TOME PAEMIE
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dans des ouvrages composte pour eux , et donnoit des livres de piété utiles pour tous les fidèles. Pompée Sarnelii , évêque de Biseglia , est auteur d'un grand nombre de livres, de piété , estimés en Italie. Le prélat François 'Biancliini étoit un savant également versé dans les antiquités ecclésiastiques et profanes. Michel d'Amato, docteur en théologie à Naples, membre de la congrégation des Missions apostoliques, est connu par de bonnes dis—, sertations sur des matières ecclésiastiques. B. Bacchini, Bénédictin du Mont-Bassin , prédicateur célèbre , savant d'un mérite rare, écrivit sur l'histoire ecclésiastique; le marquis Maffei faisoit gloire d'être son disciple. Juste Fontanini, depuis archevêque d'Ancyre, critique habile» écrivain laborieux, lié avec tous les sa vans nationaux, et étrangers , jetoit les fondemens de la haute réputation qu'il s acquit depuis, et qu'il soutint par une foule de mémoires, de dissertations, de lettres sur divers points d'érudition. Andreucci, professeur de théologie au diocèse de Pavie, a laissé beaucoup d'ouvrages sur la théologie , l'histoire, la morale et la piété. Les Jésuites Agnelli et Bonucci ont été féconds dans ce dernier genre de productions. Paul Segneri , Jésuite , neveu du célèbre Paul Segneri, mort en 1694? l'iniitoit dans la sainteté de sa vie et dans son zèle pour les missions. Il mourut, en réputation de sainteté, à Sinigaglia, le 25 juin 1713. Un autre Jésuite, le père Alcmanni, se dtstinguoit par une piété éminente. On a publié sa vie, où on lui attribue des miracles.
La Sicile fut quelque temps troublée par des disputes 6ur le quiétisme. Le bruit que cette erreur avoit fait sur la fin du siècle précédeut, rendoit les pasteurs plus attentifs aux rejetons qu'elle poussoit encore. Une Sicilienne , nommée la sœur Thérèse , fut accusée d'une sorte d'illuminisme. Bile se disoit la quatrième personne de la Trinité, et la co- rédemptrice des hommes. Elle couroit toute l'île en débitant ces folies , et elle trouvoit des gens ■assez simples pour y ajouter foi. On l'arrêta lorsqu'elle se disposait à aller prêcher plus au loin,
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En Toscane , Cosme III , de la famille des Médicis , grand-duc de Toscane , fa i soit venir de France dix-huit religieux Trapistes , qu'il destinoit à fonder une colonie de cet ordre à Buon-Solazzo , et qui perpétuèrent , en effet, dans ce monastère, l'esprit de la réforme, introduite par le pieux abbé de Rancé. A la téte de ces Trapistes étoient le comte Davia, Pie'montois , et le comte de Rosemberg, de la famille de Jaoson , qui avoient joué autrefois un rôle dans le monde, et qui, dégoûtés des grandeurs, avoient embrassé les austérités de la pénitence. Peu d'années après , le Pape demanda aussi des Trapistes pour réformer une abbaye de Bénédictins a Rome. Dom de la Cour, un des successeurs de l'abbé de Rancé , fut chargé d'aller faire cette fondation.