‹ Mémoires. Publiés avec préf., notes et tablesChapitre 43 sur 155 · A 20 kilomèlres de Marmande (Lot-et-Garonne · texte numérisé non relu

A 20 kilomèlres de Marmande (Lot-et-Garonne

2. Il perdit un œil à la prise de Niort, et au combat d'Aumale « il fit à bon escient, dit Aubigné, Horace le Borgne ». (Hist. uiiiv., année iSçi, liv. III, ch. xv.)

MEMOIRES D AUBIGNE 47

Il ne faut vous cacher une grand'marque de l'envie des princes : le jeune Bacouë, estant arrivé à Agien ', et interrogué du roy de Navarre comment ce combat estoit passé, ne garda aucune modestie à louer Aubigné, ou pour ce que les jeunes gens ne mettent point de bornes à louer ny à blasmer, ou bien pource qu'il croyoit que ses compagnons et luy tenoyent la vie de celuy qui, par ses charges, avoit paie pour eux. Comme donc ce jeune homme disoit qu'il avoit veu Aubigné faisant entrer la moitié de son pistolet entre la cuirasse et le colet de bufle du capitaine Meteau avant que tirer, le roy l'appela menteur, qui fut cause que cestui ci, ayant des parents à Castel- Jaloux, les pria de luy en escrire ce qu'ils en sçavoient. Il communiqua la lettre de responce à Laverdin qui portoit cela mesmes, adjoustant que les deux Meges, Bastavets et trois autres monstroyent les playes qu'ils avoyent reçeues de luy au visage, la plus part le voulant tuer par terre. Laverdin ayant dit ces choses au roy, y replicqua que le capitaine Dominge y estoit, et que cestui là y auroit esté à bon escient. Or ce capitaine avoit fait serment de ne retourner à la cour qu'il n'eust aidé une fois à battre les ennemis; et pourtant Aubigné guery les mena à la guerre vers Rayonne,

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