‹ Memoires (volume 2)Chapitre 16 sur 68 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La matrÎG do Toury-Lurcy possfîde un vieux registre do l'élat civil contenant les actes de baptêmes, mariages et sépultures de 1616 à 1720. et sur lequel divers curés ont consigné au bas des pages inaclievées, les faits les plus importants de 1 époque, et sptM-inlomenl ceux qui concernaient leur paroisse. Les remorques, fort rares dans les premières années, sont très nombreuses à partir de 1705 et vont jusqu'en 1743.

J'ai relevé consciencieusement ces notes, dont beaucoup se rapportaient aux questions mises à l'étude par le Comité dos Travaux historiques ot scientifiques, en vue du Congrfe.'* dos sociétés .savantes de 1907, Le mémoire que j'ai adressé à ce sujet au ministère de l'Instruction publique a été retenu par la section d'histoire et lu eu Congrès de Montpellier le 4 avril dernier.

J'ai pensé que les notes en question pourraient intéresser mes coUègiies de la Société Académique ; j'en ai donc fait un choix (fue je leur soumets aujourd'hui.

Comme ces remarques sont écrites sur le registre au hasard des pages, je les. ai classées par ordre chronologique, en respectant l'orthographe et la ponctuation des auteurs, mais en faisant suivre certaines noies historiques do quelques lignes de commentaires.

Voici, au surplus, des indications qui pourront servir à l'intelligence du texte :

Les paroisses do Toury-sur-Abron et do Lurcysur-Abron ont formé la commune do Toury-Lurcy ;

La paroisse de Ln Celle a été riîunie A Luconiiy-lcs-Aix ; Le boisseau, mesure de Decize, volait 12 litres t38 ; Lo réseau valait B boisseaux, soit lui litres 44 ;

La boisselée était de 6 ares 38 ;

Le poinçon ou tonneau est devenu la pièce de nos jours, soit 2 hectolitres environ.

Les auteurs des registres sont :

. 1" L'abbé Fougières qui meurt le H juin 1617 ;

2» L'abbé Gilbert-Miraud qui disparait en janvier 1648 ;

3° L'abbé François Petitperrin dont les actes vont du 16 octobre 1653 au 18 juin 1568 ; ces actes ne sont que des copies de feuilles éparses faites plus tard par l'abbé F. Dauboy ; les minutes ont été déposées au greffe de Saint-Pierre-le-Moûtier ;

4° L'abbé Simon Dauboy, dont les registres commencent le 20 décembre 1668 et finissent à sa mort survenue le 17 mars 1681 ;

5» L'abbé Bernard Rousset, successeur immédiat du précédent et qui tînt très consciencieusement ses registres jusqu'à sa mort, le 27 décembre 1709;

6° Enfin l'abbé Florimond-Augustin Dauboy qui prit possession de la cure de Toury-sur-Abron, venant de Lurcy, le 10 janvier 1710; il est l'auteur de la plupart des notes qui vont suivre.

A. DESFORGES

Phénomènes météorologiques anormaux

Hivers rigoureux, inondations, sécheresses, orages

Renseignements économiques

1616. Page 1 du registre de l'abbé Fougière :

Le mescredy jour de St Sébastien XX" janvier 1616 il neygea ung peu il neygea la nuict de mardy venant au mescredy et gesla la dessus et fîst si grand froit qu'il y a vingt ans qu'il n'a esté si grand et les rivières de Loyre et Daller estoyent prinses et cela dura les mescredy, jeudy, vendredy, sabmedy, dimanche, lundy et le mardy. La nuict appres il fit ung si grand vent et si chault que le lendemain jour de mescredy il n'y avoit apparence ny de neyge ny de glace si non aux rivières et estangs qui ne furent point déprinses de quatre ou cinq jours apprès.

