CHAPITRE XIV
" çaiâe se 'portât sur Làôn , il bhàtigea tôiit-à-côii^
Me projet' ét^t ^lèr par ehevrîgny , tàùt srir la
gf aridertittè^ïléîms que snrFancîeùne ,' 1 o iûîlle
èhévatix lét'ôopiècîés '(Fai'fîHérîe légèi^e , tirés -dés
* corps *de Wïti5Lmgei*d(îe , Lâbgefro'n et Yot-ifk ,^ le
• Wat sous' les oiAlrés ^u gétiéràl ^Wînzîngérdde , 'à tfeésttn^e prevenir les OPrânçàis dans c^eVce tfirecftîôti , de dbri»èr 'aia corps ^é "Btdô^Y ' le temps aWrifer à^Là6n, et e'rifiïide'toui^ûer la dttiite de PEtnpèrètir , dâtis le cas où îl ée dëcMerait lé lèàÛetïrain à attaqurer la position de CraOtie.'En m'êthététtipslés corps 'dé' tdeist, de La^gerôh et tfYorék , reçtïrënt ô'^dre de ' Se porter sur Fëticûx pour appuyet leiAouvemétit de cette cavalerie ; et îl lié Véfeta Ôè Yàhàiêe de Sîlésie sur le ]^latefaxi , ' qrfe Fiiifàtttérre 'dû baron Wiiiiîngerôde; que Ife cfcfnite dô Wôrbùaôi/v établit éùtreïèsvîllfirgès a*A4îfès et de Vàisognés, ayant pour TééerVe le <ib)^pà flui b^rôh Sac^kén, btv^oàacjuétte^atitfewy. L'Sne et l'âuti^'e fbrtiiant le pivot du ^bangeUétit d^ frbidt dés Alliés, traient dtfstiff es à tenir tê(é àii^ ï^rahéals entre rAi^b^e^ét la liètte, tanfis qtfeUa càviléHe cotBflîînée , débteVàiit de tes'ftrùrtiér p4r leur drôfte , ItÈ, àhàqxiiléMitic Hds.
lùforAiéqdé diés trotipeîs de'iiibiitridetft stlï: l'es bâiitéurs dé ' Grâionie , Nàpol^bk cbbi^géa Ib éapi* laine d^àrdbnïjfaxice Gàrâlzkah ' dé potiâs'ef tiné
388 GAHPAGr^E DE l8l4f
reconnaissance dans celte direction, avec un bataillon de vieille garde. Ce bataillon remonta le ruisseau du moulin Pontois, et ayant donné sur les i3^et i4^ régimens de chasseurs russes que le comte Woronzow avait pousses vers la crête du petit plateau de Graone, il en fut si chaudement accueilli .que l'Empereur jugea nécessaire de le faire appuyer par une brigade , et d'ordonner au prince de la Moskowa d'opérer une diversion sur la droite. Celui-ci vint à travers le bois de Corbeny déboucher sur Saint -Martin qu'occupaient les régimens de Pfawaginsk et de Tula. Alors il s'engagea un combat très-«chaud entre la division r Meunier et ces deux régimens , qu'elle délogea de l'abbaye de Vàucler, et repoussa sur Heurtebise. Cette ferme , prise et perdue alternativement par les ÏFrànçais et les Russes, demeura définitivement au pouvoir des derniers, à sept heures du soir, que Napoléon envoya l'ordre de cesser le combat. La vieille garde retourna dans ses bivouacs en avant de Corbeny. La division Meunier prit pdsteentre Heurtebise et Yaucler, et le général Boyer au moulin de Bouconville, à droite du chemin de la ferme djd la Bovc. Reconnaû- Lc H mars au matin, l'Empereur reconnut la
sancc faite . .' j ,, . r-,, ,r , . ,
par Napo- positiou cie 1 eupemi. Elle s étendait entre les deux lia vins de Foulon et d'Aillés, ayant sur son front la ferme de ^eurtebise et le village de
îéon.
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Saînt^Martin. L'infanterie du corps de Winzîngerode était sur trois lignes en colonnes serrées par bataillon ; celfe de Sacken entre Bray et l'Ange-Gardien ; enfin les corps de Langeron, Kleist et Yorck, manoeuvraient entre la Lette et le chemin de Bruyères pour venir rabattre sur la chaussée de Reims au soutien de la cavalerie du général Winzingerode. La force totale de l'armée combinée fut évaluée à 100 mille hommes.
Telle était la position des Alliés , qu'il ne faut pas confondre avec une ligne contiguê de bataille , puisque tous les corps en marche sur la rive droite de la Lette, ne pouvaient prendre part au combat qui allait se livi^er sur le plateau de Craone.
