CHAPITRE XIII
Soissons , ^oique le général Môreaa fôl de rèlour à YilIers^Cotterels avec sa garnison ; rEmfpereur s'apprêta à tourner la gauche de son adversaire. A cet effets l'ordre fut expédié au comte Grouchy de se porter en toute diligence à Fismes par la traverse de Fère-en-Tardenois, et la même direction fiit indiquée à toutes les troupes de la garde. En même temps , ]es ducs de Trévise et de Aaguse recivrent l'ordre de pousser vivement les Alliés de front , et furent prévenus qu'ils seraient incessamment soutenus par le duc de Padoue auquel on recommanda de forcer de marche.
Pendant que Napoléon rêvait une nouvelle vie* jonetbii a«s toire , lefeldrmaréchal Bbicher, tiré de péril par ^^It d« sa jonction fortuite avec les généraux Buîo^ et ^'^^' Winsingerode / fai^it pranidre la droite aux Prussiens , réservait la gauche aux I^usses^ et déterminait l'emplacement que l'armée combinée de Silésie et du Nord devait occuper entre la Lette et l'Aisne. Couverte par cette rivière donttous les passages ^rent fortement gardés jusqu'À Beiyau-Bac , il appuya sa droite à Fontenay « et'éten-^ dit sa gauche par-^elà Craone^ U ne resta 4lans Soissons que le corps du' général Hudiewitsch d'environ 8 mille hommes ; et l'on ne laissa entre l'Aisne et la Vesle que la ^cavalerie du général Gzerniscfaew.'
Le 4 mars au point du jour, toute Tarmée fran-caise s'ébranla sur4es directions de Soissons et de
Fi9i9^#, M marah^^ des mai^dohaùx ne aoufirit aucijme dilËçiillé , pDrc« qu Us o'euireiit derant ew(^ \wq\(sL huit Jbniira» du matia , que le général ILap^awitscili fit queli|U€$ cosaquea. La eava- }6ri0 ^ui déboucha de Fère sur Fiamas , n'^{Hx>u-^ va pa^ plus d'anibârras , la géoml Giermschew cédaPtJ^ toiTai» i ai^wre qoa l^s oolonoes avasii- 9{ûf 91 ; #t l'^n oapturâ ua ^and nombre de viAinv^ d'équîpagas abapdooQaes parFainemi ^ps 1^ cftiQu^û)^ dfi traverse.
Wap^lé^n impatient da rencfiAtrer le ^h>s de l'ar^iâ§4p SUé^ia , curdoona au ^mwl Guyot de iu:ço»ivû«< pâMSaw d^ Fism^s u«^ ]?ef>ûniiaissanpaaur.Brais- Français tur ^^ ^^W J#s èsçadr^^AS de serviee» Le g^aëral Ç^^mh^^iyf qiû ÇfCQupHii celle viUe an forée, la riipi^m rép^e dans. lia reû^s* Dans, oe msanenfe le général Qr^neby d^soeadait avec la divisî^ia B/^iMat^ I la baj^toiir di &inhMariin. Aps&itàt la
S^ de di?agpas. ft^rjpiJijai tête dfe oelouatt foacl daii^ la vallée sur repa/9w , etappuyéparlepf^ftf d^ la divisjoa ^ 1^ reiefî^ndiût katUnt jusqu'à Caurr celles m pu» aeMbiU^ '
Qe fiit.à Fismes aeulesietit qua TSflB^pwQW apprk la Teâdition d^ $!oissaiis> SOii tndî^aatk^ et sa eolèirafareai viiiefaaatpaptagéeft jj^pl'trmfiQ^ £lla:a$)$usa h: gâaacal More^u di$lui.4va^ ri?i 1q
fruit de 8 jours de fatigue ; car eUa eamp^all
désoraiaîs pàar nieç 1^> oombàt qui damift faire succombe^ V^^mm àfi. SUtsb spna s«s ^oiipst
Braisacf,
1!f&pol6€n traduit le ocfupable def^atit un t^eans^il de guerre; mai» la révolu tioti <iu 3i m^rs ou<vrit sa prison et lui F^tidit la liberld