En marge ae trouve une note presque complètement effacée par le

temps et dans laquelle Je devine plutôt que je ne Us que la gelée /ut ai forte entre les deux rivière» qu'elle détruisit les vignes, les planté. Us rosiers et, à la fin, les arbrex

1705. Page ÎS4 du registre de l'abbé RattsseL Not« de l'abhé F. Dauboy ;

L'aanâe 1705, le 27, le 28, le 29 de may il fit une violente gelée; les %'iQS et los blâs eu souffrirent beaucoup et surtout tes moutons que l'on avoit tondu. J'en mangeoy au séminaire d'Aiilun de ceux que le froid avoit fait inourirî il est vrai qu'on ne nous disoit point qu'ils tussent morts d'oux-niômes. Et ce qu'il y eut de vin no fut que les fruits produits par les rejettons que poussa la vigne après que les premiers raisins eurent été emportés par la gelée, et n'«j-»al pas eu le tems pour la maturité de ces raisins tardifs les vins furent très mauvais et très verts.

170S. Page 162 du registre Roussel. Note de l'abbé F. Dauhoy :

En 1706 le bSé segle valoit communément 7 à huit sous le bois seau, les autres grains à proportion, mesure de Decise. Les petits étoient si fiers qu'Us ne voulotent pas d'un boisseau de blé pour leur

journée.

1707. Page 164 du registre Roussel. Note de l'abbé F. Dauboy :

En 1707 le blë segle valait communément 6 ou 7 sous le boisseau. Je donnay même du froment à 6 sous à Lurcy où j'étois pour lors curé; tout étoit à si vil prix que les proprititaires ne pou voient plus faire valoir leur bien, et les impoats étant aussi excessifs, ils commencèrent à abandonner la plus part des domaines; on donnait des vaches garnies pour 13 livres et une paire de bœufs communs pour 60 livres. Les choses ont ôtô en cet état plus de quatre ou cinq ans.

1707. Page 16$ du registre Roussel. Note de l'abhê F, Dauboy :

En 1707 on eut bien de la peine à faire la récolte des biens do la terre à cause des fréquentes pluies qui firent pondant la moisson et les vendanges. Celte même année les eaux furent très grandes et la Loire aussi bien que l'Allier étoient montées sur le faite de quelques arbres éloignés communément d'un quart de lieue de leur lit ordinaire, Enfin depuis le 2° d'octobre il plut sans discontinuer jusqu'au 6" à midy.

Note de marge : L'année fut abondante en vin qui se veudoit 14 et 15 livres le tonneau.

Î709. Page» 183 et 184 du regiittre RousMt. Noie de l'abbé f. Dauboff :

L'annéo 1709 il Ht ud froid très rigoureux, il cotnmunca lo jour de» Rois et ne finit que le jour de la conversion de St Paul ; il fut si rioleat qu'il gela (outos te» vignes dan» lu pais, les arbres et surtout les arbres fruitiers jusque dans le tronc, et plus du tiers de;* blés [tendaos et l'avoine, ce qui produisit une si grande et si rniel!« farmiDe, quo le blô qui coniniança h renchérir au mois de mars et valoir 35 sous alla toujour» en augmentant et & un tel point qu'il s*on vendit assez communément cent sous le boisseau, le froment se rendit sept frBOCJS le bois,, l'orge un écu, et l'avoine quaranlt-cinq sous, le lout à la mesure de Decise; encore êtoit-ce une faveur que td'en donner à ce prix à quelques personnes. Il sombioit que c'éloit *nno grâce particulière qui ne s'accordoit qu'à la connoissance; et quand on l'avoit acheté il y avoit encore bien de la peine à le conduire k la maison, ô cause des voleurs qui le prenoient do force et de violence sur les chemins. 11 mourut le quart des hommes pour le moins de faim et cela au printems... Les pauvres mouroient dans les rues et dans les prés en mangeant l'herbe comme les bêles.

Le vin se vendoit jusqu'à 180 livres ou même jusqu'à 200 livres. Et la même année les gtuces firent tomber les ponts de Decise, du côté de Saint-Privé, le 29'^ de janvier A 9 heures du soir. Ils ont été rétablis les années 1713 et 1714 pnr le sieur Faulquier entrepreneur.

