AMÉNAGEMENT ET CONSERVATION DES EAUX
Note sur le rapport pré»ent< par M. de Grossourre, ingénieur en che/des mines à Bo(irffei>, à In Sociéti^ d'agricaîiure du Cher
L'importance d'un bon aménagement des eaux et son inlluonce sur la richesse publique, de même que sur la santé publique sont incû nies tables.
L'eau ne doit arriver dans les ex.utoires chargés de l'évacuer à la mer quo lentement, aussi ri^ifuHèrement que possible et nprôs avoir causé un minimum do dégâts.
I>es principaux de ces dégâts sont dûa à la fraction des eaux qui se rend rapidement à ces esutoires par voie de ruissellement è In surface du sol et en attaquant les terres et même à la longue les roches de la surface du sol, tandis que une seconde fraction des eaux s© rend aux exutoires loatement et par voie d'infiltration.
La troisième et dernière fraction dos eaux pluviales est celle qui retourne à l'atmosphÊre pur von* d'évaporetion.
On a intérêt à augmenter lo plus possible la seconde fraction, celle des eaux d'infiltration ot à réduire les deux autres.
Les eaux de ruissellement, non seulement attaquent l'écorco tt)rreslre et lui enlèvent ô la longue des volumes considérables do ma tiëre qui eussent été utilisables pour la culture, mais encore ces eaux en arrivant brusquement aux exutoires (ruisseaux, rivières»
(touves't y produisenl des crues evet- tous leurs iDConvéoienta et leurs dommages.
La priîdoniinance do ces eaux de ruissallemeiil tend à reïidre très variaMe le niveau de» coups d'eau ol p»r suite ft rendre ces cours d'eau impropres â tous les usages utiles à nos populations (Bction sur toutes les rt*coiles de toute nature, utilisation pour l'iodustrie, par la création de forces motrices, utilisation pour les IDSports, les services de voirie et d'alimentation an eau potable).
Enfin, les crues impriment aux euux des cours d'eau dos augmentations dti vitesse importantes et nuisibles et elles entraînent trop rapiileiiiont vers la mer les eaux et les substances fertilisantes tenues en suspension par ces eaux.
Au conlriiire, la prédominance des eaux de filtralion assure la fixité du niveau des cours d'eau et tend â rendre minime les variations de vitesse des eaux, à réduire la vitesse moyenne d'évacuation des oaux ])ar le fait de la suppression des crues.
Les cours d'eau à hauteur constante et ft régime régulier sont les plus utilisables pour les besoins que nous venons de signaler, et ils restent utilisables, presque au mt>me degré, en toute saison, même en saison sèclie, propriété particulièrement précieuse.
Pour réduire au minimum la fraction des eaux pluviales s' écoulant sous forme d'eau do ruissellement, M. de Grossouvre signale l'utilité des reboisements.
Cette opinion, longtemps contestée, a fini par s'imposer. Nous l'avons nous-même soutenue en i889 dans les termes suivants, et nous sommes heureux de voir notre camarade s'y rallier franchement :
(( Un autre genre de culture, disions-nous dans nos études hydvù\o^u\\ie^ (Société Araddmiqtie du AUvcrnais, tome IV, 1889), qui exerce sur le régime des cours d'eau uno influence plus accentuée et plus permanente quu lo gtizonnoment, ce sont les forêts.
« Les terrains boisés abritent le sol contre le ruissellement, les feuilles retenant une grande partie des eaux de pluie et amortissant dons tous les ras le choc contre le sol. La chute des eaux se trouve ainsi retardée et régularisée ; elle diminue d'intensité. On peut dire que les forêts ont pour effet de trunsforiuer, au point de vue de leur action sur te sol, les pluies violentes et rapides on chutes d'eau plus lentes et plus longues. Par cela seul, d'après ce qu'on a vu précédemment, files favoriseraient déjà Finliltration.
(( Malselles tendent encore à ce but en maintenant rhumidilé
plus longtemps sur le sol qui se trouve à l'abri du soleil et des veots. Lti couche humide du lerrain s'évapore plus difficilement sous bois que dans un terrain découvert.
« Enfin leurs racines facilitent et dirigeai l'iDfillrstioo des eaux.
« C'est donc aux reboisements qu'il faut demander en mémo temps :
1" La défense des montagnes contre les eaux ;
2'> La régularisation du régime des cours d'eau lorrenliels,
« M. Surell admet que le boisement d'un bassin peut aller jusqu'à doubler la durée d'écoulement de la couche d'eau qui s'abat en une heure.
« Il conclut SCS 6tudes de l'influence des forêts sur le régime des cours d'eau, pur les deux lois suivantes ;
« 1» La présence d'une forêt sur un sol montagneux empêche la formation des torrents;
« 2° La destruction d'une forél sur un sol montagneux provoque la formation des torrents. »
Notons cependant qu'è notre avis le reboisement doit être limité 6 la montagne, aux terrains en pente, à l'exclusion du boisement des plaines.
