‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 106 sur 129 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

JHepme de Reims pnt te* f tançais. ^^ Càfnbtti et bataille de Craùtit. — JôuméÉS de Lààn. ^=— Kêtraite de Vartiïêé française sur Sàisson^.

(Consaltez pour les marches, la carte des ponts et chaussées de r£mpire , et pour les positions , les feuilles de Cas» sini, n* 4^ et 44}*

X ouT était changé pour les Français depuis la perte de Soissous ; au lieu de marcher à une victoire assurée contre l'ennemi séparé par une ririère, ils l'avaient eux-mêmes à franchir devant des forces trois fois plus nombreuses que les leurs.

L'Empereur dont ]e plan était déjoué par un événement aussi inattendu , demeura un jour entier dans l'incertitude et laissa percer son embarras par la nature des opérations divergentes et hardies qu'il entreprit. D'un côté, il détacha le général Corbineau avec la division Laferrière, sur Reims qu'il présumait être faiblement occupé, et de l'autre , il ordonpa au géioiéral Grouchy de surprendre Braisnes , tandis que les maréchaux de Trévise et de Haguse chercheraient à s'emparer de Soissons de vive force.

eitA^ÎTRE xiy. -365

Les détlx preinîèt'eâ ôpériatîoiis réussirent. Le Reprise de

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Sitliirs vers quatre heures dû inatiti,Ie général ie»Fran^ GorbiûêâU ôrrifa dei^âué Heilns par des chemins de traverse, le toui^ia pârSàltit-Brice, enveloppa et enletâ ]èê 4 bataillons qui cdùVrâiefat k ville du côté de Sbissons , strr ïé plateau dé Sîiiute-^ GêûevîèVe. Ce détachement qui d'ailléttt^s ne eoftta pas uti ^eml bomfue , coupa toute cotnmtinicatioti ûe Tannée combinée du Nord et de Si-» lésie avec celle du géhél'alissime.

Au ceûtre, le général Roussel fondit de Courcell^s djit Braisnes , V^s deux heures du matin , eulbuta le millier de cosaques qui Tôecupâit , leur prit i oo chevâtix , et délivw lés prisonniers faits par les Russes dans la reconnaissance de là Ireillé.

La tâche imposée aux ducs de Trévise et de Ràguse était plus difficile. £n débouchant dé Sâint-Oermaiti, leurs côloi^nei essujrèrent une forte canônuiide d'un parti ennemi qui avait passé la rivière- à Micy , et he parvinreût qu'à midi à de déployer dahs la plaine , et à faire Usagé de leur artillerie. Alors seulement , 3o pièces jouèrent Sans frttc^ès tJouire les remparts : le géûérâl Rudtiewits^h sans s'étonner de leur fracas , y ré^ l^ondit de son mieux.

Vers l:rois heures , les tirailleurs de la division Ghristtani s'atane^-ent dahi le faubourg de Riris , «t engagèrent une fosillade^qui dura jusqtf à la

nuit. Le duc de Raguse voyant qu'il serait diffi-^ cile de réussir de ce côté , tenta une attaque contre la porte de Reims avec la division Ricard, qui échoua complètement

Pendant qu'on bataillait ainsi sur ces deux points, on dressa des batteries sur les hauteurs de l'ancien couvent des Célestins , dans la vue d'enfiler la route de Laon, et l'on fit mine de jeter un pont vis-à-vis de Saint - Germain ; mais cette diversion fut infructueuse. A nuit close , le feu cessa de part et d'autre , et les \ assiégeans se retirèrent sous ce village , après j avoir eu 8 à 900 hommes tués ou blessés, et en ^ avoir mis à l'ennemi à -peu -près autant hors de combat.

L'occupation de Reims et la communication qu'elle ouvrait avec les places de la 2^ division militaire , donnèrent à Napoléon l'idée de se renforcer d'une partie des troupes qui s'y trouvaient disponibles. L'ordre fut envoyé au général Janssens , qui la commandait , de rassembler 6 à 8 mille hommes , et de rejoindre au plutôt par Rhetel. Cet officier ne perdit pas un instant ; mais ses ressources n'étaient point telles qu'on les avait crues. Les dépôts , très-forts sur le papier, renfermaient peu d'hommes en état de faire la campagne. D'ailleurs , ayant un temps limité, il ne put qu'en réunir le plus petit nombre , avec lequel il sema l'alarme sur les derrières de l'armée

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