‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 83 sur 109 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

l'embouchure de T Adour , exposé à être pris en flanc par les trois divisions du cotnte Reille, qui pouvait acculer à la mer , par un effort vigoureux , tout ce qui s'y serait trouvé engagé. Ainsi , pour agir au-^dessus ou au-dessous de Bayonne avec quelque sécurité, il feUait préalablement manœuvrer, contraindre le duc dé Dalmati« à abandonner la rive gauche de T Adour ^ et surtout le camp retranché.»

Gonvaincui de cette: vérité, lord WellingtML sentit que c'était à la gauche des Français qu'il devait porter les premiers coups, et ordonna Je l4^â^ ] ieutenantr général Hill commandant sadroite, d'entrer en action,.. en marchant sur Hellette, tandis que le général espagnol Mina se porterait de la vallée de Bastan sur Baigorry et Bidarrey, :

Le général Harispe , après avoir livré Saint- Jean-Pied-de-Port à ses propres forces , campait à^Hellette avec environ- 4^000 conscrits, échelonnés à Garris par }a brigade Paris , quand le général Hill se présenta devant lui. Trop faible pour résister,^ 12 mille hommes et 12 pièces de canon , il se retira aussitôt par 3aint-Martind'Arberone ^ur Garris.

Mais pendant que le général Hill le, suivait , la division Morillo du corps de Mina menaçant de tour;ner la gauche de la position par Saint- Palais et de se porter sur ses derrières > i^ fallut

tjS CAMPAGNE ]>E l8l4)

cpM W générai Paris se mit en marehe pour la devancer sur le gare de Mauléon » al assurer le paaaagé de la Bidouze ei di» Soison* coniMt ae . IXàs-tors le général Harispe , demaoré seul avec aadmsioQ et le a i^ de chasseurs, sans artillerie pour résister aux efforts du corps de HîU , fut eôntraiut , après un combat où ses jeunes aol^ data employèrent vainement la baïonnette» de céder la droite de sa position ; appuyé à Beyrie par la brigade de caT^erie légère du géo^l ftcirtoo , il en «enserra la gauche» rféanmoins , )«(geanS qu'il y aurait imprudence de s'expo^ Mr k sovtenir un second combat contre des foirces aussi disproportionnées , il repassa la Bidouze à une heure du matin ^ en détruisit les pociis, et fot rejoindre la brigade Paris à Arri^ varette sur la rive droite du gaye de Manléon* TorestiMera. Le général Ilina investit alors Sainl-Jeau-Pied-

9e Saint-Jean- » -^

i»i«drde-Port. de-rort.

Cependant le centre des Alliés ^ lâôsasaft las divisions Clinton et Âlten entre la Nive etr Adomv s'était perte sur les bords de la Joyeuse. Le général Clausel auquel le duc de Dalmatie ^rait ordonné d^éviter tout engagem^it sur ce terram , prit des dispositions pour assurer la retraite des divisions Tillatte et Taupin k la haut»»* du gé« aérai Harispe , d'abord âur la Bidouze , puis sur le SoisoQ. La division Villaftte , centre de Faite gauebe , s'était portée entre Labetz et Yshacre^

CHAPITKE XXIir. ^fj^

ée llaol à gauche au général iia9i$pei, -et à jdi*oil6 avfic la division Taupiii , dont le gro^. campé à henùaez se raUaehaii à celle en général Foy de la lieutenance du comte (i*Erlon , qui ayait pa&sé sur la rire gauche de TAdour. Eofin, pour mieux déjouer toute tentative de pa$sa|[e au -dessus de Bayonue , le Maréchal avait fait remonter ie fleuve ^ deux division^ an camp retranché. Mats lord Wellington ne prononça pas de mouvement sur ce poinh

Il était vraisemblable que sir Rowland Hill cherchemit à profiter de ses avantages contre le baron Qausel , e{t celui-ci ne considérofit avec raison sa position derrière Iç Soison que commt une position de pacage, régla les mouvem^ens de ses trois division^ de aianière qu'elles pussent se réunir à Sauve terre, derrière le gave d^Oleron où il se proposait d attendre une attaque de ' froi3!t , Ou du moins un nsouvement de niasses. Né voulant pourtant pas abandonner légèrement eette ligne ^ il couvrit ie pont d^Ârrivarette et le$ bacs d'Hauteviile et d'Osserin de quelques reiranchemèns.

Le général Hill se présenta le 16 devant 1^ pont d'Arrivai^te , dont un bataillon du général Paris lui disputa vivement le passage ; mais le 9^^ régiment anglais ayant trouvé un gué & peu de distance au-dessus , le bataillon menacé d^étra tourné , fit sauter le pont .et se teploya sur ià

d80 CiJiPAGNE DE 1814»

division qui se dirigea sur Sauvelerre. Les An* glais travaiUèrent de suite à son rétablissement, et placent leurs avant-postes entre le Soison et le gave.

Le î;éafrai L'aile fiduche française obligée de se reployer

Clans«d m re- 1 i • ■■ * 1 i» » ^

tiradernèKieSUria droite du gave , comme son cnei s y^atteo- ^ob! "dait, prit la position indiquée d'avance. - La- division Taupin qui avait passé le gave à dastagnède et Hauterive , occupa Carresse ^t Af hos , se liant par sa droite avec la division Foy qui l'avait franchi k Sordes. ...

La division Villatte occupant Saùvetèrre , te^ nait un poste de 3oo hommes daus la tête de pont ; son artillerie placée sur le plateau à droite de la ville , battait la plaine de la rive gauche , et deux pièces de montagne enfilaient la rampe qui conduit au pont.

La division Harispe placée à gauche de Sauveterre , laissa sur la rive gauche un bataillon pour s'éclairer ; le 21^ de chasseurs et deux compagnies de voltigeurs formèrent un cordon sur a rive droite de Sauveterre à Navarreins, afin d'observer de plus près les mouvemens de t'ennemi.

La droite des Alliés, dont les avant -gardes parvinrent dès le 18 devant cette position , sembla pendant quelques jours perdre de vue ses projets oâensifs. IVIais cette inaction apparente n'avait d'autre motif que les préparatifs nécessaires pour

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