Voici ce que nous disions dans le même mémoire de 1889 :
H Knfin, il no faut pas abandonner celle question do l'influence des forêts sur le régime des eaux, sons parler des effels du boise ment des grandes plaines.
» Ces eflets sont diamétralement opposés à ceux qui se produisent dans les régions montagneuses.
»( Dans les grandes plaines et sur les plateaux à faible pente, l'écoulemeiil des eaux, déjà long et difficile, est rendu encore défectueux par la présence des forêls.
« Lexcés d'humidité dû à la présence des arbres n'esl plus compensé, coinme dans le cas des montagnes, par l'action des vents et des fortes pentes.
(( Les eaux ont une tendance ê devenir stagnantes ; en un mol, les grandes forêts, dans les pays plais, engendrent généralement des marécages et rendefit to rlimal malsitin. »
Mais, si on se fonteutnil de ralentir ut de régulariser l'arrivoe des eaux pluviales aux nxuloire.*», on laissant ces exulutre.* fonctionner à l'état naturel, on verrait ces exutoiroit emmener encore
trop rapidement les eaux vers la cner, sans les utiliser suffisamment en chemin.
L») vitesse d'un cours d'eau à l'élat naturel dépend, suivant une loi connue avec assez d'approxiuialion. delà penlo et de la forme du lit du cours d'eau. On peut la calculer au moyen d'une formule classique et on la véritie par l'expérience.
Celte vitesse varie dans le même sens que la hauteur de l'eau.
Elle est en général trop forte pour des profondeurs d'eau qui se réalisent naturetiement, et elle deviendrait même encore plus forte et plus excessive avec les profondeurs d'eau nécessaires pour une bonne et complète utilisation des eaux au point de vue de l'agriculture, de l'industrie et des transport'!. Notamment, cette vitesse est beaucoup trop accentuée pour qu'on puisse en profiter sous ces divers rapports lorsque la rivière arrive à couler à pleins bords.
De là la nécessité de réaliser, au moyen de certains ouvrages artificiels, l'effet inverse de celui qui se produirait avec ces eaux abandonnées à leur cours naturel. Cet cITel inverse consiste à réduire la pente et la vitesse des eaux et en môme temps d'augmenter leur profondeur. Les ouvrages qui le produisent sont les barrages Irnosversaux.
On peut théoriquement, sur un cours d'eau dont le débit serait constant, concevoir un écran fixe, en maçonnerie, en bois ou en métal, s'étendent d'une rive à l'autre du lit, qui relevrail le niveau des eaux jusqu'à sa crête supérieure.
Le débit permanent des eaux a'écoulerait en nappe d'épaisseur uniforme et constante par dessus cette crôte qui devrait rester inférieure au niveau supérieure des berges, d'une hauteur moyenne supérieure ô l'épaisseur de la lame déversante, afin d'éviter que la rivière à niveau ainsi relevé ne déborde sur les terres voisines.
Mais ce ne sont là que des conditions purement théoriques qui ne sauraient se réaliser dans la pratique.
Le débit d'une rivière, alors même qu'il y a prédominance des eaux <rinl]llratton sur les eaux de ruissellement, n'est jamais constant en un même point, et il est d'autant plus variable que l'importance des eaux de ruissellement, et des crues plus ou moins accentuées qui s'en suivent, prédominent plus ou moins.
11 est donc nécessaire que l'écran qui barre transversalement la rivière soit mobile et offre à l'évacuation des eaux unn superficie variable, croissante avec le débit de manière à assurer la constance du niveau d'amont et ô éviter les débordements, même lorsque le
— isâ —
débit est variable et qu'il Birive d'importants apports d'eau de l'amont,
L'écran doit pouvoir se démasquer progressivement jusqu'à re qu'il laisse le lit de la rivière entièrement ouvert comme il l'était à son état naturel.
Si à partir de ce mommenl, le débit croît encore, il se produit une inondation naturelle, mais sans que la main de l'homme y soit pour quelque chose. Cette inondation nnturelle tient ô la configuration môme du sol et son rapport avec les débits du cours d'eau au point considéré; elle tient en un mot, aux rapports qui existent entre la section du lit et la pente.
Il est impossible en général d'y remédier.
La pente totale du cours d'eau est donnée et invariable, elle se répartit le long du cours de la rivière suivant une loi se rapprochant dlune parabole. Il est doue difficile de la corriger en un point spécial, sans aller ô l'enconlre d'une loi naturelle et sans provoquer par suite des troubles graves dans le régime.
Quant 6 la forme du lit, on peut enlever des rétrécissements brusques, formés nalurellemont par la rauin de l'homme ; mais ce Dé sont lu que des cas exceptiouucls. On se trouve en général en présence de cours d'eau à sections régulièrement croissantes d'amoot à l'aval et s'il y a débordement à partir d'un débit donné, c'est que la pente de l'exutoire est trop faible, pour assurer l'iivacuation de ce débit par lu seule section du lit ordinaire.
