‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 3)Chapitre 16 sur 54 · REPONSE A QUELQUES CRITIQUES. XXXV · texte numérisé non relu

REPONSE A QUELQUES CRITIQUES. XXXV

trille de ce ilione piètre, <le ce .sap,e professeur, de ce pieux enfant de sailli Dominique. Nous avions fait, drins le irnips, une crilic|ue de son livre ; irule irœ. Le P. Landiert a votjlu iisfr de représailles contre nos Mémoires. INous croyons pouvoir nous consoler de celle vaine atlaqiie, et niêuie nous tenir honoré des procédés Inutains et des expressions injurieuses d'un houiuie qui a levé si hautement le masque, et qui, doublement coupable , insulte si effronlément à l'Eglise romaine, en voyant en elle l'antechrist , et au sens commun, en vantant la divinité d'une œuvre de ténèbres et de corruption.

La violence du style du P. Lambert avait justement blessé tous ceux f|ui avaient eu connaissance de sou livre. Il avait même été question de le dénoncer, et nous savons qu'un ecclésiastique, respectable par sa piété, son zèle, ses lumières et son à{>e, avait voulu faire intervenir l'autoiilé ecclésiastique contre un ouvrage où elle était si indignement oiitia;;ée. IVlais cette production arioganle et amèie éiait tondji'e d'elle-même, quand, plus de trois ans après, parut une nouvelle brochure sous ce litie : La f'crilé de Cliislaue ecclésiust'iqfte rétaldie par des innmiinenis aui!i-!ili(jiies cnnlrr le systè'ne d'un Ik're inli iilc : Mémoire pour servir à l'Histoire eci lésiastiqiie pendant le dix-huitième siècle, pa'- M. S'", ancien ningistrat. Parix^ décembre 18H (1), Ce nouvel antagoniste n'imite pas le ton emporté du Dominicain ; il est en général assez modéré; c'est déjà quelque chose. Du reste, il paraît fiarlager toutes les préventions du P. Lambert. C'est un homme nourri dans un tendre attachement pour la cause de l'appel, et qui ne sera pas non plus accusé de trop flatter les papes et les évêcjues. Il feint qu'il a été épouvanté des maux que prépare à l'Eglise la nouvelle édition de nos M< moires Son zèle pour la vériié l'a porté à signaler une si dangereuse et si funeste production. Il n'a pas cru apparenunent la réfutation du P. Lambert bien concluante, puisqu'il en a entrepris une seconde. On peut douier que ce nouvel eflbrt d'un même parti soit plus heureux que le précédent.

Nous remarquerons d'abord que M. S. prend une méthode qui est plus commode que démonstrative. Il ne préiend pas

(1) L'Auteur désigne ici M. Sylvi, avec lequel il eut de frétjuents déincles; Voyez iini de la lleligion, vi, 177; vu, 149; xv, 129, 338, 385; XVI', S76; XIX, 3«8 ; xx, 365; xxx, 70; lxvi, 399; etc. Editeur.

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