‹ Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusquesChapitre 77 sur 107 · LD · texte numérisé non relu

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Sur le LimnNée (helix stagnalis, Lin. ) et le

Pranorze(helix cornea, ejusd.)

Less genres de la Zmace et du colimacon nous ont servi à lier les gastéropodes nus aux gastéropodes testacés; ceux de la limnée et du planorbe nous serviront à lier les testacés terrestres aux testacés aquatiques.

En effet, presque toujours dans l’eau comme ces derniers, is ont, comme les premiers, un poumon propre à respirer l'air élastique seulement , et non pas des branchies capables de séparer l'air contenu dans l’eau. Il faut donc qu’ils reviennent à chaque instant, à la surface de l’eau , ouvrir leur trachée: et humer Pair atmosphérique, et si on les contraignoit de rester

au fond, ils ne tarderoient point à périr. Ils ne sont aquatiques qu’à la manière des phoques et des baleines , et non pas à celle des poissons.

On sait assez que Linnæus avoit réuni dans son genre Aelix tous les univalves dont la coquille a ouverture entière, et plus ou moins approchante de la forme d’un croissant, ce qui y avoit accumulé une multitude d'espèces disparates par la forme et le genre de vie des animaux, et même par la configuration générale de la coquille.

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2 SUR. LE LIMNÉE

Miller essaya de les subdiviser d’après les animaux ; mais n’en connoissant qu'un petit nombre, il ne put répartir toutes les espèces dans des genres certains.

Bruguière fit une opération semblable sur les coquilles ; il sépara des colimaçons les bulimes à bouche plus haute que large , et les planorbes à bouche plus large que haute et à coquille ‘enroulée à.peu près. dans un seul plan ; maïs ses bulimes comprenoient encore des especes terrestres et des aquatiques, des espèces à quatre tentacules et d’autres à deux ; ces dernieres avoient des opercules ou en manquoient, respiroient par des poumons ou par des branchies, etc.

M. de Lamarck , seulement dans la vue de ne point laisser ensemble les bulimes aquatiques et les terrestres, s'est vu obligé d’en faire un’assez grand nombre de genres auxquels Draparnaud en a encore ajouté quelques - uns, principalement pour séparer les espèces à quatre tentacules de celles à deux. Nous renvoyons à ces auteurs pour la détermination de leurs caractères. |

Nous nous bornerons à dire que, quelqu'heureuses que puissent être les divisions de ces naturalistes, elles ne pourront être considérées jusqu’à un certain point que comme des coujectures , tant qu’on n'aura pas des notiovs précises, nonseulement sur le nombre des tentacules et la présence ou l’absence d’un opercule, mais encore Sur là nature de lorgane respiratoire, celle des-organes de la digestion et de la respiration, et la présence ou labsence d’une trompe : caractères tous d'autant plus importans qu'ils influent sur la nature des animaux beaucoup plus puissamment que ceux auxquels les conchyliologistes se sont arrêtés jusqu’à présent.

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