‹ Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinismeChapitre 25 sur 61 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Leçons politiques et goui^ernement des Epoptts de Vlltuminisme.

Objet «u iLcLAiREZ les Tiations, c'est-à-dire , ôtei à tous eeilcçoDi. les peuples tout ce que nous appelons préjugés religieux, préjugés politiques; emparez-vous de ropiriion publique ; et sous cet empire vous verrez s'écrouler tout celui des constitutions qui gouvernent le monde. — Nous l'avons vu dans les mystères de Weishaupt ; tel était son grand moyen , tel étoit son espoir pour le succès de ses conspirations. Ses complots s'élendoient , nous l'avons vu encore , sur les sciences mcmes. li falloit aussi qu'elles disparussent comme k religion , les lois y les . princes , les nations , et

DE lImpiété et de l'Anarchie. 225.

nos villes , et nos demeures fixes. Il falloit rappeler le Vandalisme , l'époque des Barbares , et réduire toutes l€S sciences à celles des Nomades^ des sauvages égaux et libres. Toutes ces destructions dévoient et ne pouvoient être en effet que Fouvrage de l'opinion devenue générale dans sa corruption et sa perversité ; l'opinion dépend des sciences mêmes ou de la réputation de sage et de savant , attachée à celui qui prétend nous instruire ; avant d'anéantir les sciences mêmes il falloit donc d'abord faire servir leur nom , leur masque et leur autorité à conquérir l'opinion des peuples en faveur de la Secte. Ces erreurs une fois triomphantes , nos lois , nos sociétés , nos propriétés » nos villes et nos demeures fixes une fois renversées, et l'univers çandalisé , les sciences disparoissent d'elles-mêmes devant l'homme libre et sauva^^e. Voilà ce qu'avoient dit à Weishaupt ses méditations ; voilà ce qui dicta les lois données à ses Epoptes. 11 consacra ce grade à conquérir l'opinion publique par les siences , c'est-à-dire , à répandre toutes ses erreurs antireligieuses et anti - sociales , à l'ombre et sous le voile des sciences. Il fit de ce grade d'Ëpopte une société toute occupée des sciences ; il les accapara en quelque sorte pour usurper leur puissance sur l'opinion publique ; ou plutôt il les appela toutes dans sa secte pour les corrompre toutes , en les faisant servir à ses projets , bien assuré de voir ensuite leur empire tomber de luimême. Son grade Minerval étoit destiné à pervertir, sous le nom des sciences , l'esprit de ses jeunes élèves ; sonjgrade d'Epopte fut destiné à pervertir l'univers entiéTy^^au même nom et sous ^ le même voile. Il fit , des adeptes parvenus à ce ^rade , une académie ténébreuse , souterraine , mais répandue par-tout. Il organisa celte acadé^

3l3o Conspiration des Sophistes

mie monstnieuse ; il lui donna des lois si désàs^

treusement combinées , que par elles l'empiré de

la société et celui des sciences dévoient tomber

tout-à-la-fois.

Le projet peut sembler inconcevable , et supérieur à la scélératesse même du plus profond désorganisateur ; mais que Ton se souvienne d'abord combien îl est évidemment démontré par leurs mystères , que Wéishaupt et sa Secte ont la volonté ferme y le projet et précis et formel de ramener le genre hudiain aux Yisigoths et aux Vandales ; et par le Vandalisme , à toute rignîorance des hordes nomades et sauvages ; de ne laisser à l'univers pour toute science , que l'égalité , la liberté du peuple sans -culotte ; et qu'on daigne à présent nous suivre dans l'exposition des leçons que la Secte consacre à l'instruction de ses Epoptes , à l'organisation de leur académie.

« Les prêtres Illuminés , sont présidés par nn Doyen qu'ils élisent eux-memes. Ils ne doivent Accd^- être connus des grades inférieurs que sous le nom Êpopu^ d'Epoptes ; — leurs assemblées s'appelleront iJittoiiDéi. Synodes. — Tous lés Epoptes ( je préfère cette dénomination , et Ton en seut aisément la raison ) tous les Epoptes répandus dans un district composent un Synode ; mais dans chaque district il ne doit y avoir que neuf Epoptes , sans compter le Doyen et le Préfet du chapitre. — Les Supérieurs majeurs ont droit d'assister à ce Synode. » Des neuf Epotes, sept président aux sciences distribuées en sept facultés ', et dans l'ordre » suivant :

« I .^ Im Physique. Sous ce mot sont comprises y> la Dioplrique, la Catoptrique; THydraulIcjuc et » l'Hydrostatique ; l'Electricité , le Magnétisme , • TAttraction, etc.

DE lImPIÉTÉ ET DE L'ANARCHIE. 23 1 i » 2.^ La Médecine, y comprenant TAnatomie ^ p la Chirurgie , la Chimie , etc.

