C. Le doris maculosa
Ïl est presque aussi plat que le scabra, mais de moitié
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è 7 D'HISTOIRE RCA RP 107
“plus petitet encore plus rude; car les petites pointes courtes qui le rendent äpre au CL , Sont aussi sensibles à la vue. Le calice de sesbranchies n’a point de denielures. Sa couleur est un brun foncé, avec des taches irrégulières “noirâtres. M. Péron l'a trouvé à la baye des Chiens Marins ; ve de la Nouvelle-Hollande.
D. Le doris verrucosa.
* Si les raisons que j'ai données au commencement de ee Mémoire ne suffisent pas pour prouver que c’est ici le vrai doris verrucosa de Linnæus, toujoursest-il certain que c’es*
de toutes les espèces" connues celle qui mérite lé mieux cette épithète. C’est aussi celle pour laquelle on a pu le plus facilement prendre la figure de séba que Linnæus cite,
quoique cette figure. représente bien clairement un O$Ca-
bicon.
Outre les gros tubercules arrondis et saillans , et les petits qui sont entre les gros, cette espèce se distingue encore des autres, parce que ses tentacules supérieurs ne se retirent point dans des creux ou tubes cylindriques , mais sont protégés chacun par deux feuillets charnus , très-veinés à leur face interne. Ses branchies sont au adRbie de 15 ou 16, et représentent autant de feuilles pennées ; elles sont toutes séparées jusqu’à leur base, et ne se réunissent point en une grande ‘feuille palmée, comme dans d’autres espèces , mais tiennent toutes à la circonférence d’un disque circulaire au milieu duquel l'anus saille en forme de petit tube. Les figures 4, 5 et 6 de la pl. I , représentent {cette espèce de grandeur naturelle. On voit la trompe à demi sortie dane
ee AO " 4 % E | * Ta) dr. "AS 468 ANNALES DU MUSÉUM ‘."
la figure 6, et l’un des tentacules grossi, avec son enve- ; EU
loppe, fig. 7. | ru st
Les individus que j’ai observés étoient blanchâtres, mais
ils avoient été long-temps conservés dans l’esprit-de-vin. Ils , venoient de l’Ile-de-France. Contractés par la liqueur, ils ?
étoient longs d’un pouce;leurs tubercules avoient jusqu’à une ligne ou une ligne et demie de grosseur.
FE. Le doris limbata.
(PL IL, fig. 3) Je l'ai observé vivant à Marseille, en nivôse de l’an XI, où l’on m’en apporta deux individus. Son manteau est brun , marbré de noir, avec un bord étroit, jaune-clair tout autour. Ses branchies représentent une grande feuille palmée dont les folioles seroient ce
que les hotanistes nomment tripinnatifides, c’est-à-dire,
trois fois découpées en lanières, disposées aux deux côtés des tiges comme des barbes de plumes. Ces branchies sont noires, excepté les pointes de tous les folioles qui sont blanches. Lestentacules supérieurs sont en forme de massue ; la massue est composée de feuillets enfilés; ils sont noirs, et ont la petite pointe blanche. Tout le dessous du corps est noir; mais le pied est liséré de jaune comme le manteau. Dans l’esprit-de-vin, l'animal se contracte beaucoup, et devient blanchâtre. La figure le représente grossi d’environ un tiers. Cet animal est d’un naturel aussi lent que
nos limaces; si on le touche, il retire ses branchies, mais
foiblement ; il ondule en marchant les bords de son pied et de son manteau de mille manières différentes; quelquefois il redresse vers le haut les bords de son manteau, comme fait l’'aplysie.
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D'HISTOIRE NATURELLE, 46% Les matelots de Marseille lui donnent en Provençal un nom qui équivaut à vulva marina.
F. Ze doris tuberculatä , Pl. IF, fig. 4.
: En tout semblable au précédent pour la forme du corps, des branchies, du manteau ; seulement un peu plus grand, ayant environ 2 pouces de long sur 18 lignes de large; la grande différence consiste dans la surface du manteau qui est semblable à du chagrin, c’est-à-dire, toute couverte de petits tubercules arrondis qui se touchent, et dont les plus srands ont au plus un quart de ligne, mais parmi lesquels il y en a de beaucoup plus petits.
Dans la liqueur, les deux individus que j'ai vus étoient d’un fauve un peu grisâtre. Je ne sais quelle est leur couleur dans l’état de vie. Ils venoient l’un et l’autre de l'ile de Ré. M. de Bellevue qui nr'a donné l’un des deux, le regardoit corime le déris obvelata de Linnœus, mais je crois qu'il y a quelques distinctions à établir sur ce sujet.
Ce ne peut pas être l'animal représenté par Muller, Zoo.
dant. t. 47, fig. r et 2, et copié dans l’Encyclop. méth. vers. pl.8, fig. 5 et 4. L'étoile des branchies de cette figure est beaucoup trop petite et trop simple ; et les bords du manteau s'étendent beaucoup trop au-delà du pied ; on dit d’ailleurs dans la description que le corpsest demi-transparent, ce que celui-ci n’est certainement point.
