DU MONTHLY REVIEW
Belaiifs mux Mémoires sur le Jacobimsme.
J.L est des Journalistes Jontle suffrage m*ést prëcleiii; parce que je connoîs les services ({u'ils rendent an public , en propageant les bons principes. Il eu est dont r éloge me seroit odieux, parce que sous le masque des sciences , ils ne servent que la cause d^ l'impiëtë et de la rébellion. Je ne lis pas asses habituellement M. Griffith , ou bien son Monthljr Review^ pour savoir dans quelle classe il faut le ranger , lui ou son lieutenant et son faiseur. Mais il seroit fâcheux que Ton pût en juger par le compte qu'ils ont rendu de mes Mémoires sur le Jacobinisme. Dans Tappendiccy au vingt-cinqnième volume de leur Journal , ils ont amalgamé des imputations , sur lesquelles je laisserois 2i tout lecteur le soin de prononcer , s'il s'agîssoit d'une dispute purement littéraire \ mais j'ai dénoncé la conspiration la plus redoutable qui ait jamais été tramée contre là Religion et la société ; je dois 2i ma cause » je me dois 2i moi» même de prouver ^ qui conviennent les accusations de mauvaise foi , de tours d*<tdres$p , et d*une perfide in» génuité» Heureusement la tâche n'est pas bien difRcile. i.^ M. Griifith me fait la grâce de trouver passables » satisfaisantes même , les preuves que je donne de U ' Conspiration des Sophistes contre F Autel ; mais celles des Sophistes contre le Trône lui semblent , nous dit-il, si imparfaitement démontrées» que jusqu'ici il croit devoir attribuer l'extinction de la Royauté en France )i des circonstances locales, bien ulus qu'aux vœux et aux complots des chefs de la Révolution. Ce qu'il y a de ▼rai , c'est que les Jacobins ne seroient pas fâchés que Ton s'en tînt 2é cette opinion ; c'est que les Jacohms aussi prétendent avoir le droit de dire à nos Rois : Si
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làéns en roulons h. votsie Trône , prene£*voa8-en ^>ousmêmes ; ce sont vos perfidies et votre despotisme qui , bien plus que Brissot et Syejes, ont détrône Louis XVI; qui 9 bien plds'que Pétnion et Kobespîerre , ont fait tomber sa tête. C'est sur-lbut la tyrannie de Louis XVI , qui nous a inspira le vœu si public , de ne pas laisser un seul iVoi ^ur la terre; Mbjs x;ê qu-il 7 â dé vrai aussi , c'est que M. Grif&th aime bien mieux prononcer sur mes preuves que les citçr ou les analyser, de peur que ses lecteui% ne le)s trout^snt dëihonstratives. Pas la moindre mention des lettres , des systèmes , du club des Sopbiste^ d'MoIbacky dii Comité cei^ràl, des émissaires du Gitind-Orieut , des déclamations , des aveux si formels des confurés eux-mêmes, des adeptes Leroi, Condorcet , .Gudin , Lamétberie, ou des confrères journalistes du Mérënte. Tout cela prouveroit que Rî. Grif- 'fith est difficile en fait de preuves, quand if lui plaît de l'être; et qu'il sait au moins les taire, sinon- lés réfuter. Il est tant d^homnies qui jugent sur la parole du Ma^ gister , qu'il ne vaut p^s la peine de leui: donner des raisons. Vous verrez que 'M. Griifilb ne daignera pas faire mention de ee^^l^'ole qui nous parlolt si positivement ^ et il ya'si Ibu^tenips, de la conspiration A^s Sophistes contre îe Ifi^pé. M. Griffith aime à fermer lès yeux j je tie sais pas les faïre outrir do force.