Le débit peut acquérir une importance exceptionnelle à la suite de pluies également exceptionnelles malgré tous 1ns reboisements possibles. L'expérience le prouve. Mais elle établit aussi, heureusement pour les populations, que ce sont là des cas exceptionnels, contre lesquels on no peut se défendre, qu'au moyen d'autres ouvrages spéciaux, les digues de protection contre les crues, qui demandent à être prévues avec beaucoup de prudence comme tracé généra! et réalisées avec beaucoup do soin cl de force comme disposition de détail.
Laissons donc de côté ce cas exceptionnel des grandes crues conséquence des perturbations atmosphériques cxcoptionnellus, que la main do l'homme ne peut empocher, mais qu'elle ne doit pas aggraver, et qu'elle n'aggrave pas en fait, on vient de le voir, avec un système d'ouvrages rationnellement conçus.
L'écran mobile est constitué pur des vannages ou d'autre» pièces mobiles disposées dans le lit de la rivière. On peut soit les abattre sur le fond de ce lit ou les on retirer. Pour ossurer la régularité et
précision de cette manœuvre on établit un seuil en inaconnerie ainsi que des parements latéraux, également en maçonnerie, le long des berges.
Ces barrages mobiles ont été établis d'abord pour les besoin» da l'iodustrie (créattun do chutes et de forces motrices et par suite d'usines hydrauliques) 9oit pour les besoins de l'agriculture (utilisation d'un niveau Rxe au-dessous duquel on dispose une prise d*eau à débit déterminé et conâtant), soit pour bs besoins de transport par eao.
On rencontre une très grande variété pour les différents systèmes de barrages mobiles.
Seulement dans ce dernier cas. nlui ilos liansporis, comme ou substitue au plan incliué t^ue forniniont les eaux du cuurs d'eau à l'état naturel, une série de biefs étages, un escalier hydraulique; il faut accoler au barrage mobile, pour permettre aux bateaux de franchir chacune des marches de ces escaliers hydrauliques, un ouvrage spécial ; l'écluse, ouvrage identique à celui qu'on rencontre sur les canaux, sauf les précautions à prendre pour assurer son établissement durable en lit de rivière à proximité des eaux courantes dont l'action tend toujours à se traduire par des adouillements.
Parfois aux barrages mobiles et & leurs écluses, sont annexés dés déversoirs de superficie arasés au niveau du bief, suffisants pour ramener le niveau des eaux quand il dépasse légèrement le niveau lî.xé pour'le bief, ô ce niveau réglementaire.
Les cours d'eau du domaine public, ceux qui servent aux transports, ont été pourvus de barrages mobiles et divisés en biefs étages, c'esl-ô-dire canalisés le plus qu'on a pu.
Ce sont en effet ces cours d'eau canalisés qui offrent à la navigation les conditions de régularité, de facilité, de bon marché, de sécurité, qu'on ne rencontre qu'à un bien moindre degré sur les rivières à cours libres; ces dernières présentant :
1» Un niveau toujours variable difficilement compatible avec les exigences commerciales qui réclament la constance de la profondeur d'eau.
2" Des vitesses généralement plus nuisibles qu'utiles, s'opposanl à la remonte ou rendant cette remonte fort onéreuse et, en outre, ces vitesses sont dangereuses à la descente.
Mais tous les régimes ne s'accommodent pas de la canalisation. Il y en a qui ne peuvent supporter un système de correction aussi radicale.
Tout d'abord, la pente des cours d'eau, si elle est très accentuée, » pour conséquence d'abord dus vitesses trop (orles pouT permettre l'établissement d'aucun écran quel qu'il soit dans le lit del'exuloire, et easuito la construction d'un trop grand nombre de barrages. |Ce nombre de barrages, pour assurer une profondeur donnée, devaat être d'autant plus grand que la pente est plus forte.
D'autres fois, la mobilité du lit se prête mal h l'établissement d'un écran nécessairement fixe, qui s'adaptera un jour au cours d'eau et ne s'y adaptera plus le lendemain.
On a donc reculé, au point de vue technique, devant la caualisa- Uon de certaines rivières, par exemple le Rhône et la Loire. Ce dernier fleuve présenta cependant des barrages mobiles (Decize et Roanne) dans sa partie centrale, mais aucun autre ouvrage du môme genre entre Decize et la mer.
L'Administration des Travaux publics, à qui incombe l'.- ^otn d'entretenir et de développer les transports par eau, a pu aussi, dans d'autres cas, reculer devant la cBoaltsation de certains cours d'eau pour des motifs d'ordre commercial. Telle canalisation peut élpo possible, mais les sacrifices à faire pour j'obtenir peuvent être hors de proportion avec Taugmeutation du trafic à espérer sur la voie ainsi améliorée.