» 3.® Ze^ Mathématiques , TAlgèbre , TArchîp tecture civile et militaire ; la Marine , la Mé- ^ caniqiie , TAstronomie , etc.

» 4*° L'Histoire naturelle , TAgricultiirc , le » Jardinage , TËconomie , la Connaissance des ^ insectes, des animaux , jusqu'à l'homme; \^ » Minéralogie et la Métallurgie ; l'étude de9 » phénomènes terrestres , la Géologie,

» 5.^ La Politique , sous laquelle on com-

» prend l'étude de l'homme ; élude dont les lUu-

p minés majeurs fournissent les matériaux; la'

» Géographie , l'Histoire , la Biographie , l'Anti*

» quité , la Diplomatie , l'Histoire politique des

> Ordres , leur destin , leurs progrès , leurs

• dissentions mutuelles ; — ( ces Ordres mé

» paroissent être les diverses espèces de Franc-

» Maçons. ) Lia règle ajoute un nota henè , por-

» tant qu'il faudra spécialement insister sur cet

» article , que les dissentions des Illuminés et

s> des Franc -Maçons ont rendu sans doute plus

p intéressant pour la Secte.

» 6.** Les Arts ; la Mécanique , la Peinture > » la Sculture , la Gravure , la Musique , la y Danse , l'Eloquence , la Poésie , la Rhéto- )> rique , toutes les parties de la Littérature \ » les Métiers.

» 7 .® Les Sciences occultes ; l'étude des langues » orientales ou autres moins communes ; Vart » des écritures secrètes ; Tarr de les déchiffrer ; » l'art de violer les cachets des autres , et celui ^ d'empêcher que les nôtres ne le soient ; 5> petschqften zu erbrechen ^ und fur das erbre- » chen zu hewahren. — Les hiéroglyphes anciens

stÈ2 Conspiration des Sophistes

1» et modernes — et de nouveau , les société

» secrètes , les systèmes maçonniques , etc. )^

Dans rindîgnation qu^çxcitent , et cet art de violer le secret des lettres , et la double attention de le mettre au nombre des sciences , de charger im adepte dans chaque district du soin de pré* sider à cette étrange science , ne perdez pas de vue que je ne fais ici que traduire ou abréger le Code même de la Secte» ( f^oy» Inst. pour ce grade , iV.«« 1,2, 3,4> ï'*)

Les deux Epoptes qui dans le Synode illu<* ininé nç reçoivent aucune de ces sciences à présider » sont nommés secrétaires du Doyen et ses coadjuteurs. Les fonctions ainsi partagées y îl faut que nos Epoptes renoncent à toute autre affaira 9 soit domestique, soit politique ; à tout autre soin qu'à celui de se perfectionner dans la partie des sciences qui leur est confiée ^ et d'inspecter , d'aider secrètement chaque Frère des grades inférieurs , dan3 le^ Oravatu auxquels ils se destinent.

Le grand objet de cette institution est d^ns^^ pirer aux élèves le plus grand respect pour la 3ecte , dans l'idée qu'elle leur fournira tous les moyens , toutes les lumières dont ils ont besoin j

Îuelle que soit la carrière qu'ils ont embrassée. les Frères insinuans Içur ont annoncé , et l'Ordre a pris l'engngement de leur fournir tous ces secours ; il faut que cette idée d'une Société savante dont ils ont l'honnenr d'être membres, les maintienne dans la docilité et la vénération pour des Chefs dont les préceptes ne semblent émaner qu'avec la lumière du plus profond savoir, Jj'artifice répond en quelque sorte à la promesse^

To -it élève reçu dans les écoles Minervales , H dâ commencer par déclarer à quelle espèce 4«

DE lImpiété et de l'Anarchie. 233 Scienoe ou d'art il se destlnoit , à moins qu'il ne fât de ceux qui payent en argent les services que riUuminisine ne peut pas attendre de leur génie. Cette déclaration passe successivement des Loges inférieures au Provincial , qui l'annonce au Doyen ; le Doyen en avertit l'Epopte nommé pour présider à la science embrassée par le nouvel adepte. Dès cet instant l'Epopte inscrit le nouveau venu sur la liste des élèves dont il doit surveiller les travaux. Dès-lors c'est à ce même Epopte et par la même voie qu'arrivent tous les essais , les discours , les traites que la Secte attend du nou« Tel adepte , dans ses écoles M inervales. Le pre^ mier avantage qui en résidte est de faire connoitre â l'Epopte Inspecteur ceux que le Code appelle Jes meilleures têtes de V Ordre.

Il pourra survenir des doutes & l'élève ; il aura des difficultés à vaincre ou des questions à proposer dans sa carrière : on lui a dit que la science est dans l'Ordre , qu'il n^a qu'à s'adresser aux Supérieurs ; que la lumière descendra jusqu'à lui : il ignore encore quels sont ces Supérieurs ; ses questions et ses doutes n'en arrivent pas moins à l'Epopte Président. Il est pour celui-ci divers moyens de les résoudre , de ne pas se laisser prendre au dépourvu.

