RÉPONSE DE MM. LES COMÉDIENS FRANÇAIS A M. PALISSOT
Monsieur,
Nous avons reçu avec plaisir le recueil de vos ouvrages que vous nous avez envoyé lundi dernier. C'est une attention dont nous vous remercions tous. Vous avez raison de penser que la Comédie Française devrait avoir une bibliothèque. 11 est vrai qu'il est bien extraordinaire que les ouvrages dramatiques soient entre les mains de tout le monde, et que nous n'en ayons pas la collection la plus exacte.
Nous avions eu depuis longtemps la même idée, mais toujours sans effet. Votre' honnêteté , à laquelle nous sommes sensibles, va presser l'exécution d'un projet avantageux , et qui peut
70 M£MOIB£S SECRETS DE BACnAUMONT.
faire honneur à notre société. Nous vous renouvelons encore nos remerciements^ et nous avons l'honneur d'être, etc.
Le lundi 16 mai 1763.
Nota, Cette lettre est signée par les acteurs et actrices de la Comédie.
On laisse réfléchir le lecteur sur le ridicule de la lettre et de la réponse.
13. — Les Comédiens français ont joué aujourd'hui pour la première fois Manco-Capac , premier Inca du Pérou, tragédie nouvelle des plus mal faites. Il y a un rôle de sauvage qui pourrait être très-beau : il débite en vers tout ce que nous avons lu épars sur les rois, sur la liberté, sur les droits de l'homme, dans le Discours sur V Inégalité des conditions , dans Emile j dans le Contrat social. Le tissu ne répond pas aux sublimes idées que suggère un tel personnage. On découvre aisément que l'auteur a fait un drame pour enchâsser les scènes où il traite ces grandes questions, et non les scènes pour le drame. Au moyen de cela, elles ne sont point fondues avec le reste de la pièce; point d'unité, point d'assemblage régulier; des discordances , des coutures qui paraissaient de tous côtés : quatre intérêts. Tel est le monstre dramatique dont nous parlons.
Cette tragédie, généralement proscrite, était siu* le point d'expirer de sa belle mort, quand un seul malheureux vera, applaudi d'abord pour son ridicule, ensuite exalté par les sots, a relevé ce drame écrasé , et en a fait la fortune :
Voilà rhomme civil» et voilà le sauvage (1) !
dit un sauvage qui vient d'arracher un poignard qu'un grand prêtre levait contre le fils du roi. Tel a été le ressort qui a remonté cette pièce détestable.
(I) On lit ainsi ce vers dans la pièee imprimée :
Voilà rhoinnle Civil i reconnais le saavage 1
L'antear a fait disparaître à TimpressioA cet autre vers qu€ sa bizarrerie] a g^avé daus toutes les mémoires :
Oroif-tu d'uil tel forfait Maneo*G«p4e capable ? — R*
Un courrier est allé sur-le-champ annoncer à la cour le succès de cette tragédie, désignée pour être jouée à Ghoisy.
14. — 11 passe pour constant que quatre auteurs ont mis la main à la tragédie de Manco, On les nomme tous. Il n*est plus étonnant qu'il y ait quatre intérêts, chacun y a mis le sien.
15. — Manco a été joué à la cour aujourd'hui avec des changements, entre autres une suppression de quatre à cinq cents i^ers. Comme cette pièce contient des choses très-fortes contre la royauté. Fauteur a cru devoir adoucir cela par le quatrain suivant adressé au roi :
J'ai peint un roi juste, clément, Digne par ses vertus d'une gloire immortelle : Pouvais-Je faire autrement ?
J'avais mon maître pour modèle !
Le rôle de Manco a plu beaucoup au roi.
