DIEU EST PAR LUI-MEME
Dieu existe par lui-même — Dieu est le Créateur et le Conservateur de toutes choses — Dieu est notre père; sa bonté et sa miséricorde sont infinies —
Nous DEVONS LE RESPECTER ET l' AIMER AU-DESSUS DE TOUTES LES CRÉATURES — E'ATHÉISME EST LE PLUS GRAND DE TOUS LES CRIMES.
"L'insensé a dit dans son cœur: il n'y a pas de Dieu." — Ps. XIII. 1.
Y a-t-il un homme raisonnable qui puisse nier l'existence de Dieu? Non; l'insensé seul peut prononcer cet horrible blasphème: "il n'y a pas de Dieu." L'insensé, c'est-à-dire le plus infortuné, le plus aveuglé des hommes — un homme corrompu par ses perverses inclinations; un homme enchaîné par une multitude de vices intérieurs ou extérieurs qui le tyrannisent; un homme qui refuse de se faire violence pour briser ses chaînes et se mettre en liberté; tel est le caractère de celui qui dit dans son coeur: "il n'y a pas de Dieu." Ses passions et ses vices sont la cause de tous ses maux. Car, comment pourrait-il autrement être tombé dans un tel état d'aveug-lement — jusqu'à nier l'existence de celui, dont la g-loire est proclamée par toutes les créatures? — Comment est-il parvenu à découvrir qu'il n'y a pas de Dieu? Esclave de viles passions, charg"é d'iniquités, il voit dans l'avenir un Dieu vengeur du crime, le bras déjà levé, et prêt à frapper. A cette vue, sa conscience lui crie: "O homme infortuné, que fais-tu? Tu insultes le Dieu de l'univers, ton créateur, ton maître, ton
'^Préface aux conférences — Voyez les réminiscences, Chapitre XII., page 68.
jug-e; que feras-tu, lorsque la mort te citera à son tribunal? Que diras-tu pour ta défense? Qui sera capable de te protég-er contre un Dieu si puissant? Il a créé tout ce qui existe par sa parole, et d'un seul clin d'œil il peut réduire tout au néant. Tu connais sa loi. Fais le bien, te dit-elle, et une éternité de bonheur sera ta récompense. Abstiens-toi du mal, ou tu seras traité avec la plus g-rande rig-ueur au jour de sa colère .... A la voix de sa conscience qui lui dit la vérité, il se sent troublé, ag-ité, tourmenté; la crainte saisit son esprit, et une profonde tristesse envahit son cœur; les plaisirs sensuels ne sauraient le satisfaire, ils ne durent que quelques instants, et sont remplacés par les pressentiments horribles d'une éternité qu'il atteindra peut-être avant la fin du jour. Le remords qui suit ses crimes l'accompag-ne presque partout. O vie, que tu es amère, s'écrie-t-il, de temps en temps! Heureux celui qui n'a jamais vu la lumière du jour! Pour amortir les remords qui lui déchirent le cœur, il se demande à lui-même: Y a-t-il un Dieu? Je ne le vois pas; donc il n'y a point de Dieu — Arrête! arrête! O athée, O homme insensé. Il n'y a pas de Dieu, dis-tu? Qui te l'a appris? Depuis quand tiens-tu un pareil langfag-e? Ne prêtes-tu pas trop l'oreille à tes passions aveug"les et brutales? Pourquoi les écoutes-tu? Ne sais-tu pas qu'elles t'ont trompé mille fois? Jette un reg-ard dans le passé, et tu te souviendras que pendant ta jeunesse, avant que les passions eussent corrompu ton cœur, toutes les créatures parlaient à ton âme du Dieu de la nature!
L'athée est un monstre dans la société des hommes. On devrait le craindre comme un voleur, un assassin, une bête féroce. Ses passions, ses désirs sont la règle de sa conduite. Malheur à lui; malheur à elle surtout qui ne peut se protég^er contre un homme si dénaturé!. . . .S'il rencontre dans un lieu retiré un étrang-er, et même son ami, qui porte son trésor ou quelques objets de grande valeur, ses passions brutales ne lui crieront-ils pas: courage! courage! ne crains pas; il n'y a pas de Dieu; personne ne te voit; cours vers lui; prends ton poignard; plonge-le dans son cœur; tue-le; saisis son trésor; sauve-toi. et tu auras de quoi satisfaire tes passions!
