XVII
Ces détails humilians pour la nature et flétrissans pour l'ame , n'entrent point daus l'objet de ces Mémoires. Ce que j'aurai à dire plus spécialement, ce n'est point ce qu'ont fait les légions infernales des Marat , des Roberspierre , des Sieyes , ce sont les conspirations et les systèmes , les écoles , les maîtres ; c'est tout ce qui a fait les Sieyes , les Condorcet , les Péthion , et qui prépare encore à chaque peuple de nouveaux Marats, de nouveau Roberspierres. Ce que je me propose , c'est que la secte des Jacobins et ses conspirations connues , ses forfaits n'aient plus rien d'étonnant; que la facilité à répandre le sang , que ses impiétés contre l'autel , et ses frénétiques fureurs contre le trône , et ses atrocités contre les citoyens . soient aussi naturelles que les ravnges de lapeste, afin que désormais les peuples n'aient pas moins d'attention à se préserver de l'une que de l'autre.
C'est pour atteindre cet objet important que j'ai dirigé mes recherches sur la secte et ses chefs , son origine , ses projets , ses complots , ses moyens , ses progrès , sur tout ce qu'elle a fait pour arriver à la Révolution , bien plus que sur les détails mêmes de la Révolution.
Le résultat de ces recherches et de toutes les preuves que j'ai puisées, sur-tout dans les archives des Jacobins et de leurs premiers maîtres , a été que leur secte et leurs conspirations ne sont en Triple elles-mêmes que l'ensemble , la coalition d'une îioal'Titriple secte, d'une triple conspiration dans les- ^r'^dl et quelles , long-temps avant la Révolution , se tra-
cts Mémoires