20. — On a fait aujourd'hui la cérémonie de Tinauguration, qui consiste à découvrir la statue équestre de Louis XV et tout l'accompagnement de ce monument. Les quatre figures ne sont encore qu'en plâtre doré. Ce sont quatre vertus : la Force , la Paix, la Prudence, la Justice, en forme de cariatides, qui soutiennent Tentablement du piédestal. Deux bas-reliefs , l'un représentant le roi dans un char, couronné par la Victoire, et conduit par la Refiommée à des peuples qui se prosternent : dans l'autre , le roi, assis sur un trophée, donne la paix à ses peuples. Une Renommée la publie avec une trompette de la main gau* che ; elle tient une palme de la main droite. On voit dans le fond un homme et un cheval morts. On critique fort cette inauguration des quatre Vertus. Est-il dans la nature> qu'on emploie de ces figures pour supporter un groupe équestre? D'ailleurs, leur attitude molle et délicate rend mal la vigueur dont il aurait fallut les animer. Les bas-reliefs sont simples. On voit, d'un autre côté, cette inscription : Ludovico XV, optimo principi, qui ad Scaldim, Mosam, Rhenum Victor^ pacem armis, pace et suorum et Europœ felicitatem q%bœsivit. Et de l'autre, celle-ci : Hoc pietatis pMicœ monumentum Prœfectus et jEdiles decreverunt anno 1748, posuerunt anno 1763. On critique la crinière du cheval, trop
7ft MÉMOIRES SECRETS DE BAGBAUMONT.
lourde , et son encolure forcée : on trouve sa croupe bien . On admire la figure^ quoique peu ressemblante; on prétend qu'il faut l'envisager de profil.
Du reste^ desfpasquinades sans fin. On dit, à propos des quatre sœurs qui présentent leur derrière : « Baise mon cul^ la paix sera faite. »
21. — Les Comédiens français ont donné aujourd'hui la comédie gratis : ils ont joué le Mercure galant et les Trois Covsines, Mademoiselle Clairon et mademoiselle Dubois se sont présentées sur le théâtre entre les deux pièces, et ont fait voler de l'argent vers le peuple^ en lui criant: Viveleroi! — Vivent le roi et mademoiselle Clairon! Vivent le roi et mademoiselle Dubois! a répondu cette pauvre populace enchantée. On trouve l'action des deux reines comiques^ de la dernière insolence.
24. — L'inoculation, sur laquelle on a tant écrit, est à la veille d'être proscrite. Le 8 de ce mois le parlement a rendu un arrêt provisoire, qui , sans suivre à la lettre les conclusions des gens du roi , ordonne les précautions les plus sévères pour employer cette pratique. 11 est question d'avoir l'avis des Facultés de médecine et de théologie, avant de statuer définitivement. On regarde cette marche comme tendant, d'une façon sûre, quoique plus éloignée, à la destruction du système des inoculateurs. On prétend que les médecins ont excité le parlement en cette occasion; ainsi il n'est aucun doute que leur avis sera très-contraire à l'introduction de la nouvelle méthode. Quant à la Faculté de théologie , il suffit que ce soit une nouveauté pour être réputée condamnable. « Où êtes-vous, illustre La Condamine , pour opposer votre bouclier à une conjuration générale? » Ce grand défenseur de l'inoculation est malheureusement en Angleterre.
25. — M. de Bougainville , ancien secrétaire perpétuel de l'Académie des Belles-Lettres et de l'Académie Française , est mort asthmatique. Cette perte peu importante sera facilement réparée.
Colas vivait, Colas est mort.
28. — Le sieur Grandval, ayant soupe ces jours-ci avec mademoiselle Dangeville, lui a adressé les vers suivans, au nom d'un jardinier :
JUIN 1708. -ÎO
Je voudrais bien ici vous traiter, entre nous. De la même façon que Je traite mes choux. Le publie, j'en suis sûr, me ferait bonne mine. Pour lui plaire voici comment, je m'y prendrais : Au Théâtre Français je vous arroserais Tant de fois, qu'à la -fin vous y prendriez racine.
29. — COUPLETS ADRESSÉS A MADAME FAVART (1). Ail : Aanette à l'âge de quinze ans.
