L'-NE HEURE AVANT SA 3IÜRT
üut meurt, je m’en aperçois Lien!
^ rronchin, tant fêté clans le monde,
Ne saurait prolonger mes jours d’une seconde,
^ en retrancher rien.
Voici donc mon heure dernière!
A enez, bergères et bergers,
A enez me ièrmer la paupière :
^ Qu au murmure de "vos baisers Tout doucement mon âme soit éteinte ' binir ainsi dans les bras de l’amour,
C est du trépas ne point sentir l’atleinte- V est s’endormir sur la bu d’un beau jour !
M. deMaugiron logeait chez M. l’évêque de Valence- le cierge se pressait de lui apporter les secours spirituels dr ! quil se retourna, et dit à son médecin; « Je les attraperai biej ; Ils croient me tenir et je m’en- vais. » Il mourut à ce
chfnt d7zî cinquième et le sixième
nt de la Guerre de Geneve, ceux qui en sont possesseurs
ne veulent pas en laisser prendre des copies, dit-on par é<-ard
pour auteur. Quelque orduriers et quelque méchants Cè
soient ceux que l’on connaît, on prétend que ceux-ci enché-
■ Comme on disputait à un souper sur le nombre des
^ Son médecin ordinaire.
2 « Il a fait, peu de j mrs avant sa mort une esmVo appelé avec plus de raison une confession ffénénlc^ roi 9u’il aurait
puii.ls comme ur. sennon, cl cei trois poinif sont' iniilules mes malheurs. ,> C'oiTcqmabtice /i«rOv" '7 K f ."“f’
de Maugiron est mort le 15 mars 17G7. R ’ ^'68.) — Le comte
210 MÉMOIRES SECRETS DE BÂClIAUMONT
chants du poëme de la Guerre de Genève, M. Gazette, auteur déjà connu par quelques ouvrages, prétendit qu’il en existait sept : on lui contesta beaucoup le fait*, il soutint qu il le prouverait et qu’il avait le septième chant en sa possession. La dame du logis le défia: il accepta le cartel et promit qu’il le lui enverrait le lendemain. De retour chez lui, il fabriqua ce chant durant toute la nuit et tint parole. Le lendemain matin, il l’envoya à la dame. Quoiqu’on y voie une manière différente, on y trouve des choses plaisantes.
7. __ M. de Yoltaire persiste, ce semble, à vouloir ensevelir la religion avec lui, ou avant lui. Il vient de faire paraître le Recueil yiécessaire, espèce d’arsenal infernal, oii, non content de déposer toutes les armes qu’a fabriquées son impiété, il ramasse encore celles des plus cruels ennemis de tout dogme
et de toute morale.
8, __ Les amateurs du Théâtre Italien trouvent que 1 Arlequin débutant a trop conservé du jeu de sa patrie : il est balourd, niais et sot, et nous exigeons ici beaucoup de finesse^ dans le jeu, de souplesse dans le geste, de légèreté dans les attitudes, de gentillesse dans toute l’action, de saillies naïves dans le dialogue, de talents, meme accessoires, pour amuser.
yL l’abbé Gérutti, ci-devant Jésuite, et qui, dès vingt-
quatre ans, s’était attiré une sorte déconsidération par V Apologie 1 de son Ordre, ouvrage plus rempli de feu que de^loo-ique, s’est ofiert, par une inconséquence méprisable, à prêter le serment de renonciation à l’Institut, quand il 1 a vu proscrit irrévocablement. On n’a point voulu l’admettre, et les honnêtes gens se sont révoltés contre cette sorte d’apostasie. Il a été obligé de sortir du royaume, et trois femmes de la cour, engouées de lui, lui ont fait mille^ écus de pension ;
madame la maréchale d’Estrées est à la tête.
G’est ce même Jésuite qui, étant venu à Paris lors de la dissolution de l’Ordre, excita quelques craintes de la part du Gouvernement et du public en général. On trouvait mauvais qu’on tolérât en France un homme qui venait de sonner le tocsin en faveur de son Ordre : « Ne craignez rien, disait Du-
1 Apologie generale de Vln^aitiU des jésuites, anonyme, 1TG2, in-4o, i„-8o et