C'est-à-dire en qualité de fils
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roy, de nuit aussi, et leur descouvrit les affaires d'Angleterre^ en payement d'avoir receu tant d'excès d'honneur. Voila ce qui a deschiré l'amitié d'entre le père et le fils.
Le vieillard, pour garentir sa personne des puantes actions de son proche, deliberoit de passer en Angleterre, et avoit accepté la commodité du batteau du comte de Carlile; mais la guerre de Mantouë ' ayant rempli d'armes les bordures de France, d'Italie et d'Allemagne, en une année où Genève estoit à sec de blé, de sel, et autres nécessités, pour ne pouvoir porter le siège un mois, les ennemis sachant toutes ces nécessitez à point nommé; et luy, estarut hay pour avoir despuis cinq ans crié et importuné pour y apporter des remèdes, jugeant bien qu'il n'y avoit point de capitulation pour luy, ne laissa pas de se résoudre de quitter tous autres desseins pour chercher dans Genève une honorable mort.
1. La guerre pour la succession du duché de Mantoue éclata en 1628.
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Dédicace de l'auieur à ses enfants, p. i. — Ses parents; sa naissance coûte la vie à sa mère, 3. — Nourri hors de la maison paternelle par la jalousie de la seconde femme de son père, Anne de Limur; son éducation, ses précepteurs, sa vision, sa maladie, 4. — Traduit le Crito de Platon à sept ans et demi; ce que son père lui dit en passant à Amboise ; est misa Paris entre les mains de Béroalde, 5. — Ut sont obligés de s'enfuir, sont arrêtés ; comment ils échappent à la mort, 6-8.
Accueil qu'Aubigné reçoit de la duchesse de Ferrare ; son arrivée à Orléans, oti il est atteint de la peste; rude leçon que lui donne son père, qui est blessé au siège d'Orléans, et, à la paix, est nommé maître des requêtes; meurt à Amboise, 9-12,
Il est envoyé par son curateur Aubin d'Abbeville à Genève, où il reste deux ans, puis se rend à Lyon ; s'adonne à la théorie de la magie ; sa misère, comment il en est sauvé; retourne en Saintonge chez son curateur, d'où il s'évade la nuit en chemise pour rejoindre des soldats lors de la troisième guerre civile, 12-1 5. — Ses aventures à l'armée; combats auxquels il prend part, i5-i8.
Il refuse d'être attaché au prince de Condé ; ses faits d'armes; devient enseigne d'Anières, 19-21. — Sa maladie, sa
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confession, 21. — Son éloquence lui fait gagner à Orléans un procès contre ceux qui s'étaient emparés de ses biens, Î2-2Î, — Ses amours avec Diane Salviati ; compose le Printemps; aventure qui lui fait quitter Paris avant la Saint-Barthélémy; exemples de terreur panique et de courage, 23-24. — Brijle des papiers compromettants pour le chancelier de L'Hospital, 24-25. — Est blessé gravement dans un village de Beauce, 26. — Tentative pour le livrer à l'évêque d'Oiléans; rupture de son projet de mariage avec Diane Salviati; sa maladie, 27.
Il est attaché secrètement comme écuyer à la personne d'Henri de Navarre; sa campagne en Normandie avec Fervacques; tente de sauver Montgomery, 28. — Est rappelé par Henri; sa fière réponse à Catherine de Médicis, 29. — Fait dans l'armée catholique la campagne de Guise contre les reîlies; sa familiarité avec ce duc; mascarades, ballets et carrousels qu'il invente pour lui et Henri ; son ballet de la Ctrcê, 29-îi. — Son mot piquant à trois filles de la reine ; sa familiarité avec les dames, 3i.
