EAU DE SAINT-SAUVEUR
L'eau de Saint-Sauveur, qui est à ma disposition , se montre encore bien décidément sulfureuse, moins cependant que celle de Baréges, à en juger par l'intensité des précipités noirs qu'elle donne avec les sels d'argent ou les sels de plomb. Quelques gouttes d'acide arsénieux que l'on y verse, ne changent en rien le liquide qui prend, au contraire, une teinte jaune très-prononcée , dès qu'on ajoute quelques gouttes d'acide acétique.
Traitement par V ebullition et par un acide. L'eau de Saint-Sauveur a pu être soumise à l'ébullition, comme les précédentes, sans rien fournir qui troublât la transparence de l'eau de baryte. Comme elles aussi, dès qu'on a fait agir sur le liquide bouillant, un peu d'acide sulfurique, elle a laissé
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échapper de l'acide carbonique et produit du carbonate de baryte.
La quantité de ce sel, obtenu de 3oo centimètres cubes d'eau de Saint-Sauveur , a e'té telle que 1000 centimètres cubes en eussent donné 0,167 gram., ce qui représenterait 0,0g gram. de sous-carbonate de soude par litre de ce liquide.
Cet essai tendrait à présenter l'eau de Saint- Sauveur comme contenant, à très-peu près, les mêmes proportions de sous-carbonate alcalin que Peau de Cauterets et par conséquent comme inférieure, sous ce rapport, aux eaux de Bareges.
Traitement par Veau de chaux. Ce réactif s'est comporté avec l'eau de Saint-Sauveur tout comme nous Pavons noté pour les eaux de Bareges et de Cauterets. Même lenteur dans la manifestation des effets, même forme floconneuse du précipité.