2.® M« Grif&th Tious dit aussi que j'ai parfarteinenf tort en faisant de V égaille et de la liberté \é secret des Maçons. Ici j'étois presque tenté de ne voir dans'M.Grif- ' fith qu'un Frère dupe ; inais il a ses raisons pour pa«- Toître en savoir plus que moi. Il nous montre des côi;i^espondances, des ambassades établies entre les grandes l^oges de Londres fet de Berlin , dès i^'J&.i dans un temps où celie^i était le forer de convergence , le ventre dans, fequeï t^enoient se réunir tous tes rayons de la philoscrpKùe moderne / et puis U ajoute : Ces ambassades n*ét6ieM'èlleB que des jeux d'enfans I ou bien jr ktvoit'il (fuelijtiesi 'Timàlëons cachés dans les Loges^ î *=— J'àtouerai franchement que si j'avois connu ces ambassades, ^es'corrèsj^fo'ùdances avec une Loge devenue le centre des Sot>histes , au lieu de rétracter mes preuves imr la Conspiration des'Trahc-Maçons , je n aurois fait qu'y ajouter. J' aurois suivtoUt bien moins généralisé l'exception sur la Franc- Maçonnerie de la grande Loge de Londres , sï j'avois' su qu'elle recelât des Frères aussi ennemis des Rois que ce Timoléon , assassin de . soai
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itère Timophan^f comme an preimiex: Brutusle fat de ses enfans , comme un second Brutus le fut de soil ])iea(aiteur Cësar, et pour la même cause. Je laisse aut •Franc-Maçons Anglais le soin de dissiper les soupçons C|ae rëpand sur eux le Frère Journaliste. Mais pii avouera que Yoilàdiex M. Griffithune étrange manière de prouver que j'ai tort de chercher des coospirationi dans les Loges maçonniques ^ puîsqu'au lieu d'aecuse^ faussement les Fribres Maçons 9 tout mon tort seroit d'avoir excepté ceux même qu'on auroit cru lé moîné coupables.
3.^ M. Griffith devient plus étrangement difficile t .persuader , lorsqu'il s'agit des cbers Illuminés , et dé •leurs complots contre -toute société , toute propriété , et contre les sciences. C'est ici que les hnputations de jEnaùvdise foi , d'infidélité, de perfidie coulent sous ga ■plume. Le lecteur va juger quel est celui qui les mérite.
Le Journaliste tire ses grandes preures de la manière •dont j'ai traduit deux textes de Wcishaupt. J'avoue que le premier m'embarrasaa beaucoup, non par la difficulté du lanpige , par-tout ailleurs très-intelligible , mais par ia sottise et l'énorme contradiction que présente ce texte dans l'endroit où il se trouve. Pour traduire Weis-» baupt dans son sens littéral , il falloit lui faire dire : « Peu de besoins; voilà le premier pas vers la liberté. y Cesi pour cela <pie les sauvages et les hommes les » plus savons , ou bien les hommes éclairés au suprême i> degré ^ sont peut-être les seuls ' libres ^ les seuls inr » dépendons* » Je Toyois une grande ineptie 2i donner nos savaos pour les hommes qui ont le moins de besoins , ou qui sont le plus libres, le plus indépendans de la société. Ils ont d'abord besoin d'une fortune 'honnête qui les délivre de tout souci pour vaquer li l'étude. Us ont besoin que d'autres travaillent à les loger, à les nourrir , à les vêtir. Ils ont besoin plus que tout autre , de cette paix et de cette tranquillité , si nécessaires pouf le progrès des sciences. Ils sont les plus ingrats des citojreus , s'ils méconnôissent Tautorité publique , sans laquelle les sciences n'existeroient pas phis pour eux que pour les Hurons. Mettez un Académicien seul d'un coté , dans de vastes campagnes ou forêts ; mettes de Tautre un simple paysan , ou artisan , et vous verres lequel des deux a le moins besoin de l'autre pour se tirer d'aflaire*