Si, maintenant, on cherche à réaliser la canalisation d'un cours d'eau, non plus seulement au point de vue des transports, mais pour retenir la marche de ces eaux vers la mer et mieux utiliser cesoaux eu passage, la question se modifie.
La canalisation peut être poursuivie dans un autre but et avec d'autres moyens financiers. Colle canalisation sera utilisée .-ux^ssoirement par tes transports.
Les cours d'eau non utilisés pour les transports ne font pas partie du domaine public. Ils soûl considérés cominB res ntilliu9, du moins au point de vue des eaux, le terrain du lit restant aux riverains ; l'Etat ne les administre plus comme propriétaire, mais il exerce une action de police sur l'ensemble des usagers do ces cours d'eau pour sauvegarder et concilier tous les intérêts en présence des divers usagers (riverains, usiniers et propriétaires trriganls) et en vue d'amener l'ulilisution maximum des euux de ces cours d'eau.
Ces rivières non navigables ni flottables sont canalisées au moyen de barrages mobiles beaucoup plus simples que sur les grands cours d'eau constituant notre réseau de navigation intérieure. Ces barrages mobiles se réduisent è de simples vannages.
Ce« ouvrages remontent souvent h un temps immémorial et n'ont
— lee —
l'une existence de fait. Ils sont rt-partis irrégulièremeot lo long des cours d'eau ; mais leur présence y est en général uUIo on co qu'elle reticot In vitesse d'ontrainenienl des eaux vers la mer et per met ane meiiiuure utilisation de ces eaux.
Mais ces ouvrages peuvent d'autre part être nuisibles s'ils n'ont pas les diiiiensions suivantes, pour f|uo le débit des barragt^s untièrenieat démasqu^^s ne soit pas au moins égal à celui du cours d'eau coulant à pleins bords.
Dans ce cas, en effet, ils provoquent dos d<jbordoments alors même qu'ils sont onlièreraont démasrjués, puisque le débit h pleins bords de l'exntoire n'est plus assuré vis-à vis de l'ouvrage formant étranglement.
L'Klat, par les soins du Ministre de l'Agi-tcutture, chargé de l 'administration des rivières non navigables ni flottables (c'est le service public appelé service bydrauliquG). peut user de ses droits de police pour régulariser en droit l'existence de fait des barrages.
L'Administration prescrit alors rétablissement d'ouvrages régularissleurs consistant en :
t" Un vannage do fond, dont les dimensions et le coursier de sortie sont déterminés de manière à ce quo le débit de ce vannage soit égal su débit moyen do la rivière sur une certaine longueur, un kilomètre par exemple en atnont ;
2" Un déversoir de superficie, dont la crête, comme celle du vannage de fond, est arasée au niveau réglementaire du bief déversoir suffisant pour ramener à un niveau fixe possible le niveau des «aux quand il dépasse le niveau réglementaire, ce qui assure une régularisation plus précise et plus rapide pour les petites variations de niveau que celle qu'on obtiendrait- par la manœuvre du vannago de fond.
De plus, dans ces conditions, cette manœuvre du vannage de fond, opération toujours possible, ne devient nécessaire que pour une augmentation de débit importante et soutenue.
L'ensemble des ouvrages précédents reçoit le nom d'ouvrages régulateurs.
Ce niveau, réglementaire, est déterminé en le fixant h une certaine hauteur au dessous du point le plus bas des terrains qui s'égouttent dans le bief.
C'est là un point capital. En effet, si les points les plus bas des terrains dont les eaux se déversent dans le bief ne peuvent s'y égoutter, une partie donnée de ces terrains resterait atteinte en permanence par les eaux devenues stBguantes et, dès lors, malsaines
pour les populations en même temps que nuisibles pour l'agriculture.
Pour que les eaux qui circulent sur le sol ou sous le sol soient utiles à la végétation, il fuut qu'elles y coulent lentement et sans entraînement de matières solides, ni môme de matières solubles, mais qu'elles n'y séjournent pas en repos. Sinon, les phénomènes dg fermentation s'y produisent et les signes des eaux croupissantes s'y maniFestent plus ou moins rapidement.
La revanche entre les points les plus basdes terres qui s'égouttenl dans le bief el le niveau régleuaen taire de ce bief dépend :
1" De la perméabilité des terres et de la facilité du cheminement des eaux à la surface et dans l'intérieur du sol ô égoutler ;
2° De la rapidité do l'arrivée des crues, !a revanche correspondant à l'élévation possible de niveau entre le moment oti commence à arriver le premier afflux d'eau exceptionnel et, d'autre part, le moment où les personnes chargées de la manu?uvre des ouvrages régulateurs efïectuent In manœuvre de ces ouvrages et où l'effet de cette manœuvre se produit.
