‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 34 sur 129 · CHAPITRE V. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. l

hommes, 800 chevaux et 2 pièces de canon, avec ordre de s'éclairer sur Saint-Tron , et de re* connaître sans trop s'aventurer les débouchés de Liège et de Namur. Ne rencontrantaucune troupe ni française , ni russe , il crut pouvoir s'avancer au-delà de Saint-Tron , et se trouva en face du général Benkendorf.

Celui-ci , qui n'avait que 3 régimens de cosa- combat de

, • , , ... Saint-Trom.

ques , battit sur-ie-champ en retraite jusqu au* près du faubourg de Liège. 11 fut assez heureux pour être secouru à temps par le général Czernischew avec sa cavalerie et 2 pièces de canon* Ce renfort inopiné ranima le combat et le fil tourner à l'avantage des Russes ; la cavalerie française fut tournée par les cosaques de Lapuchin etdeBemikov^ , tandis qu'elle était vivement chargée en front Après avoir perdu une centaine d'hommes, elle se retira sur Saint-Tron. Les vainqueurs la poursuivirent jusqu'à Orey. Le gé^ néral Gastex fut blessé et d'autant plus à plaindre , que le même jour, le comte Maison, informé des événemens , lui mandait expressément de se concentrer à Saint-Tron«

Quoique rassuré par ce succès , le baron Win- Coneurtrazmgerode n en accéléra -pas son mouvement » et de wiDziug»xmt six jours pour porter son avânt^arde de Liège à iSlamur. Le 3o, aon quartîeivgénéral était encore dans cette première ville; et il ne se -décida le 2 février à le transférer à Kamur » qu'a-

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près qu'un parti do cosaques envoyé sur Tirle* mont pour avoir des nouvelles du général BqIow , lui eut rapporté de Bruxelles que les Prussiens se trouvaient à sa hauteur.

Ici se termine la première période des opéra-* tions du général Win^ingerode. U s*aiTéta quel-r ques jours à Namur , croyant indispensable , avant de s'engager entre la Sambre et la Meuse , de s'emparer de la place de PhilippeviUe , sous la^ quelle il avait fait avancer son avant-garde ; jugeant , non sans inquiétude, qu'il serait obligé, en reprenant l'offensive , de laisser encore Givet et Maubeuge sur ses ilancs^ II se plaignait que la nécessité d'établir dçs corps de blocqs devant les places, eût réduit ses forces ^ 8 mille hommes H ^ mille chevaux, et calculait avec anxiété, le temps que devaient mettre à le rejoindre les corps de Woronzow etStrogpnow que le prince 4e Suède lui renvoyait* Par l'événement, pe^ craintes n^'étaiept p^s fondées» puisque le seujl corps qu'il eût en tête , d'iiillçurs plus faible de moitié que le §ien » se trouvait alors à plus dç 13 piyriamètres de lui , appelé ^ opérçr contre d aiv tre3 ennemis*. ^.. .. .

Récapitulait lespo^fîçi^^ ^^^ ^rois.armées d'invasion.) o^ voit qu'elles occyp^i^nt au ^5 }anviej^, une ligne qni s^étçndait de Lapgies à Nantur, sur Vin dévçl^oppQnv^nt de plus de 3o myriainètres». 1^^ liÉ^n^r^s ^ §^int-Pizièr ^ cette lignç était çob^

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