O vous qui avez la puissance en main, pensez-y, réfléchissez-y! Impossible à vous de satisfaire la faim et la soif
de tous ceux qui vous entourent par leur présence, par leurs amis, et par leurs lettres, pour vous demander quelque position élevée, ou du moins lucrative que votre devoir vous impose d'accorder à un certain nombre, mais à un nombre bien limité. Si des athées, si des hommes qui ne vivent que pour cette vie sont frustrés dans leur demande, quels seront leurs désirs? quelle sera leur conduite? Sans doute, de troubler votre administration, et peut-être de vous assassiner s'ils peuvent le faire sans trop de danger pour eux-mêmes. L'athéisme est le plus g-rand de tous les crimes; c'est une insulte, c'est un outrag-e à l'Etat, à la nation! Que Dieu daigne ouvrir les yeux des aveugles!. . .
"Je voudrais", nous dit J. De La Bruyère, "voir un homme sobre, modeste, chaste, juste, prononcer qu'il n'y a pas de Dieu; mais cet homme on ne saurait le trouver." L'infidèle J. J. Rousseau lui-même, nous donne à ce sujet cet avis: "Conservez votre âme dans un tel état qu'elle puisse désirer que Dieu existe toujours et vous n'en douterez jamais." Bayle dans son Dictionnaire Historique et Critique s'exprime ainsi: "Afin de bien raisonner sur la production, il est nécessaire de considérer Dieu comme le créateur de la matière, et le premier et le seul principe de la motion. Si vous ne pouvez vous élever à l'idée d'un créateur réel, vous ne pouvez éviter tous les écueils, et vous serez forcé, de quelque côté que vous vous tourniez, d'avancer des absurdités qui répugnent à la raison." Cicéron l'orateur romain, qui vivait dans la première partie du second siècle, proclame la même vérité en ces termes; "Parmi toutes les nations, aucune n'est si barbare qu'elle ignore qu'il y a un Dieu, quoiqu'elle ne connaisse pas sa nature."— De Leg. Et St-Paul déclare que le crime des athées est inexcusable: "Parce qu'ils ont connu ce qui peut se découvrir de Dieu; Dieu même le leur a fait connaître. Car ce qui est invisible en Dieu, est devenu visible depuis la création du monde par la vue et la connaissance de ses créatures: sa puissance éternelle et sa divinité; en sorte qu'ils sont inexcusables." (Rom. I, 19, 20.)
O Dieu de l'univers! Dieu de miséricorde et de lumière, éclairez l'esprit de tous les hommes; touchez et enflammez leur cœur de votre amour divin, et à la contemplation de vos
travaux admirables, ils loueront avec joie votre Saint Nom tous les jours de leur vie!
Il y a un Dieu; il est notre créateur et notre maître. Toutes les créatures qui nous entourent, parlent à notre âme de sa puissance, de sa sagesse et de sa bonté. Prêtons l'oreille à leur voix; leur lang-ag^e est simple et clair; il ne demande ni travail ni étude pour être bien compris, mais seulement quelques instants de réJflexion.
Contemplons les cieux, le soleil, la lune, les étoiles, et demandons-nous à nous-mêmes: qui a créé ces corps magnifiques? Qui préserve leur éclat, leur splendeur? Oui les conduit avec tant de sagesse? Ont-ils été formés par le hasard? Sont-ils gouvernés par cette puissance imaginaire? Ou sont-ils l'œuvre d'un Dieu Tout-Puissant, qui les gouverne par sa providence?— Quoi de plus aisé que la solution de ces questions! Y a-t-il un homme qui, avant d'avoir perdu la lumière de la raison, a attribué au hasard la création ou la préservation d'un être quelconque? Qu'est-ce que le hasard? N'est-ce pas une parole dont nous nous servons pour signifier que nous ne savons pas comment telle chose est arrivée, tel événement à eu lieu. Qu'il serait donc aveugle et insensé l'homme qui dirait que la parole ou le mot hasard peut produire ou préserver même une seule créature! Supposez que cent personnes voyagent dans des contrées inconnues, et qu'une d'elles trouve une montre, un beau tableau, ou un palais magnifique; quoiqu'on ne vit aucune trace de voyageur en ces lieux, ne s'écrierait-on pas: cette terre a été habitée ou du moins visitée par des hommes. Si un d'entre eux osait dire: ne soyez pas si empressés à attribuer à des hommes d'art, ce que nous avons trouvé; vous pourriez bien vous tromper; cela peut être l'ouvrage du hasard; quelle serait la réponse de ses compagnons? Ne se moqueraient-ils pas de lui? Ne diraient-ils pas? Nous avons un fou parmi nous; puisse son AasarJ le guérir! Ainsi si nous considérons les cieux avec attention et réflexion, nous sommes forcés de nous écrier volontairement ou involontairement: Oui, c'est un Dieu tout-puissant qui a créé le soleil, la lune et les étoiles; c'est lui seul qui conserve leur beauté et les dirige au gré de sa volonté!
