‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 109 sur 129 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

L'apparition pour ainsi dire simultanée des Français sur oes trois points contigus , détermina le comte Woronzow à irefuser un peu son aile gauche. Le prince de la Moskowa .en profita pour pousser les deux divisions de jeune garde hors du bois sur le plateau. De son coté , le général Boyer de Rebeval se mit en contact avec elles , en faisant avancer sa division d'environ mille mètres, et établissant la brigade Bigarré eu masse par divisions à la lisière du bois que le 19^ régiment de chasseurs et le régiment de Schii^wansk venaient de quitter, les flanqueurs et fusiliers seuls déployés ou en tirailleurs , la brigade Lecapitaine en réserve en arrière du bois. L'artillerie de la division essaya de protéger ce mouvement , mais les soldats du train étaient si maladroits et les canonniers . si novices , que plusieurs pièces furent démontées avant d'avoir été mises en batterie. Le feu de l'infanterie elle-même faisait peu d'effet, car dans la division, le plus ancien soldat ne comptait pas vingt . jours de service. Dans ces positions , les deux partis- distans de petite portée de mitraille , commencèrent une canonnade épouvantable.

Le comte Nansoiity avec les divisions Excel- ^"*7°« de la

** , gauche.

mans et Pacz^ , abordait par Yassogne l'extrême droite de la ligne ennemie , et l'artillerie n ayant pu suivre à cause de la difficulté des che-

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min^, ildéiiièura exposé à l'action de celle de» Russe» , san» pouvoîi* lui répondre. A peine eut-il ; couronné lé plâtean; qtie le général Benkèndorf* le chargea avec 3 régimens' dé cosaques soutenus dé 4 escadrons 'de hussards dé Paulogrôd. Cette charge quoique rude , n'fempêchà pâà la cayaleriefràncaise de ^emaintenîr et de coinixiencer à 'manœuvrer; niiàis ses opérations n'étaient point; «asses; marquantes pour détourner Tattentiton'dti comte Woronîow de Fattà^ufe ptîncf parle; Le corps dû prince de la ]Vfx)skoWà' réduit parles pertes énormes qrfil avait faîtes, à environ 3 mille hommes , se consumait en efforts inipuissans'devant le village d*Aîllës qti'dccupair le 2* régiment de chasseurs russes ; sous la protection dune batterie , et ressemblait moins à une colonne d'àttiaque qu^à des tirailleurs qui en auraient précédé une; De* soh' côté , le général Bdyer de Rëbëval 'écrasé par la mitraillé, n^osait fafire le moiridii? ' mouvement pour abriter ses conscrits, sous peine de lés voir se disperser.

Le général Swârikra' ayant eu tout le temps de Vapercetoîr de" la^ mauvaise contenance de cette division , sortit toitt-à-coup de là ligne, etvint la charger à la tête du 19*^ de chasseurs» Le général Bojer ordonna au général Lecapitaine de ' se former à la gauche de là brigade Èigarré menacée. Ce mouvement pour plus de' facilité, s'exécuta par le 3® rang ; mais à peine les 4 ha-

le; régw^ntidi} S^îrwançk^ soiiAenn^ pan ^ 2 e^-

g;|raiii>tît4u^ctoe, eo pJftçwatl^u^Jw^^flaMOTgwuobè* d/^i^ }>aUe^:ie3! ida^la g«cd«^^q&r|>fîre*tkdié€barp0 les colonnes russes. Non content à^ièffivyûr abki;

m«t^9l pied À;?terre , yiQt;^utîtiacm'$0!ii'^ptiiUerte^ en> iQ^tiraiit idusc^ jeup^ • canomiiisrs >la «xianiàre^ datchfMPgQrist^e^pçiqtw^aveQfaurliixitid^ doaeeilr . et <1ê icabn^r^i^ s'îIr^ût'étQ'ïaa polfgoise**

L^$)ip[pf)reuv impt^tienla 'de^yoîn tpie^' l'att^qfte r p^i^qip$l6«^ feisaûîiuqun preg^è^^rdoona augé^' nçBalQrQiK^^d^a^u^niivayâOi ce^jii'U tixmfreimt d^^^j^yill^riU^, l^$:eS0fts .dû prîacede JadMod&^ywa-^ en op^r^t mv^ ^Qo^flaso gauche^Oe géaéral^idt' au66i|ô^av^Ql£^:i'f bHgadef^de Ifi dWisioa Rbusseh et >api;^ AVi^ir'iti^awrsélee^ratinndQ'Yaûclier!, la: formac^eiL J)a^U<^. à i'angl^tdu petit hoi^ deSaint- ' Ma^^n« . G'çs^î làr . qn'aa tmouiecit;^e * diriger ^une charge sur le flan& droit vdeb hmsai^ds^dë^PauleH gijçt j^^il fût :gi^èveinent blessé. idW conpide>^feu à la;CiU$a^^^Get.acqid«nfcra3!«ntjforcéÀ se^r^tirev *. diii jchaiiOip .d<^^bat^ev ces escadrons^ restèrient * dai^ celte poaiiioa exposée, aux travagds daia-mitraUlci H seins . recevoir de: ucmTeaux ordises.

Gçipe;iidaïil; le prinçe.deria.MdslQowa et le gë^-' néral Boyer de Rebeval dépêchaient officîers^ sur '

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officiers à Napoléon , pour ]e prévenir qu'ils allaient être culbutés, s'il ne leur envoyait des i^enforts ; que le feu de leur artillerie s'affaiblissait à cause de la quantité de pièces démontées, et que celui de mousqueterie devenait presque nul par le grand nombre de blessés qui sortaient des rangs.

charpedjM- Ccs avîs réitérés et pressans déterminèrent

Talene Iran- ,— , • • V* • - , .

faïM repoua- 1 Empcreur à recommander au duc de Trevisc ^ et à la division Charpentier , qui avait été coupée

à Craone par l'artillerie de la garde, de presser leur mouvement , et à ordonner au général Laferrière de passer le ravin pour appuyer la division Rebeval; mais pendant que ce mouvement s'exécutait, le comte Woronzow voyant jour à frapper un coup décisif, ordonna au général SwarikJn de charger les troupes qu'il avait devant lui. Aussitôt le 19® de chasseurs et le régiment de Schirwansk se jettent sûr les divisions Meunier, Gurial et Boyer de Rebeval , les culbutent dans le bois , on l'artillerie les foudroie jusque dans le ravin de Yaucler.

Yainement le général Laferrière qui débouche sûr les entrefaites , se précipite sur les colonnes d'attaque avec les éclaireurs ; elles résistent à ses efforts , et il tombe blessé grièvement ^ sa cavalerie est repoussée et obligée de se rallier sous i la protection de l'infanterie , dans lé kûéme ravin

de Vaucler. :

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