II
andl coopère a la défont de Corbcll. Le tfvnii donl ce doctinienl est mtiui eal rond. Comme n-lui dr (>tr.'irtc4. U (torU l'àrii vcliK{urU'. iwni-lié: U est iitnbrè d'un hcjt»n»c cimtS d"aii jx.'rsoiiirflx* 'i ini-ffjri>s supports par drux imr<: dr l,> li'jtrndp, on no III iili:!< i|iii! :: . .HILIl'l'E. (i).
l'i iniM, cil ii3i, Isidwllc de Hovf, (Hli; de \l.itliii?ii ri do M»r-
gxtfj.i- '. i-Iclloi, sa pitriiiifric rfiiiiiif. (À'ile Isaln'lli' ri'V"'' •"" iJSi. de
U durhe»* di* BoijrKO|;ne, iiu doti de (Ififi livicît. i3 «iK. 4 dciiium. t en < '.'.■<• fuil de ladilpdaitip iivii: It- srijfiicur de Tcriiaid et
l'i-IU: iivott fuil l'I faûwiil citrtnr «-oriliiiiullpmrnl à ladilr daiiic » (>).
t'itllippc OMiuruifti i4ôt^. bi^xnnl : Charles, ijui mil, ,\iiloini'tti-. fctiimi) de Loubi dt.' La Tr^iiiouillr (2); Isnhcnii, f^nimi* de iaci^uc* de (loliKtiy-Suligny H une autre (IIIl- rncorp, rrinrne iIp Hin;iir', 4!c' Thniny.
CIIAIILF.S (l 'l'iSiiti-i est loin d'(iv<ili «'«i iinp piirl niiwi large n«ie son père dans les hingTaplii^'s de E. Parent. Oliiici pri'teud même qu'il a di'i mourir jctinrct «nn« poslcrilc. ("rst une eripiir. (^Ivnrlcs était seigneur de Ternonl et de La Mottc-lcsThoisy. pW-s de Sniilieii. qui s'appela ensuite La fnltc-Trmanl. piris Ternuiit tontrourt. Il l'I.iiUriyfii'n i' l.iinaidon.
poTti* Ions sf% litrrt, avec celui de ■. n(i|>l«' ri piii m'iir ••. dan»
l'affranclilî^eniciit qu'il orlroya, en l'iTiS. à Jean de llnrry, de l.inianlon i>}.
Il épousa Jeaniit' de Vienne, JtUc de Jean, seigneur de Pyinoiil, et do Catherine de Bt'auforl-Oinlliac. lien eut t Claude, qui dut mourir Jeune; Ll^abenti, fentine de Gitttcrt de Graçay» qui suH. et Claudine Temnie de (iuil- PauDie de l'oiitiiiller (.5).
Il vivait encore iiii dcliut de l 'ifi'. puisqu'il rend alurs lioitimage pour Temaiil au cunite de Novrs (IJ). Mai», telle tndnie année, on voit ù la montre du Nivema'is, un sieur Pelil-Bon comparallre pour >< Ja veuve du Tvrmanl •'. C'est encore des remplaçants qui répondent pour la douairière à la montre de i W;) (7).
CILBERT HE nn.VÇW 6lait seipncur de Chnmperoux et de Diors (8>. U ncdntpaK habiter «a «eigneuric de Nivernais. En i48i. c'est son frère Churleâ qui rend pnur lui et pour sa lemine, Isabeau de Ternant, homninge au
11) Demay, our>. cit., n" 882S.
(2) Art-Air-!! de la Côte-dOr, B. 4211.
(3) Sainl-Allnis. Armoriât, T. X, p. 172.
(4) Marollcs, Ineentaire, col. 199.
(â) Baudiaii, le Morettnd, T. III, p. 267-272. Ce Cioitlaiiniâ Je Ponlaillier devint ^fipniMir <)f la Motte-Ternant. U eut : Phililjerl do Ponlaillii'r, vivant f , A'iiime lie Pliililiort d« Eyn.int, seigneur île Cli.Huiliner.
I "Ire coUo branche aven celle Uoa aeigiieura de Ternanl, en
Nivonijus.
(6i Marolles, } ncentatre, col. 192.
(7| Marollea, Imeniaire, col. 302 et 387.
(81 ('luflicii fil- ratitua do l'urrondissement ddChàleauroiix.
comte de Nevers des Ilof» doTernant cl de IJmanton (i). En 1^95 il était au
service du Roy à la }iriK(> di; Nni»l0).
Uf sa rcitiiiK», il cul : l'inuvoiso, marit'o en t5i8 à Carados do Vichy. Û\a d'Aiiloinr l'I Ao (icrniniru' dr Moulafrn.v ; Jean, qui suit, cl Jacques, seigneur do i^tiBtiiperous, mari du Madeleine de Baralon,
\vt« sikci.E. — JEAN DE (iUAÇW, seigneur de Teriianl el de Diors,
i^jwiix de Vnnc de la CtuVlrc 011c do (Jabriei el. de Marie Saint- Aniadour, sa premi'TP reminp, élnit mort di-s lâaô. A cetlu date sa \euvc rend lionimagc pour Temnnl au conile de Nevers et elle est remariée k René de Maï, aeiprieur de la Bnisontii'TC (a).
ANiNE DE L\ Cl! \TRE. — Mais un vif dcbal s'élève alors entre Anne do la CbAlro et son beau-ftèi'e Jacques de Clinmpcrouï^, qui revendique la possession du fief de Ternanl (3). C'est i ecUe oixasion que Anne fournit au comte de Nevers l'imporUint docunienl que nous publions plus loin et qui eâl un dénombrement dêlailli! de la jiLstice de Tertiant, en i53ij (!i).
liAPlWnD DE I.A CIl\TUE(i5(ii-i57(i) - En trifii. Anne de la GliiUre fil donation de la terre de Tertuint à son neveu. Gaspard de In CUAtre. Ris du Ivaul et puissant seigneur Jo:uliiin de la Cbiltre, clievalicr, sous tu eb.Trite de délivrer avant un un à tiotile liomim; Clriudc de la C>britre. frère puîné de \nne, la souime de i^.ouo livres tournois, et ii tialtliazar de la Cliiilre, sou neveu, fn'iredc Gaspard, lellu de Co.ooo livres tournois (.î), La môme année. Gaspard, sel^ticur de ^ian^'ny el Ternaut, Ibisalt tinmmagc de sa nouvelle terre au duc de Nevers (6).
11 mourut en iftjlj, le ao iioveiubrc, des suites d'uno blessure qu'il avait reçue au conittal de Dreu.x et qui se rouvrit.
Il avait épotisù, en janvier 1370. Gabriellc de batarnal, Rllc de Henê, comte du Houcbage, et d'Isabelle de Sarvic-Tendes, qui lui donna : Henri, qui suit; Madeleine, femme de Charles do Cliutillon, seigneur d'Argeiiton, dont elle fut séparée, puis d'Henri de Hordeilies; Louise, femme de Loids de Voisins, pius de Martin du Kelloi. prince d'Yvelol; (iasprirde, femme de Jac<[UO'( ili/ 'i'iiou, président au t'arlement.
lIEMtl U1-; LA CIIA'I'HE nâ7l)-i(io8), gcnlillionuno ordinaire de la cliauibre du ro). seigneur de Nan^ay et de Ternanl. lit lioramage pour ce dernier lier au dur de Nevers. en i3()tJelcn ifio'i (71. It fut muréclial des camps el armées du roi. 11 épousa, en juin ilki.'). Marie de la liue.^lr. Illle de Jacques et de Marie dî Rouville; puis Gusparde Mille de Miolans. veuve de 'l'Unoléoji de Ueauforl. marquis de Couillac.
(Il M.imlloi, Inr.i'tituitr, cot. 192.
(ï) Mnroltou, InKfjtnir're. eol. ÎOO, (.1| Marollcs, fnrcntairc. eol. 2fJ6.
H\ Lo mnmiscrit nous i>ti a|i]iarli<^al. (5) Morotle.s, Inrtittaire, col. ÏU3.
(01 Uarutlea, Inventaire, col. Ht.
{~j Maroll<^&, Inttntalr*,. eol. 403.
Il bahlUU ordlnsirpmcnt Nuiçiil, en Dcrrjr. et vmdlt. ra ifo». m Irrrr dr I I. couicillrr»ci'r^(iiiri'du roi, ncignmir
>e cvltc wrii> de tinlc*. >oii (tasi que Im «oijrnoiin qui -■•ii-viiî iiv ■K'iil-'tit |)u« dt* nouvelle» rectii'iTlirt. L'un tIVux, lo duc de VUlar». CM i'xii;4^nii( iJotil U> ri':!«ultnt tie sauruil iiiitiu]Lii'r d'iiili'uTl. Mal» noirr hm itcr k' ili'tKiiiibrcuii'iil siiivaiil lit' la jti.itiiT l't bonmiii»!
lit* ; ViiiLi labMitit à (l'Milri'3 II* xoia dn Icrtriincr dr^
(n<niiix crufltc^ inllnnilct ni' non» mit pan laiiurf it riflut-
liiiini* Il i ■. .. ... ,. .i.:.-<T jilii.» iivaril.
l.ccirA (U KSEAL".
Dénombrement de la Justice de Ternsnt, heule, moYenne el tMsae, des limites d« ladite Justice, d'après la copie prise le 28 septembre 1740 •ur la grosse du 2d décembre 1699.
A tous ceux qui ces préseotsâ letlres verroDl, Oiihert DescliassJeux, gardti du scel royal, établi aux conlrals de la priivôtô do Suinl-PielTR k- MoiUter, jiMur le roy, notre sire, salut, ut sçavoir filiiMinii que par deront Guillsume Pelielier, notaire juré du roy, notre seignour, i;l dc! son scel, usant du pouvoir et autorité d'iceluy virant, a tt») perhonnellemeut olably danutiselle Jeanne de la Chsiilre (11, dame deTeruaiil et do Diors (Indre), deurcuraiit audit TtfnaDl, loipielle scii Je aoii bon gré tft bonne volonté, pour
elle «t ses boir>i, ;» < tenir et porter en foy et lion)inog€ de
très haut et très puissant prince monseigneur le duc de Nevers. marquis d'islos, comie de Rethelois. Bcaufort ot Auxerro (2}, pair do Fronce, baron de Don/.iois, ô cause de la chateilenio de Savigny- Poil-Fol, la ju.stice, terres el seigneuries, cens, rentes, bordelages, cop>"ées, domaines, boinmes, femmes do mainmorte, bloirie, (iof et ftrrièrti-tief qui s'ensuivent :
1" Lu justice dudtt Ternant, haute, moyenne et Lasso, qui se commence et prend ut tinit ès-mects qui s'onsuivont ; c'est & sçavoir à an gué estant sur la rivi&re di^scendant du grand ^tang de In
de Ta Chsislrp, fillo du Gabrkl de la Chasti'é, aeigneitr Je Nangay, ■ Louis Xll. tlde Mario dr Saiiil-Amadour, mariée it Claude do ' oe fait. Tui scli^ncur de Temaiil.
ii!i fde Cleve».
Loge (1), appartenant à ladite demoiselle, au pont de Gressonne (2), le dit gué appelé d'Osnay (3), où il y a un grand chemin par lequel on va de Maulais (4) à Senseigne (5), et dudit gué d'Osnay tirant jusqu'au carrouge (6) des Chevrières, selon les bornes et limites qui y sont d'ancienneté faisant séparation de ladite terre et seigneurie dudit Ternant et la justice de Vitry-sur-Loire, depuis ledit carrouge des Chevrières tirant en ligne droite au carrouge du Marochy et du carrouge du Marochy tirant au long des Teuriaux de la terre de Faverot, tirant en droit frapper au ruisseau des Ruelles et dudit ruisseau des Ruelles tirant en droite ligne au chemin des Saulmais, en comprenant les terres des Gaudriot, entièrement en la justice de Ternant, et d'iceluy chemin aux Saulmais et bout des terres des Gaudriot tirant frapper par droite ligne au ruisseau de Passe-Bœuf, autrement appelé Brise Gûtoau, qui est tenant la justice de Saint- Martin do-Cr6cy (7), en descendant dudit ruisseau jusqu'à la rivière de Somme (8) et d'iilec montant le long de la rivière jusqu'au bois Gauluchie, estant assis au finage de Chesnay (9), appartenant à ceux do Marly (10), le long des bruières jusqu'au gué do Loyselle, et dudit gué do Loyselle retournant le long dès bruières jusqu'à la queue d'un pré appelé le pré Constances, devers le haut et de la queue dudit pré Constances tirant au bois de Barnaux (11), et dudit Ternant, où il y a plusieurs bornes do pierre, le long d'un fossé faisant séparation des bois de Ternant et de Barnaux tirant droit à un carrouge étant entre ledit bois où il y a une borne, ledit carrouge appelé le carrouge du Bois, et, dudit carrouge du Bois, à une autre borne faisant séparation des bois du Pont-do-Vaux (12) et dudit Ternant, à laquelle borne il y a un chemin par lequel on va
(1) La Logo, commune do Saint-Suine, anciennes forges.