Quand je dirais que vos attraits De l'Amour ne sont que les traits, Que vous êtes ce même Amour ;
C'est chansonnette
Qu'on vous répète
Cent fois le jour.
Irai-je, fade Taconet (?), Pour vous assortir un bouquet.
Désirer d'être le Zéphir?
C'est vain langage;
Sot persiflage
N'est point désir.
Quand, sur la lyre de Guérin (3) Promenant une faible main, . J'essaie à former quelques sons, Soudain je pense Que l'imprudence Fit les chansons.
Comment donc faire en pareil cas ?
H faut songer à vos appas.
D'eux seuls je veux suivre la loi.
Je vois Justine (4) :
(1) Ces conplets, réimprimés dans les Mémoires de Favart, sont de l'abbé Cosson. — R.
(2) Souffleur de l'Opéra-Comique, auteur de YAlmanaek chantant, où il chante M. et madame Favart. — B.
(3) M. Guérin de Frémicourt. auteur ingénieux et facile de différents CQuplets insérés dans quelques pièces de M. et madame Favart. — B.
(4) Hadame Favart se nomme Justine. — B.
Muse badine, Inspirez-moi !
Je vais dire tout simplement Qu'on est poète en vous voyant, Qu'on est amant auprès devons :
Suis-Jele vôtre?...
Dieux !... L'un et l'autre
Est votre époux.
30. — On prétend que M. Tévêque d'Orlëans, Jésuite^ se met sur ies rangs pour succéder à la place de l'Académie Française^ vacante par la mort de M. de Bougainville.
Juillet. — 8. — Le sieur Favart a obtenu de la cour 1000 livres de pension^ pour avoir fait la pièce de l'Anglais à Bordeaux, C'est encore l'abbé de Voisenon qui a sollicité cette faveur pour son protégé. Son activité^ en cette occasion, bien opposée à son ca-> ractère d'indolence, confirme de plus en plus le bmit accrédité parmi les gens de lettres, qu'il est le vrai coloriste de cette pièce.
11. — M. le comte de Lauraguais, connu par différentes folies en plusieurs genres , et surtout par la manie d'être auteur, a pris l'inoculation sous sa protection. En conséquence, il a fait un Mémoire (1) où il traite Tarrêt du parlement des qualifications les plus indécentes, sans parler de ses écarts sur la religion et de quantité de plaisanteries qu'il dirige contre les différents Coi*ps qui doivent connaître de cette matière. Le 2 de ce mois , il a essayé de lire ce Mémoire à l'assemblée de l'Académie des Sciences, dont il est membre. Ses confrères n'ont pu tolérer les indécences dont il est plein; ils Tont arrêté au bout de quelques pbrases et lui ont témoigné leur répugnance à entendre la suite; ils en ont fait même un refus absolu. M. de Lauraguais^ mécontent de ne pouvoir donner à son ouvrage la publicité qu'il désire , en a envoyé des copies aux ministres et à différentes personnes de la cour, ce qui pourrait lui être funeste (2). Ce même Mémoire a été relu le 6 : ce n'est plus qu'une dissertation toute simple en faveur de l'inoculation ; et l'Académie n'a point hésité
{{) Métnoire sur VinœuUHon ; 1763, in-tS. (2) Voy. 16 juillet 1763.
à la faire signer par son secrétaire : c'est dans cet état qu'il est imprimé.
43. — J. J. Rousseau^ qui devait suivre milord Maréchal en Ecosse ; n'y passera point : il reste dans les environs de Neufchâtel ^ à MotierS; où il est depuis sa sortie de France.