1714, Page 219 du registre de l'abbé F. Daaboi/ •

Le IS" de septembre en 1714 il commença à geler très fort. Le vin ne fui pas abondant ot ce qu'il y en eu fut très ver; quelques restes de tramois, qui étoient encore dans les champs ressentirent aussi beaucoup le froid. Toute cetle même année fut fort sèche, il ne fit point d'hyver. les pluies furent bien rares ce qui causa une grande stérilité d'herbes. Le foin se vendoit 20 livres le cliarroy pris dans le pré. La peste ravagea presque lous les bestiaux dans les paîs voisins ; il n'en mourut que très peu dans le nôtre.

Le commerce alloit bien, les bestiaux étaient fort chors. Une Tache commune se vendoit jusqu'à 45 livres. Le vin 50 livres le tonneau.

1715. Page 226 du registre Dauboy :

Le huit dé may il grêla considérablement dans celle paroisse; mais la grêle qui fit le plus de mal et qui emporta te tiers de la

ï-êcolte fut ceîto qui tomba en abondance et fort grosse le 4' de juillet de lad. année 1715,

Le blé s'est vendu au comniencemont de lad. année 12 et 13 s., le reste de t'annôe il s'est donné 6 10 et 9 s. Plusieurs en ont acheta à un écu de 3 livres lo réseau, je parle du segle, le frouienl est toujours plus cher de 3 ou 4 sous. Le conimerco it n'y en a point eu ; l'argent fort rare, et tout à bon marché. Le vin se vendoil par tonneau 60 livres.

17 ÎG. Page S34 du registre Dauboy :

Le 4" de juillet do l'année 1716 il grêla et il fit un si grand orage dans cette paroisse que tous les blés et autres grains furent partie renversés, partie égrainés et la dépense qu'il fallut faire pour les lever montait au tiers de leur valeur.

17 IS. Page 24 î du registre Dattbog :

Toute l'année de 1718 s'est . presque passée sans pluie ce qif? causa que le froment ne fut pas abondant, outre qu'il avait été un peu gelé d'hyver qui fut très rigoureux pendant quinze jours et sans nege ; au commencement de l'année le froment ne se vendoit que dix sous, mais depuis le mois de inay jusqu'à la fin de décembre il se vendit toujours 15 sous le B., et toute l'année le segle ne s'est vendu que? s. 6 d. le B. ou tout au plus 8 sous. La vendange fut abondante, néanmoins le vin ne vint pas à nieilleur marché que dô 25 livres ou 28 livres, de 45 livres qu'il avait toujours valu depuis la dernière vendange. Grande chaleur pendant tout l'été. Paix général© par tout le royaume. Peu d'argent ; peut de commerce. Mortalité de brebis.

17 î 8. Page -138 du registre Roussei, Note de Vabbê F. Daubov :

L'onsième jour do janvier mil sept cens dix-huit il fit de grands coups de tonnerre et capables de surprendre les plus hardis.

1719. Page 245 du registre de l'abbé F, Daubog :

L'année 1719, une des plus sèches qu'on eut vûë il y avait longtems, a été fort stérile en foin, en froment, en avoine, en orge et en toute sorte de légumes on ce pals cy; depuis l'annonciation B. V. M. il ne tomba point d'eau ou très peu jusques à la Toussaint è l'excepliou du 24" de juillet qu'il en tomba considérablement et encore plus de grêle, qui fit grand ravage dans les vignes. Les chaleurs furent e.vcessives et causèrent beaucoup de maladies parmi le peuple et la plus commune était le flux de sang qui fil mourir

beaucoup de personnes, et on entendoit plus dire autre chose qu'un tel se meurt, un tel est bien malade, cet autre vient de mourir, et lalai-me était partout.

Le vin se vendit 28 livres le tonneau, sur la fin il se vendit jusqu'à 36 livres. Le blé valoit au commencenienl 9 s. le boisseau et le froment 15 s. ; sur le milieu de l'année le segle se vendît 15 s, et le froment 20 s, ; enQn sur la fin le segle 20 à 18 s. et le froment 25 s. ; le foin se vendoit communément 5 livres le quintal et trois sous le faix de paille. Guerre contre lEspagne ; peu de eommerce ; diminutions sur la monnoye. Gros casuel pour les curés. L'hyver ne fut pas rigoureux.