(2) Crosîonne, rivièpo qui va se Jeter dans la Loire à Port-Thareau.
(3) Osnay, aujourrl'hui Aanat, commune de Saint-Seigne.
(4) Maulais, hameau do la commune de La N'ocle-MauUix, canton de Fours.
(5) S^aint-Seigno, commune du canton de Fours.
(6) Faverot. Carrouge, carrefour, croisée de quatre chemins.
(7) Saint-Martin-de-Crécy (Saûno-ot-Loiro).
(8) La Somme.
(9) Chasnay, aujourd'hui Chonas ou Crônat.
(10) Marly-sous-Iflsy.
(11) Barnaud, hameau de la commune d^; Tazilly, ancienne seigneurie.
(12) Le Poiit-de-Vaus, hameau do la commune de Marly-suus-Issy (Sadne et-Loire).
dàâil PôDt de-Vaux i Tazilty (1), et, de ladite boroe, b'rani à uo chône appelé le cli^au Laureaa, as^s sar le ruisraau vcuaot da iMaloI, au cntn du prt^ appiilù le (ir>^ du Boi», appartenant au iseijneur do Elarnaux, et, dudil cJtftue, tininl droit, au travurs des iruière», k aac borne rcQrttr8«i« dans un rhamp (j'ai vu cotlo borne roDvcrifé^ dans un champ; oUo pourrait bien ôtro d'origine roumaine j appcloo la Pierre- Longue, tiur \c chemin par lequel on va de ^uiy à Bourbon (2). c^l. de ta Pierro Longue, ielont; duditchomin, |us«]u'à un autre chemin traversant, allant du vinage de Cliixy |3) A do Tiizill)' jiiSfiti'A un l'iit'v ■ iti cliijne '1' nt
>aur Itt rlit'inin iiUont iliidit Ci! , luxilly, i-l, <ii; nu
Tort», (iront \v long d'un sentier è une borne appolée borne de ■"' ' • int assise nulro la cbemin, outre le rix du côté dudit
i , lui'l ^rand clicinin on va dudit Tii/.illy audit Luzy, «.<!,
de ladite borne de Mulot, tirant, le long du Guitard (5), de» prés du r ■'■ ''' îv ((>). ju.'*i]u'A l'aubépir) ^lanl assis au clieiiiin par f«ijuel Cluiuvi'tii're (7) à Mulot, <;t, dudit oubi-piii, U un rerisiur opjHsIfi le Corixol, assis au grand chetnin pur lequel on vn de Savi- ,.... ' izy. et, dudil Ceri?:ot. le long de lu Goutte (8). Iniversant I .ps, droit au puis appelle le puis Duhat, assis au pré Ba-
luejot. au-deasous du village de Versandct (9), et, dudit puis, le long du ruùi»eau, à la planche où il y a un chemin allant de Fléty â Luzy. tirant le long du ruisseau jusqu'au pré Saint- Pierre, le long du pré selon Itîdit t'uissijuu jusqu'à la rivière d'Aloine (10), en [montant, continuant ladite rivière, selon le til de l'eau, jus<iu"au KH«r (11) par dessus d'un pré appelé Picornié, le long de la trasse par dessus cernant les champs jusqu'à un bois appelé le bois Pel-
(It TAifiSlT, commune (lu caatoo dé Luzy. lî i-I^ncy, ctieT-lieu de canton de SaOtie-et-Loire.
'.- 'Il Chigy, liameau de la commuaâ do Tazilly.
|4| \iiiliit, baini'su de la commaiie de Tazillj^.
\^l Ouiiard ou Goutte, petit ruisseau dans leiue! se dâverseut les eaux supéneures.
|4| Kédy, tumeaa de la commune de Tazilly. P/ Chanreli6re, hamean de la commuoe Je PléCy. (8> Ooutto.
t9) Versaodot, hameau de la commune de Plâty, aujourd'hui cheiç- Vigneron.
(10) Aloine AU Haleine, rivière prenant sa source à la fontaine de t'Ane, Btnmane d« Uillay.'el pasiaot à Luzy. pour aller se jeter dans l'Arc n à FCftwy.
(III Chef, k U t«te.
loux, traversent le grand cliemîn ollanl de RocUe (1) ft Tazllly, et y prend un iielit pn- «[tfielOi le pré l'erluys. cil, cliidit pri^, piir le chef dessus, niuiitHnt droit, ctinlouruant lodil liois Pulivux jus(|u'è une borne de pierre estant an pied d'un cliône. faisant séparation d(( In justice de Ternanl et des bois de la Commanderio de Tourny (2), et, de ladite borne, traversant droit le long, entre le bois Pelnux de ladili.; Guiimanderie, comprenant les brufcres tout du ctief dessus, tirunt droit ô un grond chemin pur lequel on v« du village do Recoulon (3) à La Iloclie Millay (^l), en comprenant les bruèros et champs appelés les Bruôres de la Urande-Forêt, et tirant droit le long du grand chemin jusqu'à la planche de Recoulun assise sur lu rivière d'Aluine, où il y a un grand chemin allant de Recoulon û La Roche-Mitlay, et, de ladite planche, montant te long du {il de l'eau jusqu'au ruisseau descendant de la goutte da ÛoutJllut en ladite rivière d'Alaine, ot, de ladite rivière, le long du ruisseau, â la pldnchettedu chemin par leqtiel on va de Savigny (5( à rHospital (6), montant, le long du ruisseau, jusqu'à un pré appelé le pvè de Baugy, h»dit pré compris «îs-limiles de Ternant. et. du pré Baugy, au pfé Barocliet. el, du pi-é Biirochet, ou champ Chaignon, tirant droit h la |>laco du hois de Ternanl appelé le bois de la Trayo, tirant droit ù la place du Vaux (7} jusqu'à la croix de Chanipeain (R). et, do ladite croix, lirant droit, le long du chemin à l'haut de Chanault (9) ô Fléty, jusqu'au ruisseau de Rfùson, et, dudit ruisseau, le long do la goutte de Rucnsal, jusqu'au carrouge de la Goutte, i*l, dtidil carrouge, le long du chemin, jusqu'au carrouge de lu croix de Chiissegrains, cl, de ladite croix de Chassegrains, 6 travers d'un cluiuip appartunenl ô Grandjean de Mouaseau (10). droit tiruntau hauldu Meslitir (11), où est le grand chemin par lequel on va do Suvigny-FoilFol à Luzy, d un outre l'iieinin par lequel on va dudit hostel Grendjean à Taxilly, et, dudil haut du
(I) Roclio, Jiomeau de la l'ommuae J(J Flôty.
ii\ Tourny. |jam»au de ta uoimiiuoe de Fli^ly.
(:i| Rci-uulun, liaiiji-au du la Dotamune di' FIrMy.
(4| l-arodi(jiiiillay. L-oumuiiio du canlon do Luïy.
(5) SuviRiiy, fotiKiiuno du canloft J» l.u/y.
(0) L'116|iital, Imiiwau do la coirifuune do I*!<Sty
(7) Vaux, liarnoau il<.« la i.'0(nrDun<> •le Kléty.
(8t Clianipoïlii. tiarinjau de l(t comnuin'^ '!•; Fl'My.
(0) Cliatiaull. fomniunu <1« KK-ly.
(10) Le Mouseeau, liacne«u de la comnaDO de Fi.-tv irhnmp CrandJoan;>
(It) MesUer, aitUtn.
MMlîer, «OiTHOl l«ch<^mln ^ l'hnal du Maaéseau ft Tsiilly, jtHffu'A un/<ir!»f <0 de R«i> «n un carroui;;e où ><nl
deux chcoiÎQS. ao ...,,., .....t Moussoau A NfarH<'.... . ..;,, cl
l'aotre allant du Muuftsunu ft Tazillv. cl. tludit fjtrol d(> Flcnizot, Irr- tjx 41,
vei..i...., ,..,.,..; ...., .,. ., ., ,..,, .jisnnl la
csrroofe venont du ' Ponsy (C) ft Tszill) , el, du^it chemin
dcf &■ . to long du grand chemin allant
do la '^ : j. 1 Lancy. jusqu'au carrouga du»
Granda-Champs estant ea-boi» de Reitizol, et, dudit carrouge dttidit- ' ■ ■ • • ■ • Lancy,
au . ilescwn-
danl, le long de ïaAîio ffonttr pI ratUe, t» unn fantaino aux Asoion, et. ■' ' '■ ' itiix Asntors. suivant le ruisseau d'icollo appelé
le ; . itux, où tt préâpnt il y a ua étang à Claudo
Bauilin dit Charrrtta de Sathonarf nu Sutenol (7), suivant ledit ruiaaoau [asqu'à la pinnrlio llnnriot, ob il y a un grand châtain pnr lequel (in va de Ti'i-tiaiil .'i S:illiuuiiy, ftt, d«> ladil» pltim*Ii<! Ilunn(.tt, descentiflut l<.» long du ruisseau, jusiju'à un prô «p[M3lé lo pré Vipot, ledit [iré Vtr«»l «.ompris, •■ntrant en un oulro ruisseau venant do l'élang d« Fuuliti uppurlenont aux clianoincs de Tcrnant, tirant droit par 1"3 milieu dudit clang. retournant et traversant lo champ da Foulin, tirant droit au chùno au Jaull. ot, dudit cliône au Jault, trarcrsant droit ledit champ à un poirier assis nu milieu d'une pièce
Foullien, oppartftmnt à Philippe el Madelon
'■' : i. . , jdit poirier, traversonl les champs des Fonclraux, Itrant droit au earrouge des \-ignes d'Apttr^ ot entrant la rue et '■'1 <iii va ditdil Luîy ô lliry, el, le lont; dudit - i(it un outru cheniin ullnnt dudit Saviguy audit Terniinl, juaqu'A la planche d'Hiry estant sur lo ruisseau descon- ■' " ■ '• l'iJtang do Comte à l'étang de la Loge, et, do ledite I montant contre mont une ruelle, jusqu'à une autre ruelle
(r;ippantdii ruisseau à la couverture do la grtinge Guyot d'Hiry. Iravursant le grand chemin par luquel on va dudit Savigny à lliry,
(I) Farot, carrufouroii s'assemblent deux cliemîns.
81 Hcnteot, commnuo dit Taifilly.
Miir>i(.'ti(l*t, l'uuinjuiin de TaziUjr.
'!'• ' iix, l«a l'À'oiTlieurB.
iiiirlrt8. l'otniniitKî <l<j TaxîU.v- I \' oiiiriiiiQt< <!o Tazilly.
