M. de Machault était alors secrétaire d'État à la marine
3. George-Adam prince de Stahremberg, né à Londres en 1724, d'une vieille famille autrichienne. Ambassadeur à Paris en 1755. Rappelé à Vienne en 1766, il devint ministre d'État, puis gouverneurdes Pays-Bas. Ilmouruten 1807.
4. Kollin, ville de Bohême, sur l'Elbe, 6.0U0 habitants. La victoire des Autrichiens est du 18 juin 1757.
5. Léopold, comte de Daun, né à Vienne en 1705, était feld-maréchal en 1748. Il fut généralissime des armées impériales pendant la guerre de Sept ans. Vainqueur à Kollin et à Hochkirch, il fut battu à Leuthen et à Tor^au. Il mourut en 1766.
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siège de Prague; et celle de Ilastenbeck' ([ue le maréchal d'Estrées'^ venaitde remporter sur le duc de Cumberland ^ Deux mois plus tard, M. de Slaiiiville aurait trouvé dans le cabinet de Vienne les formes de la jtliis grande déférence; mais à celle époque, ce cabinet avait pris une liabitnde hautaine. L'ambassadeur de Franc»; fut, néanmoins, très bien Irailé par l'impératrice, et accueilli d'imemanién; particulière [tar le bon empereur François P-- qui voyait on lui un Lorrain, cl le fils de son ministre actuel à la cour de France. Mais, M. le comte de Kaunitz'* le reçut avec plus de froideur, La dignité qu'il affecta de marquer dans les premières entrevues, présagea à M. de Stainville qu'il serait loin de trouver en lui le secrétaire d'Ftat de la cour papale. Les médiocres conséquences de la bataille de Hastcnbeck. comparées avec quelques succès qui suivirent la grande affaire de KoUin. et la levée du siège de Prague qui rendit disponible quarante mille hommes enfermés
1 . Hastenljec-lv, village de l'électoral de Hanovre. La victoire des Français est (lu 20 juillet 1757.
2. Louis Le Tellier, marquis de Courtenvaux, due d'Estrées, né en 1697, était petit-fds du célèbre Louvois. Sa mère était la sœur du comte Victor d'Estrées, maréchal de France. Celui-ci étant mort sans enfants en 1737, son neveu hérita de son nom et de son titre. Le comte, plus tard duc d'Estrées, fut lieutenant général en 1744, et maréchal en 1757. Il perdit son commandement en Allemagne à la suite d'intrigues de cour et mourut en 1771.
3. Guillaume-Auguste, duc de Cumberland, né en 1727, était le troisième fils du roi Georges H. Jlis à la tète des armées anglaises du continent, il fut constamment battu. Plus heureux en Ecosse, il battit le prétendant, Charles-Edouard; il mourut en 1765.
4. Venceslas-Antoine, comte puis prince de Kaunitz-Rietberg, né en 1711, conseiller aulique en 1735, commissaire impérial à la diète de Ratisbonne, sous Charles VI, ambassadeur à Kome, puis à Turin, sous Marie-Thérèse. Ministre d'État (1749), ambassadeur à Paris. A son retour, il fut nommé chancelier de cour et d'État. Il mourut en 1794.
dans cette ville avec le prince Charles S donnaient au ministre autrichien, un ton et des formes très déplaisants pour l'ambassadeur de France. Mais le mois de novembre arrivé, toutes les fiertés furent confondues par les deux batailles que le roi de Prusse gagna en personne à cinq jours l'une de l'autre ; à Rosbach'^ contre les Français, et sous les murs de Breslau^ contre les Autrichiens. L'armée française et l'armée autrichienne furent si complètement battues qu'on ne sut plus lequel des deux alliés devait être le plus humilié. Alors les reproches d'ineptie se multiplièrent de part et d"autre. jVI. de Stainville, naturellement moqueur, tombait impitoyablement sur le maréchal Daun ; et M. de Kaunitz n'épargnait pas davantage les généraux français. Le chevalier de Curten, ancien lieutenant général se trouvait à Vienne, oîi il était arrivé en même temps que M. de Stainville ; il avait une commission militaire dont l'objet était la reprise de l'électorat de Saxe, que devait faire l'armée de Soubise, conjointement avec celle de l'empire commandée par le prince de Hildburghausen*. Le chevalier de Curten passait pour un excel-
1. Chacles, prince de Lorraine, né en 1712, était le frère de l'empereur François. Fekl-maréchal général et généralissime des troupes impériales et hongroises, il prit part aux guerres de la succession d'Autriche et de Sept ans.
2. Rosljach, village de l'électorat de Saxe près de Mersebourg. Les "Finançais étaient commandés par Soubise.
3. La bataille fut livrée à 7 kilomètres de Rreslau près du village de Leuthen, ou Lissa.
4. .Joseph de Sa\e-Hildburghausen, prince souverain d'Allemagne, né «n 1702, fut nomme en 173.5 feld-maréchal au service de l'Autriche. Il dirigea en 1739 une campagne malheureuse contre les Turcs. Il prit part sans grand succès à la guerre de Sept ans et mourut en 1787.
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lont oflicier, et était cerlainenient un des hommes les plus aimables et les plus piquants de son temps. Sa mission qui était d'un ordre intérieur se trouvait terminée par les grands faits de guerre qui venaient d'avoir lieu, mais il en avait peu de souci. Il demandait sans cesse ce que l'armée de l'empire était devenue, à quoi on lui répondait par semblable (picslion sur l'armée de Soubise. En sorte qu'au milieu de tous ces désastres, qui devaient se terminer par quelque modification dans l'influence germanique, ou par la cession de quelques provinces, mais point encore par l'abdication de (juelque tète couronnée, ou par la destruction dun royaume ou d'un empire', on put passer à Vienne un hiver assez supportable. Lorsque les plaintes de M. de Kaunitz devenaient un peu plus fortes, M. de Stainville lui dépêchait le comte de Montazet. qui, avec les formes embarrassantes du plus grand zèle, prenait les renseignements les plus minutieux sur la grande armée autrichienne, et montrait un empressement excessif à la rejoindre, étant destiué, disait-il, à avoir l'honneur d'y servir.
On faisait de toutes parts de nouvelles levées pour la composer; et M. de Kaunitz, tout en critiquant le pauvre maréclial Daun, que l'impératrice soutenait à cause de madame de Daun, sa favorite, élevait secrètement à la fortune un homme modeste que le hasard lui avait fait rencontrer, et qui, par la levée du siège d'01mLitz% devint quelques mois après, le sauveur de la puissance autrichienne. M. de