‹ Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusquesChapitre 46 sur 107 · LA · texte numérisé non relu

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coquille, du manteau qui la récèle, et.de l'espèce de hernie: naturelle qui la remplit. Je vais essayer d'expliquer ce que j'entends par cette dernière expression, bizarre en apparence, mais qui, dans la réalité , exprime très-bien la principale dif-. férence anatomique de ces deux genres. |

Le corps. charnu de la lmace renferme en lui-même tous les viscères. Le cœur , l'organe. de la viscosité, et le poumon, sont placés sous un manteau ovale plus étroit, et surtout beaucoup plus court que le corps, n'ayant de libre que ses bords antérieurs, et serré au corps par tout le reste de son contour. |

Dans l'épaisseur de: la partie moyenne et gauche de ce manteau est logée, tantôt une plaque calcaire, dure, formée de couches comme les coquilles ordinaires , tantôt au moins un amas de particules crétacées et friables..

Que l'on se représente maintenant que le manteau a été fortement distendu et aminci, que les viscères, chassés en partie hors du corps par la contraction des parois musculaires, sont allés remplir. la dilatation du manteau, et que cette dilatation est recouverte d’une coquille turbinée, la /imace sera presque changée en colimacon.

Le corps proprement dit de ces deux-animaux, abstraction faite de la proéminence ou dilatation dont je viens de parler, est en. ovale allongé; celui du colimacon., qui n’a presque point de viscères à contenir, est plus plat ;. celui de la limace, plus bombé, est susceptible d'un plus grand allongement.

Dans l’un et l'autre, le pied ou plutôt la surface inférieure, est plane, revètue d’une peau fine et constamment lubréfiée. La surface opposée, ou le dos, est. profondément sillonnée en rézeau,

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La tête n’est que la partie antérieure, un peu rétrécie, du dos. Le bord antérieur du, pied en est séparé par un sillon. Cette tête peut se retirer presque entièrement sous le manieau par le moyen des. muscles. que nous décrirons. La bouche elle-même peut se retirer dans la tête, ou saillir au dehors au moyen d’autres muscles encore : lorsqu'elle est le plus sortie, elle représente une fente transverse en are de cercle, dont la convexité regarde le haut; et la lèvre inférieure est divisée en deux par un sillon vertical. |

Dans le colimaçon, il y a au-dessus de la bouche une proéminence mince, charnue, ou voile court » échancré dans son milieu, qui manque à la limace ; mais celle-ci montre, à sa lèvre supérieure une rangée de papilles arrondies que n’a. pont le colimacon.

Chacun sait. que ces deux genres d'animaux portent quatre tentacules coniques, susceptibles d'être retirés en dedans, où de se dérouler en dehors par un mouvement analogue à celui d'un doigt de gant ,, et dont nous décrirons le mécanisme. Les plus élevés, qui sont aussi les plus grands, ont à leur extrénuté un petit point noir que lon regarde , avec toute appa rence de raison, comme un œil.

L’orifice commun aux organes des deux sexes est, dans le colimacon, sous la grande corne droite, un peu au-dessus. de l'angle du côté droit de la lèvre supérieure. La Zmace Va plus en arrière, sous le bord droit du manteau, et veiïticalement au-dessus de l’ouverture des. poumons.

Celle-ci est, dans l’un et l’antre 8enre, au bord droit du manteau; mais ce bord lui-méme diffère beaucoup.

Dans la /imace il est mince, et recouvert. comme tout lé reste du manteau d’une peau fine et légèrement pointillée:

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