rédumt son efiectif à moins de 4û licâlle ■■"' ^ hommes et 3 mille chevaux^ i > «
Néannstoinâ comme si }é sort désarmes poÀvââ: ^uc d^lt^cm* encore être douteux > le OAbin^t de $^ame$ a^ov»- ^^l^^"^^^' tait, aux moyens matériels dont dâsposak^i^*à lord Wellington eontre son adversaire <- ^t^f&x de la politixjae. Tirant tont-à^coup ie daç â?}^ gonlême de Texil où il vivait dans l'oubti et le malheur, il le débarqua sut* tels froiniièrids de France , dans l'espoir devoir ^ çt^ouper a«ftbur4Je lui tous les royalistes et les mëèonlistis des^ département mëridionaux» Jà^â!ifiii^\ depuis aô ^1^, il he s*^ît présenté d'oëcasfîo'n plu^ fevdi^ablè d'y opérer un bouleversement.^ Scraaée sous te triple fléau de la conscriplioûî de^ réquisitions et de la stagnation du commercé , là population eâ-lière devait nécessairemei^t é^ecueillir un Frinc© qui précédé de bannières %ri^illphantes , annonçait ne vouloir, à Tekempl^ d^Henri ÏV, soa trisaïeul , user de la victoire que poiïr rendre à là Nation le caln^et le bonheur. La prôcfemMtîon qu'il adressa aux FrWi^s en arrivant À St.-Jean-de-Liîz , colportée de "v^ïte en ville , releva les espérances des iK^yalisteis , qui 4èe-Iors commencèrent à former k Toulouse et à Bor^ deauxdes associations secrètes dont le but était de paralyser les Mesures des é^ens de l'autorité? , et d'augmenter la méfiance et le mécontent»mënt dans toutes lei classeti*
2^6 CAMPACNK DE 1814^
- Une forte gelée ayant enfin rendu ie^ commnnications praticable vers le milieu de février, lord Wellington résolut de prendre Folfensive et de passer TAdour. C'était une entreprise difficile; car outre que cette rivière est large , elle est sujette à de fréquens débordemens. Le point strate- ^que où il eut convenu d'exécuter ce ps^ssage » était vis-à«vis d'Urt, au-dessus du confluent de la Joyeuse, parce qu'en cas de réussite, la gauche •de l'armée française eût été contrainte^ se retirer précipitamment sans' combat , pour éviter le risque d'être coupM, si Ton obtenait un avantage marqué sur le centre; mais le cours de la rivière se trouvai^ observé par le comte d'Ërlon avec tant de vigilance et de supériorité , qu'au premier échec les troupes destinées a lopération
' eussent été d'aut^t plus compromises , qu'elles auraient prêté le flanc d'im côté au lieutenantgén4ral Clause] , qui pouvait passer la Joyeuse ; et de l'autre , au camp retranché , d'où serait sorti un gros détachement sur leur gaiiche ou leurs derrières. Si au contraire , lord Wellington voulait passer entre Bayonne et l'embouchure de l'Adour , combien d'obstacles à surmonter ! D*a- . bord le canon de la place , ensuite la difficulté de faire passer la barre aux bàtimens destinés à former le pont. EniGn , pour opérer sur ce point , il fallait cheminer dans l'angle compris entre Bayonne , la pointe de la Chambre-d' Amour fit