Par un jabot plus ou moins marqué en avant dePestomac
Mais ils ont tous én commun, outre ce qui appartient en général à tous les gastéropodes , deux tentacules pointus portant les yeux tantôt sur le côté de. leur base, tantôt sur un petit cylindre particulier qui pourroit très-bien passer pour un autre tentacule; une trompe charnue contenant une langue hérissée de crochets , mais sans autres mâchoires; un estomac niembraneux'situé à la’ base du foie, et donnant dans un intestin de longueur variable ; enfin des sexes séparés.»
On ne peut pas s'attendre que dans une telle ressemblance nous nous attachions à décrire les différences minutieuses qui pourroient se rencontrer dans les nombreux genres: établis récemment dans cette famille, d’après de légères nuances dans la forme de la coquille.
TURBO, ec. ‘ÿ
Nous choisirons seulement les sujets de-nos dissections à des distances convenables ; pour donner des idées suffisantes de toute la série ; et pour commencer, nous allons joindre à Yanatomie de la wivipare , celle dan grand turbo marin qui a beaucoup dé ressemblance avec elle; la veuve où le turbo pica de Linnœus.
Ce que l'étude des gastéropodes à coquille spirale offre peut-être de plus embarrassant , c'est de se bien représenter comment des parties aussi développées que celles que l'animal ‘montre au-dehors quand il rampe, peuvent se replier sur elles-mêmes, et se concentrer dans la cavité étroite de la coquille. sa | C'est ce que nous cherchons à éclaircir par nos figures 5 et 6 qui représentent l'animal de la veuve, enlevé à sa coquille, mais dans ses deux états:la première le montrantretiré; l'autre rampant. * Tout dépend de la rétraction de la tête et du repliemrerit de la partie antérieure du pied contre la partie postérieure. Cette dernière circonstance, qui a lieu plus fortement encore dans les nérites et les volutes où le pied est beaucoup plus grand, est surtout essentielle. L’opercule, qui est toujours attaché sur le dos de la partié postérienre du pied, se trouve ramené par là vis-à-vis l'ouverture de la coquille, qu'il bouche, en y pénétrant d'autant plus que l'animal contracté d’avantage son muscle.
Le muscle est marqué a dans-les deux figures, à l'endroit par où il étoit attaché à la columelle.
La figure 7 en montre la coupe, et comment la plus grande
1e VLVIPARE.
partie de ses fibres se rend vers lopercule, tandis qu’une autre ‘se.perd dans lamässe charnue du pied, et qu’il en va quelques-unes jusque vers la trompe et les tentacules.
On peut s'y faire une idée de la manière dont le muscle tirant fortement l’opercule, pousse tout le reste du pied, de la tête et des parties adjacentes en dedans, et finit par les mettre dans l’état de contraction qu'exprime la figure 5.
Cependant aucun gastéropode aquatique ne retournant ses cornes, ni sa tête au-dedans, de son corps, comme le fontiles limaces.et limaçons terrestres, il est plus facile de juger, d’après animal contracté, de la forme qu'il doit ds endre quand il est étendu.
Il, n’y,a qu’à se eprédeniel toutes.les ee du pied, de la tête et des deux membranes latérales dilatées en tout sens, et surtouten longueur; la tête s’avançant sous le bord externe de la coquille; la queue, sous le bord opposé, c’est-à-dire sous la columelle; et l’opercule se réfléchissant contre celle-ci, comme une porte contre un at quand elle est tout-à-fait ouverte.
On peut. ainsi retrouver la figure d’un gastéropode, même quand il seroit venu des pays les plus éloignés, enfermé dans sa coquille et contracté par sa propre action et par celle de Vesprit-de-vin. |
Al est certain qu'il vaut one tab mieux lobserver vivant, ou au moins lorsqu'avant de le mettre dans l'ésprit-de-vin on Pa retiré de sa coquille et laïssé:mourir dans l’eau; mais comme les voyageurs Sont rarement à même d’obser ver. exactement sur les lieux un animal,vivant, ni de prendre les précautions nécessaires pour le conserver parfaitement, il. est toujours bon d'avoir ce moyen subsidiaire,
TURBO, &c. It
Nous lavoris employé avec avantage pour un grand nombre des gastéropodes à coquille dont il nous reste à parler.
Tel est ce turbo pica dont nous traitons maintenant.