Le champ de bataille limité au nord par la B^scriptios petite rivière de Lette qui coule dans une vallée aê hlt^t. étroite et marécageuse, est circonscrit au midi par une foule de ravins escarpés d'où surgit une multitude de petits affluens de l'Aisne. Sa longueur est de i6 à 17 kilomètres , sur un front de n à 4. II s'élève en pente douce depuis le ravin qui le sépare du petit plateau de Craone jusqu'à Paissy et Troyon ; de là jusqu'à Malmaison et l'Ange- Gardien , il est uni et s'élargit considérablement du côté gauche aux environs deYailly, qui est entouré de jardins et de vergers clos de haies. Entre Saint -Martin et Ailles, im bouquet de bois couvre le revers du plateau qiii regarde la
igPr CAMPAGNE. DE. jB|4 9
Lettetl^ firp1;)t,ille^cpUe^pQ$il;jt^l i^t encore «dé^^ f^xx^ pfiv MU. rayiflr . qui, rèffïfi , d'çm dihf^ehé, àra\iU;e cpmm^ un. lai^^ fçssé»^
I^.cojmitç !\Yoropz9W. avidt p^acé<36{iiéces^.de • c^^pn.siirtSQQ f]^ont;:et uiie ;.bf|tterie.de^i2>,Sttr . chacun, d^ raYip&'dÇ'Vaucler et. d'.OufUe^ s^& ! dj^l)ou<;)i4$.p^a),^aI^lp$ pour axriv^.à Iuk Q.oqcu-- , pf^it. ïe^ ievniiç?. 4^ l](^r.tehisevet4e$ Roches «siir . le fi^ont de,b^dière^ comiaç ^postç^id^'f^y^erUfir . 8ewwf?»( :^o/ez leitablcfifin^, XIL ) ^^°j î*"'" ®f^^ 9^^ Napqlépa ne, se dissîtOU^M ppin^ leg.r
que de rfapo- • i» ••
léon. obst^Qiqs.qife -r^ocopti^era^k l^^taqoe.de cetto*
ppsUÎQu sm:: la di'oit^, Uii!hési^,p0S à l'ordonner; pai;ce,qu'j|iQç fois le^.défilqs ftancljiis, il ay^it lafaculté de mettre toutes ses masses en aqtipn » . cpp tf;e jiiiç, ^xV^émlté de Jla lîg^e ei^ifimift « et ^e cçtte ,m^nqel^v^e lui donnait l'esppii* ilâ l'^çr^sor r aTâQt qu'elle pû( ê^.e .squtenue^ .
Les. dispositions étaient simples ^ eti»ie dei|ian«* daiejQ t que, de , la force ;et . jie la ^igu^r^ . Sii Nan
pol^n. avait eu,, co^une, dans ses: jo^u^dçpi'PS^ pçri)té., del'in%iterie deforte /CQjp^t^tuifcipii ^ c'eût, été le cas de. lui faire passer eqi^o^ni^^Qrréi^i au pa^ de charge le ravin du milieu, d'^nfo^^eir par^> ce coup d'audace la ligne da bat^Ue de $opi^4yer* saire ^ eu même tepi|>$ qu'ijl, l'awai^lQecupéêpar des dénxQnstrations ^ur. les ^leA ; maïs., à J'ex<-> ceptî^qn dç§ divisions Friapt et Chvistiani, il a'a-t vait que de^ sold^ate.de n^uveUes^^iF^^ej^tàiués .
de fatigue et sans îmtrùclîob. ti*înfâutérîé' russe ^ au cohtrirfrë , eïrté dëk troupe^, alliées', se com-, posait d'anciens soldats que les marches ayaîent rhfàtù pîùliôt qùe'fafigttës^; ei qiii depuis L!eipzîg navatent' point^dobné. Pïàpblébn' sentit donc là riëfcéssîte de' cdùiBînér tout? autrement ses efforts.
Lte prînèé ■ de la ' Afô^kôwa fiit cHàrgë de la Premier mocoàduité dé Tatt'aqàeprlnèipalë'yC^' devait avoir Attaque d«ia liëù'surlâ'drdite'eii'reirtibntant'k berge gauche ' da yiaMôn de là ïiefté. Il recuï à cet effet l'ordre de réùilîf à son c6rp6, ceïui du duc dé Béllune et les dragons du général Roussel, tandis qiie le comle Tïahsôuty chéf^chéraît à \]éb6i*der la droite de la'iigiië ennémïè pkî' la vàllee dé Vassogne , , arecf la brigade 'pbloïiai^e et la ' division Excjîrmans. P6ilr do hiîer à Fàc tioii Fensémblé désirable, il eut failli attendre ait* nibîns deux heures, car les ducs dé Bélliihe et de' Trévîse se trouvaient encôre à un'mfyriààiètré dii champ de bfi taille ; et il partit qdë cefiit^làkiiésifîntèritioàdè Napoléon, en côniitietiipant à engager la canonnade avec les preDaîèrès batteries de là garde gui' arrivèrent sur * le petit plateau': mais, sôit' qu'ir ne s'en fût pas nettémeiït expliqué, soit qiie l'ardeur du prince de la Môskôwa Idl eût fait devancer l'heure îndîquéè, à peiné les premiers çbiips de canpn de nos batteries fùrent-ils entendus , qu'il leva ses
bivouacs et déboucha de Saiut- Martin sur deusr colonnes. Celle de droite conduite par le général Boyer, et composée de sa brigade , côtoya la lisière du bois et se présenta devant Ailles. Celle de gauche , formée des divisions Meunier et Curial , se porta par la clairière sur le plateau à gauche en avant de ce village.
Leur marche fut quelque temps protégée par Tescarpement même du plateau ; mais lorsqu'elles arrivèrent en vue d'Âilles et furent sur le point de le couronner , elles furent accueillies par un feu d'artillerie et de mousqueterie qui les arrêta tout court.
L'Empereur voyant rafTaire engagée , donna l'ordre au duc de fiellune qui n'avait encore que la division Boyer de Rebeval réunie auprès de l'abbaye de Vaucler, de porter son artillerie en avant et d'entrer en action. Le maréchal déboucha par le sentier qui conduit de ce point à Heurtebise. A l'approche de la tête de sa colonne» les troupes légères russes qui occupaient cette ferme y mirent le feu et se retirèrent sur leur première ligne. Le maréchal poussa ses troupes derrière une vieille redoute qui les empêcha d'être prises d'écharpe , et plaça non sans peine , 3 2 pièces de canon en batterie. Ces premières dispositions étaient à peine achevées , qu'une balle lui traversa la cuisse et. le mit hors de combaL