(< : liui S(it«uot, commune (la T&xtily.
tirant contre mont le long de ladite rue jufiqu'su bois de la Serrée appartenant à Monseigneur lo duc de Nuvors, et, dudit bois de la Serrée, tirant le long du ruisseau venant le long do la fontaine de la Lavande, aulreniont appelée la fontaine Martin, jus- <)u'au carré des bois du sieur de La Nocle, suivant le ruisseau «tlca boïs jusqu'au gué appelé le petit Meulgué, ou autre ruisseau venant de l'étang de la Haquenée audit ruisseau de la Lavande, kquet ruisseau do la Haquenée fait séparation des bois du seigneur d'Oanay et de Chauffages, lesquels bois des ChaulTage^ appartiennent à ladite demoiselle en sa justice, niontant contre mont le dit ruisseau jusqu'au dit étang delà Hnquçnée, iueluy étant compris en ladite justice de Ternant, le bord de la goutte descendant audit étang, montant contre mont, et encopo les bois des usages de Muluaux, et les bois dudit d'Osnay jusqu'à une première borne appelée la Baume de Montliebé. et ou il y a un chemin par lequel on va do Montbebé à Ternant, tirant droit entre les boia d'Osnay et des Muluaux, jusqu'à une seconde borne appelée semblablemenl la Baume de Montbebé, oii il y a trois baumes faisant séparation de la justice de Ternant, de la justice de Vitry et de celle d'Osnay, tirant droit à une baume estant assis au chemin pur lequel on va à La Nocle, du village de Muluaux, ot d'illoc tirant droit, su travers du bois, en un buisson, prendre fin au gué d'Osnay, premier déclaré, et au dedans lesquels fins ftt limites dessus dites sont situées et aussi enclavées lu grosse tour dudit Ternant, lu chfttel et maison fort, pont-levi's, basse-cour, fossés et forteresse dudit lieu, ainsi que le tout s'étend ot comporte, y compris l'église collégiale de Notre Dame de Ternant, fondée et érigée par les soigneurs do Teruant, de sept chanoines, dont il y on a un appelé Prévost et le huitième Marrillic (t|, qui sont h la présentation d'icelle damaiselle, et ce comme relevant de sa dite terre de Ternant.
Item les choses et lieux dessus dits et autres ci après déclarés, tous droits do justice, haute, moyenne et basse, droits do bailliige châtelain, scel authentique, ft ce contraints, avec le ressort et 1» juridiction...
Item moyen dos appellations inlerjettées du châtelain dudit Ternant, juge de Lonty, du fort de Lenty, au-dessus desquuls finit les limites dessus dites à ladite demoiselle, signe patibulaire élevé à quatre piliers et autres choses qui s'ensuivent en domaine.
Item. Uu clos do vigne, assis et situé auprès du château de Tur-
<1) Probablotneot UtrKUlIler.
nant, cootenaot ooTiroD à i'tBuvrâe de deux cent hommos ; auquel clos il \ ti huit l>ich<>toes do
terre, : nin entre deus, un
ciieiuin alLant «Je Tenisnt A Savigny el aux Tîgaas des Chapuis, d'uoe |>srl.
IletD. Une autre pièce de terre, en laquelle est ossia un coiombior. appelé champ Laidenier, contenant une biclietée de terre, mesure do Ternant,
Item. Une autrp maison et grange, a«»is audit fluage. avec la cour entre les niaitons, pnuigii et jardio, l»1 uoo autre pièce de terre joignant, contenant ringt-quatre bicbetées de terre à (romeni e(
Item. Une pièce do terre, assis à la queue de l'étong Laideraux, cuntenanl, tact en pré que terre labourable, deux bichetêes.
Item. Une autre pièce de terre, appelée le champ du Cbnteau, contenant quar'i' i.le terre.
Item. La LT.Tr <T.nt'nntit ruviriin vingt-quatre biche-
léc-
Item. La tailla de la Grange, d une conlûnance do huit bichet^os.
Item. Une autre pièce de terre ft froment, nommée le champ du Cbùteau, contttnant vingt-quatre bichetévs.
Item. Le pré Deleau, assis au dessous de l'étang de la Loge, d'une contenance de quarante chars de foin.
Ilem. Un autre pré au village de Vesvre, appelé la Motte de Vesvre, d'une contenance de quatre-vingts chars de foin.
Item s'ensuivent les déclarations des étangs, è savoir :
Le grand étang de la Loge, où il y a doux moulins qui sont banaux, où vont tous les habitants de ladite terre moudre leurs bleds souH peine d'amende et conliscalion des bleds et farines, ol peuvent v«Ioir par an cent bichets de grain.
Item. L'étang Laidevaux, l'étang au Prestre, l'étang Cougneu, l'étang de la Hacquenée, l'étang de Précy (Précy ou Prés), l'étang Neuf, assis au bois de Ves^-re, un autre étang sur lo chemin de Saint Seigne ft Bourbon, l'étang de Bouge-aygue, l'étang de Gain, l'étaog de la Saulge,
Item. L'étang de Parigny, auquel il y a un autre moulin 6 bled comme dessus, l'étang de Rochers des Champs ou Rocherchamp.
Bois de la terre de Ternant ; Les bois de Conneuf, contenaDt environ vingt bichetées; des Chauffages, deux cents bichetées; la
gorennc de Hondefaye, cenl bichelées ; le bois do Barnaux, la bois de ReDtKot, assis en la poroisiiu do Tazilly, trois cents bichetées ; de Vesvru, deux cents ; do Presle, au finage de Rucoulori, Irol» bichelées; de Peitoux, dix bichetéea; du Champesio, au fintiye de Vaux, ol de Ghanaut. paroisse de Fléty. ijuiDzo bichiitées; de la Traye, uao bichelôo; de la Serrtie, Icento bichelées; de la Motlo de Fietty el la forôl, cinquante bicheUîes ; de la Vesvro Molle, aix bicholéos; de la Brosse de Flelty. vingl bichelées.
Item. Tout te resta du village et Snage dudit Ternant et autres ci-après écrits appartenant Itis honimeâ, les fommes ci-oprè» nommés, Ijeurs enfai.ls, postérités et liynétjs et sorfs de condition, à lai coutume des autres hommes et femmes de condition du Nivernais, corvéables et exploitables à volonté, de poursuite, do mainniorlo et leurs mex et tènements, lesquels hommes et femmes sont taii lablus aux r|ijalre cas las noms et surnoms desquels s'ensuit :
Preinifroiiient. En la viKo de Ternant, Guyot Chiipuis, son m«x ett^inemonl; Maurice Chapuis, Jean Chapuis, leurs mex et tènement el les enfants; Jean Botiill(?r, les mex et tènements, le village de Cosneuf avec ses appartenances; Pierre de Coneuf. son raex ettènemont; Benoit Roy, son mex et lënomenl; Gilbert Lumapée et ses persionnierfi. leurs mex ettènemont; les Layot, avec leur mex et lènomenl; Hugonin Moreau, Benoit Perreau, leurs mex et lènemenl; Jean Dubois, son mex ut lônemunl ; la village d'Aysy avec ses appartenances; Julien Neugntj, avec son mex et lènement; Antoine Neugno et Ilugonin Neuguc, avec leurs mex et tôDemont ; Benoit Picard, son mex, ses cousins, frères et personaiers, leurs tnex ot lènement ; le village do Sainl-Seigno, ses appartenances ; J(^Bll Tallereou, son mex et lènemtinl; Marguerite Valiol et se.s enfants; Charles Fournier ol Pierro Laguette avec se* mex el lènement ;
Le village do Gramboz et ses appartenances { Martin-Fournier, Charles Monlaron, Jean Montaron, Denis Fournier, Gilbert Fournier ot ses frères, et leurs mejt et tônement.
Le village do Mulvaux el ses iippartenanceit; Guillaume Girard, Ilugonin H<itif, Jean Serandul, Claude Saulignol, Jeun Lallomond, Ilugonin Lulloraand, Pierre Gentil, leurs intjx et tènements;
Lo village de la Sausaye avec ses appartenances; Ilugonin de Saulnicr, Guillaume de Sausayo. avec ses mex ot It^nemonts ;
Le village de Ve.'ivre avec ses apjmrlenances ; lus hoirs Jean Grand Gonin, les hoirs Picord, les hoirs Jean Villiers, (es enfanU tlugouin Merle, Juan Giltier, Vuuicdlo, Juan Lliérilier, Ilugouiu
■iiitici"> ; iiIIitT di
GuillaiiLiit; la Fiirgi?,
808 appartonancfs ; Anloiiic ol
rcirard. Guyo», BorboUe, Jean u, Ouillaijm<^ • i. «roc
leurs mex et t^nomenU: l<J« '■; k^m et leur* ,i ;ijdca«;
Léûnnrd Racolin. ses frérot^ cout^ins, Lauront Roclieiicau, leurs roex et tènement ;
Les Gencvray avec ses appartenances ; Girard Gonncou, Coalny Gonnvdu, Jean Taboulé Marchai, ses frères et ses cousins, leur mex et < i :
Lsraux i yer arec ses oppurlonam**» ; Hu^oni» Ln«-
reao, Jaci]ues Desbwurs, avec luur mex et l^nomenl ;
les •/ ' . ■ ''is
leurs mex et (ènemeuU ;
le V" ï.. lu Ftw.
de la F' > lin do lu
leur œex ci lecemenl ;
Le village du Creux avec Colas du Creux. les enfants de GuillauniG du Creux, I^ierro du Creux, Girard Dubresson, leur rnex et tènement ;
Le village Testsux et ses oppartenatices; Claude Sanlnier. Juau du FoulJn, Mogonin RiUif. Guillfiunut Michaud, Guyot Guillaume, avec leur niox et t6ne(netil ;
Le village de Rondofay avec sos appartenances; Jean et Benoît Bugrard. les hoirs Lattet, l'iorru Magnol, Politc Roy, l'iiirjippe, Churles. Georges et Hilaire Rouiller, Huuonine Bouillor, F Josn Rouiller et leur mex et tèueinent ;
Le village dtt Froment» ux avec ses appartenances; Guillaume Lamrtpé, Jean Douiller, Martin et Guillaume Rouiller, Anlhoino Naiidot, avec leur mex et ti^nement;
L'Enteuro avec ses appartenances; Guillaume Perrin, Jean Chapuls, Estlenno Dunos. Estienut) Dubois, Jean Lauroau, ses (rtres ot cousins, avec Inur mex cl lènement;
Lo village des l'ucay avec ses jippartenonces; les enfants Rroîn, Dcspaly, liu^onin et Jean d'Apussy, Pierre et Billiard Despucay, Robert Du pré, leurs mex et tènement ;
Le village d'Iliry avec ses appartenances; Guillaume Denis, Colas d'Riry;
Le village de Reugny avec ses apparteciances ; Jean Janin, [tie*n Guilloume, Guillaume et Philibert Martenot, les hoirs Guil- »umc, Guctlard Culas, Claude Beau, Jean, Jeannette du Chaigne, Guyot, Guillaume Sauleriot, Claude Ruard, Guillaume et Philibert du Bresson, tous burs mex et tèuoments ;
Le village do Nfezoret et ses appartenances ; les enfants Gail- Iflunie Coins. Jenn Japin, Jean Ricard. Mathieu lîondon, les enfants Ouillauifie Colas, Jeun Monljeun et loua leurs niox et tènetnenlâ;
Le rilloge ilfl Grandrhamp avec ses appartenances; Philibert Lhéritier, Guillaume Blotidel, les hoirs Renaud, Pierre Compagnon, Guillaume Gompagncm, Jean Bodelin et leurs mex et ténements :
Le village de Pairigny avec ses appartenances; llilairo Duboyot, Aulonin Duboyol, Borthier, Ru^eiiol, Jeun, Marti» ot Gabriel Rouiller, tous leurs mex et t^neinenls ; le champ Brouillol que lient Uugonin Golniol, homme franc ;
Le village de Salais et ses appartenances; Pierre Huin, Pierre Michelot, les hoirs Martin, Jean Gain» les hoirs Jean Guyot et leur mex et tènement ;
Le village dé Tazilly, auquel est assise l'église paroissiale dudit lieu, avec ses appartenances ; les hoirs Léger Vallois, les hoirs eanoms Vallois, les hoirs Martin de Sathonays, Annel Perrot, le» Bllos Michelot, Martin Gendot, Denis Geodot, les enfants Guillauroo Gain, les enfants Rrulereau et leurs mex et tënements;
Le village de Mulot et ses appartenances; Guillaume de Mulot, Jean Théveneau, les hoirs Gayry, les enfants d'Henry Marchand, Jean Monniu, Pierre dit Mulot et tous leurs mex et tènoraents ;
Le village de Ghauvelière et ses appartenances ; Léger Chaussin, les hoirs Jean Guyot, Léger Achas, les hoirs Guilhumie Arpe, les hoirs Barle, Jean Cariot et tous leurs mex et ttnemenls ;
Le village Dapucy et ses appartenances; Catherine, Jean et Thomas Baricot, Thomas Bonnet, Alois Compagnon, Lavenne et les hoirs Baricot, son mex <|ui fut servant de partie, assis os-fiirs de la justice de Ternant; la partie de la justice de mondil seigneur à cause do Savigny, Uugonin Girard, Benoît et Jean Girard, Pasquelin, et tous leurs mex et tù'ncmonts, partie assis en lu ju dudit Tentant et partie on la justice de Savigny, et tout ce quo géntiralement 6 ladite dame nom pèle en ce au dedans les limites des dits villages et leurs appartenances soit ««n hommes, femmes, serfs de condition servile, corvées, prés, terres, domaines, bois, étangs, garennes, eaux, rivières, moulins, tailles abonnées ou è volonté, cens, rentes, bordelsges, dixnies, lerruges, champarls qu'est coutume, fiefs, arrière fiefs et autres rédhibitions quelconques ô ladite demoiselle, appartenant eo toute justice haute, moyenne el basse, es-baillagèsol ressorts comme dit est, tout ainsi que le soutait tenir
Jj.
feu Claude de Tornant et aussi fou Jean de Grassay et aussi Jacques de Grassay, frère et liéritier universel dudil Ji'an de Grassay, duquel ladile demoisello a tiroil ô cause pur acquisiliciii.
