Du limnée d'étang
“ Nat
Le genre des Zimnées que nous décrivons ici a la! coquille
plus ou moins allongée, à bouche entière: , plus haute que
large, à columelle marquée d’un seul ao qui remonte en | Fes dans la coquille.
On en trouve dans nos eaux dormantes plusieurs ‘espèces
bien connues des naturalistes, et de la distinction desquelles
nous n'avons pas besoin de nous occuper. Les figures de lou.
vrage dé Draparnaud sont plus que suflisantes pour les faire reconnaître par leurs coquilles.
Nous donnons nons-mémes ici celles des trois plus communes, avec leurs animaux. Zämn. stagnalis , f.2. or ovals, f. 3 et Limn. palustris , f. 4.
EN om nous attacherons seulement à la plus grande, le limnée détang (helix stagnalis , Linn. | qui est en même temps Pun des plus NO de tous les coquillages d’eau douce de notre pays; Sa coquille est figurée par presque tous les ‘conchyliologistes. Voyez seulement dans le nombre Lister, conéh.
123 ,f. 21. Bonanni, Recr:pl.53, £ 55. Darsenville et Favanne, pl. 61,f 16." Draparnaud, Moll. terr. et fuv., pl 2,f. 38 et 39. Roissy, Moll. pl 55, fig. 5 , ete., etc.; ea remarquant toutefois que les figures ‘de RATE et de Ua apar naud sont lés meilleures.
Lister et Swammerdam ont déjà donné de l'animal méme des descriptions anatomiques pleines de remarques vraies et intéressantes : le premier dans, son Exercitatioanatomica altera,p. 49 et swiv.; le second, dans son Biblia naturce.
Mais lès mêmes raisons qui n'OnL engagé à réproduire l'ana-
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tomie de la Amace et du colimacon, me portent à en faire autant de celle du. imnée. D'une part ,ÿai plusieurs faits nouveaux ou plus exacts et de meilleures figures à offrir. De Vantre ,je ne peux-négliger de compléter mon histoire des mollusques d’un genre aussi intéressant.
A lextériéur , le corps du Æmnée se divise comme eelui du colimaçorn en deux. parties ; celle qui reste toujours dans la coquille, et qui se termine au limbe ou collier ; et celle qui peut en sortir ou y rentrer, et qui se compose de la tête et du pied. |
Le collier est plus allongé que dans le colimacon,ou, ce qui revient au même, il n’est pas si serré au corps, et l'enfoncement qui l'en distingue est plus profond. Son bourrelet est plus mince , apparemment comme: n'ayant point dans son intérieur le tissu glanduleux nécessaire au colimaçon pour la production de son épiphragme ou opercule temporaire. L’ouverture du poumon est sous le côté droit de ce bourrelet, et se ferme par un petit lobe charnu et plat qui saille sous son bord inférieur , et qui se plie en canal arrondi quand, l'animal veut respirer. C'est proprement sur ce petit lobe qu'est le trou qui conduit par un demi-canal assez étroit dans la cavité respiratoire; et dans l'angle que le lobe fait avec le reste du contour de l'ouverture ,1l y a un autre trou, qui est l'anus.
Le pied est plus court à proportion qu'au colimaçon, et la iête plus large. Le voile échancré, placé au-dessus de la bouche, est surtout.ce qui établit la largeur de la tête.
Les tentacules, au nombre de deux seulement, sont larges, courts, triangulaires et aplatis. L’œil est un grain blanc, placé
ET LE PLANORBE. 5
près de l'angle antérieur de leur base à la surface même de la tête.
Du côté droit sont deux ouvertures pour la génération, trèséloignées l’une de l'autre. Celle des organes mâles est comme à l'ordinaire sous la corne droite; celle des organes femelles, dans le fond du repli qui sépare le corps, du limbe ou collier.
C'est à cet éloignement de ces deux orifices que le {mnée doit la faculté singulière de s'accoupler à la fois avec deux mdividus, dont l'un lui sert de mâle et l’autre de femelle. Tous les naturalistes connoissent, depuis les observations de Geoffroy , l'habitude extraordinaire de ce coquillage de former des chaines quelquefois très-nombreuses, dont tous les individus sont ainsi liés chacun à deux auires. 3
La bouche fait plus ou moins de saillie , sans jamais former une véritable trompe. Lorsqu'elle est le plus développée , elle représente un gros mamelon au milieu duquel est un trou entouré de trois petites mâchoires :lorsqu'au contraire elle est retirée , elle forme un sillon transversal qui ne ressemble pas mal à la bouche humaine.
Un sillon plus profond la sépare du bord antérieur du pied comme dans le colimaçon.
La division intérieure du corps en deux cavités, et les organes compris dans chacune sont les mêmes que dans le colimacon et dans tous les testacés turbinés dont nous avons à parler dans la suite.
La cavité pulmonaire est fermée de toute part, au moyen de l'union de la racine du collier avec le corps, et n’a d'autre ouverture que la trachée, caractère qui lui est commun avec tous les gastéropodes qui respirent l'air en nature.
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Le rectum rampe de même le long de son côté droit, et le péricarde est dans le fond de son côté gauche.
L’organe de la viscosité est bien plus considérable , et occupe tout le on de la cavité, depuis le côté gauche sur le. péricardé ; jusque dans le voisinage de l’anus. Son intérieur est composé de lames et d’une belle couleur jaune citron.
Le réseau vasculaire du poumon est bien moins apparent que dans le colimacon : à peine aperçoit-on la principale veine cave; mais la veine pulmonaire est très-forte et rampe tout le long du bord antérieur de l'organe de la viscosité, pour se . rendre dans l'oreillette. ;
Le reste de la voûte de la cavité pulmonaire, en avant de l'organe de la viscosité et de la veine cave, est un peu renflé et .spongieux, Toute cette voûte , et même l'extérieur de l'organe de la viscosité, est tent d’un cendré violet assez foncé, que lesprit-de-vin n’altère pas , et qui, à la loupe, se divise en une infinité de points de cette couleur.
La distribution des artères se fait comme dans le colimacon par deux troncs, dont un remonte vers le sommet de la coquille, en suivant la convexité , et dont l'autre se recourbe en avant et se distribue à la tête et au pied.
La mâchoire supérieure est comme celle de la Zmace, en croissant avec une seule dentelure au milieu ; les deux lité rales sont simples et petites. La masse de la boues et la langue sont comme dans le colimacon. Les glandes salivaires sont blanches, à beaucoup de lobes et de forme ramassée, n’allant spas plus loin que Porigine de l'æœsophage : Celui-ciest plissé longitudinalement etd’une teinte noirâtre.