L'Administration recommande, en France, pour les cas urgents, une revanche de 16 centimètres. Dans les pays où l'eau est considérée comme rare et précieuse, on ramène celte revanche à 8 et môme à 5 centimètres.
Il est évident que plus on réduit celte revanche, plus on élève le niveau réglementaire du bief, plus la chute de ce bief est forte, plus l'utilisation de cette chute pour l'irrigation, pour l'industrie et pour tes transports est importante et fructueuse.
L'Administration, dans ses règlements de barrage, opération désignée sous le nom de règlement d'eau, part de ce principe que la situation normale du cours d'eau et son état naturel autorise ou, pour parler plus exactement, ne défend pas, de relever ce niveau par un barrage mobile et ses ouvrages régulateurs aptes à assurer le niveau du débit à pleins bords, jusqu'à une hauteur déterminée d'après les considérations précédentes, el qu'elle considère, en conséquence, comme n'étant pas nuisible au point de vue de rintérêt général.
Mais cette autorisation est délivrée sous réserve du droit des tiers.
Aussi, si les riverains ou usiniers estiment que le niveau réglementaire fixé par l'Administration est en opposition avec des droits particuliers résultant de titres fondés, ils peuvent faire valoir ces titres, de sorte que le niveau réglementaire définitif est le plus bas
des deux piveaux dêterminôs par l'autorité adminîslratîvo et paie l'aulonlé judiciaire.
Mais cette înlervenlion de l'autorité judiciaire reste absolument exceptionnelle.
En général le niveau réglementaire déterminé après plusieurs enquêtes par l'autorité admiuislrative est accepté par tous les Intéressés.
Et quand la réalisation de ces niveaux a 30 ans de date, il devient acquis également uu point de vue civil, en vertu de la prescription. L'autorité judiciaire ne peut alors que confirmer la propriété du barrage el de la ohule acquise par une possession de 30 ans.
De roême les riverains bénéficiant de la surélévation des eaux acquièrent de la môme manière l« droit à la conservation de cette possesiiion d'état.
L'administration ne prescrit jamais la démolition des barrages et par suite le retour du cours d'eau â son état naturel, que si ces ouvrages, étant mal entretenus, devenaient un danger au point de ^ vue du libre écoulement des crues.
Il suit encore de tout ceci, que si chacun recherchait à jouir du stimmnm de ses droits on ne pourrait concéder adminiatralivement à chaque riverain qu'un relèvement correspondant à la difiéreuce de niveau des eaux k l'amont et è. l'aval de sa propriété.
La pente du cours d'eau entre ces deux points est la propriété du riverain qui peut en user, soit eu utilisant la vitesse de l'eau, s'il laisse l'eau suivre son cours naturel, soit en utilisant la chute s'il relève le niveau de l'eau de la hauteur de cette chute puis s'en servir au moyen d'un récepteur hydraulique, tantôt d'une rigole d'irrigation, tentât d'une écluse s'il s'agit de faire passer une barque d'un bief supérieur à un bief inférieur. Toutefois ce dernier usage peut être considéré comme simplement théorique.
Les biefs étages des rivières non navigables ni flotlables sont répartis suivant tes cours d'eau, un peu au hasard, tantûl d'après un état de choses ancien, tenant à des considérations locales, tantôt d'après des règlements d'eau récents.
Si doue, l'on admet avec M. de Grossouvre qu'il est préférable de substituer partout sur les rivières des biefs étages au cours naturel des eaux, afin de diminuer la vitesse de ces eaux et de mieux alimenter, soit le sous-so!, soit la superficie cultivée, il faudrait rechercher le long des rivières toutes les pentes non encore concédées et en faire l'objet de nouvelles concessions de chute, autrement
dit compléter l'escalier hydraulique et ne laisser aucune lacune, en plan incliné, dans la série des marches de cet escaiier.
Ceci exigerait des dépenses en travaux et aussi en exproprialioD, car 16 ob les chutes d'odI pa» été utilisé«js, c'est que les riverains n'ont pas trouvé intérêt à le faire ou ne l'ont pas fait par oégligcnce. Maïs on ne peut, dans l'état actuel de la législation, les forcer ft combler ces lacunes.
Il faut donc que l'Etat, on mieux des associations syndicales autorisées, investies de droits spéciaux par l'Etat, en vertu d'une loi nouvelle, prennent en main ces travaux de complémetit forcé et imposé — su besoin malgré la résistance des riverains et autres intéressés — de cet escalier hydraulique.
A celte condition, et è cette condition seulement, le programme exposé par M. de Grossourre sers rempli et les effets qu'il en attend ae produiront.
Il parait certain, du reste, qu'avec un escalier hydraulique bien complet et bien établi, d'après les règles précédentes l'eau séjourne plus longtemps et plus abondamment dans les vallées ; elle y sera mieux utilisée et emportera vers la mer bien moins de matières utilisables.