Item le village de Cremlas, commune de Seinttlay, avec toutes ses appartenances en toute justice Kaute. moyenne et basao «u baillage comme dessus, et au dedans les fins ot limites dudit Cremias comme s'ensuivent :
Et commence la justice devers le niidy en un vernoy i^tant assis
entre la rivière d'Alaine, du côté de , appelé le Verjioy de Gose-
noydubois. tout ledit Voraoy compris tenant, aux terres du bas, devers midy et occident, et, de vers Blie à lu rivière d'Alaine, en tout par le chef de un ruisseau appelé le ruisseau d'Auzun, et, le long dudil ruisseau, jusqu au chemin par lequel un va d'Avrée à
Semelay, tirant le long du chemin jusqu'à où soutait avoir un
poirier appelé le poirier Beurré, contenant une pièce de terre sur ledit cbemin, jouxte ladite rivière appelée le champ Beurré, tirant droit à une pierre appelée te Veu de Biez, et d'illec retournant le long et entre les terres dudit Soulet, par le haut, jusqu'à la garenne appelée la Garenne de Ternant, qui tient aux terres du sieur de la Bussière, assise au terreau contenant partie de la vailée, jusqu'au charme étant en ladite vallée, et entrant ledit ruisseau et le long du dit ruisseau d'Auzon jusqu'au grand chemin allant de Semelay à Luzy, retournant dudit chemin à un teuriau étant dans les près des usages et labourages, au long dudit teuriau, jusqu'à l'aubépin à la commune d'Ozon, tiraut droit à une grosse pierre étant en ladite çûtnmuoe, retournant frapper an ruisseau d'Ozon, le long dudit ruisseau jusqu'au chef pardessus uoe pièce de terre appelée le pré Carlaut, montant le long dudit chemin jusqu'à un poirier étant audessus de l'étang Faulot, appelé le poirier Fory^seti tendant droit au tureau des Murgiera, ledit tureau traversant le chemin qui va du Martray à Cremas, tirant droit à un pré appelé le pré Moreau, assis dessous le Martray en comprenant ledit pré, tirant le long de la cloison dudit pré, parle haut, coraprenanl. tes vignes Naulot jusqu'au pré, autour dudit pré tirant le long des bois de Bussières et dos bois de Cremas, où il y a plusieurs bornes de pierre, jusqu'au grand chemin où on va de la Bussière à Ginay, retournant le long d'un autre chemin allant dudit Cremas à la Roche, selon les bornes plantées dudit chemin jusqu'au carré de la vigne Derrière des Forges, et, dudit carré, retournant contre midy le long du pré de la Foulette où il y a une borne entre les terres des Forges, et, dudit Cromas, retournant droit à un carré Je bois appelé le bois de Ter-
nant, tenant, par le cliemin d'en bas, au bois des liobitants des Forges, qu'ils tiennent d'Audrô Thomas de Savigny, tirant droit à un carré d'un bois appelé le quartier Fonlenaut, descendant, le long du cliamp Brûlot, à la Venettp. retournant au grand chemin allant de Bussières à Ginay, comprenant le quartier Fonlenaut, retournant, le long du chemin, à la pêcherie du Veroel, tirant, le long du chemin de Sols, à la [ontaine du Vernoy, et, de ladite fontaine, ô la Motte du Prieuré; tirant, à la corne du Brouillul, ou pré appelé Priniel, appartenant aux Gonin dudil Savigny, le long du petit verger jusqu'ù Ih rivière d'Alaine ; descendant le fil de l'eau d'icelle rivière, aboutissant et finissant audit Vernoy du Gosunoy du bois premier déclaré ; tous lesquels héritages et les choses compris et déclarés es-fins et limites sont de haute, moyenne et basse justice du bailiage et ressort de Ternant, les hommes, feroœesde condition dessous dénommés, leurs mex et tônemonts, des noms et surnoms desquels déclaration s'ensuit :
Pierre Noyreuu, alias Marchand, Guillaume Saiglant, François Barnvaut, Léger Nolot et Philibert Nolot, !ti fille ô la Bonne, Jean Poulu, la Choux, Jean Martin, (.fuiilemin Moreau, Pierre ûumont, Martin Boudet, {luguonin Geignard et leurs mes et tônemonts ;
Item pîus la justice haute, moyenne et basse en tous les héritages que lesdits hommes et femmes tiennent hors tes limites susdites, sçavoir : une pièce de terre, appelée de la Chassaigne, contenant trois septérées de terre, tenant, d'une pari, 6 la terre et vigne de la Chasseigne ;
Item une autre pièce de terre, assis comme dessus, tenant à la Chassatgne de toutes parts ;
Item. Lhoste au Thuaut, assis comme dessus, eontouanl quatre boisselées, tenant aux terres de Pierre Ducreux, es-terres do la Chassaigne, à la terre do Damien et Lambert et audit chemin ;
Item. Le grand chnuip Muguenin, estant assis au finage de Ginet, contenant quatre septérées, tenant aux terres de Pierre Ducreux et do la Chassaigne ;
Item une autre pièce de terre, Bs.sis au champ du Grandchamp, contenant trois septérées, tenant & la terre ci dessus déclarée et è la terre de Benoit Mulo ;
Item une autre pièce do terre, assis auprès de Semelay, appelé le champ DuravauU, contenant dix-huit btchetées, tenant au chemin allant de Cremas ô Semelay et à un autre chemin (tllont du pont Jallery au moulin, d'autre au champ dos Ssulvalot ;
Item une autre pièce de terre, appartenant 6 Joan GUIon, ossia
an village d'Avrée, contenaot trois septérées do terra on environ, |l- ia lorroda Gaga; d» trois parts et au champ du suigneur
Item te champ de la Gifrocière, contânAiit trois bichelécm ou «n- "virti • lui chemin d'Avrôe à Semolny «>l A b Ivrru Aogatnord,
d'au;
Item le chnmp do Ijspré Snignon, au pont Jollvry, itootonoot
•; d« terrfi OM envir ■ * -' ■ '■ grand chemin, au
U «utre BU prédeâ '. ^ -jy. d aulro port;
Ttom. Plus les htirilages que Jacob Carre, du village de Hoche,
• paroisse dt* Flély, tient et parle du ladite domoiseile, tcnanl tant A
[titre de cens que de bourdelage. tanl soil en euelutiii les tins et
limites de ladite justice dudit Tentant que autro.s hors, mol eu la
^Iiaute, moyenne et basse juntice du baillage dudit Ternant;
Item tous les héritages que Jean Gaignon, demeurant audit r 'lijmiiie de condition à 1» manière devant dite, lient de ladite
• io où qu'ils sont situés, tant es-limites dessus dîtes que hors
et les autres héritages enclavés entre les fins et limites de la justice tdelaRf'" "' ^ rie de Tourny, que ledit Gaignon
' lient et i it, sont enliOrement en la justice
dudit Ternant :
Item la veuve Qtire <t se?i (jumuts, de la condition dessus dite, avec leurs mex et tôneinotiis. sont aussi serablablemonlde la justice de Ternant ;
Item les bois de châtaigniers, en la paroisse de Semelay, contenant douze bichet^ies de terre ou environ, lenaut au bois de la Cnille, fippnrtenont au seigneur du Pessys, au champ de la Forest et au chenuu allant à la tour de ia Montagne;
Item le bois de ia Reste de Hecoulon de Roche, contenant trois bicbctées de terre ;
De la forêt Chesnée, de la paroisse de Fletty, contenant quatrevingt boisselées de terre ou environ, tenant au chemin allant de La Nocle do la Gouldre et chemin des bois de Monseigneur le duc et le bois do l'ilospitallier ;
Item un autre bois, appelé la Chataignerie, en la paroisse de Fletty, contenant six bichetées de terre ou environ, tenant au chemin tillsut Je Suvîgny Poil-Fol à Luzy, au boia do Versandet, au bois de ladite commanderie el au chemin allant de Versandet è Luzy ;
Item plus douze tortes de pain bis, huit pains blancs et douze livres de cire qu'iU doivent chacun au ledit prévost el chanoines de
Tfirnanl, à cause de leurs euros dudit Ternant, do TaEÏlIy, do Fk'lty et d'Iry et Sdinseignp ;
Item le cens du à Itidile darnoiselle au lieu de Grossy le jour dea luriûCtMits ;
Ittjiu toutes les hautes et moyennes justices de L<;nly, lu tierce partie do lu bns>B jusqu'à soixnnte sols tournois pnrtnnt nvec le îî(ii|i;neur de Bauvoir, qui est lu seigneur de Iti Nocle, iiui y prétend unR nuire tiercu pHrtie; la demoincllo y e une muitio partant iivec le seigneur de l*ûus>iory, qui y ont chacun un quart audit tiers; c'est h rtçaviiir »|Ur' Indile demoiselle, à cause do sadito tierce de T«rnfint, a le ressort par devant le bailly da Ternanl de toute appellation in terjettée du juge de Lenty en justice dudit Lenty, laquelle s'étond ol comporte en luolière qui suit :
C'est ô scHvoir depuis et commençant â ta fontaine Bugus, qui ost assise ou grand chemin allant de Lenty à Rémllly, auquel lieu et fontaine se di'qiortent la justice de mon dit seigneur te duc et celle dudit Lenty, et, de ladite tuntaine, tendant droit es brosses de Mont, appartenant au soigneur du Plessis, au carrouge appelô le carrouge de Venrax. appartenant à mon dit seigneur, devers septentrion, et ôs forges dudit Lenty vers Orient, ot, d'illec ou gué des Fours, ô la rivière d'Avréo, près du pont dallery ès-jonciôres, lesquelles joncières sont comprises en clos de la justice de Leuty, et, desdites jonciôres, ou Cliiine-au Malade, lequel est au carrouge qui sépare le chemin allant de Moulins à Lu/y et, dudit Lenty, ô la Roche, et, dudit carrouge, au diône et place commune qui est à la Croixd'Avrée, là où on tient l'apport, le jour de In Madeleine, audit. \vrée, et allant de Lenty ii Lu^y et d'.-Vvréo ô Savigny, et, d'illec, tendant ou Cliéne !)u-Ma/eau. \n-(is du grand clieinin de Moulins et de Savigny, et, d'illec, le long du riau des Murgers, jusqu'au ruisseau de Bulbin, nommé Fe passage Sainl-Georges, et. duJit passage, au carrouge de Dcci/c f» Siivigny cl di' Lenty h nuurbun, qui est auprès de lo Serrée des usages do Savigny, et, dudit carrtnjge, au bois des vignes Merlerct, et, d'illec, nu Ch^'nePnssi'loup, au long du petit hois Gisot, appartenant h mondit seigneur le duc de N'evers, jusqu'à la queue de l'étong de Charry, lequel e.st totalement compris en la justice de Lonty, cl, d'illec, nu carrouge de la Planche, auquel carrouge il y u deux chemins crois»î« : l'un allant de Savigny à Ponay et l'autre do llcmilly A Maniais; ledit carrmige le long du chemin allant au ruisseau tjulhin, A la hnye du Chorntiy iiui est untru le chemin «liant dudit Churnay à Savigny, et ladilo hoyo venant 0nir â ladite fontaine DubugucJ», vl dans losquelk-s ilas et limites
«-gl -
ouU «Qtrcs que le« sujidits n'ont droit à lu juKtioe hsate, moyenne et bu.--- ■ ■ ■ ' ' "'illec Hitu»>8.