Ses diverses querelles et ses batailles à Paris ; sa privauté avec Bussy d'Amboise ; combien regretté de Diane Salviati, 3i-32. — Sa plaisante réponse à Henri lui demandant s'il avait fait ses pâques ; espions de la reine-mère; ses querelles avec Fervacques, qui, après avoir essayé plusieurs fois d'attenter à sa vie, sa réconcilie et se donne au roi de Navarre, 3 3-36. — Incidents plaisants de la fuite de ce prince ; quatrain d'Aubigné, 37-38. — Sa campagne dans le Maine; ses nouveaux démêlés avec Fervacques qui lui tend plusieurs embuscades ; refuse de servir l'amour du roi pour Jeanne de Tignonville, $9-42. — Est envoyé en diverses provinces pour préparer à la guerre; compose une harangue que Mirambeau prononce aux Etats de Blois ; ses combats; ses querelles avec Henri; son duel; sa lettre à Lavardin ; sa valeur; ses blessures; commence les Tragiques, 43-48.
Il est demandé pour gouverneur par les habitants de Castel- Jaloux ; s'empare par escalade de Castelnau-de-Mesmes, qu'il garde, malgré la colère de Henri, 49. — Lettre d'adieu qu'il lui écrit; son sonnet sur un chien du prince; il forme
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le projet de s'attacher au service du duc Casimir, 5o-Si. — Devient amoureux de Suzanne de Lezay ; manque d'être pris à la reconnaissance de Nantes; ses tentatives sur Monlaigu et sur Limoges, 5?. — Est rappelé par Henri qui avait montré une grande douleur sur la fausse nouvelle de sa mort ; sa querelle avec La Magdelaine, 53-54- — Les démogoigonistes, mot plaisant d'un valet de chambre du prince ; guerre des amoureux ; entreprises sur Limoges, Montaigu et Blaye, 56.
Son voyage à Nérac ; divers combats et aventures ; les Albanais; sa défense de Montaigu, 57-59. — Sa liaison avec le connétable de Portugal dont il traduit en vers un sixain latin, 60-61. — Sa mission à La Rochelle, 62. — Sa visite avec le prince au cabinet de Fr. de Candale, 63-6^. — Haine de la reine de Navarre contre lui, 64-65. — Fêtes dans le Poitou à l'occasion de son mariage; ruse dont il se sert pour faire montre de sa généalogie, 65-68.
Mission dangereuse que lui donne Henri à la cour de France, 68-69. — Sa violente querelle avec Ségur qui poussait Henri à se rendre à la cour; amours du prince avec la comtesse de Guiche; mot à ce sujet d'Aubigné à Bellièvre, 71. — Instruit qu'on avait tramé sa perte, va trouver le prince au retour d'un voyage en Poitou et fait sa paix avec lui, 72. — Rompt un projet de faire périr la reine Marguerite; achète le Chaillou, 73. — Ses entreprises diverses lors du renouvellement de la guerre; s'empare de l'île d'Oléron, qu'il fortifie et que visite Henri, 74-78. — Il repousse diverses attaques et est fait prisonnier; prière qu'il compose à cette occasion ; ses démêlés avec Henri au sujet d'un condamné à mort pour acte d'indiscipline, 79-81.
Se met à étudier les théologiens catholiques, 82. — Henrj le rappelle près de lui; Albanais et Ecossais, 83. — Sa longue maladie; rejoint l'armée et combat à Coutras, 84-85. — Projet avorté sur la Bretagne; siège de Beauvai=sur-Matha, 86. — Consulté par Henri, qui veut épouser la comtesse de Guiche, le détourne de ce mariage, 86-91. — Prise de Niort et de Maillezais, dont il devient gouverneur; tour que veut lui jouer Henri; prend part aux sièges
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de Gergeau et d'Elampes et à celui de Paris oîi il sort victorieux dans un combat singulier, 91-94.
Conférence secrète qu'il a avec Henri devenu roi de France, 93-94. — Divers combats auxquels il assiste, 94-96.
— Mort de sa femme ( 1 596); se rend au siège de La Fère ; colère du roi contre lui à propos des affaires protestantes ; bon accueil qu'il reçoit de lui et de la duchesse de Beaufort; mot qu'il lui dit sur la blessure que lui avait faite Chastel, 96-98. — Entretien pieux qu'il a avec lui, 98-99. — Sa conduite énergique dans les assemblées calvinistes; surnommé Bouc du désert, 99-101. — Est chargé de la garde du cardinal de Bourbon ; lettre que lui écrit la duchesse de Retz et propositions qui lui sont faites pour l'évasion du prisonnier, 101-102.