D'abord il est un certain nombre de questions que l'Epopte doit avoir prévues , qu'il doit au moins s'occuper à prévoir. Il en est que ses

Îrédécesseurs ou ses confrères dans les autres districts et même dans les autres Empires , ont déjà résolues. Il est dans l'ordre un soin spécial de recueillir toutes ces solutions , et d'en faire passer le dépôt à ceux qui peuvent en faire l'usage convenable aux vues de la Secte. Chaque Epopte est chargé d'étudier celles qui ont rapport à sa partie; il doit même les avoir rangées àsm ^^

^34 CONSPIEATION DES SOPHISTES

tablettes par ordre alphabétique , afin de Ie$ avoir toujours sous la main , dès qu^il aura besoio d'y recourir. Si malgré cette précaution l'Ëpopte est pris au dépourvu , s'il ne suffit pas à résoudre les difficultés des élèves, il pourra s'adresser au Doyen , qui répondra luirméme ou bien s'adressera au Provincial. Crainte cependant que les Supérieurs ne soient trop souvent interrompus dans leurs importantes occupations , la règle de l'Ëpopte l'avertit de ne point avoir recours à eux sans nécessité y de ne pas faire sur-^tout de leurs lumières un prétexte pour sa propre négligence.— La question peut être difficile à résoudre pour le Provincial même ; il la proposera aux Ëpoptes de sa province. Si elle reste encore sans réponse , elle sera portée au Supérieur national ; de celui-ci enfin , au conseil suprême des Aréopa* gites. Tous les Sa vans de l'Ordre seront consultés* Avant de remonter si haut , l'Ëpopte pourra tnettre à contribution les profanes mêmes, en leur laissant cependant ignorer le recours de la Secte à leurs lumières , le besoin qu^elle en a et l'usage qu'elle en fait. Cette précaution est spécialement recommandée au savant £popte$ elle Test en ces termes : LcHrsque vos connois^ sances et celles des élèves ne suffiront pas , vous pourrez demander Tavis des savans étranc[ers y, et Jfinre servir leur science au profit ae notre Ordre , mais cela sans qvbils den aperçoivent^ ( ohne dass sie es bemerken. ) Cette précaution est d'autant plus nécessaire , qu'un des grands objets de l'Ëpopte doit être d'arriver au point où les Illuminés puissent se passer de tous les profanes du monde , sans que les pro« fanes puissent se passer de l'IUuminisme. Dass der orden den ubrigen profanen welt noth-^ wendig , sich aber dieselbe im gergentlieil ûnt-^ behrlichmachet^{ Ibid. N.®« 3 , 5,6, g. )

DE l'Impiété et de l^Anarchie. 235 Pour recourir moins souvent aux profanes ou à ses supérieurs , il est pour l'Epopte un art de profiter de toute la science des élèves du district , et de leur faire croire que toute cette science vient de leurs Supérieurs inconnus. Cet art consiste à faire proposer aux différentes Loges les questions qui pourroient Tembarrasser luimême , de réunir ensuite et d'étudier , de com« biner les productions qui lui sont envoyées. Tous les Ëpoptes de la province en font chacun autant dans leurs district. Chacun y récueille ce qu'il a trouvé de plus remarquable dans les

Î)roauctions des Loges qu'il inspecte ; chacun 'apporte à l'assemblée provinciale et annuelle; Là , de nouveaux Epoptes sont chargés de ré* diger l'ensemble de ces productions , d'en ex* traire tout ce qui peut résoudre les questions proposées ou bien en éclaircir de nouvelles. Ce qui se fait dans une province y se fait de même dans les autres ; c'est un nouveau recueil à rédiger sous l'inspection du Chef national ont même des Âréopagites. C'est un nouveau trésor

S ni , venant enrichir la bibliothèque secrète des Ipoptes , leur fournit le moyen de maintenir dans l'esprit des élèves la haute idée de la science des chefs. ( N.^' 5 et 12.) C'est encore le moyen d'arriver un jour à là formation d'un Code systématique , d'un cours complet d'études à (l'usage de la Secte. ( N.^ 1 5. )

On ne peut s'empêcher de l'observer : unô Société qui , dans toute autre vue et sans affecter ce mystérieux secret , recourroit aux mêmes moyens , mettroit le même intérêt à la discussion , à l'éclaircissement des vérités utiles, rendroit aux sciences et aux arts d'importans services. Mais ici le concert de tous ces Epoptes ne tend à l'empire des sciences

236 Conspiration des Sophistes que poar les altérer , en les dirigeant tontes au ^uleversement des Empires et de la Religion , au triomphe des systèmes désorganisateurs ^ toujours sous le prétexte familier à i- lUuminisme ^ de ramener le genre humain à la nature seule ; dass der order die bisherigen système entbeh-ren , und eigene auf die natur allein gegrûn* dele système seinen anhœnger rorlegen hœnne.

