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Dans le colimacon, c’est un bourrelet charnu, épais et circulaire, que quelques auteurs ont nommé collier. Le pied et la tête sortent et rentrent au travers, et quand lanimal est tout-à-fait retiré dans la coquille, ce bord du manteau seul se présente et ferme louverture.
C'est pourquoi l’orifice des poumons y est percé, afin que l'animal puisse respirer, même quand il est ainsi renfermé
dans son enveloppe pierreuse.
On remarque encore sous ce gros bourrelet arrondi du colimaçon trois lobes charnus proéminens, et presque tranchans; un au côté droit, sous l’ouverture pulmonaire; un en dessus, et un un peu plus sur la gauche.
L'ouverture du poumon est ronde et large dans les deux genres, Souvrant et se fermant au gré de l'animal. À son bord postérieur en est une plus petite, qui est l'anus; et en dessus est creusé en sillon par où s'écoule la viscosité produite par un organe particulier. Ge sillon n'existe point dans la limace , où il est remplacé par un simple trou.
La limace a encore sur son extrémité postérieure une petite ouverture qui manque au colimacon, et d’où sort de temps en temps une espèce de mucosité qui se dessèche aisément , et dont l'animal se sert pour se suspendre aux divers cor ps.
3° Coquille.
La coquille de la Zimace se forme dans un vide pratiqué dans l'épaisseur de son petit manteau.
C’est une cavité précisément du même contour ovale que la coquille elle-même, La paroi supérieure est la peau même du manteau ; l'inférieure est une membrane mince interposée
# we D'HFS TOILRE, N APURELLE. 147 entre la cavité et le.cœur, ou plus exactement entre elle et le péricarde. Je crois bien qu'il y'a une membrane propre qui tapisse tout le dedans de cette cavité, mais je ne lai pas séparée. | ai dé
La coquille elle-même , lorsqu'elle est complétement durcie, remplit le vide que je viens de décrire, mais sans adhérer à ses parois ; elle y est simplement déposée, sans aucune liaison organique, comme los de la seiche , le cartilage du calinar et de l’aplysia, la coquille de la bullée, de la dolabelle ei de la parmacelle.
Il ne peut y avoir nul doute que la matière calcaire qui la compose ne soit sécrétée par la membrane inférieure de la cavité qui la contient: cela se voit d'autant mieux, qu'il y a des temps où cette matière n’a nulle fermeté et se résout en poussière au moindre contact. Chaque époque de sécrétion forme une couche, et comme l'animal a grandi, cette couche nouvelle déborde de la précédente : c’est là l’histoire de toutes les coquilles.
A la vérité, l'on ne voit pas aussi bien dans le plus grand nombre des testacés ordinaires la membrane extérieure qui recouyre la coquille , et qui la constitue une partie interne renfermée dans une espèce de sac, en un mot, analogue au corps muqueux de Malpighi, et non pas entièrement externe, comme on l’a cru long-temps. Cette membrane se dessèche et se réduit à une sorte d’épiderme à peine visible ; mais elle n’en existe pas moins, et ne s'en continue pas moins, à une cerlaine époque, avec les bords charnus du manteau qui double la coquille et qui la produit. On peut Sassurer de l'existence de cette membrane en tout temps, par le moyen de lacide nitrique affoibli, qui la détache de la couche calcaire située
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dessous, en dissolvant une partie de cette dernière. Dans-la coquille même sont aussi des molécules gélatineuses qui restent intactes quand tout le calcaïre est enlevé, et qui y sont disposées d’une manière assez régulière, tantôt en lames, tantôt en rézeau, Selon les espèces, ainsi que ont montré #érissant, Poli et Hatchett, mais qui n’en sont pas moims produites par excrétion avec le calcaire, dans lequel elles s’entrelacent, quoique Âérissant et Poli aïent voulu tirer de leurs expériences une conclusion contraire. |
Dans le colimasçon, ce sont principalement les bords charnus du manteau, en dessus du bourrelet que jai décrit, dont la superficie transsude la matière, qui, en se collant au dedans de la coquille, Ia renforce et l’agrandit.