I ^ I vi; dr' Tfrtirttit, nii
fibagodu Lenty, ontenont cinqu»nt« birhfti^ps
ter. -r-
nsDt. leurs mox ei icncmeDis :
Jean, ûIh de Jean Michaud, de Charnay ; les «nfants Michoud. Jetin Jn<^i]iieliD, les luiirs Ilup>utn M'u-haud, les enfanta Guillemain 01' André MicljauJ, tt's îioirs Jean Maignin. le» Chambe-
nn • •• ....Ldisin Cliorniiy.
Ilccn les foires avec la loys accoutumée de lewrës-lioux susdits, k sçavoir :
Au lieu de Ternanl, à la mr-aoïU; à In Nativité de Notre- Dame d'août. Audit Lc^ity; h la tête de Saint Denis, à Tazilly ; h la fôte de S«inl LégiT. à Fli'Uy; jl fa Sainle-Marihe, â Hiry ; ô la Siiint-Lourcnt, è Saint-S'^igrjtj: le 8 septembre, ^i la Nolre-Daint*, et gt'Dérn- Inaont tout ce que ladite dcnioiselk' peut tivoir et possMeret c« quo l«c ' rs de Ternnnt tenaient, possiidiiir-nt nu il<'dan8 dos
licin , tant en blairies, rentes, tailles, bordeliifies, fiefs
orrièro-fiefs que autres redevances quelconques, en toute haute, moyenne et basse justice dos fins et limites insérées en ces présentes avant la limite dudit Lenty. et evfins et limites dudit Lenty en louto haute eliuoyenoe justice à ladite demoiselle seulement, et la basse appartenant, pour les portions susdites, avec les sei|;;neurs de Bjiunùir, du djvX de Lenty et de Poussery, qui tiennent en fief les portions, et ressort iintnédiotenient dudit Ternanl, è st-avoir :
Le village Sutlionayavec ses appartenances, assis en la justice de mon dit seigneur le duc et autre part, quo leurs mes soient :
Claude Beaulieu, ses frères et cousins, Claude et Jean Rebrieu, Robert Dupré. Jean Dupré, les hoirs Regnard de Sathonay, Guyot Pelloux, Anthoine Martin et tous leurs mex et tèoemeots, que Biaisa Néant a reconnus, 3 sols et A deniers; Regnard Néant, 8 sols, 7 deniers; Barlhobmier et Georges Ruagnes, 6 sols, 8 deniers; Jean Néant, 4 sols, 2 deniers, de tailles ; Jean Néant, 12 sols, 6 denier» ; Colas Gain, Aloin Godard, 15 sols, 10 deniers; tes enfants Voillùt, dé Rncouloa, pour le mex Baignaut, 10 sols, une géîino; de Jean Gonin, 3 sols, 9 deniers, avoine et géline; Pierre Ducreux, Aloin Colas, homme de condition devant, avec tout son mex et tène* ment, assis au linage do Ginay, paroisse d'Avréo, Fletty, Semelay H l/}nty, on ta justice de mondit seigneur le duc, auquel mex il y a
un moulin à bled; Guillaume Ducreux, son mex assis comme dessus ;
Uem Guillaume Gadard, 'S sols, 9 dcniorR et deux gtilines do bourde luge ;
Itout 5 sols lournoÎ!» i.d une géline de Guillaume SaingtOD ;
Uem 5 sols tournois, une géline de Guillaume Gaudard ;
Sut' lo cliamp de Guillouine André, 5 sols tournois, une g<''line;
Clieurel, d'Autrc/.y, 18 sols, 4 boisseaux d'avoine et un chapon de bourdelage ;
Iliim On la terre du Ponl, assisse en In pnroisso du Taiîilly et Flell) , 2Û sols parisis ;
Uem 8 boi-iseaux d'avoine et géline : de André Perrin, du Mous- Beau ; do Girard Dubois;
Item les cens et rentes et cominanderies qui lui sont dus au Heu de la ville de Lu/-y et environs, à sçavoir :
Dilliard Boulon, 12 sols parisis; Simon Bouton, sur partie do sa meule, un jardin, 5 sols et un boisseau de froment ; E'hiiippo Lardon et Billiard Loigaco, 12 sois; Philippo Feus, 12 sols; Eslienno Desjours, 13 sols; par les onfanla de Ruyau, 2 sols, et par Pierre luons, 20 sols ; Anthoino Rousseau, 12 sols parisis ;
Uem le cens qu'elle a coutume de prendre et lover sur les vignes et autres héritages du grand et du petit Salhonay ;
Uem les choses et héritages que, sur les escoriaux de .Cliides, sûuljiicnt tenir et porter audit Chidcs pour 8 sois, 2 deniers et deux bichets de froment ;
Uem plus les hommes et femmes auxdits lieu, mes et lèneinenla que ladite demoiselk! o au lieu du village d'Osnay, de Nérondos ;
Uem 20 livres tournois de rentes et 5 sols de cens qui lui sont dus par Philippe de Genolard, seigneur do Ouzon, sur la terre do Buxon et autres héritages.
S'ensuit les fiefs et choses tonus en fiefs de ladite demoisello Anne de Lo Chastro, à cause de ses lerrus do ïernant, et par elle on arriére-lief de monseigneur le duc de Nivernais, à couse qav dessus :
1" Les lîefy qui sont au dedans les fins et limites desditos justices do Torruint ot Lenly, ft scavoir :
Los cens, runlus et choses héréditaires que tient le seigneur do la Rochefort en llef de ladite dt-niuisello Anne de La Chastre ot tout ce qu'il lient au village ut Unago de Mullot, paroisse do Ta7.illy, en la justice dudit Ternunt ;
llom les héritages que ceux delà Goutte et Andru Dumurcsl, A
C9U!i« de sa romme. tienocnt et portent en la paroisse de Pletiv, en fief de ladite demoi.selle ;
Item le fort iv Lcnty et tout ce que Loui« Bertlielon, son sei gneur dudit fort, tient et porto d'icctio dutnoisoilo. en bsMe justice, juiiqu'à GO sols tournois, ainsi que Itxlit v 'Ion le tient partant ' arec ladite demoi&ello de Ternant. les ^ de Baunoir et de
Poussery -,
f; '■''!• 1? i-e (jue le .st'if^niur di! Vv^i>>>'t: . Gilles Dupon ' ; r( porte en hossi- jtistii'e (liiiiit L^ tity, partent
coronie dessus ;
Item la tierce psiiiL- > -■ justico jusqu'ft 60 sols sur les
choses qno Jeun de Cosâa y ii* de Bauuùir, lient et fiorlc en
basiU) justice dudit Lenty, purtant comme dessus ;
Item le chatel de Jally t^l «r- ' nurices pn loiiii.* justice
haute, inoyeuoo et busse. 6ff el ni i .ludil Jally, que soûlait
tenir à la comtù de Nererset h présent ft ladite demoiselle k cause de sa terre de Teruant ;
Item la mui:«on du Plciisis en toute justice, et toute tient on licf dudil Ternant sitlon les dénombrements pnr lui jadis baillés au sei gneur de Ternant, ledit I*lessis assis en la paroisse de Scmelay ;
Item le Tilltige des Assardons. assis en la paroisse <!e Mtiiilnis, tout ainsi que le seigneur des Assardons la tient .
Ileiu la soigiieuritf do Vi.-lleray, en la puroisse de Maulais ot en la paroisse de Ciesiiay, en toute justice houle, moyenne et basse, ainsi que les seigneurs de Velleroy ont coutume et la tiennent de Ternant ;
Item la justice haute, moyenne et basse des Forges, en la paroisse de Semelay, tout ainsi que le seigneur de Méranin la tient ;
Item la justice haute, moyenne et basse de Barnaut, assise en la paroisse de Tazilly et Marly et ses appartenances, ainsi que le seigneur de Barnaut, escuyer, seigneur dudit lieu, la tient sous tes conditions d'un fief d'icelle seigneurie de Ternant, et les dénombrements pris, bdillés comme généralenient toutes les choses héréditaires, sentences, redevances et seigneuries, coutumes, fiefs et autres choses quelconqaes à ladite df^moiselle a ol peut avoir, et qu'un soigneur dudit Ternant peut appartenir en tous les lieux, lins et conformations dessus dites et es-environs, tant en la justice, bailla^ie que hors ;
Prolestant que si aucunes choses que les choses susdites et esenviron viennent en connaissance être tenues de monseigneur le
duc, à cause que dessus ou autrement, en faire les droits et devoirs de la façon accoutumée et toutes autres protestations valables;
Promettant, par la foi et serment pour ce donné corporellement en la main dudit juré, et sous l'hypothèque de un et chacun de ses biens meubles et immeubles quelconques présents et à venir, que, contre les reconnaissances de fiefs, dénombrements et choses dessus dites, circonstances et dépendances d'icelle, jamais elle ne viendra ni venir fera en aucune manière, ains lesdits fiefs tiendra, gardera et accomplira fermement, sous peine de corps et autres peines indictes en droit, voulant être pour ce contraincte et copcUée de par le roy;
Renonçant en ce fait et expressément à tout ce que l'on pourra dire, proposer, débattre, contre la teneur de ces présentes, et, même en droit, disant la présente renonciation no rien valoir si la spéciale n'est précédente et témoin de ce ; sous garde dudit scel à la relation dudit juré et èi la requête de ladite demoiselle, avons ledit scel royal de ladite seigneurie mis et apposé sur ces présentes, qui furent faites et passées au chatel de Ternant le vingt-neuvième jour de décembre do l'an mil cinq cent trente-neuf, présent Thomas Carré et Estienne Carré-Couturier, demeurant au village de Roche, paroisse de Fletty.
Signé sur l'original : Pelletier, notaire royal; Salle, à Luzy, le 22 septembre 1740, par Regnard, commis.
Et au bas est écrit :
Gejourd'huy, 23 septembre 1740, au lieu des Bruèrcs, paroisse de Saint-Seigne, par le notaire royal à la résidence de La Nocle, soussigné, collation a été faite sur une grosse signée Pelletier, notaire royal, avec paraphe, et à l'instant retirée par le notaire soussigné, entre les mains duquel ladite grosse est restée, laquelle copie fut donnée conforme à ladite grosse, la présente expédition au sieur Bonfils, bourgeois, demeurant à Chauvetière, paroisse de Fletty et Tiiziily alternativement ; présents Pierre Contant, marchand, demeurant en kl paroisse de Vitry, et Benoît Durand, demeurant en ladite paroisse de Vitry-sur-Loire, témoins requis et appelés lesquels avec moi : Boaufils, B. Durand, P. Coûtant.
BOUILLER,
notaire voijal.
Épithalame
A une flaaeée
La plaine s'éveillait en ses splendeurs écloses ; Votre àme s'est ouverte aux brises du matin, Aux baisers du soleil, aux caresses des roses Et vous avez rôvé votre rôve divin.
Les soufiSes d'harmonie épars dans la nature Montaient en mille chants d'amour mystérieux Et votre àme a frémi comme une lyre pure Où n'ose encor chanter l'ivresse des aveux.
Tout n'est que pureté : là-bas, sur chaque branche, Les virginales fleurs aux calices tremblants Brillent comme un sourire, et votre robe blanche Effleure de ses plis frissonnants les lis blancs.
Tout n'est qu'amour : les fleurs inclinent leurs corolles. Et sous le ciel d'azur criblé de diamants Des songes de mystère, en roses auréoles, S'exalent en secret des âmes des amants.
