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Mémoires: Révolution - Empire;

Ce fut au cours d'une visite que je fis au château de Crénan, dans les Càtes-du-Nord, à mon cousin le ba?'on Jean Giivel, petit-Jils du vice-amiral baron Grivelj mon grand-oncle, que fapjJi'is l'existence d'un manuscrit où le vieil amiral avait noté ses souvenirs, malheureusement d'une brièveté regrettable et, qu'en outre, un brusque arrêt interromjit à une époque très éloignée cependant de la fin de la carrière active même de V amiral. Extrêmement intéressé par leur lecture, j'estimai que c'était un devoir défaire connaître tous ces détails souvent inédits de la grande époque, ainsi que les curieuses observations recueillies par l'ancien marin de la Garde, qui appréciait avec tant de bon sens et d'esi^rit les p)ay s qu'il parcourait et les personnes que les circonstances lui faisaient connaître.

J'obtins du baron Jean l'autorisation de tenter la publication de ces souvenirs, qui, conservés précieusement par Mme Le Saulnier de la Cour, fille du vice-amiral baron Grivel, étaient devenus la propriété du petit-fils, chef de la famille.

Je suis persuadé de l'intérêt captivant que causera la lecture de ces faits passionnants, qui touchent à tant de choses différentes et souvent même surprenantes. Ils permettent de juger la mentalité de la jeunesse de cette époque, son enthousiasme, son vrai et absolu patriotisme.

Je ne doute pas de l'émotion fortifiante qu'ils produiront sur la génération nouvelle qui piar ait très pénétrée du dévouement à la Patrie et des sacrifices complets qu'il impose.

Quels magnifiques exemples d'abnégation, d'insouciance des intérêts personnels, du peu d'importance qu'on attachait alors au bien-être et à sa propre existence! Tout pour celui qui repî'ésentait avec tant d'éclat, de bonheur et d'intelligence

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If jxitjs, la l*(itric! Le marin de la darde dépeint nettement l'évolution bien naturelle (/ni nait dans la Garde, niahjré le profond chat/rin quelle éprouve à. la chute de son Idole. C'est que tous ces braves^ mente les plus anciens, pensent avant tout à leur Patrie et à ce qui pourra la sauver, //amiral subit lamente influence; n'a-t-ilpas le même désir!

Quel entliousiastitc, quel entrain cliacnn met à exécuter un ordre, à faire l'effort nécessaire !

Que tous mes jeunes camarades, toute la jeunesse de mon pays lisent attentivement ces quelques souvenirs, dans lesquels se révèlent si souvent la foi en Dieu et l' affectueux respect pour la famille.

Je suis certain que leur âme ardente, pleine de confiance et d'espoir, sera fier e de leur ancien et jalousera la vie de celui qtii, dans les tnultiples circonstances, souvent pénibles, dans lesquelles il s'est trouvé, a su conserver et inspirer à tous ceux qui l'approchaient, le plus haut sentiment du devoir et la solidarité la plus grande. Qu'il puisse servir d'exemple à tous ! ...

//<? Coiifre-Amiral

J. /hn'llMK.

Avril J9J.I

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