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que l’on se conformait par là à lesprit et aux règles de l'Église. A la vérité l’on n’a pu donner à cette institution toutes les formes voulues par les Saints Canons. Ainsi, l’on n’a pas fondé de prébendes pour assurer lexistence matérielle des Chanoines. Mais la chose étant impossible, on y a suppléé en les faisant participer à la mense épiscopale, en réglant que tous les biens que pourrait acquérir l’Évéché, serviraient également au soutien de l’Évêque et de ses Chanoines, qui en menant la vie commune, ne feraient qu'une même famille, Toutes les acquisitions faites par l’Évèque ont uniquement tendu à cette fin. Si Pon n’y est pas arrivé jusqu'ici, c’est un ‘nalheur qu’il faut attribuer à des circonstances incontrôlables et que l’on ne saurait trop déplorer.
Quoiqu'il en soit, les Notices que Pon publie sur Pétablissement du Chapitre et sur chacun des Chanoines Capitulaires, donneront, en attendant de plus amples renseignements, une connaisance suffisante de cette Institution. En prétant une attention sérieuse aux faits et aux circonstances qui y sont exposés, l’on se convaincra facilement que tout a été fait pour se conformer aux intentions de l’Église qui veut toujours et partout placer sur les degrés de sa hiérarchie des hommes dévoués aux intérêts de la divine Majesté, et au salut des âmes.
C’est ce qui sera facile à comprendre, pour peu
que l’on fasse attention à ce qu’ont fait les Chanoines
un
pour aider l’Évêque dans l’administration du Diocèse, la formation des paroisses, le gouvernement des Communautés religieuses, la célébration des Saints Offices, la discipline des Chœurs, l’éclat du culte Divin, la pompe des cérémonies et la majesté du chant ecclésiastique, l’établissement et l'entretien des pieuses confréries, en un mot pour tout ce qni tient à la gloire de Dieu, à l’honneur de la religion et au bien des âmes.
Ces Notices sont empruntées, les unes aux journaux et les autres aux chroniques des Communautés. Il est visible qu’elles sont les échos des sentiments du cœur et dictées par la vérité, ladmiration, la charité et la vénération. Elles ont été accueillies dans le temps avec cet empressement qu’inspire Paffection que l’on porte à des hommes qui ont bien mérité de Dieu et de la religion. Le temps qui détruit tout pourrait avoir l’eflet de jeter le voile de Poubli sur les services rendus au Diocèse par ces hommes dent les noms méritent à si justes titres de passer à la postérité.
Recueillies comme elles le sont ici dans un cadre assez étroit, elles seront moins exposées à se perdre et à être oubliées. Elles conserveront donc la mémoire de ces hommes qui ont consacré leur existence au service de l’Église dans ce Diocèse.
A la tête de ces Notices des Chanoines, apparaît celle de Mgr. J. J. Lartigue, premier Évêque de
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Montréal. Ce n’est pas sans raison ; car il est à Lon droit regardé comme le premier fondateur du Chapitre de St. Jacques ; puisque, comme on le verra en son lieu, c’est à lui que l’on doit cette Institution. D’ailleurs, ce grand Évêque doit avoir la première place dans toutes les œuvres de ce Diocèse, qu’il a fondé dans les larmes et les sacrifices de tous genres, Car à ce fondateur de l’Épiscopat à Montréal, s’ap- Pliquent ces paroles de l'Écriture : Euntes ibant «t Jlebant mitten'es s:m'na sua.