1720. Page S5J du registre Dauhoij :

Cette année de 1720 a été assez abopdante en blé et en grains, très abondante en foin et de mémoire d'hommes on n'avait pas recueilli davantage. Copieuses et riches vendanges, mais le vin fut de mauvaii^e qualitii et fort vert ù cause que toute l'année fut pluvieuse, il ne laissa pas cependant que de se vendre au paîs chèrement, mais le prix le plus commun étoit de 30 livres par tonneau.

Au commencement el à la fin de l'année le blé se vendoit 15 s. le boiss., ou mois d'août il valoit jusqu'à 25 s. et ce fut à cause que la monnoye augmenloil sans cesse et considérablement; les écus de 6 livres monlèreiU jusque 12 livres el continuellement il paroissoït des arrêts qui tantôt diminuoient et tantôt augmentoient Ie.s espèces et l'argent n'ayant pus un prix fixe toutes les marchandises devinrent plus chères qu'on ne les avait jamais vues ; grand commerce dans !e royaume. Un grand nombre de gens riches devinrent pauvres et de très mal à leur aise devinrent commodes, les uns parce qu'on leur remboursoit. les autres parce qu'ils remboursoient avec des billets de banque, argent de papier inventé par le sieur de Law. anglais établi controUeur général en France par M, le duc d'Orléans régent.

Quantité de terres changèrent de maîtres ; celte même année dans notre voisinage Mad. d'Anlesy de Monperroux vendit Dome fit Monsieur Alexandre; Mad. de Lamenay vendit Lamenay et toute sa terre de Cossaye o%*er Evaux ô Mons. Rodol et à Monsieur le Marquis d'Espeûiiles, les mêmes eurent encore de Mademoiselle de Bessay des Gentils la terre d'Aglan ; Monsieur Bonfils acheta de Messieurs de Dardagny cl Cossaye, la terre de Bauvoir qui tut vendue 175.000 livres quoy qu'elle fut en très mauvais état, ainsi que Dorno qui tut vendu 190,000 livres et Lamenay, Evaux avec ce

qui est dans Cossaye dépendant dud. Lamenay qui fut vendu 400.000 livres. Agtan vendu 53.000 libres.

L'Iiyvttr a Hé fort doux. Depuis plus do M ans les bestiaux n'avoienl pas été si chers; je vendis un jour 60 livres une petite vache loutu seule.

Les rentes furent encore réduite.? In su»d. année 1720 ou denier cinquante.

1726. Pfige 227 dtt ret/igtre Dauhot/ :

Le 2G» do juillet 1726 il tomba suit le soir t>ii un denii-i.|ijarl d'beuri! beaucoup de grêle, il y eu a voit de» jji-osses comme des œufs de poules et toutes eornOes, il n'y avoit plus dans celle paroisse que les orges et les avoines h lever et quelque peu de froment qui furent entièrement perdus, ainsi que les fruit.s. les vignes et le chanvre. Toutes les vitres de notre église du c6té du midy furent cassas.

Toute la paroisse de Lurey fut battue; on n y avoit pas fait la moitié de la moisson.

1730. Page 112 du registre Bouasei. Noie de l'abbé Dauboj/ :

En 1730, le 19^ de septembre 6 deux heures itprès midy nos vignes fui'ent grêlées è moilii- on moins d'un demi-quarl d'heur« do teins ; il ny eut de mal qu'à Toury et à La Selle unie por cette affliction de luette année comme elles l'ont <ltô en 1725 pour payer ensemble la teille.