Les militaires les plus dktin^és de« deu^paiv obi«mtion». tis, enoonveuaut que hi ràd^tion de Soissonç enleva à Napoléon une belle^ ^ôèfcagîond^ livrer bataille au feld- maréchal Bluclier, ont douté qu^elle fiï^t aussi décisive qu'elle le parut à l'armée fi>aBçaise ; et ils appuieiit oe jugemenl sur ce que ^e n'était pas seulement l'arméedeSilésio qu'il détail eombaltre, mais encore le eorps de-Widrin- 'çêrode , e6mposé de Iroupes Ibàiehes , et qui mal^ ^re du pont de MJcy sur l' Aisne , et de tous œuk ^e la Vesle , ^ui:*ak toujours eu une rett>ail/e a^^ «^.' lis prétëiidént au conti^îre qu'il tte- Suerait réellement reStfé aiicune voie die^sîalul au fel^inar téèhél Blééteer; si rEmpewur, <|uî avait' toutes ses forces eiiU'e Nogent et Ards ^ s'était dans le •principe moins attaché à suivre ses traces , et eût gagné Soissons avec la masse de ses forces par Sézanné , Montmiraîi etChèteau-Tbierry , taiidi^ que les dues de fiellune et de Padoue se seraient "portés au soiitien des maréchaux par Là Fert^ ^us-Joiiarre:
Mais si les officiers habiles ont censura ta mà^- •niDBUvre.de KapoUèn, seul^mçiit à oaruse qu'elle '{iouvait étreplii^ proiqpte^ combien d'observa^tiona n'clntiils pa« Ibîleji sur la conduite df soa advepi^iré? Lorsque ^efeld-mar^cliat reprit l'oi^
3Po Campagne dk 18149
tenùwe , il avait avec lui près dé 5o mille hommes outre 40 miU^ à Laou et à Reims ; sou projet étant d'accabler le duc de Raguse et de se porter sur Paris eu suivaut la vallée de la-Marue , il devait le poursuivre vivement dans la direction de La Farté où il pouvait sans crainte marquier la concentralion des corps de Winziogerode et de Bulow, qqi n'avaient devant eux que le duc de Trévise , trop intéressé lui-même à opérer sa jonction avec Mn collègue pour chercher à les arrêter. Au 4ieu de serrer ses* mouvenieiis , le&ld-maréchal Qcoqpe ces.lieuteuans entrç la Marne et l'Aisne à des. accessoires qui laissèrent, aui^ maréchaux français la faculté d'opérer leur jonction* Si son intention était dq s'einparer de Paris à leur vue, pourquoi se con|;enta.-t41 de faire 4^^ démons^ ,trations contre Meaux et surtout ...contre Lagny qu'il aurait pu preudre le raôféyrier , pour s'établir entre Çlayes. et JV^eaux sur les derrières des ducs de Trévise et de Raguse? Repoussé.sur ces deux points , il retourna à pas comptés pass^, la Marne a La Ferté. Ce n'est qu'à l'arrivée de l'armée impériale à Esteroay qu'il active son passage ; mais déjà son rôle était changé : de poursuivfint il allait être poursuivi,
. Cependant , négligeant d'aMirer à lui les corps deBulow et de Wi^zingorodejftàsoucianlsur le icomp te de l'Empereur qui le^uit^àl s'aventure sur l^Qurcq » y perd deux jours en attaques
GHÀPITUE XIII. 38l
cousues , attend le moment d'être coupé par Napoléon pour songer à réunir ses forces , et se voit acculé à F Aisne par sa témérité, comme il avait été comprimé à la Marne par sa lenteur. Tant de fautes grossières ont généralement fait conclure , que si la reddition de Soissons ne Teût tiré de ce mauvais pas , le feld-maréchal se serait trouvé dans la même situation où il se vit près de Lubeck en 1806.
382 CAMPA ONft ht i8i4>