‹ Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusquesChapitre 70 sur 107 · Remarques générales · texte numérisé non relu

Remarques générales

Cr genre a été établi par le docteur Buchannan, dans les Mémoires de la Société linnéenne de Londres, tom. V, p.132 , et adopté par M. Lamarck, dans son Système des animaux vertébrés.

M. Buchannan lui donne pour caractères un corps 6blong, convexe, couvert de petitstubercules irréguliers, débordant de toute part le pied; deux tentacules; deux appendices ou lèvres en forme d’auricules ; et l’anus situé sous la partie postérieure du corps, derrière le pied. Ce naturaliste n’a observé qu’une seule espèce qui vit sur le £ypha elephanjina de Roxburgh. Elle est longue d’un pouce à dix-huit lignes, large de six à neuf lignes. Le dessus de son corps est verdâtre ou noirâtre; le dessous d’un jaune pâle.

M. Buchannan n’en donné qu’une courte description extéricuf®, laquelle n’est pas, selon nous , exempte d’inexactitudes. |

Il compare d’abord les appendices de la bouche à des bras , etleur trouve de l’analogie avec ce que Zinnœus nomme ainsi dans la Scyllée ; nos lecteurs jugeront comme nous qu’ils ne ressemblent point à des bras en général, et sur-tout qu’ils n’ont aucun rapport avec ceux des organes de la scyllée que nous venons de mentionner, car ces derniers ne sont autre chose que des branchies.

Il dit ensuite que son animal n’est point hermaphrodite , que les organes des deux sexes sont différens, et qu’ils sont placés dans l’un et dans l’autre, avec l’anus, en un cloaque ou cavité commune , derrière le pied sous la queue. IL assure même qu'on distingue très-bien les sexes durant le coit , vu que la verge est très-srande à proportion du corps,

Si cela est , il faut au moins convenir que son onchidie diffère du nôtre, beaucoup plus que leur extrème ressemblance extérieure ne pouvoit permettre de le croire, car nous allons voir que celui-ci a les organes des deux sexes, réunis dans le même individu, et tout aussi développés que dans aucun autre mollusque,

L’oncludium , dont nous allons parler, a été trouvé par M. Péron , sur les rochers de l'Ile-de-France ; il rampoit à la manière des limaces, mais dans l’eau et non sur le sec, comme la structure de ses organes pulmonaires auroit pu le faire croire,

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