Jetons maintenant nos regards sur la terre. — Voyez quelle
beauté, quelle splendeur, quelle variété dans les arbres, dans les fleurs, dans les fruits! Qui les a créés? La terre les a produits, quelqu'un peut me répondre. Mais, cher ami, dismoi par quelle puissance? Est-ce par sa propre force, par sa propre vertu, par sa propre intelligence? Les hommes les plus puissants, les plus industrieux ne pourraient produire un arbre, un fruit, une fleur, un brin d'herbe. Comment la terre qui est un corps inanimé, pourrait-elle par elle-même nous donner toutes les plantes que nous voyons sur sa surface? Quiconque conserve encore quelques rayons de sa raison, avouera, s'il est sincère, que Dieu travaille dans son sein et qu'il est l'auteur de toutes ses productions. O combien d'autres preuves de la sag^esse, de la puissance, de la bonté de Dieu! Interrogez votre âme et demandez-lui qui commande aux jours et aux nuits de se succéder alternativement, et de nous donner le ravissant spectacle de la lumière et des ténèbres? Qui appelle pendant l'hiver ce vent mortel qui détruit l'herbe de la prairie, les feuilles des arbres, et les fleurs? Qui commande au printemps de venir à son tour, aux nuag-es de cesser de répandre la neige, mais d'arroser avec une pluie douce et bienfaisante nos prairies et nos champs? Qui commande le vent en quelque sorte de changer sa nature, de se réchauffer et d'aider par ses douces influences les rayons du soleil à fondre la neige et la glace et d'ouvrir nos ruisseaux, nos rivières et nos lacs? Qui fertilise nos champs? Qui charge nos arbres et nos vignes de fruits si délicieux? Après avoir adressé ces questions à votre âme, ne vous écrierez-vous pas avec admiration: O Dieu infiniment bon, infiniment puissant, infiniment sage, vous pouvez cacher votre face à nos yeux corporels, mais vos œuvres sont si grandes, si admirables, si ravissantes qu'elles découvrent partout à notre esprit votre sagesse, votre puissance, votre bonté! O n'oubliez jamais cette belle réponse qui sort du fond de votre âme! Autant de fois que vous la consulterez à ce sujet, vous entendrez aussi la même réponse retentir au fond de votre cœur!
L'impie ou l'homme insensé vous demande-t-il: où est votre Dieu? Répondez-lui: Quoique invisible. Dieu est partout. Toutes les créatures sont l'ouvrage de ses mains et elles reçoivent ses ordres avec respect. La pluie, la grêle et la
neig-e tombent sur la terre à son g-ré. Les nuag-es, les tonnerres, les éclairs connaissent sa voix. D'un clin d'œil il peut ébranler les montag-nes, et fendre les rochers. Il commande le soleil, la lune et les étoiles, et jamais ils ne refusent d'exécuter ses ordres. Il soutient les oiseaux qui volent dans les airs; il a peuplé la mer de poissons de toute espèce; il a placé sur la terre des multitudes d'animaux de diverses formes; il les nourrit tous par sa puissance et sa bonté, et aucun d'eux ne résiste à ses ordres.