Notre figure 6 le montre étendu artificiellement. Ses tentacules sont gréles, sétacés; l'œil est porté par un petit tentacule cylindrique et latéral. Il n'y a que deux très petites lobules sur le devant de la tête, et le manteau n’a aucun syphon. La membrane latérale du cêté droit est découpée en plusieurs filets un peu rameux; le bord antérieur du pied est divisé en deux lèvres; la queue n’a ni crêtes ni franges : elle porte un opercule circulaire, mince, corné, d’un brun-foncé, marqué. d’une spirale à contours très-nombreux.
La figure 7 montre le “plafond. de la ;cavité branchiale détaché à gauche et rejeté. sur la droité et la grande cavité Ouverte, et privée, de ses tégumens, du. côté gauche, pour montrer ce qu'eile contient par ce côté, depuis la bouche jusque derrière l'estomac. y
On a vu que les tentacules et autres appendices, extérieurs de cet änimal.ont les plus grands rapports aÿec::ceux de la phasianelle : On, va Voir que,ses viscères n’en oh! pas moins.
Il a aussi deux peignes de branchies formés d’une multitude de feuillets iriangulaires; mais ils ne sont séparés que vers le fond de la cavité branchiale par un vestige de cloison, plutôt que par une cloison véritable: car. elle n’occupe pas le quart de leur longueur. Le cœur, l'oreillette, le péricarde, l'organe de la, viscosité n’ont rien de particulier.
L’œsophage après avoir Parcouru un assez long trajet, mais sans s'être replié, donne dans l'estomac, qui est énorme et divisé par des replis de sa membrane interne én plusieurs sinus et poches différentes. Il se rétrécit ensuite en.un boyau qui
revient en avant, absolument comme dans la phasianelle, jusque vers la masse charnue de la bouche, puis se recourbe en arrière, va passer derrière le cœur ; et se réfléchit encore en avant pour former le rectum, qui est gréle et se termine par une petite pointe. Il y a une valvule au repli du canal situé derrière le cœur.
La masse charnue de la bouche est très-forte, et son organisation assez compliquée.
La langue, ainsi que dans la phasianelle et ds d'autres gastéropodes , ‘est un cartilage excessivement long et garni de pelites épmes ; enveloppée dans un tube membraneux , elle s'étend depuis le point du plancher de la bouche qui répond immédiatement au-dessous de l'ouverture de l’œsophage, jusque très-haut dans la spire et fort en arrière de lestomac, où elle se roule encore cinq ou six fois en spirale sur ellemême.
Il n’y a que l'extrémité antérieure de ce long ruban qui serve à l'animal, et tout le reste n’a d’autre objet, à ce qu'il me semble, que de remplacer cette extrémité antérieure à mesure qu’elle s'use. Il en est de cet organe comme des dents des quadrupèdes herbivores et de celles des oursins. Ces dernières surtout offrent une ressemblance frappante: très-dures à l'endroit qui mâche, elles se ramollissent en arrière et finissent par un long ruban flexible qui avance et durcit à mesure que la partie triturante se détruit. |
Cette langue du turbo pica est garnie de rangées transversales. de lames triangulaires et tranchantes; chaque rangée comprend huit ou dix lames implantées sur une petite bande transversale qui joue sur une bande semblable placée derrière elle, et sur une autre placée devant. La langue entière
TURBO, etc. 13
doit avoir plusieurs centaines de ces bandes transversales, et- par conséquent des milliers de petites lames tranchantes. La masse charnue de la bouche a pour objet de donner à l'extrémité antérieure de cette bande linguale une sorte de mouvement péristaltique propre à entasser, à limer et à percer par degrés les corps qu’elle attaque.
Elle contient deux cartilages parallèles dont Pextrémité antérieure soutient la partie correspondante de la bande linguale ; et en s’'écartant, s'avançant, se rapprochant, se retirant, la soulève et l'abaisse, en fait jouer les parties les unes sur les autres, et fait frotter ainsi les petites lames tranchantes sur la surface qu’elles doivent entamer.
Les glandes salivaires sont peu volumineuses, et le cerveau n’a rien de bien particulier, non plus que le système nerveux. L'individu que nous représentons est femelle. On voit la partie inférieure de son oviductus en 0, fig. 7. Elle a son orifice tout près de celui de l'organe de la viscosité. Je ne puis savoir si cette espèce est vivipare, ne layant point observée dans un état voisin du moment où elle met bas.
Ces deux anatomies nous fournissent deux types différens d'animaux à coquilles entières et à branchies péctinées et aquatiques.