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Ce n'est pas tout i^AYeishaapt tous donne très-posSti* yement les sciences pour mère de Vescla^age ; comment concevoir après cela que les savans sont les plus libres 9 les plus indëpendans des hommes l Pour éviter à Weishaupt ces absurdités, sachant très*-bien d'ailleurs que , suivant lui , il n'y a point d'hommes vëritablement éclaires , si ce n'est les sauvages ou ceux qui yeulent nous ramener à l'état des sauvages; je traduisis : 4. Peu ^ de besoins , voilà le premier pas vers la liberté. » Cest pour cela que les sauvages soru au suprême » degré les plus éclairés des hommes , et peut^tre ^ aussi les seuls libres ; '^ mais j'eus soin de citer le texte même de Weishaupt : Darum sind wilde , und in hœchsten grad aufgenlœrte j vielléicht die einzige freje menschen. Je citai ces paroles , afin que chacun pût leur donner le sens qu'il jugeroità propos. M. Grif^ îith a cru mieux .faire. Il a cité lui-même cet autre texte, où Weishaupt nous donne très-positivement les sciej^ces pour mère de l'esclavage $ il ne lui en fait pas moiins dire. que les savans et les sauvages sont peut-^tre les seuls • hommes libres. Je ne réclame point contre cette traduction $ elle rend mieux le sens de ia phrase prise séparément ; la mienne est plus conforme à l'en- ^ / semble du discpurs.. Je consens cependant que Ton
^ ' '^ ? Z^*' J mette cet errata ; « Tome S de ses mémoires , page 22,
/^ \^^^ ,-r » ligne II , lisez : Peu de besoins j voilà le premier
» pas vers la liberté. Cest pour cela que les sauvages 9^ et les savans , ou les hommes instruits au suprême » degré , sont peut^tre les seuls hommes libres, » Mais je veux qu'on ajoute : Observes la sottise et la contradiction. ^
4.^ Le second reproche de M. Grif&th , par qui j'entends ici l'auteur même de .cet' article , puisque c'est sur son compte qu'il s'imprime , le second reproche de M. Griffith sur ma traduction est conçu en ces termes : « Le texte de Weishaupt porte expressément, des/ormes » actuelles et imparfaites de la société civile , nous
V avons à passer à des formes nouvelles et mieux choi" » sies, — Mais pour attribuer à Weishaupt le projet
V pervers de perpétuer l'Anarchie , l'Abbé rend infidè* » lement ui^fairVf runders , ce passage , comme si le y le sens de Weishaupt étoit que nous avons à revenir
V à l'état sauvage. » Pui%, en faisant semblant de pouvoir citer dans mon ouvrage bien d'autres exemples diuGdëlilé, le Journaliste ajoute : « sur .l'article de la
< ix ) » propriété 9 et sont encore des libertés semUablatf • » mises en usage avec une ingénuité non moins perfide. » On ihe iopic ofpropertj^ similar freedoms nave beem* tised with a not less treacherous ingeauitx- :
Sur des reproches de cette nature j M. Grif&th , éGontez ma réponse : vous donnez joliment aux autres vos dé~ fauis, -^ Malgré tout ce* que tos accusations ont de calomnieux et de récoltant , ye tous atois écrit comme oa ponrcoit le flaire à un Journaliste honnête , qui peut se tromper» mais qui , après de semblables imputations, ne. refusera pas au mains de. mettre dans un des Nu* -méros suiyaus la justification que je lui envoie. Vous m'avez refusé oe moyen de détruire Vos -odieuses imputations. Je tous prévenois que dans tous les cas mou intention n'étoit pas de laisser le Public dans l'erreur où votre Journal Bourroit Huduire , erreur trop dangereiue dans lea .circonstances présentes. Je tous ofProîs ; un rcnd^s^vous ,> pour vouft montrer dans les Ecrits \ .originaux les preuves évidentes de vos calomnies. Vous , avec refusé tons ces moyens de rendre justice à la vérité. Vous n avez pas plus de droit d'être ménagé , que vous ne mémigez un Mnaane qui certaiaemenl n'avoit dans sou travaol d'autre vue que Tintéi^t^ public,. et. que certainement vous calomniez ici contré toute évidence.