Si l'impie refuse de reconnaître la voix de toutes les créatures qui l'entourent; dites-lui: demandez-vous à vous-même ces questions: Il n'y a que quelques années que je n'étais pas sur la terre; qui m'a donné la vie que je possède? Mes parents furent les instruments par lesquels je vins dans ce monde, mais ils ne m'ont pas créé. Si par quelqu'accident imprévu, je perdais un de mes membres, une main ou un pied, ma lang-ue, ou un de mes jeux, pourraient-ils me les rétablir? Non, ils ne le pourraient pas; jamais il n'est venu à l'esprit de qui que ce soit, qu'une personne pourrait par elle-même, par sa propre puissance, faire une œuvre si admirable. Or, si mes parents, ou un homme quel qu'il soit, ne pourrait me créer un nouveau membre, et le remettre dans sa place naturelle, comment pourrai-je m'imag"iner qu'ils sont les auteurs de tous mes os, de tous mes nerfs, de tous mes fibres, de ma chair et de mon sang-? Oh! combien sage était cette mère, qui, exhortant ses sept fils à mourir plutôt que d'offenser Dieu, leur dit: "Je ne sais comment vous avez été formés dans mon sein; car ce n'est point moi qui vous ai donné l'âme, l'esprit et la vie, ni qui ai joint tous vos membres pour en faire un corps: mais le Créateur du monde, qui a formé l'homme dès sa naissance, et qui a donné l'orig-ine à toutes choses, vous rendra encore l'esprit et la vie par sa miséricorde, en récompense de ce que vous vous méprisez maintenant vous-mêmes, à cause de ses lois." {Mach. H, ch. VIL 22, 23.) Encore environ trois siècles et il y aura quatre mille ans que le saint homme Job g-uidé par l'Esprit-Saint s'adressait à Dieu en ces termes: "Ce sont vos mains qui m'ont formé, ce sont elles qui ont disposé toutes les parties de mon corps .... Vous m'avez revêtu de peau et de chair, et vous m'avez affermi par des os et des
nerfs. Vous m'avez donné la vie et la miséricorde, et vos soins ont conservé mon âme. {Job X.) Nos parents ne sont pas les auteurs de nos corps; et à combien plus forte raison nous ne pourrions les considérer comme les créateurs de nos âmes.
Que l'impie fasse les réflexions suivantes, et il comprendra encore mieux l'état de son aveug-lement et de sa folie: Il me souvient avoir été un petit enfant. Qui a donné l'accroissement à mon corps? Ce n'est pas moi-même; je ne comprends pas même comment cela a été fait. Et maintenant, aujourd'hui, dans le moment présent, je vois, je parle, j'entends, je remue, je marche — qui donne à mes yeux la faculté de voir les objets exposés à leur vue? Qui donne à ma lang-ue le pouvoir de parler à mes semblables? Qui donne à mes oreilles la faculté d'entendre leur conversation? Qui donne à mes pieds la force de se mouvoir et de marcher? Qui donne à mes doig-ts le pouvoir de saisir les objets qui me sont nécessaires ou utiles? Je me souviens des faits qui arrivèrent il y a déjà bien des années. Je suis libre dans mes délibérations; je puis bénir le nom de Dieu ou ne pas le faire. Je connais ce qui est juste et bon et ce qui est injuste et mauvais. Il est juste et bon de secourir et d'aider mes bienfaiteurs, et il est injuste et mauvais de les trahir ou même de leur causer de la peine. Il est bon d'aimer un ami, il est injuste d'attenter à sa vie. Telle est la voix de ma conscience, de mon âme. Qui m'a donné mon âme, la meilleure partie de mon être? N'est-ce pas un Dieu tout puissant, le Créateur et Conservateur de toutes choses? N'estce pas lui qui a donné l'accroissement à mon corps? N'est-ce pas lui qui a donné à mon âme et à mes membres toutes leurs facultés? Si ce n'est pas un Dieu tout-puissant, à qui je suis redevable de tout mon être, est-ce au hasard? Est-ce au néant? Le hasard est une parole incapable de produire un objet quelconque. Rien, le néant ne pourrait donner l'existence à aucun être. Je suis donc forcé de reconnaître un Dieu, Créateur et Conservateur de mon corps et de mon âme. Plût à Dieu que l'impie fît souvent de pareilles réflexions!
