‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 3)Chapitre 5 sur 54 · XII NOTICE · texte numérisé non relu

XII NOTICE

Appliqué tout à la fols à son journal et aux bonnrs œuvres, M. Picot prit une grande part aux succès de TOEuvre de la Propagation de Ja Foi . dont il avait appris la naissance avec une consolation piofonde. Un conseil central ayant été établi au mois de décembre 1823, il en fit partie à peu près depuis son organisation : il fut même élevé, le 5 juillet 1839, aux fonC'^ lions de vice-président, et au mois d'avril 1840, il reçut du Père Gardien de la Terre-Sainte un brevet de chevalier du Saint-Sépulcre, à l'occasion des services rendus par l'association qu'il concourait à diriger. Zèle, assiduité, lumières, telles étaient les ressources que ses collègues trouvaient en lui. Aussi aiment-ils reconnaître sa juste part dans des travaux que Dieu a bénis, et qui ont amené l'état prospère d'une œuvre, moyen si puissant desalutet de civilisation.

Tous les écrits de M. Picot, empreints d'un vif sentiment d'amour pour la religion, ne prouvent pas moins que sa vie tovit entière qu'elle était pour lui ce qu'il avait de plus cher. Un coup d'œil rapidesur sesdivers ouvrages en fournira la preuve. Indépendamment des OEuvn s de M. de Boulogne, auxquelles il ajouta un Tableau politique ei religieux de la France sous le Directoire^ et un Précis historique sur C Eglise conslitulionnelle , on a de lui plusieurs ouvrages estimés, tous anonymes. U Essai historique sur l' injluencc de la religion eu France pendant le dixhuitième siècle, en 2 vol. in-8", pu/jlié en 1824, est un livre excellent, mais moins connu qu'il ne mérite de l'être. On peut le regarder comme un supplément aux Mémoires de d'Avrigny sur la même époque : il a laissé aussi des Notices pleines d'intérêt, noiamment sur le savant Saiule-Croix ^ 1809, sur M. Emery, supérieur du séminaire de Salnt-Sulpice, 1811, et sur l'ahbé Legris Dui>al, 1819, in-8".

Mais l'ouviage le plus important de M. Picot, et cjui semble devoir faire vivre son nom dans la postérité, c'est celui qu'il a publié sous le titre modeste de: Mémoires pour scr^'ir à L'Histoire Ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle; Paris, chez Adrien Le Clere, 1806 5 2" édition; 1815 et t8l6;4 vol. in-S". Celte seconde édition, continuée jusqu'à l'année 1815, et fort améliorée dans toutes ses parties, est, au jugement d'un critique compétent, moins /Jo/t'«/«(y«e el moins thcolngique qne les Mémoires du P. d'Avrigny, dont elle semble faire la continuation et le pendant.

]M. Picol ne mit pas son nom à ses Méfnoirrs. « Ce n'est

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