Veut-DU savoir en effet l'usage que chaque Ëpopte fait de la science dans laquelle il est supposa se perfectionner chaque jour ? Observons les questions qu'elle lui sert à résoudre ou à faire résoudre par ses élèves. Jugeons de ces questions , de leur objet , par la loi même qui en trace la marche.

« L'Epopte , dit le Code , tiendra note d'un f» très-grand nombre de questions importantes 9 à éclaircir , et qu'il aura un jour à proposer. » En fait , par exemple , de philosophie pra^ » tique , il demandera à quel point est vrai 1» le principe , que tous les m^oyens sont U^ » cites quand ils conduisent à un but louable ? » Comment il faut limiter cette maxime , pour » tenir le milieu entre l'abus Jésuitique et Tes- *> clavage du préjugé méticuleux ? — Les ques- » tions de cette espèce seront envoyées au » Doyen , qui les fera passer aux diverses écoles » minervales pour en occuper les élèves; et » de leurs solutions il résultera une foule ï> d'idées neuves , hardies et utiles , dont notre w magasin s'enrichira. » ( Id. N.^ FIL )

Ne faisons point entrer dans nos réflexions l'atroce imputation faite ici aux Jésuites. laissons le soin de les juger à ceux qui ont appris à les connoitre par leur conduite et par leur vraie doctrine , bien mieux que par des assertions atrocement calomnieuses, ou bien par des ^ar

CE L^MtlÉTÈ ET DE L'ANARÇrflE, îiSi

tires , malgré tout le génie et tout le sel de rironie , justement condamnées dans divers tri-» bunaux , comme pleines de fanssetés et d'infidélités. ( Foy. Dict. hist* de Flexier Durerai , riouv. édit. art. Pascal. ) Laissons sur-tout à ceux qui Ont été élevés par les Jésuites , le soin de prononcer sur l'outrage que leur fait ici le Code illuminé. Je ne me crois pas obligé d'imiter le célèbre Hoffmann , aujourd'hui professeur à l'université de Vienne en Autriche , et le plus redoutable adversaire des illuminés ; je ne crois pas devoir insérer comme 'lui à propos des calomniés de la Secte ^ une longue justification des Jésuites* ( Voy^ hochwichtige Erinnerungençon Leopoldalois — Hoffmann , sec* V^ p. 279—307. ) Mais comment ne pas voir que la tournure prise ici par le Législateur illuminé , n'annonce rien moins qu'une disposition à modifier , à limiter ce fameux principe : La fin sanctifie tous les moyens ; ce qu'il cherche évidemment , c'est à faire sortir ces iaées neuuesy hardies et utiles à la Secte ; c'est à disposer les tideptes à décider un jour comme lui , que rien nest criminel , pas même le vol et le larcin , s'il est utile , et sur-tout s'il conduit au but de l'IUuminisme. Ce qu'il veut par ces sortes de questions , c'est avoir occasion de distinguer ceux des élèves qui se montreront plus ou moins dignes des derniers mystères , par plus ou moins de disposition à ne plus écou* ter la conscience et le remords dans les forfaits à commettre pour le triomphe de ses complots. Voilà toute la science à inspirer avec tant de soin » de la part des Ëpoptes , quant à la philo« Sophie pratique»

Quant à la Religion , elle n'est pas même comprise au nombre des sciences à étudier par 1^

a38 Conspiration des S(»>histes

Epoptes ; mais il est une manière de la combattra et de la blasphémer , qui n'est pas oubliée dans leur Code. Pour avoir toujours prêtes les questions à résoudre ou bien à proposer en ce genre , chaque Epopte doit avoir un mémorial en forme de re-gistre , où elle sont rangées par ordre alphabet' tique* « Par exemple , dit le Code , dans la liste X» des sciences secrètes et des hiérographes ^ à la » lettre C , se trouve le mot Croix; et aundessous » de la note suivante. — Poiu" savoir combien 3» cet hiérograpbe est ancien , consultes tel ou- » vrage, imprimé telle année, telle page, ou bien » tel manuscrit , coté M* ( N.^ XV. ) » Est-il bien difficile de voir ici que l'objet de ces prétendues sciences secrètes , hiéroglyphiques , est d'apprendre aux élèves à ne voir dans la Croix qu'un ancien hiéroglyphe érigé par l'ignorance et la superstition^ en signe de la rédemption du genre humain. La science des Epoptes illuminés sur ce précieux signe , est restée et restera sans doute encore long-temps oculte. En attendant qu'elle sorte des ténèbres, on peut les défier de montrer dans l'histoire du genre humain , un peuple quelconque, révérant la Croix comme signe du salut, autérieurement à Tépoque du Clu:istianisme et des triomphes du Dieu crucifié.