Il VOUA plaît de donner la résolution oii je vous dijsois être » de désabuser le Public , pour une menace .rîsible de vous dénoncer comme Illuminé -, vous avez ajouté que. j'étois bien maître de vous faire ou ce re^ proche on ce compliment. ( Monthly review , June .17^ I art Correspondance. ) Eh bien , Monsieur, tous .êtes bien le maître vous-même , de prendre pour un reproche ou pour un compiimeni , tout ce que je vais dire de vous ou de -votre feiseur , mais sans savoir si vous êtes ou non dans lee deorets de Tllluminisme , au moins est-il bien sûr qu'un véritable Illuminé nepouvoit
Sas montrer moV:is dé bonne foi , que ne le fût Fauteur e l'article auquel j'ai à répondre.
Loin de vouloir prêter à Weijihanpt une intention . qu il n'avoit pas, lorsqu'il écrivoit ces paroles aus den staaien tretten wir in neue kluger Gewœhlte , je les ai exactement traduites par celles-ci : de ces sociétés ( civiles , de ces gouvememens ) nous passons à des vœux , à un choix plus sage ; et comme cette phrase , ni en Allemand-, ni en Français , ne dit par elle-même rien do précis ^ je me suis contenté d'arertir en note, que
la phrase saWante exprimoît hsket daîrement ce qm c'est que ce choix. ^Troisième voUmie-de ces Mé^ .^noiref page iSo. ) Le Tradi:icteur Anglais a omis cette note , qui dans le fond n'i^toit qu'un exoès de précaution. (Pa^tfiSt.) MaisTeût^l misecermme m^i, qu'en ^ësultoit-il antre chose qu'une attention {Particulière à ne point prêter à Weisbaopt un sens contraire li la. suite du texte l £st^>ce ma feute i h moi, si tout ce qui précède et tout ce qui suit , démontre évidemment qtiç ce Sophiste i^eut nous ramener à r<étnt semtage l Je ménagerois trop le Journaliste , on phitôt jfe a'en feroie qu'un. franc imbécille, si je disois qu'il a pu s'y'm^ prendre ; car voici cette pbhise arec ce» qui kt précède et ce qui là suit : « La nmtare a tiré pes h&mmes de ^ Véiaî sauvage et les a réunis en sociétés cMles ; de ^ ces saôiéeés :nous >passonè à des vcèuïx: f *à un-choix if plus sage. De nouvelles 4tssociations s't^frerU' à ces » vœux ; et par elles nous retenons à 4'ëtùt^éont nous V sommes sortis ynon pour parcourir de, nouveau Fart* » cien cerclé , mais^pour mieua? fouirdê nétre destinée, > Puisque le Journaliste reftise les rendc^t-^oub que nous lui demandons^ pour lui montrer le tei^e âdlcmand , qu'il lie bse ici ; qu'il le traduise ou ^ le ifiisvé- traduire par qui bon lui semblera ; je le défie devant tous left interprète^ ^' de* 'prouver ^uefaile înoins.du monde alt^*é le passager ^ ^«c Die naturhatdas mensekenge^ chlecht ans der wiVdhett gerissen , und in -staaten vè^ -reinigt; aus den staaten tretten v^ir lin aeue kluger gewœhtte* Zu imseren wiinschen naheh sich neué ifer^ bindungen und. durch dièse langen wir wieder dort an^ $vowir ausgegangen sind; ahernichi^um ^ereinst den ^Iten zirkul wieden zuruck zu machen^ ^ihdem uni unsere weitere bestinmtung ncéher tu