Les tendances administratives actuelles sont peu favorables ti l'exécution directe des travaux par l'Etat, ne serait-ce que pour éviter de grossir le budget, tandis qu'elles sont favorables ft l'exéctttioo par des collectivités auxquelles l'Etat délègue ses poavoîrs et qu'il subventionne au besoin par l'allocation d'annuités pendant une période déterminée.
Ces associations ont l'avantage de fonctionner sous le contrôle éclairé et bienveillant, mais en même temps ferme, do l'Etal j et de plus, elles bénéficient de loua les privilèges accordés eux assoda* lions d'utilité publique françaises, pour les recouvrements des tsxeâ, pour la constitution matérielle de leurs caisses spéciales, par les soins du Trésor français.
Ces associations syndicales ainsi constituées, devront s'étendre, pour remplir complètement leur but, no» pas seulement & la création des chutes complémentaires, mais BDcore è l'exploitation d'ensemble do toutes les chutes, les chutes anciennes comme les chutes compiômentairos qui viendront d'être créées.
En effet, il y u lieu do régler les évacuations d'eau de choque bief pour le» rendre concordantes dans le cas Irès fréquent où l'emuiugasinumeal de t'uau dans un bief, sans aucun envoi au bief iofériour, demando une fraction importante de 24 heures.
Une fois le bief rempli, le propriétaire de âa chute, utilise cette chute «t évacue ses eaux sur le bief inférieur, cela s'appelle lâcher une éclusée.
Il faut qu'il y ait concordance entre les diverses Iflcluires do ce» ôclusées.
Cette concordance est utile à tout le monde ut évite des pertes d'eau et des débordements. A ce titre elle se réalise généralement à l'ittniable. Mais i) faut prévoir le défaut d'entente et il faut pouvoir imposer au besoin celte entente.
Les lois et règlements actuels ne permettent de réglementer les écl usées qu'en vertu d'un règlement général pris après enquête. Ce serait donc le cas pour rassociation syndicale de poursuivre partoat l'ouverture des enquêtes de cclto nature et l'adoption d'un règlement général correspondant.
Enfin, sur tous les cours d'eau importants, les barrages devront être munis, en outre des ouvrages régulateurs, d'écheUesâ poissons nouveau inodële.
Toutefois, l'expérience prouve que même avec un escalier hydraulique complet, où choque échelon est pourvu d'ouvrages régulateurs soigneusement et largement calculés, que l'oxutoire ainsi transformé, do même que l'exutoire à l'état naturel, ne suffît plus il l'évacuation des eaux qui s'y rendent et s'écoulent par cotte voie, il se produit alors des débordements et un écoulement âi travers les régions de la vallée supérieure t l'exuloire. C'est un écoulement diluvien, mais restreint et temporaire qui constitue les graodes crues avec débordements à travers les vallées dont les formes (pentes, tracés et profils en travers) attestent l'importance et l'intensité des phénomènes diluviens préhistoriques. 11 est donc naturel que dans le même ordre d'idées, ou se soit demandé si on ne pouvait coptor, emmagasiner et utiliser les eaux de ces crues au moyen de barrages fermant, non plus seulement le lit actuel des rivières, mais encore leur lit diluvien, la vallée elle-même.
Pour qu'une combinaison de ce genre soit pratique et possible il faut :
1" Que la surface ainsi placée en permanence sous i'eau d'emmagasinemont soit limitée et ne comprenne pas des propriétés ou des centres habités, dont la destruction serait hors de proportion avec le service qu'un attend de la création du réservoir ;
2" Qu'on ail accolé au barrage des ouvrages régulateurs et racuateurs limitant tout exhaussement du plan d'eau au-dessua i'uoe hauteur doonée ;
3" Que la superficie mise sous l'eau en permanence, soil conati-l luée au niveau du sol ou â un niveau peu inférieur, par des terrains! injperoiéubles, qui seuls peuvent assurer la conservatiou perma- Dente, malgré les déperditions inévitables, des eaux emmagasinées.
Souvent même, en deliors de toute deslructioo prévue de cenlresl habités ûu de propriétés de valeur eiïceptionnelle, il y a lieu doM mettre eu balance : d'une part, les frais de construction de la digue, des ouvrages évacuatours, et des expropriations des terrains inondés et, d'autre part, le bénéfice à attendre de la création du réservoir.
On conçoit donc facilement que ces réservoirs ne pourraient se] créer dans les parties basses des vallées à pente faible et à grande] largeur, car la superJicie mouillée serait conaidérable même avec' des hauteurs restreintes de digues et par suite un cube d'eau emmagasiné relativement faible. fl
Les cas les plus favorables à la création de réservoirs se pré-™ sentent dans les parties supérieures des vallées à terrain imperméable, où les pentes sont fortes, où les propriétés de valeur et lesJ centres habités sont rares et où on rencontre des gorges resserréesl éminemment favorables à la création de digues d'une longueur] relativement faible et d'une dépense peu élevée relativement è la superficie à mettre en eau. ^
C'est d'ailleurs dans ces derniers cas que l'opération peut ëtrafl tentée sans conséquences fâcheuses pour la salubrité publique ; car ce qui est insalubre dans les étangs ce sont les bords ft faibles ^ pentes tantôt mouillées Tantôt sécbées à la moindre variation de eaux dans l'étang.