Enivrez-vous d'espoir sous la voûte embaumée Dans les caresses d'or du beau rêve enchanté; Ecoutez les oiseaux chanter sous la ramée Et fermez vos yeux, bleus comme l'immensité!
Épitaphe
Elle est morte à vingt ans, l'âge mystérieux. Sans douleur, sans soupir, au lever de l'aurore. Et lorsque pour toujours on lui ferma les yeux. Ses lèvres s'entrouvraient et souriaient encore.
Dans l'abinie de paix, d'amour silencieux, Elle dort à jamais sous le haut sycomore; Son âme aérienne est remontée aux cieux Comme un parfum de lis dans l'éther s'évapore.
Et sur le marbre blanc de son tombeau glacé
Les oiseaux ont chanté ; les roses ont versé
Leurs plus pures senteurs dans la brise embaumée;
Les roses s'en iront pour ne plus revenir... Mais éternellement lu fleur du souvenir Fleurira dans le cœur de ceux qui l'ont aimée.
Fkrnand RICHARD.
La Forêt en Nivernais
Relativement à sa surface, le département de la Nièvre est un des plus boisés de notre France.
Sur 681.656 hectares de superficie totale, il compte 2H.006 hectares de hois. Lus forêts sont donc une de ses principales richesses, puisque les quatre dixièmes du déparlement sont couverts de bois, tandis que pour lu France entière, dans son ensemble, la superficie des forêts est inférieure au sixième du territoire.
Il est juste de dire qu'au point de vue de ses ressources forestières, le département de la Nièvre offre un intérêt spécial.
Si, en outre, on envisage les bois de cette région pittoresque & l'égard des propriétaires détenteurs, la répartition se fait de la manière suivante :
L'Etat y possède 15.444 lieclares; les communes et les hospices, 22.6C3 hectares, et les particuliers, i75.889 hectares.
Naguère encore, Paris s'approvisionnait de son boisdechuullsge en Morvan et, chaque année, on exportait du Nivernais dans notre capitale de 30 h 35.000 décastères de bois de brûle. Ces bois fiottésà bûches perdues sur l'Yonne, la Cure, le Deuvron et leurs nombreux affluents, étaient mis en train ô Clamecy et transportés par l'Yonne et la Seine jusqu'à Paris.
Actuellement, le département de I» Nièvre fournit encore ô la capitale les trois cinquièmes de su consommation annuelle, laquelle a beaucoup diminué par suite de la substitution au bois de la houille, du pétrole, de l'électricité et surtout du gaz devenu bon marché.
Les forêts de la Nièvre sont composées, dans la plaine, de chênes, tiétros, charmes et bois blancs mélangêsen proportions fort inégales.
Dans la montagne, sur les sommets du Morvan, le hôtre domine et est exploité ou furetage.
C'est ce mode do traitement ainsi que le Hottage, également spécial au Morvan, qui font de la Nièvru une région forestière aussi originale qu'intéressante.
Le Morvan est resté une contrée caractéristique et l'une dMplos "mnce. Il ■ 1 un lerriloin; trranilique ' y*
me une i^-. ite t» inux-s»; itos ii-rrain« i-s
constitutifs du plaleau central. Il s'étend h I9 foii« sur les quatre dé i ils (le l'Yonne, de la Côte-d'Or, de In Nièvre el de Sai^ne-
1 II se trouve »<^porC' des terrains de [irttinière formation do
centre de la France par une reste plaine cuinprise entre la Loire, l'Allier et le fi" ' ^e La l'aliuse. CoUo plaine a été submergée A ane époque t ut récente (t^poque ti>rtiairo|. el le dépât que
les eaux y ont laissé a (ortné une couche épaisse de miocène.
Dans le Morvan, on ne trouve ni htisallc^s, ni trachytes, mais les {lorphyres y abondent; iljs sont rouge» el ipmrtzifère», leur pôle est bomogènti ot compacte.
Les calcaires et grypliées anjuées l'enlourenl de toutes parts, »«ul au Sud-Ouest. Moulins-Engilberl. Arnay lo-Duc, d'une part; jUzy, Avallon, d'autre part, sont sur les deux grands axes du Mor fan. La nature do la roche sous-juireote fait préjuger le relief du pays, la valeur du sol et, par suite, l'état agricole et industriel de la contrée.
Le Morvan était jadis un pays bien misérable, comme on peut s'en convaincre en lisant les mémoires de Dupin aîné. Mais le Mor V ' 1 ''st tonooe; c'est un infatigable travailleur, el il a truiis- 'f H pays on la sillonnant do routos qui sont outanl de débou-
chés pour SOS produits. Les chemins y sont empierrés avec les por phvres qu'on préfère aux granités parce qu'ils se désagrègent dilBii'pmenl et ne se découi posent pas.
Ln terre qui recouvre fe sol est de faible épaisseur ; aussi la cul tore des céréales n'y occupe que le second rang.
Les herbages et les forêts recouvrent le pays presque tout entier. L'eau y abonde comme dans toutes les contrées analogues. La portion du territoire comprise entre ChAlillon et Chôleau- Chinon, el qui repose sur la roche granitique, contraste singulièremont avec te reste du pays par la richesse du sol el les cultures.
La montagne a un âpre relief là où elle est formée do roches porphyriques. Plusieurssommels sont entièrement dénudés, d'autres sont couverts de forôis.
L« Préu'iliiy, le Bcuvray, la Gravelle et la Vieille-Montagne, de Saiol-Uonoré, ôrai-côle de laquelle on trouve le camp de César, sont les points culminants de la chaîne morvandelle.
Du Beuvray, haut de 817 mètres, descend l'Yonn» qui va for mer, plus loin, les étangs de Vaux. Elle reçoit la Cure, qui sort du
lac des Settons, grand de 500 hecLares environ et dont les eaux elimentenl le canal de Bourgogne. Ce lac n'élaîl, il y a un demi-siècle, qu'un immense marais occupé, sur plusieurs points, par de hautes herbes, ailleurs, par des tourbières. Aujourd'hui, c'est un vastO' étang dont les eaux claires sont peuplées particulièrement de feras et de truites, les poissons caractônstiques dos régions montagneuses.
Le Beuvray, aujourd'hui si connu des antiquaires, A cause de la découverte des ruines d'une vieille cité gauloise, qui est sans doute la Bibracte des Eduens, ossii'gée par César, prèsitnte dans les différentes phases de son altitude une végétation variée.
Quand les taillis sont exclusivement composés de hêtres, on leur applî(]ue un mode d'exploitation tout particulier qu'on appelle furetage. Il consiste à couper, sur une surface boisée d'une certaine étendue, les tiges les plus grosses dans un mélange confus de hôtres de tous âges et de toutes dimensions.
Supposons un taillis de hêtre, grand de 70 hectares et soumis au furetage. On divisera ce bois en sept parties égales et, chaque année, on furètera une étendue de ÎO hectares. On reviendra donc tous les sept ans sur la môme surface et, au bout do cette période, le taillis tout entier aura été fureté.
Si l'on coupe en trois fois (comme c'est l'usage dons le Morvan) le matériel total d'une des sept divisions, les bois abattus dans chaque copée auront toujours vingt et un ans.
Pourquoi cê modo de traitement? Aux chênes, aux pins, il faut la lumière du soleil; aux hêtres et aux jeunes sapins, il faut l'ombrage; tel est le tempérament que la nature a assigné aux uns et aux autres.
Pour les préserver de l'action directe des rayons solaires, on doit donc soumettre les |)eu[)leiijents do httre au furetaf,'0 ou les traiter en futaie; mais le matériel nccuiiiulé sur [liod cunsliluorait un capital considérable dont le revenu, quoique élevé, ne donnerait pos au propriélnire le taux d« pIju-iMïinnl ipi'il ii le droit d'uxiger, et que l'Etui (soit dit en passant) n'a pas à considérer d'une manière exclusive puisqu'il est riche de lo fortune de tous et impérissable par sa durée.
Dans les taillis furetés, il y a des réserves qui donnent, il chaque période de cinq ou six ans. dos faines en abondance. Ces fatnea remplacent les vieilles souches mortes ou celtes qui vont passer.
Toutefois, on remarque actuellement on Morvan lu pénurie dos beaux arbres, des réserves ôgées et, cependant, il serait avants-
gcux, popsons-noo», d'en laisser ua certain aombrtt, no si)rait>c« que pour faire dos [Mirle-graincs.
Tuul, eu effet, se runouTclle dnos la oaturu (*t particuli&remeot dans uos forèU.
Au ijrintftmps, U-s feuilles Vfirl tendre; en ^iè, les feuillos vert fonc*; à l'antdmne, le jitune pftle ; en liivi;r, le jouor: d'or vt l'nbsence de feuilloge.
La forêt subit encore des mélnmorphosos dans la vie de ces entants. Celui ci, né d'une vieille souche, périclite et puis meurt; dans lo corps do celui là, qu'une jeune souche a enfanté, la sève circule abondante. Dans 1>< règne végétal, comme dans ic r6gne animal, la rigueur de l'enfant dépend de l'âge et de la vigueur de<i parents.
Dans la forêt, comme dans la vie, le& vieux font place aux jeunes et la rotation s'opèr*? sans relôche.
La façon dont les Mùrvanduaux esploilent leur taillis n'est pas faite pour raviver les souches et les rejets qui en proviennent. En effet, ils coupent trop linut et, à chaque e.itploilation, ils élèvent encore la section du rejet qui finit par prendre naissance au sommet d'une souche élevée de plus d'un mètre. La sève monte difficilement, les bourgeons du bélre ne se développent plus et l'ombrage fait défaut aux jeunes pousses.
Nous recommandons aux propriétaires du pays de couper razterre, dr* laisser de beaux porte graines dans les peuplements et, au besoin, de faire repiquer des fuiues et des épicéas.
Dans maintes forôts, nous sommes entrés très avant dans l'eau.
L'inlérét de la végétution exigerait des fossés d'assainissement ; car, dans les fonds mouilleux, les bois blancs, les aulnes, les trembles et les sous bois sans valeur prennent la place des végétaux de grande taille et des hêtres en particulier.
l'our l'exploitation des bois de moulée, le propriétaire abandonne ordinairement au bûcheron la rame, c'est-à-dire les fagots, les bourrées et. en général, toutes les menues branches et les extrémités des grosses liges. Des charrettes ô deux roues (les diables) enlèvent la moulée et la descendent sur les ports.
I.^is bois du versant de la Loire sont dirigés sur Paris par le canal; ceux du versant de ta Seine s'en vont ou plutôt s'en allaient, il y a quel<|ties années encore, avant la construction du chemin de fer de Gorbigny à Saulieu, par le flottage à bûches perdues, jusqu'à Cloniecy ou h Vermanton où le bois de moulée est retenu par des ■rr^ls placés dans la rivi&ro.
Retiré de l'oau et trié, ce bois est conduit en bateau jusqu'à Paris où naguère il descendait on trains.
Le flottage è bûcbes perdues peut, ou mieux pouvait s'exercer grâce aux nombreux^ réservoirs du Morvan dont on lâchait les vannes en avril ot en mai, quand la moulée, après rexploilalioD, avait été transportée sur le bord des rivières.
Ces bois sont marqués avec le marteau de l'adjudicataire, et le commerce des bois, organisé en syndicat, a créô, avec i'autorisatioD du gouvernement, un règlement do flottage qui est fort intéressant dans ses détails.
Grâce à ce rôgloment, grôce ô l'administration spéciale du flottage, qui comprend des gardes généraux et de simples gardes qui le font respecter, les bois sont transportés assez écoiiomiquemenl jusqu'à Glamecy, principal marché des bois du Morvan.
Actuellement, le petit chemin de fer départemental de Corbigny à Saulieu a fait ft ce mode de transport une concurrence économique qui s'accentuera chaque jour davantage, surtout si les tarifs de la Compagnie sont suffisamment réduits. Et, à cet égard, nous ne doutons pas que l'administration du chemin do fer ne comprenno son intérêt qui est en môme temps celui des expéditeurs.
Plus élevé que l'Armorique et le plateau des Ardennes. I© Morvan l'est moins que les Vosges, dont les hauts sommets atteignent 1.400 mètres, mais aussi son climat est moins rude et moins changeant ; il ne dJfl'èro pas sensiblement de celui du centre de la France, en général tempéré.
