GRAND: BUCCIN
de la queue. La longue trompe et l'énorme verge sont les caractères les plus frappans de cet animal. On a surtout peine à concevoir le volume, de celle-ci, qui égale le pied en longueur ,..et qui çst deux ou trois fois plus: large que la urompe.
Notre figure 1, réduite à moitié comme toutes les autres, montre ce ele par le côté gauche, là trompe rentrée et la verge a réfléchie et cachée dans la cavité branchiale; car elle ne rentre pas dans l'intérieur du corps, et ne pent se retourner, Elle. ne paroit pas non plus. susceptible de se renfler beaucoup par l'éreçu9n tant ses tégumens sont épais et peu flexibles. | - Notre figure 2 LT Bi la trompe het la verge a étendues. Elle exprime très-bien la forme comprimée et élargie à l'extérieur de celle-ci; on y, voit les rides transverses qui en sillonnent la surface et la petite. pointe 4’, où est percé son orifice.
Enfin la troisième et la sixième font encore voir cette partie dans d’autres positions et avec d’autres renflemens, F
La trompe b est cylindrique et susceptible de s'allonger beaucoup ou de se cacher entièrement dans l'intérieur du corps. Son extrémité est fendue verticalement, et présente deux lèvres hérissées d’épines recourbées en dedans et attachées sur la langue. Ce sont les seules dents du buccin, comme des autres gastéropodes à trompe.
Enfin le syphon c est un prolongement du bord droit du manteau, plié selon sa longueur , et logé dans le syphon de la coquille, pouvant la dépasser plus où moins, ou s'y retirer et s'y cacher entièrement, au gré de l'animal, | Ce n’est autre chose qu'un demi-canal qui conduit Peau
lA GRAND BUCCIN.
dans la cavité des branchies, et dont l'usage est de favoriser la RATE tre |
Celle-ci s'exécute, comme à l'ordinaire par lintermède de leau et au moyen de branchies pectinées qui forment deux rangées de lames triangulaires , dont une grande et une petite. |
On entrevoit déjà leur position dans notre figure 1 , où elles paroissent au travers du manteau en d, d, du côté gauche du plafond de la cavité ; on y voit aussi la position du cœur e, au même côté gauche, entre elles et le foie; et celle des lames muqueuses, f, situées à leur côté droit.
La figure 4 montre une de ces rangées branchiales d, dont les vaisséaux sont injectés d'air , ainsi que la grande veine qui en rassemble le sang et le porte dans le cœur. |
Le manteau et le péricarde y sont ouverts pour laisser paroître le cœur e, et son oreillette 8 que lon a aussi gonflés par le souffle.
L’oreillette est d’une figure anguleuse, et a des parois assez minces ; le cœur au contraire est rond, très-épais et muni de fortes colonnes charnues à l'intérieur ; il a, comme toujours, deux valvules , dirigées de manière à laisser entrer le sang de l'oreillette.
L'intérieur du cœur est ob EdentE) figure 13, et celui de l’oreilleite , figure 14. Parmi les branches ar tariêlles qui sortent du cœur, nous avons représenté celle qui se rend dans l’organe de la viscosité et dans’ les feuillets muqueux. ( Voyez figure 6,q,q, q),et cellé qui pénètre dans le thorax sous l’œsophage, et se distribue à la masse charnue du pied et à la trompe, ( Voyez figure 7, r,r;r).