: Mais il n’est pas impossible que notre animal ne soit le mème que celui de Plancus, App.t. V, fig. GET, que Gmelin regarde comme synonyme de l'obvelata. | Néanmoins, le doris obvelata n'étant établi que sur la k, Gi
47o ANNALES DU MUSÉUM description autoptique de Muller, on ne peut transporter ce nom à des animaux différens du sien, sur la simple autorité d’une synonymie très-probablement erronée. |
Il y a cependant quelque: apparence que M: Ofhon Frabricius est déjà tombé dans cette erreur; le doris qu’il représente, Mém. de la soc. d’hist. nat. de Copenhague, t. IV, pl. V,fg. 1et2,etqu'ilcroit l'obvelala, est très-voisin du nôtre, si ce n’est pas le même.
G. Le doris stellata. gm.
FH. Le doris pilosa. gm.
I Le doris lomentosa. mn.
M. Fleuriau de Bellevue qui a bien voulu m'envoyer ces petits doris, s'exprime ainsi à leur sujet, dans les notes intéressantes qui accompagnoient son envoi.
« Cesanimaux se trouvent sur les côtes de la Rochelle, » tantôt blancs , demi-transparens, tantôt d’une couleur » fauve ou gris de lin ou cendré, et ne passent guère la ». longueur de 5 centimètres.
». Leur corps n’est point plat, comme l'indique le carac- » tère du genre , mais très-bombé , etc.
» Les branchies forment une étoile frangée qui occupe » toute la partie postérieure, c’est-à-dire, Je tiers de la » longueur de Panimal. |
» Li tentacules ont près d’un centimètre : leur moitié » antérieure est en forme de plumet rond et fauve; le reste » est uni, blanc eb transparent. Ils sortent d’un étui court » et lascinié, qui paroït seul quand ils sont repliés
D'HISTOIRE NATURELLE &7à
» La bouche fendue verticalement se prolonge en forme de trompe , quelquefois au-delà du manteau. Je n'ai pu apercevoir les yeux.
». L’organe de la génération est, comme dans les limaces, du côté droit, sous le manteau, à peu de distance du tentacule. Il consiste en un corps saillant , sortant d’un trou plus grand que ce SPROS ce trou est ouvert postérieurement.
» Ces animaux rampent sur leur pied et s’attachent assez fortement par son moyen, même sur le vernis de la fayence , faculté qui leur permet de résister à l’action des flots. Ils nagent aussi , mais d’une manière curieuse. Leur position, dans ce cas, est inverse de la précédente. Le pied, étendu au-dessus de la surface de Peau, devient un peu concave , et s’alonge en forme de gouvernail, tandis que leurs tentacules, et sur-tout le développement de leur manteau les fait avancer comme un bateau à la rame, ou plutôt comme une barque pontée et sans mâts. C’est aussi la manière de nager de la tritonie.
» Mis dans l’eau douce, ils replient leurs tentacules, et presque toutes leurs branchies , et s’enveloppent entièrement de leur manteau; ils y meurent bientôt après. Ils perdent près de la moitié de leurs dimensions dans l’eau de vie.
» Ces animaux, sans être communs, ne sont point trèsrares sur notre côte ; jen ai eu successivement jusqu'à six, qui ont vécu plusieurs jours. Le plus petit que je vous remets paroît dépourvu de tubercules ; il ressembloit d’ailleurs tellement aux autres, que j’attribue cette difft« rence à ce qu'il est encore jeune, etc.»
J'ai cru apercevoir entre les animaux envoyés par M. de Bellevue, des différences qui , si elles ne sont pas certainement spécifiques, ont pu le paroître aux naturalistes qux m'ont précédé, et que je crois avoir motivé la distinction entre le doris stellata et le pilosa.
Les individus que je rapporte au premier, sont un peu moins bombés , plus bruns, et leur manteau est recouvert de petits tubercules arrondis ; ceux que je rapporte au second, sont beaucoup plus bombés, tout-à-fait blanchâtres, et leurs tubercules sont en cônes alongés, flasques et retom— bans, de manière à représenter des poils. Je leur trouve: aussi neuf feuilles aux branchies, tandis que les autres me: Par DIsson n’en avoir que sept.
La figure de Bommé, Mém., de Flessingue, tome IIF, fig. 4, que Gmelin cite sous 2. stellata , se rapporte HE iènS Br nos premiers animaux. |
Quant au petit individu dont M. de Bellevue parle à la fin: de sa note, il a le manteau plus débordant le pied , et sa surface est tout-à-fait couverte de ce tissu un peu laineux au toucher,et comme feutré, que les botanistesnomment superficies £omentosa. Ses branchies sont entièrement rentrées et cachées dans leur calice, ce qui n'arrive à pas une des autres espèces.
Je crois donc encore pouvoir hardiment le considérer comme une espèce à part.
k. Le doris lœwis. -
Il n’y a au lieu de tubercules que de petits points blanehâtres sensibles à la vue plus qu’au toucher. Le corps est plus oblong, plus convexe dans le sens de l'axe, et les ten-
tacules plus longs que dans les trois espèces différentes. La grandeur est à peu près la même. La couleur est blanchätre autant qu’on en peut juger dans la liqueur. Il y a aux bran- . chies neuf feuilles bien distinctes. M. Homberg l’a observé souvent aux environs du Havre. %
B. Les Doris PRISMATIQUES.