Les Epoptes ont aussi leur historien , leur annaliste ; et l'annaliste illuminé trouve aussi ses lois dans ce Code. On peut y distinguer les suivantes* . — Chaque province illuminée doit avoir «son historien à l'imitation des anciens annalistes et cbrono» Jogues. Celui-ci doit avoir son journal. -— Outre jes faits connus , il recueillera spécialement , et de préférence^ les anecdotes de V histoire ^secrète. — il s'appliquera à tirer de l'obscurité tout homme Je mérite dans quélqu'oublî qu'il ait vécu. — 11 les jEgra conooltro au Provincial^ qui aura sioin d'en,

DE lImpiété et de L'ANAIVailE. aSg instruire les frères, — Chaque Provincial aura son calendrier propre , dans lequel ^au lieu des Saints) se trouvera pour chaque jour ae l'annëe le nom d'an honune à révérer , ou à détester , à maudire , suivant que sa conduite l'aura rendu plus spécialement cher ou odieux aux frères.— Mon nom sera peut-^tre dans ce calendrier avec la lettre de malédiction. Je m'en console d'avance en le voyant à côté de celui de Zimmermann et d'Hoffmann , «roi n'ont pas moins que moi mérité la noire apothéose. Mais il en est d'une autre espèce pour les Frères ; c'est celle à laquelle le Code les avertit ^a'ils peui^ent tous prétendre ; celle sans doute du Frère Mirabeau tet de Marat.

Conformément aux mêmes lois , l'Epopte chronologue aura soin de faire connoitre aux loges Minervales les faits mémorables. — U ne manquera par d'y insérer les actions basses et odieuses , en les peignant des traits convenables. Il n'oul>liera pas en ce genre celle des hommes élei>és aux premières dignités ou qui jouissent de la plus haute considération* ( N.** XVIII. ) . Après les lois de l'Historiographe » viennent celles de l'Epopte , qui a la surintendance des sciences en fait de politique , et sur-tout en fait de connoissance des hommes. On a vu à quel point cette science est précieuse à l'IUuminisme j et combien il la fait dépendre de l'esprit observateur. — Que nul Frère ne prétende a la dignité d'Epopte illuminé y d'Epopte présidant à quelque science que ce soit , s'il n'a satisfait à ces trois questions : Qu'est-ce que l'esprit observateur ? — Clonmientcet esprit peut-il s'acquérir? et comment se forment de bons observateurs ? — Quelle est la méthode à suivre pour ctre exact et juste dans ses observations? — Quand un Epopte s'est assez distingué dans sa réponse à ces questions » pour

1ï4ù CONSPÏRAtlON DES SOPHïSlM

être élu chef des observateurs ou adeptes Scftt* tateurs , c'est lui qui devient dépositaire de toutes ces notes que nous avons vues tracées avec tant de soin sur le caractère , les passions , les talens et rhistoire des Frères. Lorsqu'il a trouvé dans ces notes le portrait et la vie d'un adepte plus inté^ ressant, il en fera^ sans le nommer , le prototype de!s questions à proposer aux écoles Minervales^ Il demandera , par exemple ^ quelles sont les idées qu'un homme , avec tel caractère ou telles passions , embrassera ou bien rejettera ? --- Comment , avec ces données, on pourroit faire naître ou affoi-^ blir telle inclination ? ^ Quel adepte dans l'ordre seroit plus utilement chargé de celte commission ? — Comment un tel homme doit penser sur la Religion et les Gouvememens ? — Si on peut le regarder comme supérieur à tous les préjugés", comme prêt à sacrifier son intérêt à celui de la vérité ? — S'il manque de confiance ou d'attachement, comment il faudrôit s'y prendre pour lui en inspirer davantage; et quel homme y réussiroit mieux ? — Enfin , çuel est dans /'Fiat ou dans Vllluminisme remploi quil rempliroit le mieux et dans lequel il seroit plus utile ? »

L'Kpople , Président scrutateur , recueille les réponses à ces questions , les rédiee , en envoie au Doyen le résultat. Le Provinc ial le reçoit du Doyen , et c'est par4à qu'il juge si l'adepte en ques» tion est un homme moral y désintéressé ^ libre de tout préjugé , bienfaisant ; s'il peut être utile à r Ordre , et à quel genre de sennce on peut l'em^ ployer. — De ces observations de détail , TKpopte scrutateur aura soin de tirer des règles , des maximes générales sur la connoissance des hommes ; il les rédigera encore et les fera parvenir aux Supérieurs. ( Idem N."" XVIII. )

A force- de semblables observations sur cette

science

M l^mpiAté Et DE l*Anarchié. a^t' . Science et sur toutes les autres , rilluminisme f ajoute ici le Code , se trouvera peu à peu en état de faire des découvertes en tout genre ^ de produire de nouveaux systèmes » de donner en tout des preuves supérieures de ses travaux et de ses tré^ sors scientifiques* Il ac<|uerra dans le monde la réputation de s^étre vraiment mis en possession de toutes les connoissances humaines* ( Idem ^ JV.o XX. )

