‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 3)Chapitre 15 sur 54 · XXXIV RÉPONSE A QUELQUES CRITIQUES · texte numérisé non relu

XXXIV RÉPONSE A QUELQUES CRITIQUES

hauteur et de nit'prls quand c'est lui-môme qui se trouve ipnoiPi" un f;>it lappoité dans toutes les liistoires du teuips?

One serait ce, si nous i.Tppeiions un antie écrit plus condamnable cncoie du P. Limheit, écrit qui achèverait de lui ôler tout crédit dans l'esprit des Ipcteuis sages et relij;ienx? Il fit paraître, en 1806, V Exposiiinn des prédictions et des promesses faites à C Eglise pour les derniers temps de la grntdilé ^ Pans, chez Cio, 2 vol. in-\'2. Dans cet oiiviaj;e, qui serait ridicule s'il n'était pas scandaleux, le P. Lainl^ert , qui s'y est nouimé en toutes lettres, perd toute mesure. Il se p]a\nl du respect superslitieux de qnchpics catholicpirs qui ?; çoii^cnt comme tradition les opinions et les conjeciwes de qnclqas Pères. Après avoir écaité ainsi l'autorité des Pères, l'auteur développe ses systèutes, prêche le millénarisme, annonce un avènement intermédiaire de Jésus-Christ, et se débarrasse de saint Augu-^lin, en disant que ce fîvand docteur ne pouvait ai'oir aucune idée disiinrie sur Vusa^e annuel la Prni.'idence desiinait les Juifs. Les anciens n al'aient, à cet égard, que des préjuges. Ils n'af dent rien examiné, et il était réservé au P. Lauiben de nous éclairer sur l'avenir. Qu'ahnouce donc ce nouveau propliète? Qu Elie va venir, qu'il sera méconnu de presque tnute la grntdité (l'auteur ne désifjne pas autrement rEy,lise) ; qu';7 sera proscrit et condamné parla puissance séculière et par l'autorité ecclésiastiqur , par la foule des prêtres et des pasleurs, p'ésidés par le prunier Pontife de la Religion^ qn'// ne faut ni pénéiration ni efforts pour dé(Oiii>rir la première chaire de V Eglise snus les fgiircs qui annoncent Cantcchrist, et que la prostituée de l'ylpoi alypse n'est autre que Rome chrétienne., dont, à cette occasion, le P. Lauibert retrace les pernicieuses e'reurs, la profane politique, la superbe domination, finsaiiahle ai'arice, les coupables entreprises Voilà le

langnjie fdifjant, voilà les relii;teuses prédictions de ce zélé catho'ique. Les protestants sont tombés dans de tnoiudres excès. Enfin, dans le même ouvrage, on préconise les convulsions. Vn long morceau est consacré à s'extasier sur cette œai>re dii'ine , sur ce specta: le fécond en nieti^eille-, swv ce signe consolant. On nous dit que depuis so xante-dix ans, le Seigneur a ebvé son étendar I au milieu de nous, et là-dessus on nous cite les coups de bûches, les épingles avalées, les crucifiements, et les aulies farces ridicules ou scènes barbares qui se pratiqua eut dans les galetas. Tels sont le jugement, la religion et la doc-

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