erffahren, » Je le demande hardiment : Quel est l*esprit assez bouché , assez stupîde ^ asàéz dépourvU'de logique 9 pour ne pas Toir ici ^ que cet lëtsDt dont Weisfaaupf prétend que la nature nous a tirés » et auquel il veut qu'elle nous xamène par ses aseociations ( secrète^ ) est l^état sauvage l D'ailleups ^ Weishaupt ajoute qu'il Ta exj^quer ce mystère; comment rexpUque-t-ilf en consacrant plus de quarante pages à nous prouver que le but de la nature dans les sociétés secrètes , est de détruire jusqu'au nom de peuple , de prince , de nation ,-et de patrie. Il nous dit positivement que c*est là un de ses grands mystères^ Le monstrueux sophiste ajoute que le péché
originel » la chute* des thonané , n'est pat antre cliow
que leur formation en socl^trfs civiles , que la Rédemp-
./lo/t est notre rétablissement dans l'état antéHeur'b la
.société. C'est tfîflsi qa'il «xplîque la doctrine même de
l'Evangile ; c'est ainsi qu'il explique la Pierre hrutè^
fendue , polie , des FranC'Maçons ./ et- Ton viendra
nous accuser de fraude ^ de tours d^adresse , d'nne
ingénuité perfide, lorsque nous dévoilons l'absurdité
et la scélératesse de son lUnminisme ! M. Griffith , ou
TOUS M. son Lieutenant, prenez pdur vous ee qui vous
appartient ; gardez la fraude , les tours d'adresse ^ la
.perfidie , et laissez-nous notre ingénuité.
5.^ Qu'est^^e encore que toat lezMe du Journaliste potir JVeishaupt et pour Knigge , ce» dews vrais prototypes de rilluminisme l Pour les justifier , fl me paHe •du Théisme , et des opinions qn'iU ont a^ecté dé ëdu- •tenir dans leurs productions iaites pour le public ; H joue le Frère dupe , en se retranchant sur le Socinten Bassedxnv , que Wcishaupt fait lire à ses notices^. .Qu'est-oe jqu< cela fait; à un homme qui vous parle des opinions secrètes de Weishaupt , de Knigge , et qui voue les montre dans toate 'la doctrine ' de leurs mystères conspirateurs? A on |;àomme qui vous iait voir pair les lettrés même de Weishaupt et de Knigge , aptes rétudedd Sùûikien Bassedow, ces deux athées donnant ^ leoô^ i adeptes et leur recommandant toutes les productHMtB de l'athée Ronlanger-, de l'athée Robinet, de l'athée Helvétius , de l'athée Diderot, et tout cet athéisme^tenantmeme plutôt 4}ue nd Teût voulu Knigge , dévoiler les Moréts de la secte ? ( Ecrits originaux , tome I , ieithe 3 de Spartacus à Coton; tome 2 , lettre n de Philon nu même. ) — Que soiit encore potfr la conspîratibn que )e déToile toutes les Sitepties que le Jottrnsdiste copie des Jlkiminés Allemand» sur les Je** MÎtcB i touieslea «erreurs paniques <qttii affîeete surie retour^ Catholicisme dans les pays Froteslans ; comme si h« PrMcstâns et tous les Citoyens d'une religion ^ueloonqué n'avoient pas chacun le plus grand iMdk^t Il à^']àTÊseit miumittisme ? Si l'on veut donner lé changé ik i'Afi^letBrfè , comme les adeptes Vont fait quelque temps àTAllemagne, i'artlIiGe est usé. M. GrilBth aurd beau -répéter Mirabeau et Bcyineville, ou exalter comme eux les prétendues preuves de la Maçonnerie Jésoi*^ tique , découvertes par riltuminé Lucien NicolaX^ nous sommes )i portée df véiifier.ces grande^ preuves. Noua