La wivipare d’eau douce sera chef de file pour toutes les espèces à tentacules simples ; et le turbo pica ainsi que la phasianelle pour toutes celles à tentacules doubles : car il est difficile de ne pas considérer comme un tentacule particulier
le petit cylindre charnu qui porte l'œil, ici surtout où il est distinct jusqu’à sa base du grand tentacule sétacé,
La règle que lon a voulu établir sur le nombre, des tentacules, quaternaire, disoit-on dans les gastéropodes terrestres, binaire seulement dans les aquatiques, n’est donc rien moins qu’exacte. En effet, nous savons déjà que l’aplysia en a quatre, que la bullée er ioutes les acères n’en ont aucuns, et nous verrons bien d’autres exceptions par la suite.
Pour revenir à nos deux types, il y a des espèces de lun et de Pautre , et qui ne sont pas distribuées, comme on auroit pu le croire, en jugeant sur les coquilles.
Adanson, qui a très-bien connu cette différence, a établi sur elle sa distinction de la toupie et du sabot, et celle de la natice et de la nérite; imais il est obligé, du moins dansles deux premiers, de séparer des coquilles très-semblables.
Dans le premier type, celui de la wivipare, j'ai disséqué aussi le vionot de nos côtes de la Manche ( turbo littoreus de Linnœus, alie-kruik de Swammerdam; Bibl. nat. t, IX, fig. 14-18). Son ouverture et son opercule ont un angle vers le haut, et ses tentacules sont simples, portant les yeux sur une légère proéminence de leur base externe. On sait déjà par Adanson ( Sénég. p.70 ), qu'il a les sexes séparés, et je l'ai effectivement vérifié; mais je nai pu savoir s'il produit des petits vivans. A l’intérieur, sa principale différence est la longueur du ruban lingual, par laquelle il se rapproche des espèces du deuxième type. Nous eo cet animal reuré de sa coquille, fig. 10.
Le marnat d'Adanson ; ( Sénég. pL 12,8. VI, fig. 1 ), appartient également à ce premier type.
Le deuxième type est beaucoup plus nombreux ; il comprend
TURBO, etc. 15
non-seulement la phasianelle et le turbo pica, mais encore tous les turbo à coquille arrondie et à bouche tout-à-fait ronde, et tous les trochus à coquille conique, dont j'ai pu voir les animaux. |
Il y a toujours alors le petit pédicule de l'œil; et les différences spécifiques portent sur les lobes en avant de la tête, et sur les ornemens des membranes latérales. |
Ainsi le turbo pica est pour la tête un des plus simples, n'ayant que deux très-petits lobes ou vestiges de voile; mais: ses membranes latérales sont assez compliquées. Son opercule est mince et corné. f
Le turbo chry sostomus a les lobes du voile un peu plus grands; mais ses membranes latérales sont simples et sans filets. Son opercule est pierreux, très-convexe et granulé à sa face externe, plat et marqué d'une spirale régulière à l’interne. Nous le donnons, ainsi que son opercule en figure 11.
Un turbo nouveau, rapporté par M. Péron, de la forme du pica, mais d’un brun-marron, à bouche nacrée-verdâtre, à ombilic simple, a des lobes et des membranes crénelées, et celles-ci terminées en arrière chacune par un filet. Son opercule est également pierreux, mais à surface externe bosselée.
Le grand trochus mauritianus a les deux lobes du voile assez larges pour se toucher ; les membranes latérales si mples ; l’opercule mince et corné.
Un autre trochus pyramidal, mais ombiliqué ( Gualtiert, pl. 60, fig. C), se distingue par une crée élevée et frisée qui borde sa queue de chaque côté, et dent la partie supérieure se loge dans lombilie quand l'animal rentre dans sa coquille. Il a de plus trois tentacules cylindriques et obtus de chaque côté , sous la menibrane latérale. Voyez notre figure 12.
mn
Le trochus pharaonius a trois filets attachés de chaque côté, comme dans la phasianelle, aux bords de la membrane latérale, et toutes ses membranes et leurs filets sont ciliés. Foyez figure 13.
On peut juger, par Adanson ( Sénég. tab. 12, fig. 1 }, que l'osilin de cet auteur (trochus tesselatus, Gmel.), est habité par un animal fort voisin de celui-ci.
. Nous en avonsun autresur nos côtes (trochus cinerarius , L.) qui a tous ces filets, et dans lequel il sont de plus colorés par anneaux noirs et blancs. Müller en donne quatre figures médiocres ( Zool. dan. pl. 102 ).
I y a des trochus à deux et d’autres à un seul filet latéral.