15. — Tout le monde sait que M. de la Pouplinière visait à la célébrité d*auteur. On connaissait de lui des comédies^ desromans; des chansons^ etc. : maison a découvert ^ depuis quelques jours ^ un ouvrage de sa façon ^ qui^ quoique imprimé, n'avait point paru. C'est un livre^ intitulé : Les Mœurs du siècle, en dialogues (i). 11 est dans le goût du Portier des Chartreux. Ce vieux paillard s'est délecté à faire cette œuvre licencieuse : il n'y en a que trois exemplaires existants ; ils étaient sous les scellés. Un d'eux (2) est orné d'estampes en très-grand nombre; elles sont relatives au sujet , faites exprès et gravées avec le plus grand soin. Il en est qui ont beaucoup de figures^ toutes trèsfinies. Enfin , on estime cet ouvrage , tant pour sa rareté que pour le nombre et la perfection des tableaux^ plus de vingt mille écus.
Lorsqu'on fit cette découverte, mademoiselle de Vandi, une des héritières , fit un cri effroyable ^ et dit qu'il fallait jeter au feu cette production diabolique. Le commissaire lui représenta qu'elle ne pouvait disposer de cet ouvrage, qu'il fallait le concours des autres héritiers ; qu'il estimait convenable de le remettre sous les scellés jusqu'à ce qu'on eût pris un parti : ce qui fut fait. Ce commissaire a rendu compte de cet événement À M. le lieutenant de police , qui Ta renvoyé à M. de Saint-FlcH rentin. Le ministre a expédié un ordre du roi, qui lui enjoint de s'emparer de cet ouvrage pour Sa Majesté; ce qui a été fait.
16. — M. le comte deLauraguais a été arrêté hier, et conduit ce matin, par ordre du roi, à la citadelle de Metz.
24. — On a découvert, parmi les livres de la bibliothèque du collège de Louîs-le-Grand, un manuscrit (2) in-folio, noté et pa-
{i) Tableau des mœurs du temps dans les différents âges de la vie. Sans lieu drimprestion et sans date, grand in-40.
(t) n faisait, en tdSO, partie de la Bibliothèque du prince M. Galitxin. — R.
(3) CemMUicrit fait aaj&urd'bui partie de la bibliothèque de H. Rolland de Chambaudoin. On en a imprimé un extrait, en 1763, sous ce titre : lettre à un doe-
89 MEMOIRES SECRETS DE BÂCHA UMONT.
raphé par M. d'Argenson , lieutenant de police y contenant le détail d'une conspiration formée par les Jésuites et l'archeyêque de Paris^ de Harlay^ contre les jours de Louis XIV. Cette conspiration avait été découverte par Tabbé Blache, et voici ce qu'on en sait.
Cet abbé Blache était de Grenoble ; il entra d^abord dans les ordres^ vint à Paris ^ fut aumônier des religieuses de la Ville- TÉvêque. Quand il eut découvert la conspiration en question , il consulta trois Jésuites^ pour savoir ce qu'il devait faire. On sait le nom de deux , le Père Dupuis et le Père Guilloré. Leur réponse fut qu*il fallait laisser agir la Providence^ et qu'il n'était point point obligé à révélation. Peu satisfait de cette décision, il consulta séparément le prieur de Tabbaye de Saint-Germain des Prés et celui des Blancs-Manteaux ; ils furent du sentiment contraire. En conséquence, il fit parvenir à M. Le Tellier, alors chancelier, un mémoire détaillé , contenant tout ce qu'il savait de la conspiration prétendue. 11 pria le chancelier de ne pas lui faire de réponse directement, pour ne point l'exposer à la vengeance secrète des auteurs du complot, mais pour sa tranquillité, et pour certitude que sa lettre et ses instructions avaient été remises , il pria le chancelier de faire mettre une lettre rouge initiale à la Gazette de France le 31 décembre 1683. Ce qui a été exécuté. Cette lettre majuscule G est grise dans toutes les autres Gazettes,
Cette année le cabinet des parfums fut détruit. Le détail portait que c'était là , et par le moyen des odeurs , qu'on devait faire périr Louis XIV.