1 73-i. Page 2:i4 du registre Daul/oy ;

Le dix de juillet 173^ il grêle considérablement dans les jiaroisses de Devay, Charriu, Cossaye, Lunonay, La Celle et Toury, surtout dfins le village de Moiicourou dit Glnud et chez les Gachot. (a'-s vignes furimt plus de le moitii' battues et on ne moissonna pr3sque rien dans le grand Glaud tenant à Lume Beraud qui fait partie dud, champ du côté de lu rue de Lume Beraud qui rivo du... Giaud au ruisseau Merdereou. et dud. ruisseau moule jusqu'au village de Moncouroux.

1735. Page 164 du registre Rouaaei. Note Dauhoij :

En 1735, le H» de janvier on entendit des coups de tonnerre extraordinaires et capables d'intimider les plus hardis.

1737. Page 220 du registre Daubog :

L'année 1737 il fit considérablement froid ou cour de In St-JASU du moiti de juin ut spécialement la veille do lad. St Jeun il lit froid

é glacer, et il se trouva des pois haricots de gelés, étant luoDlés déjà bien liauts.

Renseignements historiques

1617. Page 7 du registre de l'aMé FoujiCrc.

Les dimanche et lundi XI" et XII" janvier 1617, mons' deThory Loys Siiuînief, e.scuyer levu ung rùgiinont de quatre compagnies et (jrinl les armes pour le service du roy contre mona' de Nevers lesdtrts jours a deux lieues près de Desise qu'on appelle Sarsy-la-Tour. Ses capitaines estoiont nions' de Thory son fils aisné, le s'' de Cliailloux et le s» de Beaumonl, son lieuten* estoit son deruier^fils Gaspard Soulnier. Le lieulen* du s'deThoe7 estoit mons'' La Motte. Le Iteuten* du s' de Chailluux nions'' La B..., le cadet de Crona es Bourgoipne et demeurant audi<'t Sarsy-la-Tour. Le.squels au sabinedy qu'ils allèrent loger ù Biche, le dimanche ils logèrent à Lurcyle-Bourg. le lundy à Ghanipt Alenian. le niardy à (on blanc) le mescredy XNI" ils allèrent es garnison au faulx bourg do Clamecy qui s'appelle Bouvron la ou le cor lut trouvé et y arriva le vendredy h niidy XXIIl" janvier. Chaque compagnie est composée de 6 hommes seulement.

1617. Page a du regvttre de l'abbé Fougière.

Lesabmedy XXI<^ fobv. 1617 le chastenu de Gufy près le bec Oallier du coustê de Bourges appartenant è nions' de Nevers, qui quelque temps auparavant avoisl esté assiégé, (ut battu et forcé par mous'' de Montigny mareschal de France avec son année composée de gens de cheval el hommes de pied et entre autres il y avait le régiment de nions' du Bourg le régiment de chasseurs le régiment de Navarre et Suysses et y a voit ung gros canon qu'on ameyna de Bourges et dans ledict Cuffy y estoyt mons' deMenetoux qui tenoyst pour mons' de Nevers et mons' de Montigny pour le roy.

Ces dettxfaiis i^e rapportent au soulèvement des grands sous la régence de Marie de Afédicis. Après aeoir énervé par leurs prétentions exorbitantes le goucernement de la régente, Conàê, Bouillon, Lesdiguiéres, Mayenne et Nevers ne trouvèrent rien de mieux tjiie de former une espèce de Ligue et de publier un manifeste dans lequel ils dénonçaient au peuple le désordre de l'Etat et réclamaient les Etats

généraux, /y» doc de A'eeers, Charles II, écrtvit au roî u/ie lettre't'jf Holente et de »a propre autorité leca des troupes dan* «on gourernement de Champagne. Marie de Médieit lui (fericil puit eUe lui dépêcha non aumônier, Ifieftelieu; mais elle ne put ramener c€ i( brouillon » au par'i de Louis XIII. C'eM alors tjue tes troupe» royales enirCrenl en Nivernain noua le commandement du maréchal de Moniigny, Elle» prirent Clamecg. Domy, Entrain» et le château de Cuffy. Neoera était assii'gée ^tiand la mort de Concini arrêta les hostilités. Charles II fit son accommodement avec la cour le 24 août suivant.