Son aventure avec le capitaine Daufin, io2-io3. — Part qu'il prend à la conférence de du Plessis-Mornay avec Duperron, 1 o3-i 04. — Le roi le rappelle à la cour ; leurs entretiens, 105-107. — ■ Leurs adieux touchants, 108. — Lettre et paroles d'Aubigné au duc de La Trémoille réclamant son secours contre le roi, 108-109. — Sa conduite à l'assemblée de Chàtellerault, 109-111.
Son voyage à Paris ; son entretien avec le roi et ses disr putes théologiques avec Duperron, iii-ii5. — Colères qu'elles suscitent; il est question de le mettre à la Bastille; il se tire de ce danger en demandant une pension, ii5- 116. — 11 rentre en grâce; le roi le fait confident de ses grands desseins et veut l'envoyer comme ambassadeur général en Allemagne, 116-117. — Dernières paroles que lui dit le roi; sa mort; Aubigné est député de l'assemblée du Poitou à la cour; la régente a un long entretien avec lui; tentatives pour le corrompre; perd l'amitié du duc de Bouillon, 119-120. — Décadence et corruption du parti protestant, 121.
Il fait la piraterie sur la Sèvre; achète le Dognon qu'il fortifie; sa conduite lors de la guerre de Condé, 121-124.
— Se réconcilie avec le duc de Bouillon; est blessé au siège de Tonnay-Charente ; ses adieux à Condé, qui le dessert à la cour et excite contre lui le duc d'Espernon maltraité dans
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Us Tragiques ; comment il défend son pays contre l'armée royale, 125-128. — Ses propos à deux gentilshommes du duc d'Espernon qu'il voulait provoquer en duel, 128-129.
Mémoires curieux que lui montre Gaspard Baronius, neveu du cardinal, 1 29-131. — Histoire merveilleuse d'un sourd-muet à son service, 129-133. — Négociations d'Aubigné pour vendre ses charges et ses places ; sa correspondance avec Villeroy ; mot sur lui du président Jeannin; visite qu'il reçoit de Vignoles, i33-i35. — 11 vend le Dognon et Maillezais au duc de Rohanjse retire àSaint-Jeand'Angély, où il achève l'impression de son Histoire, qui est condamnée et brûlée à Paris, i3 5, — Part qu'il prend à la guerre de la reine-mère, i36-i3 7.
Il se décide à quitter la France et gagne Genève à travers mille dangers ; nourrice de soixante-dix ans qu'on lui montre près de Conforgien, 137-139. — Accueil qu'il reçoit à Genève où on le charge des fortifications, 140-141. — Négociations diverses avec La Rochelle, Mansfeld et les ducs de Weimar pour une prise d'armes générale des protestants, I 4 1 - I 44. — Est appelé par les Bernois, puis par les Bâiois, pour fortifier leurs villes, 144-146. — L'ambassadeur de France, Miron, l'empêche d'entrer au service de Venise et se plaint de lui à la seigneurie de Genève, 146-148.
Il achète la terre du Crest ; accident auquel il échappe miraculeusement; est condamné à mort en France pour la quatrième fois, 148-149. — • Son mariage avec Renée Burlamachi, 148-150. — Ses démêlés avec des familles puissantes à Genève; bruits mensongers qu'on fait courir sur lui et qui l'obligent à se retirer dans sa terre, 1 5 1-1 52. — Assassins envoyés contre lui, i53. — Lesdiguières lui adresse BuUion pour une entreprise sur la Franche-Comté, i53-i54. — Il forme le projet d'aller en Angleterre, 154-160. — Récit de la conduite infâme et des trahisons de Constant, fils d'Aubigné, contre son père et son parti, 1 5 5- 160. — Motifs qui décident Aubigné à attendre la mort à Genève, 160.