‹ Mémoires. Publiés avec préf., notes et tablesChapitre 139 sur 155 · TENEUR DUDIT CODICILLE · texte numérisé non relu

TENEUR DUDIT CODICILLE

L'an i63o, et le vingt-quatrième jour du mois d'avril, avant midi, pardevant moy François Dunant, notaire juré, bourgeois de cette ville de Genève, soussigné, et témoins sous nommés, fut présent et personnellement établi'haut et puissant seigneur, messire Théodore-Agrippa d'Aubigné, maréchal de camp des armées du roy de France, et ci-devant gouverneur, pour Sa Majesté, aux îles de Maillezais, seigneur du Crest, étant de présent en cette dite cité, malade en son corps, et toutefois sain d'esprit et de bonne mémoire, grâces à Dieu, comme est apparu et appert; lequel, se ramentevant d'avoir écrit et signé son testament et disposition de sa dernière volonté, de son bon gré et libre volonté, a dit et déclaré, dit et déclare vouloir que sondit testament sorte son plein et entier etîet et soit valable par forme de testament secret et par écrit, et par tous autres genres de disposer en dernière volonté qu'il pourra mieux et plus sûrement valoir : suppliant notre tres-honoré seigneur de cette cité le vouloir approuver et homologuer, entendant qu'il soit remis, après son decés, à moy dit notaire, auquel il en commet les expéditions en faveur de qui il appartiendra, et

ajouter à sondit testament qu'il veut et ordonne que les sept enfants de mesdemoiselles ses deux filles partagent sa succession par têtes sans autre distinction, sinon qu'il donne et lègue en preciput €t prérogative aux deux fils de ses dites deux filles, à chascun i ,000 écus de dix florins pièce; et par semblable preciput donne et lègue à mademoiselle Arthemise de Caumont, sa petite fille, selon ses promesses, la somme de i ,000 écus tels que dessus, à devoir être prélevés, lesdits prelegats, sur ses biens, après son decés.

hem, donne et lègue au sieur Duchat, son médecin, qui l'a bien soulagé en sa présente maladie, 5oo florins pour ses vacations, peines et salaires, payables par ses héritiers nommés et institués en son dit testament, deux mois après sondit decés.

Item, donne et lègue à Antoine Prudhomme, son valet de chambre, 3oo florins, payables comme dessus, deux mois après son dit decés.

Item, donne et lègue au sieur Jean-Jacques Guerra sa robe fourrée, et à la Judith, sa femme, douze serviettes et une nappe.

Item, augmente le légat fait par son testament à Boiron, son page, d'un habit de deuil et de 100 florins, pour les frais de son voyage à son retour en son pays.

Item, donne et lègue à Perrinette, sa servante, Mémoires d'Aubigné. aç

et à la petite Henriette, à chacune 10 florins; tous lesdits légats payables comme dessus par ses héritiers, deux mois après sondit decés.

Item, déclare qu'il veut qu'après son decés toutes ses bagues soient vendues et encantées', excepté celles qu'il tient en dépôt ou gage.

Approuvant, quant au surplus, tout le contenu en sondit testament, qu'il veut être valable comme dit est; comme aussi ce présent codicille.

Fait et prononcé audit Genève, dans la maison d'habitation dudit seigneur. A ce presens : honorable Abondio Pero, Jean Sicard, Jean Beaudoùin, Jacques Gogat, David la Fleur, Simon Grange et Claude de la Rue, tous tant citoyens, bourgeois que habitans dudit Genève, témoins requis et priés d'être recors. — Ainsi signé sur la minute : D'Aubigné, Abondio Pero, David la Fleur, Simon Grange et Dunant, notaire.

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