Dans tous, l’opercule est rond , mince, corné.
Les sexes sont séparés dans tous ces animaux.
Je n'ai point de notion particulière à donner sur les animaux des genres démembrés, par M. de Lamarck , des turbo et des trochus , tels que les scalaires , les maillots, les cadrans, les monodontes, les turritelles et les pyramidelles ; et quoique je n’aie aucun doûte que pour Pessentiel ilsne se rapprochent des autres, je ne puis dire quelles particularités spécifiques les distinguent, n’en ayant puencore examiner aucun par moiméme
Cependant nous voyons déjà dans Plancus ( Conch. min: nat. pl. V, fig. 7 et 8 ), une scalaire ( turbo clathrus , Lin. }, qui se rapporte à notre premier type, et qui montre une longue verge sortie.
L'ancien genre nerita, divisé aujourd'hui en nérites et en natices, complète avec les précédens la tribu des coquilles aquatiques à bouche entière. Outre la forme exactement demi-
ce
TURBO, ec. ë]
circulaire. de leur ouverlure, ces deux genres $e-font.remar- Quer aussi par la grandeur relative de cette ouverture, et en général de tout le dernier tour. C'est, comme dans les volutes Stautres, coquillages dans ce cas, un signe du grand. volume du pied qui doit se loger, dans cette parue dela coquille.
Les, animaux qui l’habitent. répondent aux deux types que nous avons déterminés plus haut pour les turbo:et les trochus, el c'est d’après la, position de leurs Yeux qu'Adanson les a séparés. M. de Lamarck, en adoptant.ce caractère pour les ani: maux, y joint celui.de la coquille , ombiliquée dans les natices, et non dans les nérites. Eflectivement, dans. les, espèces dont nous connoissons l'animal, ces formes des tentacules et des coquilles se correspondent; mais l'exemple des turbo, où des coquilles de même forme générale contiennent des animaux si différens , doit nous. mettre en garde et nous faire.attendre des observations plus nombreuses. | : Nous donnons, figure. 14, l'animal.d’une natice:(:nerita: canrena; Lini),et figurex5, celui d'une nérite (nerita exuvia, L. jp Où peut juger à quel point le pied du premier, est étendu ; ce léger sillon qui. divise, en. deux, lèvres. le bord antérieur de celui de quelques turbo, est ici une: fissure profonde qui établit deux larges lobes, l'un au- dessus de l'autre, D, e, dont le Supérieur € est échancré, dans son milieu. La méme chose a lieu: en. arrière. où lopercule:, au lieu d'être simplement collé sur le dos de la queue, se trouve attaché sur un lobe charnu particulier d , Qui contribue probablement à former l’ombilic. de la coquille, ou, du, moins. qui-s'y: loge. en: partie quaud. l'animal: rentre.
La verge de cet individu est sortie; on la voit pendre en a.
Adanson, qui donne à son fossar, lune de se$ natices, la même tête qu’à notre canrène, représente son pied tout différemment. Je ne sais si c’est une faute du dessinateur , ou si en effet toutes'les espèces de natices n’ont’ pas le pied semblable.
La nérite, figure 15, n’a pas à beaucoup près cétté ampleur de parties extérieures; elle rentre dans les formes les plas communes aux trochus et aux turbo à quatre tentacules, et n’a pomt d’ornemens à ses membranes latérales ; seulement sa lèvre supérieure est très-large, bilobée et dentelée.
Son opercule est pierreux et légèrement granulé. Celui de la natice est corné ; mais tout cela peut n'être que spécifique.
Freunre I La vivipare femelle enlevée à sa coquille. a. Son pied encore à demiployé en deux.. k. L’opercule attaché sur sa partie postérieure. les La tête avecles tentacules et la trompe. d. Le petit syphon qui se prolonge sous ia corne droite: e. La membrane latérale du côté gauche. f. Le bord du manteau. g. Petite portion des branchies qui se montre dessous: h. L’orifice de la matrice ét l'anus.
Fire. 11. La même dont la cavité branchiale a été’ ouverte. Les léttres a—f ont la même signification que dans la figure précédente. g. Les branchies. h. La matrice gonflée par les fœtus qui la remplissent. h!. Son orifice. h'/. Sa partie située dans la spire. à L'anus! L. Le canal de la viscosité. m. La ligne saillante formant un, demi-canal qui.se termine au‘syphon d. n. Le cœur et son oreillette. 0: Parties du foie et de d'intestin.
