‹ Mémoires: Révolution - Empire;Chapitre 47 sur 75 · LES CE\T JOURS · texte numérisé non relu

LES CE\T JOURS

Surprise ilu Gomernemeiit royal. — IMiysioDomie de Paris. — Démonstration an ministre de la Marin»'. — Les résolutions de Louis W'FII paralysées par son enlonrage. — \ouvelles dn Daiiphiiié. — X'apoléon à (îrenoble. — Inquiétudes des gens compromis — .Monsieur obligé de quitter Lyon. — Le 20 mars. — .'arrivée de Xapoleon aux Tuileries. — Les cocardes tricolores. — Quelle ligne suivre? — Français avant tout devant l'envahisseur. — La défection militaire était inévitable. — L'ordre rétabli. — Réorganisation de l'armée. — Je demande à servir dans l'armée de terre.

Celait le 5 mars, à onze heures du soir, qu'on eut aux Tuileries la nouvelle du débarquement de Bonaparte. Elle se répandit dans Paris avec la rapidité de l'éclair et produisit un effet immense, tani à la ("our (|ue dans la ville et la garde nationale. Parmi les soldats, la jubilation fut générale, à quelque corps qu'ils appartinssent, et comme il y avait, en ce inoment, une foule d'officiers sans troupes, de tout grade, il va sans dire que, partout, le nouveau venu trouvait des apologistes en attendant de trouver des soutiens.

Le Gouvernement, surpris par un événement aussi inattendu, et dont il ne pouvait se dissimuler la gravité, prit quel(|ues mesures; les Chambres furent convoquées, des courriers expédiés j)artout, afin de rassurer les po|)ulations sur ce qu'où appelait la folie de Bonaparte. Le duc d'Angoulème, en mission dans le .Midi, fut averti de se porter au-devant de l'envahisseur avec ce (|u'il pourrait rassembler de troupes et de gardes nationaux. Enfin, iVIousieur, frère du Roi, (|iii était, à ce qu'on disait, la cheville ouvrière du parti blanc, diil se préparer à

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