Le climat de celte petite Suisse française est pittoresque et varié, grâce à ses étangs, ses gras pôlurages, ses coteaux boisés, ses forêts de hêtres et le tlottogo de ses bois que mit en oeuvre Jean Rouvet.
Avant lui, les Grecs et les Romains avaient flotté en trains, et, BU temps de la Féodalité, les villes s'approvisionnaient par ce mode de transport. A la fin du Moyen-Age, on trouva le moyen do rendre artificiellement ilollabies, pendant une portion de l'année, des cours d'eau dont le débit était insuflisant. Pour atteindre ce but, on imagina de retenir dans leurs gorges les eaux qui descendaient des montagnes. Coa lacs artificiels devaient s'emplir en hiver et servir au printemps à transporter les bois exploités dans la morte-saison. Celte ingénieuse idée a donné naissance en môme temps aux canaux de jonctions qui nécessitent des réservoirs situés sur la ligne de partage des eaux de deux fleuves qu'on veut unir.
Pour flotter les bots et aussi pour alimenter ces canaux, oo d dû
ôlablir de nombreux élanga. Le [Auh grand el I» plu» iin{>ortanl Ai lou!«, dans le Morvan, esl le lai: d(!s Settnn!* Ijis Irnvjiux gigan- Icnques auxquels il a dooué lieu n'aui ùlé aclievés ([u't^n 1861; Us avaient 6lé cotnaiencéti avant 1848. Ce réservoir itmmtnso est do .Tenu, par les soin» de riir dtang p ix ou l'on élève
des truites, des feras et d». (;! énorni^ , , ^ont jusqu'à dix
e( quinze kilogrammes. En hiver, des oiseaux aquatiquoit errent sur ses rives, cl les paysans du voisinage n'ont plus à redouter les 'fièvres pestilentielles que produisaient, il y a moins d'un domtsiècle, tes émanations putrides des vastes marécages qui en tenaient la place.
La puissanto masse d'eau (23 milliooa de mètres cubes] du lac des Sottons, que maintient iin« digue imposante, récemment renforcée, peut rendre aisément flottables la Cure el l'Yonnv pendant In saison chaude. .Si l'on songe qu'il est situé d une altitude supé- {fieure à 60ûnièlres, on comprendra loiile la puissance d'ontrainoment de ses eaux et il no peroitra pas êlonnsnt qu'elles puissent transporter, en quelques jours, jusqu'à Vermanton, situé 6 86 kilo- Hièln-s de !ô, près-do 2.500 déc a stères de bois.
La lac des Settons n'est pas dans le Morvan la seule application du principe du flottage. Le relief du sol se prôto éminemment à son EBppliciition. I^s fiiodts, tantôt dépourvus do végétation sylvestro, 'lanhîl ombragûit par des Lois de chênes et de hêtres, sont sépartis par des vallées profondes oîi bruissent de petits ruisseaux qui rouleut leurs ondes i-laires sur les arènes granitiques. Un barrage suffît pour établir aussitôt un étang, une réserve d'eau vive; aussi le touriste les Irouve-t-il répandus à profusion dans cette délicieuse centrée dont le nom gaclliquo rappelle le Morvan écossais (roorvand, montogno noire), pays également délicieux et réputé par la beauté de ses sites.
L'application du dottage a imprimé h la région un cachet tout 6cial. Les nombreux étangs qui, tout en servant au flottage dos l)oif«, alimentent le canal de la Loire à l'Yonne (canal du Nivernais fou de La Coltancelle) forment, avec les sommets ombragés, les fraîches et grandes prairies, les cascades écumantes, les vieilles futaies, trop rares, bêlas 1 et les roches brunes, des panoramas dignes d'attirer les admirateurs d'une nature pleine de vie el de beauté.
Quand vient le printemps, qui rend la gailô à cette charmante région, que mille rivières, d'une eau limpide et pure, sillonnent en tous S6QS, OQ voit s'ouvrir les écluses des étangs et les cours d'eau
s'enfler. Les bois échelonnés sur les rives sont jetés dans le flot; des hommes, des femmes, des enfants s'occupent 6 en surveiller la des cente. Toute celle population éloigne du rivage les rondins qui viennent y échouer. Malgré toutes les précautions, un grand nombre débuches roslcnt au fond de l'eau ; ce sont des canards; la plusj grande partie alteint néanmoins les lieux de destination. C'est alors* que les crocs dont sont armés les flotteurs trouvent leur utilisation. Ils servent à lirer la moulée sur ta rive. On procède ensuite tt l'empilaye des bois sur des radeaux formés de presses pièces de char pente. Qui n'a vu sur l'Yonne, en aval de Glaniecy, ces masses énormes qui s'avancent lentement et que des mariniers dirigent avec nonchalance au moyen de fortes perclies. Ce sont des trains de bois destinés à l'approvisionnement de la capitale française. Cetlo opération forestière si pittoresque diminue chaque jour d'importance par les raisons que nous avons fait connaître plus haut.
La Cure et l'Yonne traversent de grands massifs forestiers : Frétoy, Chàtcau-Chinon et Chaumard, d'une port; GAcogna et, Montsauche, de l'autre, se trouvent au milieu des bois.
Lonnes occupe le centre d'un vaste massif forestier que l'on découvre du sommet de la butte de S^int-Alban.
Les forêts du Roy et de ia Gravelie, sur la grande ligne de faîte; celles du Breuil, de Vézelay et de Moiitreuillou, dans le versant de l'Yonne, sont les plus remarquables de celle petite Suisse, qui compte encore les bois de Cœuillon, près Lentilly, de la Iloussîère, non loin de Planchez, et de Fonça y, près des étangs d'Aron.
Citons encore la forôt qui couronne le sommet de la vieille montagne de Saint- Honoré (elle rappelle des souvenirs de l'époque romaine), et puis descendons dans les plaines du Nivernais où nous trouvons les forèls de Vincenco, de Vanzé, de La Machine, de Fours, de Donzy, de Charnouveau, de Montenoison et des Bertranges, qui compte 4.500 hectarejî, toutes situées sur la rive droite de la Loire. Enfin les forêts de Chabet, de Mussy et du Perrsy, entre la Loire et l'Allier, et celle de Guérigny, grande de 2.200 hectares, aux portes de Nevera.
Parmi les industries qu'alimentent ces nombreuses forêts, il faut citer dans la Nièvre : les scieries do Clamecy ol de Corbigny, la papeterie de Corvol-l'Orgueilleux, les tanneries do Cbôtoau Chinon, Cosne, Corbigny, Nevers, Moulins Engilbert, Varzy, Lormos, Donzy et tout spécialoraent l'imporlanle usine de Prémery qui est, pour les petits bois nivernals destinés à la distillation eu vase clos, une véritable providence.
l'iinténN^timo.nt de» bois aoumia aa régime foiv8tt«!r» nous "pifl' ■>■'{.
i - le climat, le )«')I, l<>s Rssei)ce<i ol La ailuatioD des
forèU, les révolutions sont généroli'mt'nl lii<'t) choisie».
Ainsi lu r • ' " • ' • it, d'itiii- ét.-Ti(iejp totfllfl di ■■^■~ ' H?, comprend Ir^ - sous fulun', «iont di.'ux a; • à
25 60». l'autre a 3Û on».
Lrsptirticuliers «ont loin d'établir toujours dos révolutions aussi longues; celUts ci swnt d'uilleurs variables presque duns chaqae csDion.
Ainsi la coupu des bois-taittis s<: fuit : do douze à quiuzo nn.H,
dans les routons de Cosne. Prémery, Pouiîly, S«inl I^iiMTW le-Moû-
lier ; de quatorze à seizo, dans les canUrnsdi.^ l'oiignf» el du Diiriie»;
de quatorze à vingt, dans les cantons de Donzy et de Lu Charité;
de quinze à vingt, dans les canloos do Decize, Soint Donin-d'Azy,
■uIkh, N'»vers; de seize à dix-liuit, dans le canton di' Tannuy;
■iry(| uns, dons cxjIui deVur/.y; à vingt ans, dans tous les
autres cantons de l'arrondissement de Clamecy ; de dix-huit ô vingt,
• dans le canton de Luzy. Nèftnmoins, dnns In commune de Laroche-
millay, qui fait partie de ce canton, les taillis se coupent, pour
Paris, de vingt-cinq è trente ans ; h vingt ans, h Moulins-Engilbert
et à ChâliUoD ; h trente ans. â ChAteau-Chinon, et à trente-deux ans
à Montsauche.
On coupe par superficie dans les arrondissements de Nevers. do Cosne el de Clamocy ; néanmoins, dans les parties des cantons de Lonnes el de Corbigny qui touchent au Morvan, on coupe en ôclaircissanl.
Dans Tarrondissemenl de Ghâteau-Chinon, on coupe en écioirctssaol ou au furetage, de manière à ce qu'on opérant sur toute l'élendae du bois, on ne coupe que les brins de l'àgu le plus avancé. Dans les cantons de Cbâtillon. Luzy, Moulins- lîiigilborl, on fait des coupes blanches avec quelques réserves généralement pou Agées.
Quant aux réserves de baliveaux, elles consistent en soixante A soixante-dix baliveaux par hectare dans tout l'arrondissement de Nev ' >i que dans les cantons de Pouilly, La Charité, Chùtil-
loti. Ctamecy, Corbiguy, Tannay et Var^y; de .=ioixanle-dix
à quatre-vingts, dans lo canton de Saint-Amand ; de trente à quarante, dans les cantons do Lornies et do Prémery ; à Moulins-Kngitberl, on se conforme au Code forestier.
On fabrique peu de tan dans les arrondissements de Cosno el do
ai —
Ncvers. Dans l'arronclissenieDt de Cbâleau-ChinoD, ii no s'en fait
ijiie dans les communes d'Alligny et Saint- Aiguan ; Hana l'nrrondia sèment de Clainecy, il ne s'en fait qun ilnns les cantons de Varzy et do Clamecy.
Le Nivernais étant, dans plusimiis [i.iftif s, un pays vignoble, il existe certains usages à l'endroit dv l.i l'cmpe des échalas qu'il nous parait bon de faire connaître.
Dans les arrondissements de Nevers et de Cliûteau Chinon, l'usufruitier peut, toutes les foiisqia'il en a besoin, prendre des échalas pour les vignes dans les bois soumis à sou usufruit.
n en est de même dans les cantons de Varzy et de Gorbigny, Dans les autres cantons de l'arrondiasement do Clamocy, le môme droit existe avec cette restriction qu'il ne peut être exercé que seulement lors de la coupo du tnillis.
Dans rerrondissemenl do Costie, à l'exception des cantons de Fonilly et de Prémory, il est interdit ù l'usufruitier de prendre, dans les bois soumis à son usufruit, des échalas pour les vignes, et cfite interdiction est absolue.
Les améliorations quo les propriétaires particuliers devraieul apporter dans leurs bois seront éuiimérées plus loin.
Ces améliorutioDs, applicables 6 tous les bois on général, le sont en particulier ô ceux du Nivernais oft il y a des fossés d'assainissement à faire, dos vides à repeupler, desémondages nécessaires, des notloiements â opérer, etc., etc.
D'ailleurs, l'amétiocation constante des peuplements s'obtient, comme partout, au moyen des balivages, et le reboisemeut des vides, qui se fait nuturellemenl ft la longue, doil ôlre aidé par des repeuplements artiûciolsofin de gagn«r du temps.
A cet égard, nous exprimons un regret sur la rarelô des pépinières contenues dans notre département.
L'administration forestière possède »|uelqnes piipiuièros qui servent aux seuls reboisements exécutés dans les forêts de l'Etat.
Tandis que celles-ci sont administrées par un corps d'agents composé de trois inspecteurs, sis inspecteurs-adjoints ou gardes généraux, dont les chefs-lieux de cantonnement sont à Nevers, Clamecy, Lornies, La Charité et Donzy, qui ont sous leurs ordres^ vingt deux brigadiers et plus de quatre-vingts gardes, les bois des particuliers, qui ont une étendue quintuple, sont en quelque sorte administrés et surveillés par quelcjues giirdes-cbasse qui ue remplissent pas, en général, croyons-nous, toutes les» conditions nécea- Baires & cet emploi.