(xij) prîeronft ]MI.*Griffith , de nous montrer le fameû Pé^ iican âëcouvert )i Oxford, et sur-tout de nous dire comment ce Pëlicao se trouve remplacé par tépervier fui se remphane ; et comment Vépervier qui se rent» plume démontre les Jésuites cachés depuis long^-temps dans les Loges Anglaises , et si l'on n'y prend garde , tons prêts à en sortir pour faire un terrible rayage. Il Toudra bien nous dire aussi , comment la dëmonstra^ tîon devient évidente , quand on fait attention mn Christophe ff^ren, l'Architecte de S. Paul , étoit h Oxford y professeur dians un coUëge , et que le pélican et l'épervier furent trouvés dans un autre collège ? Mais quand M. Griifith aura bien développé toutes ces landes preuves de Nicolaï, j'ai peur que les Anglais ne metteal l'inventeur et le panégyriste sur la même lîenè.'C P^ojrez le Monthljr Review^ Août 1798 , page ^^00 et /fil ;) mais voyeE aussi toutes ces inepties de jVicolaï f appréciées dans l'ouvrage Allemand intitulé , Leyoile.levé sur la Maçonnerie , page 5i8 e/ suiv. Et ^e M. Griffitb ne croie pas que tout soit dit ,
2nand nous aurons haussé les épaules sur cette fable a Catholicisme et du Jésuitisme cachés dans la Franc* Maçonnerie. Nous saurons , s'il le faut , produire de nouvelles preuves que toute cette fable n'a été inventée
Î|ue pour distraire les Protestans de Tattention qulfs but ott qu'ils doivent faire aux complots de l'Ilàuminisme. Nous montrerons les Frère» archi^^illuminés « Brunner , Curé catholique , apostat de Tiefetalbach j et l'apostat Nimis f le vrai Chabot. d'Allenugnie , les adeptes Dorschf et Blau , /fV^dera , fameux illuminés de Mayence et de Spire et de Boiinev méditant et eam« binant entre eux les moyens de donner à cette ftible en Allemagne, le nouveau cours que M. Griffitb: cherche h lui donner en Aqgletetre. Nous produirons la lettre de l'adepte Brunner à Ninds^ découverte dans les pa* piers de Blau^ et envoyée par les Officiers de la Justice à lEvéque de Spire. M. Griffith sait bien des choses sur la Maçonnerie et sur riUumiaîsme} il ponrroit cependant ignorer l'objet de cette lettre. Il faut qu'il la connoisse : il en concevra mieux le r6le qu'il joue , et les services qu'il rend k l'Illuminisme.
La dépêche est datée du 9 Juin 179a , c'est^à«<lire » d*un temps où la coalition des Princes sembloit menacer le Jacobinisme d'une perte prochaine i elle nous montre tous ces adeptes fort occupés du plan de donner à
VlUaminisme abe noayelle forme pour lai donner anssi ^e nouveUes forceB. Il fl'agît dans ce plan de trourer an . Tolle qui , cacliant nne grande . macbine , donne à sea îastrumens^IaliEert^ d*agir «ans être tos, et d'atteindra l'objet de la secte t sans être soupçonnés de s'occuper dllluminîsme.