Crainte de partager cette gloire avec le reste ded hommes , ou crainte que chacun ne fît pas de ces connoissances le même usage que les illuminés y il est des précautions réglées par le même Code ^ pour réserver à l'ordre le fruit de ses travaux* m Certaines parties de ses connoissances et dé« n couvertes pourront être livrées à Timpressioti «f» avec la permission des Chefs ; mais alors , dit yt la loi , non-seulement ces livres ne seront corn-- » mu niques à aucun profane , mais comme ils ne p sortiront que des Imprimeries de l^Ordre , on 9» les fera connoitre aux Frères seulement ^ et s» cela à proportion de leurs grades. » ( Idem ,

jv.^ xrii. )

« Afin que nos dignes coopérateurs iie perdent ^ pas la gloire de leurs travaux « tout nouveau » principe , toute nouvelle machine , et toute autre » découverte^ portera k jamais le nom de son in-*' n venteur , pour rendre sa mémoire précieuse i » la postérité. « ( Idem, N."" XXlII.)

« Par la même raison > et pour que l'Ordre ne n soit point privé d^un secret dû aux soins qu'il j» prend de ses élèves , nul ne poiu-ra commimi- » quer aux profanes la découverte qu^il aura faite » chez nous. -<*- Nul livre relatif à ces objets ne » sera imprimé sans la permission des Supérieurs $ j» et delà cette loi générale portant , quelesFrèreâ 9 nje publieront auctme de leurs productions s^xiA Tome llL Q

â4i Conspiration des Sophistes

9 ragrémeni des provinciaux. C'est aux mentes rt Supérieurs h décider si le livre d'un Frère est *> de nature à ne pouvoir être imprimé que par D les presses de l'Ordre , et quels sont les Frères » qui peuvent le lire. — S'il y a quelques Frères » à chasser de l'Ordre , le Supérieur local doit en )► être averti d'avance , et voir comment il faut D s'y prendre pour leur tirer des mains non-seu- » lement nos manuscrits , mais nos imprimés, n {Idem, N.^ XXIV.)

Le Législateur illuminé cherchant à justifier toutes ces précautions » allègue ici , d'abord les droits de l'Ordre aux travaux des Frères ; ensuite l'attrait même du secret qui nourrit par la curiosité l'ardeur de s'instruire ; et enfin l'avantage qu'il y a inême pour les sciences à être conservées par des hommes qui n'en font part aux autres qu'après les préparations requises pour en mieux profiter. D'ailleurs , ajoute-t-il , tout homme est maître de se faire illuminé , de participer à nos connoissances. D'ailleurs encore y qui sait mieux que notre Ordre , les rendre utiles au genre humain et en conserver le dépôt ? — Après cette justification , que Ton peut désormais apprécier , il revient à ses Epoptes , les avertit que c'est à eux de savoir faire plier toutes ces connoissances aux vues et au plan de l'Illuminisme. « 11 faudra , leur j> dit-il , peser mûrement les besoins de chaque 3fr siècle et ceux de votre district. Délibérez là- » dessus dans vos synodes , demandez des insiruc- 5) tiens des Supérieurs. » Tout-à-coup , et sans autre préambule , ses regards s'étendent au-delà de ses loges. Le lecteur ne sait pas où ils vont se fixer : qu'il lise et qu'il apprenne quel doit être le grand objet des Epoptes ; quelles conquêtes ils doivent faire à l'Ordre , et jusques où ils doivent chercher à établir les systèmes de kur lUmninisme*

DE l'Impiété et de l'Anarchie. a43 — te Voas devez , leur dit subitement leur Lëgis- » lateur y vous devez sans cesse former de nou- i » veaux plans , afin de voir comment on peut dans l l^<^ C^< - 9f VOS provinces s'emparer de l'^duc ation pu- M » , / » biique , du gouvernement ecclésiastique , des l '

p chaues d enseignemens et de prédication. Mus-^ » sen stets neue plane entworfen und eingefuhrt » werden ; wie man die hœnde in erziehungs"' » wesen , geislliche , regierung , lehr und pre^ 0 digt stahJe in derprovinz bekomme. » ( Liem^ N.** XXVIII. Cet objet est précieux à la Secte ; nous verrons le code y revenir.