Alors honteux de lui-même; il reconnaîtrait son erreur; il se prosternerait devant Dieu son Créateur, et lui dirait avec un cœur brisé de douleur: O mon Dieu, ayez pitié de moi, sauvez-moi, je suis l'ouvrage de vos mains; je me reconnais
coupable de vous avoir offensé en vous refusant l'hommage dû à mon Créateur et souverain Maître! Ayez pitié de moi! Avant de réduire mon corps en poussière, donnez-moi l'esprit de pénitence, afin que je puisse pleurer sur mes péchés le restant de mes jours!
Toutes les nations, toutes les tribus de l'univers reconnaissent un être Suprême. Elles sont sorties du néant par sa puisance et sa bonté; elles sont préservées par sa providence, et leurs besoins sont suppléés par sa main bienfaisante. Nous lui devons tous notre reconnaissance, non seulement pour les facultés de nos corps et de nos âmes, mais aussi pour notre nourriture, nos vêtements, nos parents et nos amis, et tout ce que nous possédons. Nous devons donc lui exprimer notre gratitude. L'homme qui ne rend pas hommage à Dieu, est un monstre dans l'univers; il n'est pas digne d'être comparé aux animaux sans raison. L'animal lui-même n'oublie pas ce qu'il a reçu de la main de ses bienfaiteurs. Les animaux domestiques sont reconnaissants à leur maître pour un os ou pour un petit morceau de pain qu'ils viennent de recevoir de sa main. Qui pourrait s'empêcher de témoigner sa gratitude à Dieu en public et en particulier, s'il n'oubliait pas les faveurs qui lui ont été accordées par sa miséricorde infinie? Si tous les pauvres habitants d'un village avaient souvent reçu des dons précieux de la part d'un homme riche et vertueux, ne l'aimeraient-ils pas? Ne lui exprimeraient-ils pas leur gratitude en public et en privé? Qu'ils rougissent donc, qu'ils soient couverts de confusion et de honte ceux qui refusent de rendre à Dieu un hommage public et privé.
Il y a un Dieu; il est le Créateur et le Conservateur du genre humain; il est Notre Seigneur et notre Souverain Maître. Nous devons donc le respecter, l'honorer, l'adorer, et obéir à ses commandements, dès qu'ils sont parvenus à notre connaissance.
Mais où trouverons-nous la manifestation de la volonté divine envers les hommes? Nous la découvrirons dans le christianisme, et dans le christianisme seulement, comme il sera prouvé dans la seconde conférence. Avant de la lire, si vous êtes un de ceux qui ne croient pas que la religion chrétienne soit l'œuvre de Dieu, dites-lui du fond de votre cœur: "O
Dieu de l'univers, quoique je ne vois pas votre face, vos œuvres admirables, me montrent partout votre présence! Quand je les contemple je me sens saisi de crainte, de respect et d'amour, et je suis forcé de m'écrier: O Dieu tout-puissant, quoique je ne sois que cendre et poussière, permettez-moi de vous invoquer: je vous adore et je vous aime de tout mon cœur; recevez mes remerciements pour touts les bienfaits que vous avez répandus sur moi! O g-rand Dieul Dieu plein de miséricorde, soyez la lumière de mon âme, montrez-moi le sentier que je dois suivre pour être compté parmi vos amis; daig-nez me faire connaître si les chrétiens seuls vous rendent les liommag-es dûs à votre majesté infinie. Rien ne sera capable de me détourner d'accomplir votre volonté sainte lorsque je la connaîtrai! Promesses, menaces, prisons, chaînes, tourments et la mort même ne seront jamais capables de me faire abandonner votre loi sacrée!
Répétez souvent cette prière, et ne commettez aucun acte contre la loi de votre conscience — la loi naturelle. Si vous suivez cet avis, et lisez les preuves en faveur du Christianisme avec attention et réflexion. Dieu viendra à votre secours, il éclairera votre intellig^ence, et vous croirez tout ce qui été enseig-né par Jésus-Christ; vous serez fidèle aux règles du Christianisme; et vous préférerez alors le titre de chrétien à toutes les richesses, à tous les honneurs, à tous les plaisirs de ce monde.
Que le Dieu de toute sag"esse verse sa divine lumière dans vos âmes; et vous donne la force d'observer avec fidélité tous ses commandements, afin qu'après cette vie pleine de maux, vous puissiez être admis à participer à son bonheur et à sa g^loire éternelle!