Frç. III. La même dont on a ouvert la partie antérieure et développé la postérieure.’ Les lettres a—n sont placées aux mêmes endroits que dans les deux précédentes: p:) La massé charnue de la bouché. :q. L'œsophage. g'. Son repli avant le cardia. r. L’estomac{ s. Le premier repli de:l'intestin. s{ Le! second. s/. L'endroit! où il pénètre dans la cavité branchiale. t. Le rectum. uw. Les deux lobes du cerveau et les nerfs qui en partent pour les tentacules, les yeux et la bouche. vv. Les deux glandes salivaires. x.-Le nerf principal des muscles.
TURBO, etc. 19
Fire. IV. Vivipare mâle, préparée pour montrer la verge, et sa sortie par la
corne droite. L’œsophage q est rompu à l’endroit où il pénétroit dans la spire. Les
‘lettres jusqu’à x ont les mêmes significations. y. Le corps charnu de la verge. z. Le caual déférent.+&. Une partie du testicule.
Frc. V. Le turbo pica enlevé de sa coquille et dans l’état de contraction.
Fic. VI. Le même, développé. a Le muscle qui unit l'animal à sa coquille. a'. Le pied. b. L’opercule. c. La trompe. dd. Les tentacules. ee. Les tubercules qui portent les yeux. f. L'extrémité des branchies. g. La membrane latérale du côté gauche, frangée. F
- F16. VII. Le même animal dont on a ouvert la cavité branchiale, rejeté son plafond sur le côté droit, enlevé la paroi gauche de la tête et du tronc, et fendu verticalement la masse charnue du pied, pour mettre à nu l’ensemble des viscéres. a. Le muscle qui unit l’animal à la coquille; la direction de ses fibres à Fopercule et à la masse charnue du pied. a”. Cette masse. b. L’opercule. c. La trompe. d. Le tentacule. e. Le tubercule qui porte l'œil. f. Le cerveau. g. Les glandes salivaires. hh. L'œsophage. i. La masse charnue de la bouche et de la langue. ii. La gaine membraneuse du cartilage de la langue. k. L’estomac ouvert. L. Son prolongement cylindrique. l'. L'endroit où est une valvule qui représente le pylore. mm. Le rectum. n. L'anus. 0. L’extrémité de l’oviductus. p. L'organe de la viscosité ouvert.
g. Son orifice. rr. Les veines qui portent le sang du corps aux branchies. ss. Les artères qui distribuent ce sang dans les branchies. cœur. u. L’oreillette. v. Le cœur.
t. La veine qui le ramène au
Fie. VIII. La masse charnue de la bouche servant à mouvoir la langue. a. L'extrémité antérieure de la langue. bb. Les glandes salivaires. e. La gaine membraneuse du cartilage lingual, etc" ce cartilage lui-même tronqué. dd. Les divers
muscles qui agissent sur les deux cartilages latéraux dont l’extrémité supporte celle de la langue.
Fire. IX. Portion du cartilage lingual, vue au microscope, pour montrer ses
lames transverses, et les petites lames tranchantes qu'elles supportent. Fic. X. L'animal du furbo littoreus , sorti de sa coquille, avec son opercule. Fre. XI. Celui du turbo chrysostomus.
Fre. XII. Celui du trochus, Gualt. tab. 60, fig. C. Frc. XIIT. Celui du trochus pharaonius.
Fc. XIV. Celui de nerila canrena.
Fie. XV. Celui de nerila exuvia.
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MUSEUM D'MISTOIRE NATURELLE
Sur le grand Buccrx de nos côtes (Buccinum
undatum, Lin.) , et sur son anatomie.
Mocrer , en décrivant son tritonium undatum , qui est notre buccin ( Zool. dan. IT, p. 13), se plaint qu'aucun auteur n'ait songé à faire connoitre un animal aussi commun. Il oublie la description de Laister ( Exerc. anat. IT, p. 68) qui est beaucoup plus exacte que celle de Müller lui-même, non-$Seulement parce qu’elle est anatomique , mais encore parce que Lister y parle en détail de deux parties extérieures dont Müller ne fait aucune mention, la verge et la trompe. Cependant Lister n’a point donné encore des détails suffsans, ni des figures assez claires; et les autres naturalistes qui ont fait représenter des animaux de buccins, se sont bornés à l'extérieur : tels sont Fabius Columna (de purpura, p. 16), copié dans Lister, tab. anat. 8, fig. 7, pour le buccinum arcularia ; Réaumur ( Mém. de l'acad. 1710 et 1711) : I
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