Pour donner du crédit à ses plans , et pour s'insinuer à Tombre de sa prétendue science dans les écoles de TEglise elle-même , et jusque dans les chaires évangéliqnes , « TEpopte doit savoir » mériter la réputation d'un vrai savant. Par-tout f> 011 il se montre , qu'il marche ou qu'il s'arrête y i> qu*il soit assis ou debout ; là il faut qu'un nimbe % lumineux brille autoiu: de sa tête y répandant » la lumière sur ceux qui l'environnent. Il faut 1» que l'on s'estime heureux d'entendre dé sa ji bouche la pure vérité. Qu'il attaque par-tout 9 le préjugé , mais avec précaution , et suivant la ib règle qu'il en a , toujours ai^ec finesse et ai^ec * les égards dus à qui il s'adresse. » ( Ibid. lî. ) Qui diroit ses conseils donnés à un Vandale , et par un conjuré Vandale dont le cœur ne soupire qu'après l'heureuse époque , où , grâces au nimbe lumineux de sa science y toutes les nations disparottront , tout l'univers sera vandalisé ?

Après les écoles publiques et les chaires évan- { géliques , il est poiu* ces Vandales Epoptes un i autre empire à acquérir, celui du monde auteur , littérateur. « Dans ce monde de la littérature y » certains genres dominent dans leur temps , 71 aaivant la mode, et font l'admiration des t^tes

9 foibles« Tantôt ce sont les productions de Ven^ » thousiasme religieux ; tantôt c'est Tesprît senti- » mental, d'autrefois l'esprit philosophique; d'au- 9 trefois encore , ce sont des pastorales , des » romans de chevalerie , des poèmes épiques , dés » odes qui inondent le public* Il faut travailler à » mettre aussi à la mode ces principes de notre h Ordre , qui tendent au bonheur du genre hu-^ j» main ; » c'est-à-dire , toujours , ces principes qui y sous prétexte de rendre le genre humain heureux , et de n'en faire qu'une même famille , ne laisseroit pas même subsister une seule nation ^ pas une seule religion , pas un seul titre de pro^ priété , pas une seule ville , une seule maison ou demeure fixe.

Il faut gagner à nos principes la faveur de la mode, «afin que les jeunes Ecrivains les répandent >» dans le peuple et nous servent sans le vouloir ; » damit iunge schriftsteller dergleichen unter » das çolk ausbreiten , und uns , ohne das sie es » wissen , dienen*

n II faut aussi , pour échauffer les têtes , pré»

i» cher avec la plus grande chaleur riritérêt géné-^ » rai de Vhumanité , et inspirer V indifférence 3» pour toutes les unions ou sociétés plus étroites n (pour celles oui ne se composent que d*une » nation.) » Ici le scélérat Législateur ose encore proposer l'exemple de Jésus-Christ et de sa pré* tendue indifflérence pour sa famille* Parce que Jésus est mort pour tous les hommes , parce que son affection pour la plus sainte des Mères ne lui a jamais fait oublier le grand œuvre de la rédemp-» tion du genre humain , il faut que TEpopte illu-miné trouve des imbécilles se laissant persuader qu'aimer le genre humain , c'est dissoudre toutes les nations ! ( Ibid. 3. ) Nouvelle loi à suivre pour l'Epopte pour ao

DE l'Impiété et de l'Anarchie. 2^5 quérir à la Secte l'empire de la littérature. t< Vous \ ^-{ •!• aurez soin, lui dit sa règle, que les écrits de îCo^^^îîj^^x » nos adeptes soient exaltés dans le public ; vous i h /<o i » ferez emboucher la trompette en leur faveur ,f ' ^ * ( ausposannt ) et vous prendrez garde que les^ » Journalistes ne rendent pas nos Ecrivains sus- » pects, » ( Ibid. 4» )

Quant aux Sai^ans et aux Ecrii^aînSy gui , sans ! appartenir encore à notre illusminisme , ont des principes semblables aux nôtres , s^ils sont de ces hommes que nous appelons bons, « mettez-les » dans la classe de ceux qu'il Jaut enrôler» Que 3> le Doyen ait donc une liste de ces hommes- » là ; et que de temps à autre il ait soin de la }^ faire courir parmi les Frères. » ( Ibid. 5. )

Reprenons un instant toutes ces lois , et voyons comment elles tendent à infecter insensiblement tout l'empire des Lettres. Dans ses académies Minervales , la Secte a d'abord ses propres élèves à former* J'ai dit avec quel soin elle inculque ses principes dans chacune de ses écoles. De peur que ces principes ne s'altèrent, les Epoptes eux-mêmes ont leurs assemblées provinciales; etlà tout se combine entre eux , tout se prépare , tout se prévoit. Là chaque Epopte arrive muni de ses notes , de ses observations sur tout ce qui pourroit ou mettre obstacle , ou ajouter dans son district aux progrès de la science illuminée. Tous les comptes, toutes les délibérations de ces assemblées sont envoyées an Supérieur national, qui les inspecte , et veille à ce que le même esprit se maintienne dans toutes. Ce qu'il fait pour sa nation , Taréopage de la Secte le fait pour les Epoptes de toutes les nations. Ainsi, les Ecoles Minervales ,les Epoptes de tous les districts , de toutes les Provinces , de tous les Empires ne sont qu'une seule et même académie^ invisible aux profanes , mais dans ses ramifications

^4^ Conspiration des Sophistes souterraines s'étendant par-lout comme la Secte même y et par-tout maintenant les mêmes principes , par-tout animëe du même esprit , suivant les mcmes lois ; et par toutes ses lois n'appelant ^ ne cultivant les sciences que pour les faire servir aux mêmes complots d'impiété y de désorganisa*tion universelle.

