DANEMARK, SUÈDE ET RUSSIE
[[Nous n'avotisaiicun détail intéressant à dohner sur les foyaumes du nord.
Dans le Danemark, la religion catholique continuait à gémir sotis l'oppression. Le pouvoir royal avait été fortifié par la constitution de 1660, qui avait substitué une monarchie héréditaire et presque absolue à iine monarchie élective et fort teriipérée par les privilèges des nobles. Cortmie c'était en grande partie l'action du clergé protestant qui avait amené ce changement, on comprend facilement qu'en retour il avait la puissance la plus étendue. Frédéric IV, qui succéda en 1699 à son père Christian V, se trouva, dès son avènement au trône, engagé avec Charles Xli, roi de Suède, dans une lutte difficile qui absorba lorigtetnps toute son attention. Plus tard, vers 1721, il seconda les efforts que fit Jean de Leydc, iiiinistre protestant h Vogen, dans l'évéché de Drontheim en Norwége, pour amener les Groënlandais au christianisme, et il fonda égalen^ent des missions proicstantes en Lnponic et à ïranquèbar.
166 TAI5LKVU HISTORIQLi:
La Suède, gouvernée despoliquement par le belliqueux Charles XU, de 1697 à 1718, n'était occupée que des opérations militaires de ce prince. On a vu plus haut, à l'article de la Pologne, que partout où les Suédois obtenaient des succès , la religion catholique recevait les plus rudes atteintes; il n'y avait presque pas de convention ou traité fait entre celte puissance et l'Empereur ou les autres princes du nord, qui ne contînt quelque article contraire aux droits et aux intérêts de rÉglise. On sait comment ce torrent dévastateur fut enfin arrêté, et quelles vicissitudes succédèrent aux victoires de Charles XH. ]]
En Russie, Pierre I" (dit le Grand), qui jouissait seul du pouvoir souverain depuis 1696, ne paraissait pas d'abord trop contraire à la religion catholique. Touché du zèle que le pape Clément XI avait montré pour Auguste, son allié, il envoya en 1707 le prince Kourakin à Rome pour saluer de sa part le Souverain-Pontife, et lui faire savoir qu'il permettait dans tout son empire le libre et public exercice de la religion catliolique. Il avait même autorisé à Moskow la fondation d'un couvent de Capucins et l'établissement d'un collège avec une église pour les Jésuites. Il annonça qu'il donnerait passage par ses Etals aux missionnaires qui voudraient se rendre en Chine et en Orient. On croit que la mission du prince Kourakin, qui étonna dans le temps les politiques, avait rapport encore à d'autres objets qui sont restés cachés à la postérité.