Ces zones, où il ne peut exister ni végétation franchement aquatique ni végétation terrienne, et où les plantes des deux espèces ne croissent que pour s'étioler dans des conditions contraires h leur nature et mourir, constituent des marécages dangereux surtout^ sous l'action d'un soleil ardent. fl
Au contraire, lorsque les bords d'un étang se rapprochent de l'inclinaison presque verticale, les limites de cet étang sont bien déterminées, peu variables et la zone intermédiaire dangereuse entre l'étang et les terrains ordinaires n'existe pas. fl
Les réservoirs de ce genre ont été créés jusqu'ici partout où on , a reconnu cette création facile pratique et économique, en tenant compte des réserves ci-dessus. On a réalisé ainsi d'importantes réserves d'eau utilisées pour l'alimentatioD pendant la saison desi
eaux basses et rares, soit des canaux servant aux transports sot(des canaux servant à l'irrigation.
Mais les recherches des situations propres â la création de réservoirs de ce genre sont loin d'êlre terminées. II reste encore à effectuer d'importantes reclierches techniques dans co sens. Parfois c'est Fargent seu! qui a manqué.
Atcc les nouvelles associations syndicales projetées, ce dernier obstacle n'existerait plus.
Des réservoirs de ce genre ont âté créés avec succès pour l'alimentation des villes (Saint-Etienne, Roanne), ou pour assurer en été les irrigations dans les plaines situées au pied des Pyrénées par des eaux accumulées dans des réservoirs créés ou développés dans I9 montagne (iac d'Oridon, Hautes Pyrénées, etc.), ou bien encore pour régulariser les crues et assurer le transport des bois par radeaux ou à bûches perdues (lac des Settons sur la Cure).
Sur la Loire, dans ses parties basses ou centrales, aucun© tentative de CD genre ne serait pratique, en raison de la largeur de !a vallée et de sa pente trop forte, en raison des vitesses qui on découlent pour les eaux, mais trop faibles pour qu'on puisse disposer uue retenue défmssanl le sommet et le niveau des eaux coulant à pleins bords. Une semblable retenue mobile consor%'erait toujours quelques chances de n'être pas manœuvrée à temps et créerait ainsi un danger redoutable.
Ce n'est qu'à Pinay, ô 750 kilomètres de l'embouchure de la Loire, alors que la vallée est déjà rétrécie entre des coteaux obruples, et garnis seulement de quelques arbustes végétant sur les rochers, qu'un essai de ce genre a été tenté par un barrage fixe de la vallée, où ce barrage n'a d'ailleurs d'effet, si tant il est qu'il en ait, qu'en temps de crue.
Mais l'expérience a prouvé que ces retenues temporaires où ces réservoirs à emmagasine ment permanent d'eau forcément limités par les considérations pratiques que nous venons de rappeler, sont en général insuffisants pour remplir convenablement et complètement leur destination.
Jusqu'ici, d'après les données expérimentales de la quostioo, ce n'est pas par la création ou la multiplication des réservoirs qu'on peut espérer ramener à des limites restreintes et non désastreuses les grandes crues de la Garonne, du RhAne, do la Loire et de l'Yonne ; c'est en nettoyant l'exutoire des dépôts de toute oaluro, notamment des sables proveoBot de la désagrégation des rochers delà partie supérieure de la vallée, et des plantations, ces depuis vivants,
— las —
maoapdbles <le ae propaftt îndcAaiiiiBat et difficilfef é âênnnf>T ;
e'tat ftortoat es débarmoant le lit de tootes les digu^^
le lit m»\t»tr, «apprimant rnmB*}^«o«meol «l— -^"^
croes pinf rapides cl pin» bsati». I4» di^es
menibks qui uni pour eflel de mair uaw^afitoam^
la vallée, d'uDu partie des eaox de i v»ni i^ire ab^.
limitées è la défense des contres habités.
Toutes les autres dignes, d'iatérou dijiparalire, ou tout su moins p» : , -
ceux dti crues dans leur enceinte'
Mais, si la création des résenroirs n'est pea uœ p^f^fW i ablle, spéciatcroeni un reinMe efificace contre les grande» Cfwi^i moins lour inOoeoce bienlatsante pour assurer les irrigations d'été, j'aliinetitAtion des villes eo een potable, la r\$gul;trîté du climat 1 tous les outres avaQlages qu'on peut rt^iilLsiT en umfioc-hoDl les eau] de se rendre mpldemenl k In mer, toutes ces heurouses conséquences de ronimagasiacment des eaux sont appelées à se produire & la suite du la création du grands réservoirs dans nos. vallées.