1622. Page 34 du registre de l'abbé Miraud :

Le qualrième décembre 1622 [lassa par Tkory le régiment da Navarre- et le vingt deuxiesme desd. mois et an lo Roy Loys de Bourbon treiziesme de nom vennnl du siège et prise de Monlpettior passast à Moulins, à Bourbon Lancy et à Four. Et le XXII"passast le régiment des gardes du Roy partie par le bourg de Thory sur Abron et ne logèrent point.

Cette note est légèrement erronée : Louis XIII, qui guerrogait contre les protestants dans le midi de la France, investit Montpellier^ mais il ne put prendre la ville et signa la paix par l'entremise de Lesdiguières.

1 719. Page 124 du registre Roussel. Note de l'abbé Daubog :

Le vingtième jour de juillet, fête de S'" Marguerite, de l'année 1719 Edouard Bargedé évêque de Nevers mourut après environ treize ans d'épiscopat auquel il était parvenu por degré, ayant été ordonné prêtre à Aulun, il eut ensuite un vicariat, un peu après il eut la cure de MootreUiUon dans ce diocèse qu'ii permuta ensuite pour celle de S' Arigle de la ville de Nevers ofl s'étant fait coutiullre d'Edouard Valol pour lors évoque dud. Nevers il le fit son vicaire général et grand chantre de îa cathédrale. Pendant ce tems Ift le seigneur évéquo Valot devint infirme et hors d'état de faire les fonctions; pour lors le s. Edouard Dargedé fut nommé son condjuteur par Louis quatorsième à ta recommandation et poursuite des jésuites qui étoienl sous son règne en grnndo faveur ù la cour; avec toute.s les belles qualité.^ qui le distinguaiont il n'a pas été également aimé de tous ses diooésoius; on commonct» dans la ville A lui. en vouloir pour avoir rtlé, de» lors qu'il fut évéque, lo séminaire aux père» de rOrotoire, ut lovoir tran.tféré & S* Sauveur sous la direcliou dos jésuites; onsuilo vint la Constitution Unigenitus de n* S*

Père Clémenl XI dont il se déclara le très zélé défenseur, contra le gré de la plus grande |mrtie de son chapitre, de quelques uns de ses curés et de plusieurs iiutres personnes de son diocëso. qui lui étaient opposés et appelons pour la plus part de lad. Constitution au Concile futur ou les fauteurs du père Quesuel renvoyé l'examen de ses réflexions niornlt.-s sur le nouveau leslatuent. Ce 20* juillet 1719.

Le susdit ËdoQard Bargedô évoque de Nevers eut pour successeur M. M. Charles Fonloine nommé par Phiiippes d'Orléans ragent de Frt)n<'e sous le rôgn« de Louis quinsièinc et fut sacré à Paris le 12 de 9*"* 1719. On le regarde comme l'unique ôvéque de Nevers qui ait jugé les prêtres et encore particulièrement ses curés digues de manger à sa table.

On devine que l'nbbé Dauboy était jansénUte à l'aoersion qu'il a pour son écèiiue Edouard de Barijcd^, créature des jésuites, et à Véloge qu'il fait ici et en divers endroits de son registre de l'évêque Fontaine des Montées qui, comme l'on sait, rédigeait ses bréviaires à t'aide du janséniste Le Brun des Marettes.

1721. Page 108 du registre Rouiset. Note de l'abbé Daubog :

Le huit de juillet 1721, Monsieur de La Verne conte do Gamniachés fut tué d'un coup d'épéc plongée dans ses entrailles par Monsieur Claude Laofîlois do La Provostièra, fils de Monsieur le maire de Decizse et caiùtaine de cavalerie à Decize même; quelques poursuites qu'ayent pu faire les parens du mort, la famille du sieur de La Provostifcre a fait passer cette noire action pour ieHet d'une aliénation d'esprit, et il n'a été condamné qu'à être renfermé aux (>etites maisons te reste de sa vie; il falloit être appuyé aussi puissamment que par M. le duc d'Orléans régent pour obtenir une telle gr&ce.

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