C'est peu que l'imité , l'universalité de cette académie conspiratrice dans le sein de la Secte ; il faut qu'elle s'empare des écoles publiques ^ des chaires évangéhques. Il faut qu'elle dirige les taiens de tout L.itlérateur ; qu'elle plie tous les génies à ses projets ; qu'elle fasse servir à ses complots jusqu'à l'empire de la mode. Depuis l'enfance qui épèle , jusqu'au docteur qui développe le trésor des sciences , il faut que l'illuminisme subjugue l'opinion , et que les sciences me soient plus que l'instrument de ses triomphes j)our périr elles-mêmes , quand par elles il aura fait périr les Lois , l'Autel , le Trône et toute propriété individuelle et toute société nationale. Rapprochez les mystères de la Secte du Code de ses Epoptes ; et dites - nous si tels ne sont pas les derniers résultats de cet empire qu'elle cherche par eux à usurper sur les sciences ? Ils inspirent l'horreur , Tindignation , ces résultats. Le monstrueux Législateur qui a pu les com^ hiner , prétend qu ils commandent l'admiration et le respect à ses élèves , et ce sont encore ses Epoptes qu'il charge de les leur inspirer. «Il » fout , leur dit-il , que vous donniez à nos ti classes inférieures une idée si sublime de » la sainteté de notre Ordre, que , par exemple , 9> une ^iromesse faite siu* l'honneur de notre 3» llhimmisme , soit pour eux le plus inviolable » des sermens. »> ( Idem , N.^ XXIX» ) Ainsi l'adiée supplée au nom de Dieu. Il lui faut des

DE lImPIÉTÉ et de l' ANARCHIE. 2^7

liens ; il a brisé tous ceux de la conscience 9 il appelle l'honneur, et il le place dans l'ensemble même de ses forfaits. t< Celui-là , ose » dire Weisha^ipt , celui-là sera infâme , qui » aura s^iolé le serment fait sur Vhonneur de » ma société* De quelque rang quil soit , il » sera proclamé infâme dans tout V Ordre ; il 3» le sera sans rémission et sans espoir. Je » veux qu'ils en soient prévenus ; qu'iU pèsent s> mûrement combien il est terrible ce serment » sur mon Ordre ; je veux qu'on leur en re- » présente clairement et vivement toutes les j> suites. » ( Ecrits origin. t. s , lett. 8 à Caton.) Les Epoptes charges d'inspirer cette vénération , sont en possession d'un grade trop révéré dans la Secte , pour en compromettre la dignité. Ils assistent , quand bon leur semble , aux assemblées des grades inférieurs : mais ils ne doivent y exercer aucun emploi , si ce n'est celui de Préfet dans le chapitre des frères ChevaKers Ecossais. La gène et la contrainte que leur présence inspireroit , pourroient être un obstacle a leurs observations dans ces grades inférieurs. Les adeptes pourroient se contenir devant TEpopte » et il faut qu'il les voie dans leur état habituel. Il ne paroitra donc jamais au milieu d'eux que comme leur égal. Une loi formelle lui fait un devoir de leur cacher son grade , son costume , et le nom même de la classe y où il est élevé. ( Id. N."" XXXI. ) Supérieur inconnu , et sur les mêmes bancs , il les verra plus libres autour de lui, il n'en fera que plus librement lui-même les fonctions de Scrutateur ; il connoitra mieux leur portée. Ses leçons données sur le ton de l'égalité seront plus insinuantes. Sans se faire connoîte comme maître , il en jugera mieui^ ce qui manque à ses élèves , et

îs48 Conspiration des SoTmsxES

s'assurera mieux de leurs progrès. — Si parmi ces élèves , il en est quelques-uns dont le zèle et la fidélité soient spécialement à l'épreuve, ceux-là pourront entrer dans sa confidence ; il les proposera au doyen , qui peut les appeler auprès de sa personne et eu faire ses acolytes. Le Doyen pourra même se décharger sur eux d'une partie de sa correspondance , et les admettre au synode des Epoptes , en attendant qu'ils se soient montrés dignes d'être admis à tous les mystères réservés à cette classe» (^Idem , N.'^XXXJI.)

Ici se termine la partie du Code qui doit être communiquée à tous les Epoptes. Les chapitres suivans nous diront les nouvelles instructions qui les attendent , lorsqu'ils seront créés Régens ou Princes illuminés.

Page 1