On motive cette conspiration parce qui s'était passé en 1680. Le clergé venait de publier les quatre fameux articles, auxquels le roi avait donné toute l'authenticité en les faisant enregistrer dans toutes ses Cornas, et obligeant tous les professeurs de théologie de les enseigner. Cet acte de vigueur brouilla la cour de France avec le régime , et la paix ne fut faite que par la révocation de l'édit de Nantes , que madame de Maintenon , à la sollicitation des Jésuites , obtint de la faiblesse de Louis XIV.
teur en théologiCt par un de ses amiSy au sujet de l'emprisonnement de AI. Vabbé Blache; in-IS de 93 pages.
ÂOIT 1763. 88
Quoi qu'il en soit^ en 1704, l'abbé Blache fut arrêté^ en vertu d'une lettre de cachet ^ et mis à la Bastille^ où il est mort. Le jour de son emprisonnement^ le lieutenant-général de police, commissaire en cette partie^ dressa un procès-verbal , contenant inventaire des papiers de l'abbé Blache. Ces papiers furent rangés par cote y et paraphés par M. d'Argenson ; et c'est parmi ces papiers que s'est trouvé le manuscrit en question. 11 a été déposé au greffe^ le 14 juillet ^ par MM. les commissaires du parlement, chargés de ce qui concerne le collège de Louis-le- Grand et autres maisons des Jésuites à Paris.
26. — On a trouvé au collège de Louis-le-Grand une médaille, frappée du temps de la Ligue (1590), représentant le cardinal de Bourbon, élu roi sous le nom de Charles X, par les factieux, à la tête desquels étaient les Jésuites. On a trouvé aussi le coin qui a servi à frapper les médailles de ce temps-Jà : cette dernière pièce est surtout très-curieuse.
29. — Le parlement a rendu un arrêt, le 22 de ce mois, au sujet de la bibliothèque léguée par M. le président de Harlay au collège des Jésuites, à la charge de la rendre publique, ce qu'ils n'ont pas fait. Il ordonne que , vu la difficulté , l'impossibilité même de distraire des autres livres ceux-là qui n'ont aucune marque de distinction, on s'en rapportera au procès-verbal de la remise qui en fut faite aux Jésuites , suivant lequel cette bibUothèque est évaluée à vingt-cinq mille livres. En conséquence, on commencera par prélever cette somme sur la vente. Elle doit être employée à fonder deux bourses , dont M. le prince de Tingry, héritier de la maison de Harlay , aura la nomination.
Août. — 3. — extrait d'un sermon prêché a sainte-marguerite,
LE MERCREDI 20 JUILLET, PAR M. l'aBBÉ LABBAT, PRÊTRE HABITUÉ DE SAINT-EUSTACHE.
« Nemo vos decipiat per philosophiam et inanem fallaciam. »
fPACL, ad Colos., II, 8.)
... Dans les règnes précédents, les princes marquaient leur religion en protégeant les ministres de l'Eglise Les magistral»
s 4 MÉMOIRES SECRETS DE BAGHAUMONT.
persécutent l'innocent et oppriment la religion Les esprits
se soutiennent par une modération forcée et une politique
momentanée Tôt ou tard la Révolution éclatera dans un
royaume où le sceptre et l'encensoir s'entre-choquent sans cesse.. . La crise est violente et la Révolution ne peut être que trop prochaine... »
Le prêtre^ auteur du sermon^ a été décrété de pri^e de corps par le Ghàtelet.
4. — On attribue à M. de Voltaire la fable suivante sur l'expulsion des Jésuites :
Leâ renards et les loups furent longtemps en guerre ; Les moutons respiraient. Des bergers diligents Ont chassé, par arrêt, les renards de nos champs ;
Les loups vont désoler la terre.
Nos bergers semblent, entre nous,
Un peu d'accord avec les loups (1).
12. — Les Comédiens Italiens ont donné une pièce nouvelle^ en deuxactesj mêlée d'ariettes; elle est intitulée : les Deux Talents. La musique est de M. le chevalier d'Herbain^ amateur; les paroles sont de M. de Bastide.
Le poëme est médiocre; la musique pleine de richesses, mais accumulées sans goût^ sans intelligence et sans fruit pour les auditeurs.