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huit uvaiil (oui écaiiiu' lo soiiprun ([ii'il fût (J'iiitolliycnco avec le dehors, se laissa ibrcer à proposer à l'Assemblée une déclaration de gueiTc ([u'elle se hâta de décréter. Le sort de la monarchie se trouva dès lors décidé. Les événements qui se passèrent sur la frontière^ servirent de prétexte aux outraii,es du 20 juin et bientôt après au crime du 10 Août, dont ma grande déférence pour le duc de la Rochefoucauld^ me rendit témoin. D'après une lettre qu'il m'avait écrite, j'étais revenu à l*aris pour partager les nobles et utiles dangers que la popularité de Pétion^ alors maire de Paris, suspendu de ses fonctions par un de nos arrêtés, fit courir à MM. les administrateurs du département de la Seine, dont j'avais l'honneur d'être le collègue. Je dois ajouter que quelques signes d'approbation qui nous furent donnés par la reine, lorsi{ue le jour de la fédération, nous passâmes sous le balcon où elle était avec
1. Défaite du duc de Biron et débandade dos troupes du général Dillon sur la frontière de Belgique (30 avril 1792).
2. Louis-Alexandre, duc de La Roche-Guyon et de La Rochefoucauld d'Enville. Né en 1743, il suivit d'abord la carrière des armes; membre de l'assemblée des notables, et député de la noblesse aux états généraux, il était favorable aux idées nouvelles et vota les principales réformes de l'Assemblée. Président du département de Paris en 1791, il donna sa démission après le 20 juin 1792 et quitta Paris, mais reconnu à Gisors il fut massacré à coups de pierres.
3. Jérôme Pétion de Villeneuve naquit à Chartres en 1753. Il était avocat dans cette ville lorsqu'il fut élu d'^puté du tiers aux états généraux, Il acquit rapidement une grande influence dans l'Assemblée et dans les clubs. Il fut élu président en novembre 1790. En juin 1791 il fut désigné pour aller chercher le roi à Varennes, et le 14 novembre suivant il fut nommé maire de Paris. Député de Chartres à la Convention, il fut élu président et se rallia aux girondins. Il vota la mort du roi. Proscrit au 31 mai il réussit à s'évader, se réfugia à Caen et essaya d'organiser la résistance dans l'Ouest. Après la déroute de Vernon (juillet 1793) il disparut de la scène et erra prés d'une année dans le Midi. Il fut trouvé mort dans un champ prés de Saint-Émilion (Gironde), juin 1794,
le roi, firent redoubler à notre égard les menaces et les injures de la populace.
Après cette journée, et les désastres de l'armée prussienne en Champagne S les révolutionnaires se flattèrent d'avoir aboli la royauté pour toujours. Le fanatisme les rendait aveugles ; mais ceux qui croyaient que le trône pouvait être promptement relevé, et que Louis XVI y pouvait être replacé par la force, ne l'étaient pas moins. 11 ne fallait plus alors, au point où l'on avait laissé aller les choses, penser à faire régner Louis XVl. 11 fallait penser à le sauver, lui, la reine, leurs enfants et leur sceur. On le pouvait. On devait du moins le tenter. La France n'avait encore la guerre qu'avec l'empereur, l'empire et la Sardaigne. Si tous les autres États eussent de concert proposé leur médiation, en offrant de reconnaître telle forme de gouvernement qu'il plairait à la France de se donner, sous l'unique condition que les captifs du Temple seraient libres de sortir du pays, et de se retirer où bon leur semblerait, les démagogues, à supposer qu'ils n'eussent pas reçu cette proposition avec joie, n'étaient pas en mesure de la repousser. Car de ([uel prétexte auraientils pu colorer leur refus? Auraient-ils dit à la France : On nous offre la paix générale, et nous voulons une guerre générale dans laquelle nous serons seuls contre toute l'Eu • rope... On reconnaît notre indépendance, mais nous voulons la mettre en question et la faire dépendre du hasard des batailles... On ne nous conteste pas le droit de nous gouverner comme nous l'entendrons... On ne prétend pas nous imposer de roi, mais nous, nous voulons égorger