La Dronne. Voy. p. 18, note
MEMOIRES DAUBIGNE bl
duisit sur la mesme escorce, en un sonnet lyrique, l'exastique ' latin :
Fleuve, si le cours de tes eaux Va rendre l'Océan prospère.
Si la Fortune, moins amere, Apres tant de morts et de maux,
Permet aux bien heureux ruisseaux De l'Espagne, ma douce mère, Mesler leur onde belle et claire Avec tes flots, et mes flambeaux,
Fay une pose pour me prendre.
Et me prens affin de me rendre A ces bords distillé en pleurs :
Le feu qui brusle mes moelles Pourra, sans noyer ses ardeurs.
Vivre en ses ondes naturelles.
Ses promptitudes concilièrent une grande amitié du conestable, et esmeut entre les deux d'estranges dialogues sur le fait de la religion.
[1584] Suit maintenant le service qu''Aubigné rendit au faict de l'Ore^, que vous voyez descript au chapitre 4 du livre courant. En mesme temps le roy de Navarre fut en peine pour un grand amas que faisoit d'une part le sieur de Lansac, de l'autre le vicomte d'AubeterreJ, sous couleur d'avoir que-