HABITUÉ DE SAINT-EUSTACHE
« Nemo vos decipiat per philosophiam et inanem fallaciam. «
(Paul, ad. Colos., II, 8.)
... Dans les règnes précédents, les princes marcjuaient leur religion en protégeant les ministres de Tégiise... Les magistrats persécutent l’innocent et oppriment la religion... Les esprits se soutiennent par une modération forcée et une politique momentanée... Tôt ou tard la Révolution éclatera dans un royaume où le sceptre et l’encensoir s’entre-clioquent sans cesse... La crise est violente et la Révolution ne peut être que trop procliaine... »
4. — On attribue à M. de Voltaire la fable suivante sur l’expulsion des Jésuites :
Les renards et les loups furent lontemps en guerre ;
Les moutons respiraient. Des bergers diligents
Ont chassé, par arrêt, les renards de nos champs ;
Les loups vont désoler la terre.
Nos bergers semblent, entre nous,
Un peu d’accord avec .'es loups L
12. — Les comédiens Italiens ont donné une pièce nouvelle en deux actes, mêlée d’ariettes ; elle est intitulée : les Deux Talents. La musique est de M. le chevalier d’IIerbain, amateur ; les paroles sont de M. de Bastide.
Le poëme est médiocre; la musique pleine de richesses, mais accumulées sans goût, sans intelligence et sans fruit pour les auditeurs.