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I. François de Béthune, comte d'Oival

ID2 MEMOIRES DAUBIGNE

laissa pas d'avoir pour ennemis une famille si puissante que, quand l'un d'eux avoit un procès, en deux cents les proches estoyent récusés jusque au nombre de soixante.

Geste animosité se continuant prit diverses occazions pour se vanger : comme sur l'impression de l'Histoire, de laquelle la haine irritoit (comme ils disoyent) la France, comme aussi à la première retraite que fit à Genève le vieux marquis de Baden', on fit courir le bruit qu'il venoit par la praticque de Aubigné pour dresser une armée, et par là irriter l'empereur; mais il parut que jamais il n'y avoit eu entre ces deux ny cognoyssance de veuë ni praticque par escris. Geste accusation fit voir une mauvaise volonté en plusieurs qui en ont eu honte, voyant le marquis très bien receu et veu à Genève despuis cinq ans, hormis son voyage en Dannemarc.

On luyfit encores plusieurs niches^ comme persuader au peuple que cet estranger avoit conseiiié aux seigneurs de le tenir bas, inventé quelques foules 2, et autres telles choses trouvées fausses, et luy recognu pour celuy qui estoit hors de France pour avoir esté trouvé et nommé republicquain.

Mais la dernière entreprise eschaufîa le plus ses

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