. ce point dfl vuf, il y a beaucoup ft fairo dnnjt nolro Nivi»rnni».
'Pi 'iil jmrltj lit.' in cTéation d'um.» école dv gnrJ«». La
réel - :>' houu»! {it'nsoe, ijua uou.s ap(jeloris do tuus no»
vœux, «eroK Ird» fruclu«UHe [lour lu départemeal do la Nièvn) un particulier.
Dans te Morveu, los pmpriétttirDS exploitent souvent euxnèraes : ailleurs, vo Nivurnais, des msrchsuUs ach<}tont \» su^rficio d«!t ventes.
Les bois du Morvan sont débité» en moulée, en étais de roinos et en irnvtjrscs do cliemius de fer; te* plus beaux hêtres Rcrvonl è la fabrication des subuts de nos i^omptignardâ ot aux. débits industriels variés.
Dans la plaine, les bois, dObilcs en cordes de 2 sltros 33, sont réduits le plus ordinuirement en cliurbons, ot les réserves sont utilisé!» pour la confuctiun des traverses de chemins de (er, grosses et potttcis, ou seines pour le comuiercode Paris ou la vente lociilo.
Quant aux fagots et aux. bourrées, le cliaulTiige des fours communs, l&s plâtreries de Deci/e, les tuileries et briqueteries locales, les fours ô i: houx du pays en consomment la jnHJt-ure pnrdo. Les habitants du pavs s'en servent pour leur chaufïitgo persorme!, et celui des (ours A cnire le pain et la nourriture des animaux.
"•■ iiiiea plus au temps od l'itiduâlrie du fur utilisait les
tro' ■ <ii moins du bois de chaullage duns le déportement
lui-ni6nie, et i époque est bien loin Où le Nivernais seul possédait la dix huitième partie des hauls-tourneoux de la Franco qui consommaient auiiuclleiuent le produit de lôO.CWO arpents de bois.
Les futaies sont rares dans le département de lu Nièvre et, saut quelques parcs d'agrément qui renferment de beoux arbres, les pa» Ijculier.s ne possèdent point de futaies proprement dites, il n'en est pus de inémo des bois soumis au régime forestier. Si nous pi.ircuurons ce cliannant Nivernais, où les bois soûl entrecoupés d'éli>ngs et de clairières, où les arbres épars dans la campagne rompent lu monotonie du paysage, où la colline succède à la plaine et les pâturages aux champs de blés, ou la variété des cultores et des sites charme ie visiteur et l'invite à revenir, nous trou rons d' ■ s délicieux.
Un ■■ , ipido sur les forêts de notre région fera comprendre
l'iolérèl qu'il y a pour un pays aussi boisé de ne pas négliger les qu' ■ ' ^I!»i^es.
i<: Chàtillon est boisé sur un tiers & peine de son ter- . riloiro. Lca bois y sont percés de voies de communication aussi
nombreuses que commodes. On y pomnrquu In belle forôt de Vin- «•flw, dont Ih msjf'uro pai'titMipparlienl k l'Iîtal, Ih jietili» forêt de ChriKHij et lert buis de (imnri ; les giviûds buis du IMtj, mus fttirles do Chûtillon, ceux de Limtmtnri ai d'Anist/, au levant; su nord, les bois do V(^iiiix. la forêt do Blin, les bois de Fmi/ruil, de Cuy, d» Vit/nm ai do lîanr.bf..
Le canton de Glamecy est lr<5s bois^. A l'est, principalement, il faut citer les bois do Brire», du Parloir et les tlsnijes, fort bien per ces dt> belles roules forestières; eu midi, on remartjiie les bois d' Oiifif/rifi (il du Miurhc : au nord, la jolie forôt de Sttrifi/, ot'i six routes viennent se rencontrer en un rond-point cenlrul ; à l'ouest, on voit les U>tu<jfi» d'f>iinj, les Punardints, les Gmnds-UsafjeK et la for{^t de i'riiry, sillonnées de clierains qui facilitent son exploitation et la vente des coupes.
Dans le canton do Brinon, il n'y u que de petits bois épars, couvrant au plus un cinquii''me de la siiperbcic totale. Citons la forêt do 'fronçât/ et les bois de la Fitryeotte, do Muutinansoti, près ïjaint- Révérien ; les bois des Trorhea et do Fontentlles, près dos étangs de Vaux ; le bois des Hordi:» et celui do Pr<^tasno ; nu nord, les Granda- Uuaj/eii, les bois du (.!rand-Gnjff'i>. de lit lirettijne, de Cheeenul, do Chanjjy, de Miirné, de Brinon et de Coarcelles; h l'ouest, les bois de Corcùl, d'Olei/, de DuKuy el do Champallement ; à l'est, la forôt de Ckàiilion, les boî.-> de (rronlioul et de Sfiidois et les U»af/cs d'fft^ri/.
Le catilon do Corbigny n'est pas un des plus pauvres en forêts; toutefois, elles y sont très inégalement distribuées; les massifs y sont générolemont d'un ttnoniont peu important. Le plus grand est le bois de Montreuillan, sillonné de chemins seulement dans la partie appelée le Parc. Los forêts do ce canton laissent généralement à désirer h l'endroit des voies de desserte.
Dans le canton do Cosne, les bois font presque défout, et nous ne pouvons guère citer que les forêts de Foiitlloi», du Jarrier, de CfianJ'our el les bois lirctuard et Rabot, qui ont de deux à quatre cents hectares un plus.
Dans le canton de Docize, on trouve do grandes forêts bien araé nagées et traversées de voies belles et commodes, parmi lesquelles nous citerons celle de Thianycg, dont le rond [loint centriil reçoit treize cbemins do dosserle , celle de Trot»- Vi'-nrett et de I.ti Machine, dont la continuation prend lo nom de bois di;s Gldnons, et l'une des raniification» forme lo bois do Vanjf', les bois d'/lrrr'/, Foyc, qui ont f'iiviron cin(| cents hectare.'» chacun. Les fintifcn's de Fkt'ry et le* boiit iVh' forment un maasil important vcrx l'ouest du canton. Au
âord. aoos cîtiTons Ips hnÎK do Snim Oiién, qui so rattachent aux grondes foréls de UcauouiHt-HanloUe» ot do Troia-Vt^cres par lo nord.
I>> canton do Donzy contient d'iminenîioa foréLt où !i>s ht>llc« voies obundwnt. Ijùs (Jrundu-lîiti», le* l'iiageii c/r Prrroff, du Couloutrt, de Colmery. L«s bois île /a /?<'jicrrc, do /n Croix- Bout ftnpê elles eou[>e8 de Rochr i.'n 'la partio urieûtale. Au nord, oa
00 trouve gu^re tjue le h iw/. cuux do /« Crotie e\. de /a
Mottft; ta partie méridionale du catilou comprend la forél de fions!/, les (intfK/x-TdtiliH i!l liiS l'!<a(ir'x lie Sttint-.Mttlo, d'uni' jmrl; d«,' l'ou- Ire, le* Hnufxxfx, les bois du fh-OK-Chaillrtu, Ifs iintiwMiSfs Kirt^t.rt dos Gnrtnne», do Montet, de liellary, de fay, do Donsy, lo« bois dos "l'isW«;c>» rff t'Epenti, les L'ant/i'ii de. Sninte-VoUjinhr et de Sui(tf/, qui forment un massif presfjue interrompu do cinq mille hectares environ.
Dans le canton de Dornes, il nous suffira do citer In grande et belle forêt du }\rratj.
Dons le canli^n de Château-Chinon, les buis occupent la moitié delà surface totale. Citons, au levant, les immenses bois do Breuynft l'I dp Siinclfrrfe, ia forél Jacob et le grand bois Pierre ; au sud, les ■ ' * Grand et Petit Montarnu, qui couvrent les sommets
les j — ^^^.^.L-sdu Morvan; les cimes boisées du Prenelnr/ et de la. GraiteUe, et le grand massif qui va du bois de Volitif au village dos Iclutrd»; îi rMUi-sl, les Lois sont moins sbondanls qu'au nord, où se tivjuTe ia vaste forêt A'Oii»»ij et le bois de Lafnye. Les autres petits bois, inégalement disséminés dans ce canton, sont généralement mauvais et fort mal aménsigt^s.
Le canton de t'ours, jadis couvert d'une seule et immense forêt, est connu par l'êpoisse ceintum de bois qui entoure son chef-lieu ; Cftii bois portent, à l'ouest, le nom de Grand A/anhiix ; au sud, de Grand- Bcsmiis, de Brijf'tini, de Montnwhert et de Fontaine. Mentionnons encore les bois de Champlecoy, de Thair, de Pitmont; au nord, d'ffert/, d'Aiinat et de Favrot, sur les communes de Tornanl et de Saint-Seine. Ce canton est occupé par les massifs boisés sur la moitié environ de sa surface.
Dana le canti^n de Pougues, il fjiut citer les bois d'0/(f*o(£ê'r, de Siu'nt-MaHin, de Montniîen, de Èaidon, de Poiseujr, do Maubvis, de Jiouen, de /iifjni/, de Fai/e et le bois communal de VarenneK-les- Nerer». C'est surtout la partie orientale de ce canton ijui est recouverte de forêts. A i'nuest, la vallée de la Loire est beaucoup moins b(iijiée.
Le canlon de Nevers comprend, au nord de lu Loire, les bois de lu Vendre, de Sciurif/ni/, de Lanc/reel de lioulutre : les bois Galoppe, Lambert et de Venille; au sud, ceux de Fatje, du Beau Frère de Sermoise et dv Checenon.
Ce canton n'est pas beaucoup plus boisé que son voisin de Sainl- Pierre-le-Moûtier, sur le territoire duquel les bois de Bord et des Vertus, les fori''tsdc Cliahet, de Mua»!/ et du Perraïf, les bois des Epinlùres, de Millot de Fonds de» Cordes et du Petit-Rond.
A Saint-Benin-d'Azy, de l'autre c6l6 do la Loire, on distingue les grandes foréls de Cisely, d'Anleii/, de Ckassy, d'Aty et du Mont, au centre; au sud, ceux de Bcaunwnt, de Troin-Vi'rreg, de Sardolles et de liiat. A l'est, les bois de la Balhic/ionne, de Fai/e, d'An leiy si de La Fermeté ; au nord, ceux de Talon, de Mauboux, des Folies et de Claies; au levant enlin, rextrême partie de la forêt de Vinccncc et les bois de Diennee, divisés en tônenietits raniifiéa d'une (açon irrégulière.
Le canton de Saint-Saulge, attenant ô ce dernier par les bois de Hnei et de Lichij, qui se continuent par ceux de Snint-Bcnin, du CAumtori et de jV/«i/era^. comprend, du nord au sud, une longue bande de forêts qui prennent les noms de bots de Cnit, de Saint- Franchy, de Saint-Martin, de Jailli), des Berges et de Rony; au nord, ils touchent ou territoire de Prémery, qui est couvert de forêts parmi lesquelles il faut citer celles de Chamouteau, de Ro»ay, des Gros-vif (/nés, les Lhar^e» de Champlenitf, de Doiupierre, de Sainl- Bonnot, de Villaine, d'Arborirse, do Prétnery, de Girt/, etc., enfin, les bois de Riyn-y, d'Einptiéel des Brosses, et, au levant du canton, ceux de Moiansy et de Busseaux, des Bornes, de Giljnult et de Afénelais.
C'est dans le canton de La Charité quo se trouve la riche forêt des Bertrange>s, appartenant à l'Etat.
Le canton de SainlAmnnd, à 1 extrême nord du département, et celui de Varzy comprennent encore de beaux massifs forestiers; tel n'est pas celui de Pouilly où l'on ne trouve que des bois de moindre importance.
Le canton de Montsauche est également très forestier, ainsi que ceux de Luzy et de Moulins-Engilbert.
Tout le monde sait que le département de la Nièvre est une des plus pittoresques régions de la France. Il est en môme temps un des plus riches, tant au point de vue agricole qu'à l'égard de ses industries variées.
Quelle est la cause première de sa richesse? Ses forêts, — Pour-
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