LE BARON PASQUIER AU PRINCE DE TALLEYRAND
c< Paris, le 2 janvier 1833.
» Mon prince,
» Le malheur qui vient de nous frapper m'inspire le besoin de joindre mon affection à la vôtre parce que je suis
sur (|iril ne saurait y en avoir de plus profondément senti.
« Vous avez été certainement informé de la maladie de madame de Vaudémont, et les progrès en ont été si rapides que la nouvelle de sa mort vous parviendra presque aussitôt...
» Quand on a eu l'avantage d'être compté au nombre de ses amis, on peut se dire qu'on vient d'être condamné à la plus grande perte qui se puisse éprouver. Son éloge peut se faire en bien peu de mots. Elle a eu beaucoup d'amis et n'en a jamais abandoimé Un, ni n'en a jamais perdu un par sa faute. Je sais à quel point elle vous était attachée et comprends tout le vide qu'elle va vous laisser... »