‹ Memoires. ProfChapitre 57 sur 90 · ADRESSÉE A MADAME DROUIN · texte numérisé non relu

ADRESSÉE A MADAME DROUIN

L'amitié , depuis cinquante ans , Fait de nos cœurs un doux usage j Elle a régie' nos sentimens , Ils s'accroissent avec notre âge.

De notre lien

Sentons tout le bien , Et serrons-le encor davantage. bis.

Quoique rivales de talens , Sans jalousie et sans ombrage, Dans nos succès les plus brillans , Nos coeurs consentaient au partage j

De notre lien

Sentons tout le bien , Et serrons-le encor davantage. bis.

Au temple glissant des basards , Tant qu'a duré notre voyage, Tu me pardonnas mes écarts , Je te pardonnai d'être sage.

De notre lien

Sentons tout le bien , Et serrons-le encor davantage. bis.

Contente d'un peu plus que rien Et fière de ton esclavage , Tu cherchas le suprême bien Dans ton âme et dans ton ménage.

Mais notre lien

JN'en souffrit en rien , Ah ! serrons-le encor davantage, èis.

Moi , condamnée à plus d'éclat , A l'amour, au faste , au tapage , Je n'ai vu dans mon célibat, Que le trouble d'un long orage ;

Mais notre lieu

N'en souffrit en rien , Ah ! serrons-le encor davantage. 6is,

En vain nous cherchions le bonheur, Il fuit l'âme sensible et sage.

Des tourmens d'un monde trompeur, Que l'amitié nous dédommage.

De notre lien Sentons tout le bien , Et serrons-le encor davantage. èi

JIS,

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