Le bourrelet lui-même transsude aussi une matière sem blable , mais à une autre époque, lorsqu'il s’agit de fabriquer le Louv ent qui doit fermer pendant l'hiver l'entrée de la coquille. Cette pièce calcaire, très-différente des convercles persistans de plusieurs autres genres, n’adhère point au pied de lanimal , ni au bourrelet qui l’a produite ; elle est parfaitement libre et distincte du corps, parce qu’elle n’est point retenue par une membrane extérieure; elle est cependant produite précisément comme la coquille elle-même, et quand on la plonge dans Vacide nitrique, il reste également , après la dissolution de sa partie calcaire, un tissu gélatineux.
En ouvrant la substance du bourrelet, on s'aperçoit aisément qu'il est en grande partie formé d'un tissu glanduleux, blanchätre, et tout parsemé de petits points demi-transparens. Pour peu qu'on irrite le colimaçon vivant, on lui fait répandre en abondance par tous les pores du bourrelet un liquide blanc opaque, et visiblement formé de molécules calcaires
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suspendues dans une viscosité. IL est évident que c'est la matière dont le couvercle se compose, et il est bien probable que c'est aussi celle qui contribue aux augmentations de la coquille; mais il faut que, dans ce dernier cas, elle transsude, non pas au travers de la peau extérieure du bourrelet, mais par celle de la portion de manteau qui est un peu au-dessus, et 1l faut avouer que celle-ci ne paroît pas glanduleuse. L'adhérence des muscles à la coquille est encore une des raisons qu'on a alléguées pour prouver que celle-ci est orga-
nisée à la manière ordinaire, c’est-à-dire, vasculeuse: M. Poli
a même pensé que C’est au travers des muscles que ses vaisseaux lu: arrivent; mais cette adhérence, très-forte pendant la vie, disparoît entièrement par quelque séjour dans l'esprit de vin. Les muscles se décollent sans aucun déchirement : il est d’ailleurs constant qu’ils adhèrent successivement à différens points de la coquille. Les observations de M. Brisson sur le bulime décollé, et celles que tout le monde peut faire sur les empreintes successives, laissées par les muscles au dedans de différentes coquilles , le prouvent sans réplique. Comment pourroient - ils arracher leurs vaisseaux d'un endroit pour les implanter dans un autre ?
4° Division du corps en deux cavités.
Le corps de la Zmace et du colimacon se divise en deux
cavités : la première est ouverte au dehors et l'air y pénètre;
c'est la cavité pulmonaire, aux parois de laquelle sont attachés, outre le réseau vasculaire dans lequel le liquide nourricier
vient s’exposer à l’action du fluide atmosphérique, le péricarde
contenant le cœur et son oreillette, et un viscère sécrétoire 7. 20
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que nous décrirons. L'autre cavité, qui est beancoup plus grande , est fermée de toute part, quoiqu'une partie des viscères qu'elle contient communiquent eux-mêmes au dehors par des ouvertures. Ce sont les organes de la digestion et ceux de la génération ; ainsi que le système nerveux. Les premiers ont deux issues extérieures, la bouche et l'anus; les seconds n’en ont qu'une que j'ai indiquée ci-dessus.
Dans la mace, la cavité pulmonaire est renfermée sous le manteau; la grande cavité remplit toute lenveioppe charnue du corps.
Dans le colimaçon , il n’y a que la partie antérieure du corps, proprement dit, qui soit occupée par une portion de
. la grande cavité; le reste pénètre dans les contours de la co-
quille , et le derrière du corps ou plutôt du pied est solide, charnu et sans viscères; elle occupe le devant du dernier tour de la spire; la cavité pulmonaire.est fermée de toute part dans les deux genres , excepté au: trou circulairequi lui sert d’orifice, eirconstance par laquelle cesmollusques different beaucoup des testacés turbinés proprement aquatiques, ainsi que nous le verrons ailleurs.
Elle est séparée de la grande cavité par une cloison mince et charnue, et n’a d'autre communication avec elle que par les vaisseaux qu’elle en reçoit, où par ceux que le cœur y envoie:
5° Système musculaire.
L'appareil musculaire de ces mollusques doit étre divisé ainsi. qu'ilrsuit : DA