Le Toile si propice an projet des Frères , est icne académie des sciences , composée- de denx classes d'hommes; les nns savans connas par lear sële pour U Religion , et les autres profonds Illuminés. Il deit j ayoir aussi pour protecteurs des membres honoraires; et si Dalbertf ajoute ici l'adepte auteur du projet , si Dalberî arrive une fois au Gouvernement^Ç^si de Suflra* gant il devient. Electeur de Mayence,) c*est de tous les Princes le meilleur pour noire objet, Peui^tre lui dévoilerons^nous tout notre plan , et mettrons-nous le centre de notre Académie dans Majrence. Pour éviter le soupçon des mystères cachés dans cette Académie p il sera bon que chacun de ses membres porte sur la poitrine une médaille ayant pour devise Rbligioni et SciENTiis ( 2i la Religion et aux Sciences. ) — - Pour mieux cacher Picore tout objet secret ^ Ufaudrcit spé^ cialement engager tous les savons Jésuites ^ par exemple Sattler^Sailer^ Mustchelle^ et les autres savons Reli^ gieux orthodoxes , tels que Gerbert et Schwartzûeberm — Ilfaudroit même faire annoncer l'établissement de notre Académie , non par un de nos adeptes , mais , si on lepouvoit , par un Jésuite,
Avez-Tous lu cela , IVl. Griffith \ Yojez ^ présent ce qu'ajoute le Frère auteur du beau projet : « Si avec » tout cela on crioit encore contre le Jésuitisme C€u:hé » et contre les progrès du Catholicisme j ce n'en seroit » que mieux ; on n'en évlteroit que mieux le soupçon » auhe association secrète , on pourroitj (obserTCt ces » paroles, M. GrifRth) on pourroit soi-même aider à "» répandre cette fausse alarme.^ Voici encore le texte Allemand ; traduisez-le vous-même dans fotre Journal , mais ajoutez-y aussi le texte , afin qu'on voie qui de nous aeux est le fourbe , le perfide ( le treacfaerous ) « wurde ûber heimlichen Jesuitism , oder ùber gœssere » aufbreitung des Katholicism geschrien^ desto besser; )► dadurch wûrde aller verdacht einer geheimen ver- » bindung nur um so mehr heseitiget. Mon kœnnte » sogar diesen blinden lœrm selbsschlagen helfen. » 7- Quand vous aures , Monsieur 1 biea médité sur ca
( xir ) j^Ian des adeptes I dites^nous , je Toag prie , ce que tous pouTtez £ftîre de mieax pour le seconder que ce qae tou» faîtes , en rendant compte de if ouvrage de M. Robisàn , du mien , et da la polissonnerie impri«M$e^ souS le titre de Première lettre d*un Franc^-M^Mçon à tabbé Barruel: •— Obserrex encore ane ce plan des adeptes est A^ Juin 1793; et je me natte au i nains quç tous ne ren* verres pas yos lecteurs à fiœttiger pour leur faire croire' que depuis 1790 il n* est plus question ntlllamimsme en Allemagne.
Je me flatte même qu'en ce moment tous pensez intérieurement comme moi , que vous auriez mieux fait 1 .^ de ne rien dire sur ces ouvrages , ou d*en parlef sur ua ton plus vrai et plus honnête; 2.^ d'accepter l'invitation que je vous raîsois de vous montrer les textes originaux ; 3^^ de publier la lettre que je vous priois d'insërer dans votre Journal ; 4*^' ^^ ftur*tout de' ne pas prétendre que je vous avoîs menacé de fous dénoncer comme Illuminé. Car franchement, Monsieur, je n'ai nulle envie de prononcer si les Illuminés vous ont admis^ vous ou votre faiseur à leur dernier secret.' Vous commencez par avouer qu'il existe une conspiration des Sophistea contre TAutel ; vous finissez par dire sur les Illuminés , que quelque extravagcuites que puissent être les opinions de quelques-uns de leurs chefs y l'objet général des Loges confédérées semble être le Sodnianisme et le Républicanisme 9 plutôt que V anarchie. Cest avouer au moins qu'il existe dans ces Loges une conspiration contre le Dieu de l'Evangile et contre tous les trônes des Souverains. C'est de plus abandonner la défense des adeptes 9 ou chefs ou fondateurs de cette confédération des Illuminés. Lorsque vous en venez il ces aveux , j'aurois au moins le droit de vous dire : il valoit bien la peine de m'imputer tant de mauvaise foi pour finir par confesser qu'après tout je pouvoia trës-bien avoir raison en tout. Car enfin j'ai eu soin de distinguer les grades ; j^ai montré par le code même des Illuminés 9 comment ils se contentoient d'inspirer à la première classe la haine des Rois , et cette espèce de Socinianisme qui se rapproche si fort du vrai Déisme. C'étoit là , ce me semble , avoir déjà montré chez eux une conspiration qui mérite Fattention du Public. Lorsque je les accuse de tendre à l'absolue anarchie , c'est aux chefs seulement et aux profonds adeptes que je montre ce secret réservé, quoiqu'aujaur^
^*hai leur profond secret leur échappe jasoaes dans les chaires piii>liqaes. En général, Monsieor » ils font assez les ayeox que Tona faites : Ils sont bien aises qne Ton sache que Voltaire et ces hommestia-on nous donne pour de grands philosophes, ont conspiré contre le Christianisme; que d'autres soi-disant philosophes des Loges conspirent contre les Rois. Cela peut faire croire au peu^e qu'il n'aura pas grand tort en se livrant à ces conspirations* Mais il est moins aisé de Mndre plau-^ Bibles des conspirations contre tonte propriété et toute société citile f c'est pour cela qu'en §|énéral ils cachent avec bien plus de soin le dernier objet de leurs complots , se i^^errant toujours de discréditer les auteurs £i ne les dévoilent que pour en inspirer l'horreur. t«ce illusion , Monsieur , est-ce quelque prédilection qui nous montre à peu près la même marche , quand vous avec à rendre compte de Touvrage de M. Robison ou du mien 7 Ne vous attendes pas li me voir prononcer. Il me suffit mi'on sache que je suis loin d'avoir exagéré les mystères des Illuminés. Je laisse nu public le droit de juger si tel ou tel Jonmaltste est leur dupe ou leur complice.
. N. B. A l'appui des comptes rendus pour le Monthlf iieview , on m'annonce une réponse de Weishaupt même. Pour celui-ci la mienne est toute prête. Je n'en ai point d'antre 'k lui donner qu'un rendez-vous à Munich, aux archives oik se trouvent ses lettres. Maia comme il ne sauroit y paroître sans s'exposer à être pendu, il pourra nommer un procureur. Qu'il prouve ; que ces lettres sont fausses ; que la Cour et les Magistrats de Bavière en ont imposé à ITJnivers , en les ren- J dant publiques, en invitant chacun à les vérifier sur les originaux ; toute autre apologie de sa part seroit inu- , tile ; et de la mienne tonte réplique seroit superflue. La réponse à toutes ses nouvelles , comme à toutes ses '
Îremières apologies , est déjà dans le code et l'histoiro e son lUuminisme. Tout ce que j'ai à dire sur lui se réduit à ces nots : lisez et vérifiez.
Note sur MONTESQUIEU.
Dans le second cliapître du second Tolume de ces Mémoires f sur le témoignage de M. TAbbë le Pointe » î'al cite une lettre attribuée à Montesqaieu dans nu Journal Anglais 9 sans pouToIr alors designer la feuille où elle se trouvoit. Je l'ai enfin découverte dans VEvening gazette ^feuille du 4 Aoât^ année 1795. Le Journaliste assure que Montesquieu Tavoit écrite peu d'années ayant sa mort J*avoue que j'aurais désiré TOir mentionner au moins la personne qui Tavoit reçue ou celle qui en a ToriginaL Car une pareille lettre •croît de nature à changer nos idées sur la modération de Montesquieu. Elle nous montreroit en lui un des Trais Sophistes conjurés ; et nous ne porterons jamais de cet Auteur un pareil jugement sans les preuves les mieux constatées. Mais il faut convenir que si cette lettre n est pas de Montesquieu , elle est au moins d'un adepte oien avancé dans les complots; car on le voit tracer fidèlement la conduite des Jacobins à l'égard des troupes nationales et étrangères , ainsi qu'à l'égard du projet d'arracher l'Irlande à l'Angleterre.
CONSPIRATION
Qiai8iagaeB8agaoioKxao8iM«as^^
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