‹ Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusquesChapitre 45 sur 107 · LL · texte numérisé non relu

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Vu d 1 ) #% MS be, ù | | V'HrSsTOot à È. ". URELLE 14i | à + É.#* » Arr” # ropodes, du plus grand nombre des autres familles d'anis Maux. "#4 ve … Rédi développa ce fait singulier, et donna des figures assez exactes’, quoique un peu grossières , des organés de la génération, et de quelques viscères. ENS TRE Lister essaya de décrire l'anatomie complète des deux genres, ainsi que celle de quelques autres, et laccompagna de figures; mais il y commit encore plusieurs fautes graves. Enfin, un travail antérieur à celui de Lister, la descrip+ tion faite par Swvammerdam, parut , après la mort de ce grand anatomiste, dans son Biblia naturæ | et peut encore étre considérée aujourd’hui comme ce que nous ayons de mieux sur ce sujet. | Néanmoins, mes procédés anatomiques m'’ayant fait observer certains organes d’une manière plus complète, et les inductions que n'ont fournies les dissections de tant de genres voisins qui Wavoient pas été vus par les naturalistes que je viens de citer, mayant conduit à des idées plus justes sur les fonctions de diverses parties, je hasarde de reproduire + une nouvelle description anatomique de ces animaux. u » Mes dessins étant d’ailleurs mieux gravés, et faits sur des projections différentes de ceux de mes prédécesseurs, ne ". » - peuvent qu’aider à éclaircir ce que ceux-ci ont encore laissé «dobscur et d’incertain.

Je donnerai une description directe et absolue, sans nr'arréter à réfuter les opinions des auteurs dont je viens de parler ; toutes les fois que les miennes en différeront.

L’analogie des autres genres, amsi que les connexions et la structure mieux développées des organes guideront suflisamment un lecteur attentif, et lui parleront d’elles-mêmes mieux

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Le 34 Le ÿ % ee id RE d'A à « , è LA : , AN NA LES DU, MUSÉ UM que je ne pourrois le faire; il verra aisément, par exemple, que

les glandes salivaires ne sont pas un épiploon, ni la vessie un

testicule, ni la langue une trachée-artère , comme Va pensé

Lister. 1 ne prendra point, avec Rédi, la matrice pour un canal déférent, et l'autorité même du grand Swammerdam ne Jui fera point regarder les testicules comme un opaire, ni les vésicules appendices du vagin comme des testicules.

Je rapporterai cependant les opinions de ces auteurs sur quelques points qui restent encore douteux, et que mes recherches ne décident pas.

Les sujets principaux de mes observations sont les deux

grandes espèces les plus aisées à se procurer : le grand cokimaçon des vignes, que l’on sert sur les tables, et la grande limace rouge des jardins.

Le premier est nommé par Linnœus hkelix pomatia, et le nom spécifique pomatia lui appartient dès le temps de Dioscoride. I vient de roue, operculum , et se rapporte au couvercle que cet animal se fabrique en hiver. On sait assez que les anciens en faisoient encore plus de cas que nous, qu'ils lélevoient dans des enclos particulièrement destinés à cet usage, et qu'ils en distinguoient plusieurs variétés.

La limace rousse (limax rufus, Lim. ) n’est que trop commune en automne dans nos jardins qu’elle dévaste; elle

ne nous paroît pas différer de la Zimace noire (L. ater. ),

autrement que par la couleur, et l’on observe même plusieurs nuances intermédiaires. Je ne sais si le max succineus de Muller est le même animal, comme le croit cet auteur , et dans ce cas je ne vois point pourquoi il en a changé le nom , ni pourquoi Gmelin a suivi ce mauvais exemple,

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La grande limace grise tachetée ( limax maximus, Liv. ) diffère des précédentes, méme par quelques particularités intérieures que nous indiquerons.

Je borne le genre helix où colimaçon aux espèces terrestres, dont la coquille est arrondie avec une ouverture plus large que haute : ce sont les seules dont les animaux se ressemblent, à quelques différences près dans les organes de la génération, dont je dirai quelques mots dans la suite. Je n'ai point examiné les espèces terrestres à coquille aplatie, el je ne puis indiquer à quel point leurs animaux s’écartent des précédens, ni si on doit les laisser dans le même genre, comme le font encore MM. Lamarck ét Draparnaud.

Quant aux autres Lelix de Linnæus, soit terrestres À coquille allongée et à bouche plus haute que large, soit aquatiques de toutes les formes, j'adopte entièrement les genres qu’en ont formés MM. Müller, Bruguiére et Lamarck , et je ferai de quelques-uns de ces genres l'objet d’un mémoire particulier.

Les animaux de ceux de ces genres qui sont aquatiques, iels que les bulimes, les limnées et les planorbes ont des caractères extérieurs très-sensibles ; et quoique les terrestres, tels que les agathines, n’en aient pas d'aussi marqués, il est probable qu'ils en offriroient au moins dans la disposition de leurs viscères, puisque la cavité de la coquille destinée à les recevoir est si différemment configurée.

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