‹ Mémoires pour servir à l'histoire générale des eaux minérales sulfureuses et des eaux thermalesChapitre 4 sur 36 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

petit nombre de travaux de ce genre, dont les mains les plus habiles n'ont pas dédaigne de se charger, on n'aperçoit guère que ces difficultés aient été senties, encore moins qu'elles aient été surmontées : ce qui diminue, de beaucoup, le prix de la plupart de ces analyses.

Les médecins ont bien reconnu qu'il n'est pas indifférent de recourir, suivant les cas, à telles eaux sulfureuses plutôt qu'à telles autres. En jugent-ils d'une manière rationnelle, en appréciant ce que peuvent, pour modifier leurs vertus, les formes particulières de l'ingrédient sulfureux, ses proportions, ses assortimens, etc.? Non. Ils sont réduits, le plus souvent, à prendre pour guide les suggestions cliniques, à obéir à un pur empirisme. La science des indications réclamerait, cependant, des investigations chimiques dont elle pût retirer des inductions plus précises et plus fécondes.

Enfin, on a tenté d'imiter les eaux sulfureuses les plus célèbres et de multiplier leurs services, en substituant l'œuvre de l'art à l'œuvre de la nature. Mais comment cette substitution a-t-elle pu se montrer légitime , lorsqu'une connaissance trop incomplète de ces eaux n'a évidemment permis de faire intervenir, dans cette fabrication artificielle, ni tous

Page 1