C'est du reste un rétablissement partiel du régime des cours d'eau è l'époque lacustre, épo<}ue où ces cours d'eau étaient constitués par une série d'immenses étangs ou mouilles, séparés, chacun du précédant, par un rapide. Mais les escaliers hydrauliques^ priniilifs, ont vu leur saillie usée à la longue par les eaux, s'efîacer* otso fondre dans lu courbe parabolique qui ne conserve le souvenir de In division on iriDuilles ot rapides que par de légères proéminences dans lu parabolo, sauf dans trois ou quatre cataractej) (Niagara, SchalTouse, Philoé) où le seuil n'a pas été usé et où la courbe du profil on long [jfésetite une dénivellation brusque.
En résumé, qu'il s'agisse do compléter l'escalier hydraulique existant ot encore incomplot dans lu lit normal des rivières ou d'uugnicntur oncoro l'ommagasinement des eaux, en créant des résoi'Vdini ddiis cortuinos parties des vallées pouvant s'y prêter, le but iiu vue L>9t toujours lo même, assurer une imbibition plus tente, plus complète et plus régulière du sol.
Il reste oncoro fort â faire sous ces divers rapports.
Mais ce qui xiiïti tenté à l'avenir dueis ce sens sera toujours fort utilo au puint du vue du profit û tirer des eaux comme pour l'amélioratioti du liiniul.
ICii rùHnmà, les o|i.sf.!rv«tion.'< do M. do Grosaouvre sont, A mon Bvls, foiidtiw, ot il y u liuu de signaler à l'Administration leur côté pratique ainsi que lu suite dont elles sont susceptibles.
Maîa ces observations comportent pour être complètes, quelques obaervfttioQâ de détail qui peuvent se résumer ft :
I. — Il faut réduiro au miniruum les eaux de rinss«lloment et pour cola pounserau roboisciucut dos niaatagues, muis h l'excluiiiou dos plaines.
II. — Les cours d'eau du doniaino public possédés et administrés par l'Etat, lorsqu'ils sont canalisés, répondent ontiî'roinent aux desiderata très fondés qui soûl e.\prin]és par M. de Grossouvre.
III. — Il y a lieu toutefois, de rechercher si parmi certains des
cours d'eau qui ne sont pas canalisés, il n'y en u pas qui seruient encore susceptibles de canalisation au point de vue hydroulique et lechnique mais qui ne le sont pas au point de vue commercial. Et dans ce cas il faudrait poursuivre la caualisation de ces cours d'eau dans un intérêt outre que celui des Iransporis par eau, avoc des ressources spéciales et nouvelles, è créer en vue du nouveau but que se propose l'auteur du mémoire sur l'aménagement des euu.\ et pouvant en totalité ou en partie être déduite des résultats obtenus, grâce aux perfectionnements apportés ainsi à l'amÔnagemenl] des eaux.
Ces ûpéraliûiis peuvent être confiées au service public chargé des cours d'en u en question avec adjonction d'associations spéciales pour la constitution des ressources.
IV. — Sur les rivières non navigables ni flottables, il y a lieu de rechercher et de combler les lacunes de l'esculier hydraulique, au moyen également de ressources spéciales définies et déterminées comme au paragraphe précédent.
Ces observations seraient poursuivies par des associations syndicales, auxquelles une nouvelle loi donnerait les pouvoirs nécessaires pour réaliser les acquisitions de terrains et les travaux, môme en cas du résistance des riverains, usiniers et u.sagtîrs divers dos cours L'eau; de même pour assurer des règles uniformes et bien coûrdones. pour l'oxploilatiou de l'ensemble des chutes, et notamment pour coordonner les lâchuros d'éclusées, le service hydraulique serait appelé à seconder ces associations syndicales dans l'accomplissement do cette tâche.
V. — Les mêmes observations et les mêmes moyens d'action, sont applicables à la création do grands réservoirs da.'.-^ les vallées, partout où !a configuration du sol et sa valeur le permettront et en outre partout oU son imperméabilité garantira le succès et où
l'absence de centres habités ainsi que la configuration du sol permettront un emmagasinement considérable par rapport aux dépenses à effectuer.
Tels sont les moyens pratiques auxquels il est nécessaires d'avoir recours pour réaliser le programme indiqué, qui consiste à retenir rationnellement les eaux alimentant nos vallées en vue d'une meilleure utilisation de ces eaux et d'éviter qu'elles se perdent sans profit en se rendant librement et trop vite à la mer.
Il est en outre très probable que cette retenue des eaux en grandes masses, par étangs étages, combattra efficacement les sécheresses prolongées et si nuisibles à la végétation et non moins pénibles pour les populations.