‹ Mémoires. Publiés avec préf., notes et tablesChapitre 67 sur 155 · Voy. Hist. unip.j t. III, p · texte numérisé non relu

Voy. Hist. unip.j t. III, p

84 MÉMOIRES d'aUBIGNÉ

livre suivant. De ces courvées et combats, nostre homme tomba en une grande maladie de quatre mois, avant la fin de laquelle, ayant advis de la bataille qui s'approchoit, il s'achemina à Taillebourg, et, trouvant l'armée partie^ faute de meilleure escorte, ramassa quinze arquebuziers desbendez, huit hommes de cheval et forces valetailles, de quoy craignant les ambuscades de Xaintes, il fit la plus longue file qu'il peut; ce qui iuy fut bien aisé pour le desordre accoustumé à telles gens, et qui luy servit bien, ayant rencontré trois compagnies en trois ambusquades, à minuit, en bois fort espés et chemin estroit; la longue file fut cause de lever les trois ambusquades, sans que ses bons hommes feussent enfermés, desquels il fit deux charges, et, à la faveur de quelque coup d'espée, la canaille se desmesla; ceux de Xaintes emportèrent un lieutenant et une enseigne de compagnie morts, et quelques blessés de coups d'espée; de l'autre costé n'y en eut qu'un. Ceste fusée desmeslée heureusement, Aubigné empoigna l'armée comme elle sortoit de Montguion ", et le lendemain servit le roy d'esquier à la bataille ^ tant qu'il fut sur ses courtaux, et fut cinquième à la

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