Ze doris lacera
SuMisamment décrit au commencement de ce mémoire, surpasse de plus du double en grandeur tous les autres doris prismatiques. M. Péron l’a rapporté de Timor, ainsi que les deux espèces suivantes.
m. Le doris atro-marginala.
Mérite bien ce nom par la ligne étroite, d’un noir foncé, qui règne sur tout le pourtour de l’arrête qui distingue le dos des flancs. Le reste du corps est blanchâtre ; la partie postérieure finit en pointe aiguë. PI. IT, fig. 5. |
n. Le doris pustulosa.
Tout le corps est blanchâtre et garni de papilles larges très-peu élevées, dont le milieu est marqué d’un point enfoncé. La terminaison du corps est arrondie.
Je laisse à M. Péron à donner plus de détails sur ces espèces, ainsi que sur la multitude d’autres mollusques et zoophytes qu'il a découverts.
Nors sur da: perte de trois Animaux de la, Ménagerie.
INDE avons à regretter la perte de trois de nos plus précieux animaux de la menagerie; de ce nombre est le grand lion dé Tunis dont M. Lacepède a donné, dans l’ouvrage intitulé , Ménagerie nationale , une si intéressante histoire. Ce bel animal avoit été le père des lionceaux nés dans notre établissement. Dans une précédente maladie , il avoit encore conservé du goût pour de la viande de mouton, mais dans cette dernière, il n’a pris d'autre nourriture que du lait: sa respiration deyenant de plus en plus diflicile et douloureuse, il garda obstinément le fond de sa loge jusqu'à sa mort. A l'ouverture de son cadavre >; on à observé que tout je système glanduleux avoit éprouvé une obstruction présque générale
Le tigre femelle a péri aussi au bout de sept ou huit jours de. maladie ; ses poumons ont été trouvés presqu ’entièrement détruits,
Dans le même temps son mâle nous offroit un spectacle qui prouve que cette espèce est plus qu’on ne lavoit cru jusqu'ici, susceptible. däflkction et de reconnoissance. Ce tigre se trouvoit depuis quelques jours incommodé d'une large blessure à l'épaule gauche : les pansemens qu’on lui faisoit n’én opéroiént que lentement la guérison. Nous fümes surpris de voir qu'il én fut tout-à-fait redevable à un petit chien qui vit habituellement au milieu des animaux , et qui ayant trouvé moyen de se glisser dans sa loge, alloit d’abord la nuit, permant le sommeil de ce terrible animal , et ensuite. ds fois le jour , lui lécher sa plaie ; depuis cette
époque, le tigre accueille avec amitié son bienfaiteur qui de son son côté Jui coninue ses soins.
Enfin, notre perte la plussensible est celle de l'éléphant. mâle que nous: acquimes ily a un an; il a péri d’une inflammation de poitrine , sans, pour ainsi dire , avoir été malade, car il n’a cessé, que dans sa dernière journée, de prendre de la la nourriture. Nous l'avions vu, dans uue autre circonstanee, tourmenté de la colique-et de la fièvre , le ventre très-tendu et la peau excessivement chaude. Quoiqu'il parut fort affaissé , il resta constamment debout ; mais dans eelie situation sa tête et ses défenses parurent lui procurer un poids insupportable; il cherchoit à s'en débarrasser en partie en s'appuyant sur la muraille : cet expédient ne lui réussissant pas complétemént, et la fièvre augmentant , on le vit roidir sa trompe,
N . “ . x ev en la rendant aussi ferme et aussi droite qu'un fût de colonne, abandonner
dessus tout le poids de sa tête, Ainsi pour donner du repos aux muscles du cou.
il opéroit àvec un effort très-violent la contraction de ceux de la trompe. ARS
Tom.IV PL 78.