‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 102 sur 129 · Celle de Meaux à Soissons, par La F^rti^' Milon · texte numérisé non relu

Celle de Meaux à Soissons, par La F^rti^' Milon

^. Celle de Chàlent-Thieny à Soissons, fmt Oulcby-la-Tille ;

3. Celle de Compiègne à Soisâons^ le long de la rive gaache de l'Aisne , et de Soissons à Reims , tantôt sur nne rire de la Yesle, tantôt sur laotte ;

4« Enfin, la coanntmication de La Fertë à Château- Thierry , c{ui n'est antre chose qoe la ebansiée de Paria à Chéions.

11 silit de là qn'îl n ^ a pas de ronte directe de Reims k Paris , entre FAisne et la Marne , et que* des trois grandes commiraicadons qui se dirigent de la eapitale sar cti Donrean théâtre, d'opérations , dea% tombent dans le bassin de l'Oise^ et nne senle dans la vallée de l'Aime.

L» mare- Cependant lesdeilx maréclmi^ , dôHt la forco mandent des totalc nes'âeraît pas à Jo miUe hommes , n'ayant la régence, encore reçu aucune noorelle de l'Empereur , àé^ se^pérèrest dëtemrtèleIong-^einpsaufeId<^marétksi Bhicher , et j^èrent deroir informer kr té^ gence de leur situation. Ledolônel Fabri w.>attaché k l'âat^major dodac de Bn^se,fiit expédiéaii ministre do la gnerre qui le renvoya ais roi Joseph, et ce prince au ministre. Jamais mission ne' cavsa une aeniation pins désagnéaAde : on était aiors^ occupé de la présentation des drapeaux.pris diain^ les derniers combats^; et tandis que Jie oanon de réjouissance se faisait enteiafare ^ux Ii)falide»,

ÇHAPITUR krif. 3^

â &lhit aviser aiix Tmleriei ^ àtix mo^ét^^ dé couvrir de nouvedu û capitale : ûhoëé biéti difficile j car les moy^is s'ëptii^ienl de jonr en )our. La formation de la ^^ division de la rëservô de Paris , avait enlevé presque tous lés coûscritft des dépôts de la ligne ; et le petit nombre de ceux qui arrivaient., était réservé potir la garde. A la vérité , il y avait alors envii^on 5 mille hommes d'infanterie et looo chevaux di^poniblésf^ dans ses dépôts ; mais fallait-il s'en dégarnir pout^ les envoyer aux maréchaux , lorsque d'uâ instant à Fauire l'Empereur pouvait lés réclamer snr d'autre» points ? Dans cette situation embarrasaante , le roi Joseph crut prendre beaucoup surhii» de faire partir le même ^our 1 3oo hommés^'infan^ terie et io6 laneîeirs pour renforcer lé duc de Trévise, etde commettre âoohomme^àla^ardede chacun <}es ponts de Saîn^-Maur é«'deCfaai^iilOfi ) loin d'être un remède au ttal ce n^étaîf pà^urême on palliatif ; heureusem€»it , le léndeiixain Na« poléon informé de la position critique de$ niàré^ chaux,ordonna d'envoyerà leur secours toutes lés troupes et l'artillerie disponible». Alot^sénlement, le reslii^dela 3* divfeion prot4soire de la garde , consistant en 3^,6oo hommes d'^mikutene, 8oo chevaux et 4&bouëhé$à fcn, semit êfn maréhe soua la conduite du génékl Poi<èt deMorVdn.

En attendant l'arrivée dfe ces renfort* , !és ducs de Trévise et de ïlaguse, présnmaût qUé leur

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adversaire n'avait fail remonter la Marne anx corps russes , qu afin de la passer sans opposition à La Ferté*sous-Jouarre et se porter sur TOurcq, résolurent d'aller prendre position sur la rive droite de cette dernière.

coori^ci dm Le a8 février , le sénéral Yiocent formant M. 1 extrême avant - garde du duc de Trevise ,

rencontra entre Parrin et Yareddes les coureurs du général Rleist , dont l'avant-garde occupait la bonne position de Gué^à-Tréme , devant laquelle coule la Thérouanne : le corps de bataille se trouvait à 5 kilomètres en arrière. La cavalerie prussienne fut ramenée vigoureusement jusqu'à Ëstrepilly , où elle repassa la rivière. Alors la division Ghristiani , précédée de son artillerie, s'avança contre le village de Gué-à-Tréme qu'eUe canonna vivement ; l'artillerie prassienne lui répondit assw long -temps : mais oe vdiage^ atl^qué de front par la 1'^ brigade du général Ghristiani , et tourné sur sa droite par Je i^égîment de chasseurs*flanqueurs^ Ies4 bataillons qui l'occupaient en fiirentdélogés^ et se. replièrent sur leur cavalerie , qui ajiTeta la poursuite au défilé de Nenfchell^. Le général Kleist établit le gros de sou c<u*ps à Fulaines, fit rompre le pont de Uzy et garW imiitairement les routes de La Ferté-Miion et de ]Santet(iL

Le duc de Trévise resta devant Lizy» Le duc de Raguse qui av^it suivi Ja route de La Ferté-

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